Région de Bruxelles-Capitale
Typologie(s)
immeuble de bureaux
entrepôt
entrepôt
Intervenant(s)
Émile VERHAEGEN – architecte, bureau d'architectes – 1984
Georges RICQUIER – architecte – 1958
Edmond BAUDEWYNS – architecte – 1959
E. BAUDEWIJNS – architecte
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Postmodernisme
Modernisme
Inventaire(s)
- Inventaire du patrimoine architectural 1939-1999 (ULB)
- Inventaire des traces coloniales (DPC-DCE 2024-2025)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Anderlecht-Cureghem (Archistory - 2017-2019)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Social Cet intérêt est difficile à distinguer de l’intérêt folklorique et généralement insuffisante pour justifier une sélection à elle seule. Il peut s’agir d’un : - lieu de mémoire d’une communauté ou d’un groupe social (par exemple, la chapelle de pèlerinage située place de l’Église à Berchem-Sainte-Agathe, le Vieux Tilleul de Boondael à Ixelles) ; - lieu relevant d’une symbolique populaire (par exemple, le café «?La Fleur en Papier Doré?» situé rue des Alexiens) ; - lieu de regroupement ou de structuration d’un quartier (par exemple, les immeubles du Fer à Cheval dans la cité du Floréal) ; - bien faisant partie ou comprenant des équipements collectifs (écoles, crèches, salles communales/paroissiales, salles de sport, stades, etc.) ; - bien ou ensemble (de logements sociaux ou non) conçu de manière à stimuler les interactions sociales, l’entraide et la cohésion de quartier (par exemple les quartiers résidentiels construits après la Seconde Guerre mondiale à Ganshoren ou les quartiers spécifiquement destinés aux aînés) ; - bien faisant partie d’un complexe industriel ayant engendré une activité importante au sein de la commune où il se situe ou pour la Région.
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2019
id
Urban : 39712
Description
Bureaux
et entrepôt érigés pour la société EGTA (Entreprise Générale de Travaux
d'Anderlecht), les premiers à façade postmodernePériode : ca. 1975 –
2000.
Le
postmodernisme s’oppose à la sobriété moderniste et fonctionnaliste et
réhabilite l’ornement comme vecteur de sens. Il cherche à donner à
l’architecture fonctionnelle abstraite un visage et un caractère humains, une
certaine familiarité, parfois grâce à une référence architecturale historique. Les
éléments formels issus du passé (classicisme, Art Déco, Sécession viennoise
etc.) sont réinterprétés de manière contemporaine, souvent avec une touche
d’ironie ou d’humour (par exemple par l’exagération) : frontons, arcs,
colonnes, pilastres, tourelles,… Pour l’architecture de prestige, les matériaux
naturels comme la pierre et le marbre sont réintroduits et combinés au verre
(miroir) et à l’acier inoxydable. Dans les cas de projets à moindre budget, les
matériaux employés sont moins luxueux (blocs de béton, métal coloré). À
Bruxelles, on retrouve le postmodernisme tant dans l’architecture d’entreprise
(flagship), que dans des bâtiments
publics (écoles, crèches, administration) ou des centres commerciaux, … conçue par l’architecte Émile Verhaegen en 1984,
le second modernisteLe modernisme désigne toute architecture qui témoigne d'une volonté d’innovation par un langage formel épuré. La forme la plus pure, souvent appelée style international, se caractérise par un plan rationnel, des formes géométriques simples, une ossature portante (souvent en béton) avec un toit plat, des cloisons légères et l’usage de matériaux modernes (matériaux industriels comme le béton armé, l’acier, le verre). Bien que peu de bâtiments atteignent la pureté du style international, beaucoup expriment une volonté claire de rationalisation. Les caractéristiques incluent des parements en briques régulières, des volumes sobres et une décoration fortement réduite. Le modernisme va influencer divers courants architecturaux à travers le monde.Modernisme de l’entre-deux-guerresPériode : ca. 1920 – 1940À Bruxelles, le modernisme de l’entre-deux-guerres se distingue parfois difficilement de l’Art Déco (voir style paquebot), surtout à l’époque où débute ce courant : bien que de nouvelles formes architecturales soient expérimentées, on reste encore attaché à l’utilisation ornementale des matériaux traditionnels. Le fil conducteur du modernisme consiste en la sobriété des formes, l’usage de fenêtres en bandeau ou en rectangle couché, et en l’absence de