Typologie(s)

hôtel particulier

Intervenant(s)

Henri VAN MASSENHOVEarchitecte1911

Statut juridique

Classé depuis le 20 mars 2025

Styles

Beaux-Arts

Inventaire(s)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2005-2006

id

Urban : 15994
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Description

Exceptionnel hôtel particulier de style Beaux-ArtsPériode : 1905-1930 L’architecture Beaux-Arts est un style architectural académique et international dont les principales orientations proviennent de la très influente école des Beaux-Arts de Paris créée au XIXe siècle. À Bruxelles, il se développe dès 1905 et s’inscrit dans le prolongement de l’éclectisme et dans cette tendance à revenir aux grands « styles Louis » français du XVIIIe siècle – Louis XIV, rococo (Louis XV) et néoclassique (Louis XVI) –, et ce sous l’influence de l’Exposition universelle de Paris en 1900. Ce goût pour l’académisme français se développe à Bruxelles au travers, dans un premier temps, d’importantes réalisations confiées par le roi Léopold II à l’architecte Charles Girault qu’il rencontre à Paris lors de l’Exposition : les agrandissements du Palais de Laeken, la construction du musée de Tervueren, de l’arcade du Cinquantenaire, de la galerie-promenoir sur la digue d’Ostende. Ce retour aux grands styles français marque ensuite de nombreux quartiers résidentiels bruxellois. Le style Beaux-Arts trouve en effet ses meilleures expressions dans les hôtels de maître, les maisons bourgeoises, de luxueux immeubles à appartements mais aussi et surtout dans des édifices semi-publics de prestige (hôtels, banques, sièges de société) auxquels il donne un air respectable inspirant confiance. Il se caractérise par des façades en (simili-)pierre blanche et/ou en briques rouges ou orangées, décorées d’éléments empruntés aux styles français du XVIIIe siècle (guirlandes végétales, festons, mascarons, garde-corps et portes en fer forgé). C’est une architecture qui se distingue par le goût du monumental que concrétisent l’emploi massif de la pierre de France et l’accentuation des travées d’angle et d’entrée, souvent traitées en rotonde couverte d’une coupole. Le plan des traditionnelles trois pièces en enfilade qui marque les résidences du XIXe et du début du XXe siècle est revu de manière à laisser la lumière pénétrer davantage par l’utilisation de lanterneaux en toiture, des plafonds relativement bas, la souplesse des circulations., conçu par l'architecte Henri Van Massenhove pour la Veuve Van Nerom, 1911.

Fastueuse façade de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. inégales aux étages et de trois niveaux, sous haute toiture mansardéeUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. percée de deux registresAlignement horizontal de baies sur un pignon. de lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres.. SoubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. traité en granit rose poli. ÉlévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. en pierre blanche. R.d.ch. à bossagesBossage. Saillie de la face d’un bloc de pierre par rapport au nu de la maçonnerie. Un bossage est dit un sur deux lorsqu’un parement présente une alternance d’assises de blocs en bossages et de blocs dont le parement reste au nu de la maçonnerie. Un bossage est dit rustique lorsque son parement est d’une taille grossière. Il est dit continu lorsqu'il se prolonge sur une assise entière. rayonnants sur les arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. des quatre baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement.. Porte ajourée en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage.. Travée d'honneurTravée principale d’un immeuble particulièrement fastueux. devancée d'un bow-windowDe l’anglais bow (arc dans le sens d’arqué, courbé) et window (fenêtre). Le bow-window apparaît avec l’Art nouveau. Il s’agit d’un élément en surplomb qui s’intègre par son plan cintré à la façade. Il se différencie de la logette, d’ordinaire de plan rectangulaire et qui paraît appliquée sur la façade. Le bow-window peut occuper plusieurs niveaux. sur cul-de-lampeCulot ou cul-de-lampe. Support de section décroissante, partiellement engagé dans un mur et portant une charge comme une logette, un balcon, une statue, etc. Le cul-de-lampe est d'ordinaire formé de plusieurs assises, contrairement au culot, habituellement de dimensions plus menues. orné de feuillage et frappé d'un médaillonCartouche rond ou ovale. ; il sert d'assiseRang d’éléments de même hauteur posés de niveau dans une maçonnerie. L’assise désigne également la plate-forme d’un balcon ou d'une logette, portée d’ordinaire par des consoles et sur laquelle repose le garde-corps. à une terrasse à jouesLe terme joues désigne les petits côtés d’un balcon, entièrement en pierre ou en maçonnerie. enserrant une grille en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. ; la porte-fenêtre est flanquée de bossagesBossage. Saillie de la face d’un bloc de pierre par rapport au nu de la maçonnerie. Un bossage est dit un sur deux lorsqu’un parement présente une alternance d’assises de blocs en bossages et de blocs dont le parement reste au nu de la maçonnerie. Un bossage est dit rustique lorsque son parement est d’une taille grossière. Il est dit continu lorsqu'il se prolonge sur une assise entière. surlignés de guirlandesLa guirlande est un décor figurant un cordon de fleurs, feuilles ou fruits.. LucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. de gauche plus imposante et coiffée d'un édicule à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches.. LucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. de droite sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches.. Dernier registreAlignement horizontal de baies sur un pignon. de lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. composé d'œils-de-bœufPetite lucarne à fenêtre circulaire ou ovale, d'ordinaire en zinc., celui de droite remplacé.

