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L'avenue Louise relie la place Louise au bois de La Cambre. Sur sa première section, dénommée le « goulet », seule la voirie appartient à la Ville, les bâtiments qui le bordent se partageant entre les territoires de Saint-Gilles (nos 1 à 53, 2 à 22) et d'Ixelles (nos 24 à 52). À partir de la place Stéphanie, l'avenue se développe entièrement sur le territoire de Bruxelles et s'étire sur 2412 m de long et sur 55 m de large.


Rectiligne au départ de la place Stéphanie (1662 m), elle oblique au 2/3 de son parcours de 20° pour rejoindre l'entrée du bois de La Cambre (750 m). Cette articulation est matérialisée par un rond-point. Sur tout son tracé, elle croise sur chacun de ses côtés une quinzaine de rues. À part la chaussée de Vleurgat, qui préexiste au percement de l'avenue, aucune rue n'est continue sur les deux versants. À droite de la place semi-circulaire devant le bois de La Cambre, l'avenue Louise connaît un prolongement (nos 535 à 587), sous la forme d'une impasse privée dénommée couramment « clos du bois » ou « clos des Millionnaires ».

La création et l'annexion en 1864 de l'avenue Louise répondent à une double ambition pour Bruxelles. La Ville désire ouvrir une nouvelle promenade avec en point de mire le bois de La Cambre. Les avenues promenades étaient en vogue dans toute l'Europe depuis la fin du XVIIIe siècle et celle de Bruxelles, l'Allée Verte, avait perdu son charme avec l'installation de la gare du Nord et de diverses industries aux alentours. D'autre part, comme elle l'avait fait quelques années auparavant avec le quartier Léopold, Bruxelles veut promouvoir un nouveau quartier destiné à la haute bourgeoisie, trop à l'étroit dans le territoire intra-muros.

Fichiers

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Pour en savoir plus sur l'histoire de l'avenue Louise, consultez cette introduction architecturale et urbanistique.