décoration. Les joints horizontaux accentués, les toits plats, les fenêtres à fleur de parement sont autant de caractéristiques de ce style. Modernisme d’après-guerrePériode : ca. 1940 – 1960Lemodernisme d’après-guerre (années 1940-1960) se reconnait au travers de plusieurs éléments caractéristiques : une ordonnance de la façade à l’esthétique sobre (lignes simples, sans ornements), de grandes baies vitrées accentuant la lumière naturelle et l’idée d’ouverture, le choix et la mise en œuvre des matériaux dont la brique apparente, les moellons en pierre naturelle, le métal. C’est une architecture qui intègre dans certains cas des détails subtils comme des jeux de relief dans la brique, des encadrements de baies en pierre et/ou traités en ressauts, des cordons en pierre soulignant les étages, quelque fois un bas-relief décoratif. Les baies sont très souvent traitées en bandeau, certaines étant munies d’un garde-corps ou d’une barre d’appui métallique (design sobre et fonctionnel, sans détails superflus, mettant en avant la praticité). Pour les habitations unifamiliales, la typologie du bel étage est souvent choisie : en effet durant cette période, l’accès à la voiture se démocratise.Modernisme ludique dit aussi style Expo 58Période : ca. 1950 – 1965Baptisé en référence à l’année de sa consécration à l’Exposition universelle de 1958 qui s’est tenue à Bruxelles, le modernisme ludique est une tendance éphémère du modernisme qui se développe vers la fin des années 1950 pour disparaître au début des années 1960. Reflet de l’optimisme ambiant de l’époque, il humanise le fonctionnalisme par l’introduction d’un nouveau répertoire formel qui se décline de la manière suivante : piliers en V, corniches et auvents en casquette, poignées de porte en boomerang, garde-corps en zigzag, motifs étoilés, glasal coloré, claire-voie décorative, ... Il fait la part belle aux lignes obliques, aux formes irrégulières, anguleuses ou sinueuses. Les structures qu’il met en œuvre sont légères (la structure portante est souvent mise en évidence), les couleurs sont souvent vives et contrastées. On privilégie les matériaux modernes comme le béton, le métal et de vastes surfaces vitrées. À Bruxelles, cette tendance connait un franc succès dans les quartiers périphériques urbanisés à la fin des années 1950.Modernisme tardif Période : ca. 1970-1980Durant les années 1970 et 1980, l’architecture résidentielle se nourrit des différentes tendances de l’époque. On retrouve alors dans ce modernisme tardif les principes de base du modernisme (rationalité, volumes simples, peu d’ornementation, organisation fonctionnelle de l’espace) mais également ceux du brutalisme (lisibilité des structures et mise en avant des matériaux bruts). Néanmoins ces principes sont adoucis par des concessions reflétant une volonté de concilier modernité et attentes des classes moyennes, soucieuses de confort et d’intégration dans le tissu urbain existant. Ces réalisations sont dominées par la brique apparente (brute), des jeux de pleins et vides (murs aveugles et surfaces vitrées), des jeux de retraits et ressauts et des volumes cubiques sobres. Certains éléments de contextualisation sont intégrés, comme des toitures inclinées en tuiles dans les quartiers résidentiels. Ces toitures peuvent également faire l’objet de jeux de retraits et ressauts et de pleins et vides. Dans les immeubles à appartements, les façades sont rythmées de larges balcons, à garde-corps métalliques et vitrés (verre fumé), et de modules préfabriqués.Le modernisme tardif bruxellois des années 1970–1980 peut ainsi être vu comme une phase de rationalisation et de diffusion du mouvement moderniste, appliqué à une large gamme de typologies résidentielles. Il témoigne d’une époque où l’architecture se voulait à la fois pratique, économique et moderne, tout en s’ancrant dans une matérialité locale et dans des formes adaptées aux usages domestiques. Peu spectaculaire, parfois jugé austère, ce patrimoine incarne néanmoins une étape essentielle dans l’évolution du paysage urbain bruxellois, marquant la transition entre le modernisme classique d’après-guerre et l’essor du postmodernisme des années 1980., résultant du remontage, en 1959 par l’architecte Edmond Baudewyns, du
pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. du Congo belge et Ruanda-Urundi conçu pour l’Expo 58 par l’architecte Georges Ricquier.