Le décor, exubérant, est typique du répertoire Beaux-ArtsPériode : 1905-1930 L’architecture Beaux-Arts est un style architectural académique et international dont les principales orientations proviennent de la très influente école des Beaux-Arts de Paris créée au XIXe siècle. À Bruxelles, il se développe dès 1905 et s’inscrit dans le prolongement de l’éclectisme et dans cette tendance à revenir aux grands « styles Louis » français du XVIIIe siècle – Louis XIV, rococo (Louis XV) et néoclassique (Louis XVI) –, et ce sous l’influence de l’Exposition universelle de Paris en 1900. Ce goût pour l’académisme français se développe à Bruxelles au travers, dans un premier temps, d’importantes réalisations confiées par le roi Léopold II à l’architecte Charles Girault qu’il rencontre à Paris lors de l’Exposition : les agrandissements du Palais de Laeken, la construction du musée de Tervueren, de l’arcade du Cinquantenaire, de la galerie-promenoir sur la digue d’Ostende. Ce retour aux grands styles français marque ensuite de nombreux quartiers résidentiels bruxellois. Le style Beaux-Arts trouve en effet ses meilleures expressions dans les hôtels de maître, les maisons bourgeoises, de luxueux immeubles à appartements mais aussi et surtout dans des édifices semi-publics de prestige (hôtels, banques, sièges de société) auxquels il donne un air respectable inspirant confiance. Il se caractérise par des façades en (simili-)pierre blanche et/ou en briques rouges ou orangées, décorées d’éléments empruntés aux styles français du XVIIIe siècle (guirlandes végétales, festons, mascarons, garde-corps et portes en fer forgé). C’est une architecture qui se distingue par le goût du monumental que concrétisent l’emploi massif de la pierre de France et l’accentuation des travées d’angle et d’entrée, souvent traitées en rotonde couverte d’une coupole. Le plan des traditionnelles trois pièces en enfilade qui marque les résidences du XIXe et du début du XXe siècle est revu de manière à laisser la lumière pénétrer davantage par l’utilisation de lanterneaux en toiture, des plafonds relativement bas, la souplesse des circulations. : agrafe et médaillonCartouche rond ou ovale., guirlandesLa guirlande est un décor figurant un cordon de fleurs, feuilles ou fruits. de feuilles de laurier et de chêne, rubans. StéréotomieArt de tracer les formes à donner aux pierres en vue de leur assemblage. soignée.

Châssis remarquables à petits-boisPetit-bois, petit-fer. Petit élément en bois ou en fer subdivisant le vitrage d’un châssis., traversesÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. chantournéesUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe. denticuléesLes gouttes et denticules sont des éléments répétés sur les moulurations ou décorations. La goutte est tronconique. Elle se distingue du denticule qui est en forme de petit cube., ovales irréguliers ornant les impostesUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie.. Le même soin des détails se retrouve à l'intérieur de l'hôtel, avec grand escalier au centre sous lanternonPetite construction de plan centré, située au faîte du toit. et décor d'inspiration rococoEnv. 1730 - 1775. Le rococo (env. 1730-1775) est un style originaire de France, également connu sous le nom de style Louis XV. Dans les Pays-Bas autrichiens, cette période coïncide en grande partie avec le règne de Marie-Thérèse (1740-1780). Le style rococo est décoratif, élégant et raffiné, principalement utilisé dans l'ameublement et la décoration intérieure, mais aussi dans l'architecture. Il découle du baroque, mais est moins monumental : plus fluide, plus vivant et avec une forte préférence pour la fantaisie, le mouvement et les lignes asymétriques. Le terme « rococo » fait référence à la rocaille, le motif asymétrique en forme de coquillage souvent utilisé comme motif décoratif. Ce style se caractérise par des façades en pierre naturelle ou enduites présentant des formes courbes ou fantaisistes, telles que des lignes ondulées, convexes ou concaves. Des motifs naturels tels que des coquillages, des guirlandes de fleurs, des palmettes, des feuilles d'acanthe et parfois des mascarons sont fréquents. Dans la rocaille, les boucles en C et en S sont très présentes, conférant une certaine élégance. Les fenêtres sont généralement hautes, avec des menuiseries en bois et des croisillons formant de petits carrés. À Bruxelles, ce style a souvent été utilisé pour rénover des logements existants au rez-de-chaussée en y ajoutant des encadrements de porte en pierre de taille ou en transformant entièrement des devantures commerciales. Des familles aristocratiques ont également fait transformer leurs maisons en hôtels de maître dans ce style élégant..

Un garage et une écurie, aujourd'hui détruits, bâtis suivant le même permis, débouchaient rue Lens.

Sources

Archives
AVB/TP 1899 (1911).