Fondée en 1925, EGTA s’implante sur le terrain dans les années 1940. En 1959, la société fait remonter à l’arrière, côté rue des Trèfles, le pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. du Congo belge et Ruanda-Urundi. En 1984, la façade à front de chaussée, enduiteL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc., est complètement refaite en style postmodernePériode : ca. 1975 – 2000. Le postmodernisme s’oppose à la sobriété moderniste et fonctionnaliste et réhabilite l’ornement comme vecteur de sens. Il cherche à donner à l’architecture fonctionnelle abstraite un visage et un caractère humains, une certaine familiarité, parfois grâce à une référence architecturale historique. Les éléments formels issus du passé (classicisme, Art Déco, Sécession viennoise etc.) sont réinterprétés de manière contemporaine, souvent avec une touche d’ironie ou d’humour (par exemple par l’exagération) : frontons, arcs, colonnes, pilastres, tourelles,… Pour l’architecture de prestige, les matériaux naturels comme la pierre et le marbre sont réintroduits et combinés au verre (miroir) et à l’acier inoxydable. Dans les cas de projets à moindre budget, les matériaux employés sont moins luxueux (blocs de béton, métal coloré). À Bruxelles, on retrouve le postmodernisme tant dans l’architecture d’entreprise (flagship), que dans des bâtiments publics (écoles, crèches, administration) ou des centres commerciaux, ….
Lors de l’Exposition Universelle de 1958, la section dédiée au Congo et au Ruanda-Urundi se compose de sept pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. : agriculture ; commerce, assurance et banques ; faune ; jardin tropical ; mines et métallurgie ; missions catholiques ; ainsi que transport, énergie et construction. Cette section a une double fonction, à la fois diplomatique et politique, visant à mettre en lumière les progrès industriels et à illustrer les relations entre la métropole et ses colonies.
À l’instar de l’Exposition de 1897, les visiteurs peuvent également découvrir une reconstitution d’un village congolais animé par des figurants congolais. Ce « village », qualifié aujourd’hui de zoo humain, prétend offrir une vision de la vie traditionnellePériode : XVIIe-XVIIIe siècles À Bruxelles, architecture traditionnelle désigne une manière de construire particulière durant la période couvrant le XVIIe siècle et la première moitié du XVIIIe siècle. Il s’agit d’une technique constructive associant des maçonneries en briques liées au mortier de chaux à la pierre naturelle (soubassement, croisée, corniche, etc.) sur une structure portante composée d’un assemblage de poutres maîtresses apparentes et de solives en bois solidarisant entre eux les pans de murs au moyen d’ancrages métalliques, visibles en façades (ancres droites ou en fleur de lys). Les planchers sont composés d’ais assez larges et les pièces distribuées par un escalier en bois en colimaçon à noyau central. La charpente de toiture est de type « comble à surcroît » (fermes numérotées). Sous l’immeuble, la cave en briques liaisonnées au mortier de chaux est couverte d’une grande voute en berceau surbaissé, disposée perpendiculairement par rapport à la rue. Cette technique utilisée pour construire les maisons d’habitation se rencontre pour l’essentiel dans le centre historique de Bruxelles. Étant donné la densité de l’habitat et l’exiguïté des parcelles, le type le plus répandu est la maison en long (diephuis) de plan rectangulaire composée de trois corps successifs : une maison avant reliée à l’annexe arrière (achterhuis) par une aile de liaison éclairée par une cour intérieure. Des maisons en large, à bâtière parallèle à la rue, se trouvent en dehors des zones de forte densité ou le long des artères de pénétration. En façade, la maison reste fidèle à la formule médiévale du pignon dont le prototype apparait à Bruxelles au XVe siècle. Il présente alors des rampants à gradins et, plus rarement, des versants continus. Le pignon intègre au cours du XVIIe siècle des formules décoratives empruntées aux variantes locales des styles Renaissance et baroque (courbes, volutes, consoles droites ou renversées). Le fronton ne sera couramment employé qu’à partir des années 1730-1740. africaine. Cependant, il véhicule principalement une démonstration implicite de la prétendue supériorité européenne sur l’Afrique.
Les conditions de présentation des figurants suscitent des comportements choquants de la part de certains visiteurs, qui leur jettent des bananes ou des bonbons, comme s’il s’agissait d’animaux en cage. Ces humiliations poussent plusieurs figurants à quitter le village en signe de protestation. Malgré ces incidents, l’opinion publique belge reste largement indifférente. À l’époque, la colonie est encore perçue comme un modèle, une image que l’Expo 58 contribue à renforcer. Pourtant, seulement deux ans plus tard, en 1960, le Congo accède à l’indépendance.
Au no 1201-1203 chaussée de Mons, partie centrale maintenue, réenduite, percée de fenêtres à angles supérieurs coupés. De part et d’autre, hautes verrières saillantes à pans coupésPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment., deux à gauche, une à droite, à châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. en aluminium anodisé bronzé et vitrage fumé. Encadrement des verrières et soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en plaquettes de terre cuite structurée, de tonalité brun-rouge.
Au no 17 rue des Trèfles, hangar de 132 mètres sur 45, constitué de portiquesUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. en bois lamellé-collé en double boomerang, portant une bâtièreToit à deux versants.. Les piliersSupport vertical de plan carré. inclinés qui doublaient les boomerangs à l’extérieur n’ont pas été remontés. Revêtement extérieur en tôle ondulée, celui de la toiture et des façades sud partiellement translucide.
Fondée en 1925, EGTA s’implante sur le terrain dans les années 1940. En 1959, la société fait remonter à l’arrière, côté rue des Trèfles, le pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. du Congo belge et Ruanda-Urundi. En 1984, la façade à front de chaussée, enduiteL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc., est complètement refaite en style postmodernePériode : ca. 1975 – 2000. Le postmodernisme s’oppose à la sobriété moderniste et fonctionnaliste et réhabilite l’ornement comme vecteur de sens. Il cherche à donner à l’architecture fonctionnelle abstraite un visage et un caractère humains, une certaine familiarité, parfois grâce à une référence architecturale historique. Les éléments formels issus du passé (classicisme, Art Déco, Sécession viennoise etc.) sont réinterprétés de manière contemporaine, souvent avec une touche d’ironie ou d’humour (par exemple par l’exagération) : frontons, arcs, colonnes, pilastres, tourelles,… Pour l’architecture de prestige, les matériaux naturels comme la pierre et le marbre sont réintroduits et combinés au verre (miroir) et à l’acier inoxydable. Dans les cas de projets à moindre budget, les matériaux employés sont moins luxueux (blocs de béton, métal coloré). À Bruxelles, on retrouve le postmodernisme tant dans l’architecture d’entreprise (flagship), que dans des bâtiments publics (écoles, crèches, administration) ou des centres commerciaux, ….
Lors de l’Exposition Universelle de 1958, la section dédiée au Congo et au Ruanda-Urundi se compose de sept pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. : agriculture ; commerce, assurance et banques ; faune ; jardin tropical ; mines et métallurgie ; missions catholiques ; ainsi que transport, énergie et construction. Cette section a une double fonction, à la fois diplomatique et politique, visant à mettre en lumière les progrès industriels et à illustrer les relations entre la métropole et ses colonies.
À l’instar de l’Exposition de 1897, les visiteurs peuvent également découvrir une reconstitution d’un village congolais animé par des figurants congolais. Ce « village », qualifié aujourd’hui de zoo humain, prétend offrir une vision de la vie traditionnellePériode : XVIIe-XVIIIe siècles À Bruxelles, architecture traditionnelle désigne une manière de construire particulière durant la période couvrant le XVIIe siècle et la première moitié du XVIIIe siècle. Il s’agit d’une technique constructive associant des maçonneries en briques liées au mortier de chaux à la pierre naturelle (soubassement, croisée, corniche, etc.) sur une structure portante composée d’un assemblage de poutres maîtresses apparentes et de solives en bois solidarisant entre eux les pans de murs au moyen d’ancrages métalliques, visibles en façades (ancres droites ou en fleur de lys). Les planchers sont composés d’ais assez larges et les pièces distribuées par un escalier en bois en colimaçon à noyau central. La charpente de toiture est de type « comble à surcroît » (fermes numérotées). Sous l’immeuble, la cave en briques liaisonnées au mortier de chaux est couverte d’une grande voute en berceau surbaissé, disposée perpendiculairement par rapport à la rue. Cette technique utilisée pour construire les maisons d’habitation se rencontre pour l’essentiel dans le centre historique de Bruxelles. Étant donné la densité de l’habitat et l’exiguïté des parcelles, le type le plus répandu est la maison en long (diephuis) de plan rectangulaire composée de trois corps successifs : une maison avant reliée à l’annexe arrière (achterhuis) par une aile de liaison éclairée par une cour intérieure. Des maisons en large, à bâtière parallèle à la rue, se trouvent en dehors des zones de forte densité ou le long des artères de pénétration. En façade, la maison reste fidèle à la formule médiévale du pignon dont le prototype apparait à Bruxelles au XVe siècle. Il présente alors des rampants à gradins et, plus rarement, des versants continus. Le pignon intègre au cours du XVIIe siècle des formules décoratives empruntées aux variantes locales des styles Renaissance et baroque (courbes, volutes, consoles droites ou renversées). Le fronton ne sera couramment employé qu’à partir des années 1730-1740. africaine. Cependant, il véhicule principalement une démonstration implicite de la prétendue supériorité européenne sur l’Afrique.
Les conditions de présentation des figurants suscitent des comportements choquants de la part de certains visiteurs, qui leur jettent des bananes ou des bonbons, comme s’il s’agissait d’animaux en cage. Ces humiliations poussent plusieurs figurants à quitter le village en signe de protestation. Malgré ces incidents, l’opinion publique belge reste largement indifférente. À l’époque, la colonie est encore perçue comme un modèle, une image que l’Expo 58 contribue à renforcer. Pourtant, seulement deux ans plus tard, en 1960, le Congo accède à l’indépendance.
Au no 1201-1203 chaussée de Mons, partie centrale maintenue, réenduite, percée de fenêtres à angles supérieurs coupés. De part et d’autre, hautes verrières saillantes à pans coupésPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment., deux à gauche, une à droite, à châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. en aluminium anodisé bronzé et vitrage fumé. Encadrement des verrières et soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en plaquettes de terre cuite structurée, de tonalité brun-rouge.
Au no 17 rue des Trèfles, hangar de 132 mètres sur 45, constitué de portiquesUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. en bois lamellé-collé en double boomerang, portant une bâtièreToit à deux versants.. Les piliersSupport vertical de plan carré. inclinés qui doublaient les boomerangs à l’extérieur n’ont pas été remontés. Revêtement extérieur en tôle ondulée, celui de la toiture et des façades sud partiellement translucide.
Sources
Archives
ACA/Urb. 38859 (05.08.1958), 39247 (10.03.1959), 39679 (27.10.1959), 45833 (15.02.1984).
Ouvrages
CULOT, M. [dir.], Anderlecht 2. Inventaire visuel de l'architecture industrielle à Bruxelles, AAM, Bruxelles, 1980, fiche 181.
Périodiques
Almanach du Commerce et de l’Industrie, «Mons (chaussée de)», 1946-1947.
Arbres remarquables à proximité


























































