Région de Bruxelles-Capitale
Ancien dépôt, dit de La Roue, de la Société nationale des chemins de fer vicinaux
Chaussée de Mons 1179
Rue des Trèfles 65
Typologie(s)
dépôt de tramways
Intervenant(s)
L. DARTEVELLE – ingénieur – 1913
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Architecture pittoresque
Inventaire(s)
- Inventaire de l'architecture industrielle (AAM - 1980-1982)
- Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
- Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
- Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Anderlecht-Cureghem (Archistory - 2017-2019)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Scientifique L’intérêt scientifique est souvent reconnu dans le cas des sites naturels et des arbres. Dans le contexte d’un bien immobilier, il peut s’agir de la présence d’un élément (de construction) (matériau particulier, matériau expérimental, processus de construction ou composant) ou du témoin d’un espace spatio-structurel (urbanistique) dont la préservation devrait être envisagée à des fins de recherche scientifique. Dans le cas des sites et vestiges archéologiques, l’intérêt scientifique est reconnu en fonction du caractère exceptionnel des vestiges en termes d’ancienneté (par exemple la villa romaine de Jette), des conditions de conservation exceptionnelles (par exemple le site de l’ancien village d’Auderghem) ou de l’unicité des éléments (par exemple une charpente entièrement conservée) et constitue donc, à cet égard, une contribution scientifique exceptionnelle et de premier plan à la connaissance de notre passé urbain et préurbain.
- Social Cet intérêt est difficile à distinguer de l’intérêt folklorique et généralement insuffisante pour justifier une sélection à elle seule. Il peut s’agir d’un : - lieu de mémoire d’une communauté ou d’un groupe social (par exemple, la chapelle de pèlerinage située place de l’Église à Berchem-Sainte-Agathe, le Vieux Tilleul de Boondael à Ixelles) ; - lieu relevant d’une symbolique populaire (par exemple, le café «?La Fleur en Papier Doré?» situé rue des Alexiens) ; - lieu de regroupement ou de structuration d’un quartier (par exemple, les immeubles du Fer à Cheval dans la cité du Floréal) ; - bien faisant partie ou comprenant des équipements collectifs (écoles, crèches, salles communales/paroissiales, salles de sport, stades, etc.) ; - bien ou ensemble (de logements sociaux ou non) conçu de manière à stimuler les interactions sociales, l’entraide et la cohésion de quartier (par exemple les quartiers résidentiels construits après la Seconde Guerre mondiale à Ganshoren ou les quartiers spécifiquement destinés aux aînés) ; - bien faisant partie d’un complexe industriel ayant engendré une activité importante au sein de la commune où il se situe ou pour la Région.
- Technique Par intérêt technique d’un bien, on entend l’utilisation précoce d’un matériau ou d’une technique particulière (ingénierie) ; les bâtiments d’importance structurelle ou technologique ; une prouesse d’ingénierie ou une innovation technologique ; les témoignages de méthodes de construction obsolètes (archéologie industrielle). Dans certains cas, cet intérêt peut être lié à l’intérêt scientifique (par exemple des vestiges archéologiques).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2016, 2019
id
Urban : 37102
Description
Ensemble industriel de style éclectiquePériode : env.
1840-1914.
L’éclectisme est un courant architectural caractérisé par la combinaison de
styles issus de différentes époques et de différents lieux. Les architectes
mêlent les références historiques pour créer de nouvelles compositions. Cette
tendance se développe à Bruxelles peu après l’indépendance de la Belgique, dans
le cadre des grands programmes d’urbanisation. En effet, durant les années 1840
et 1850, alors que jusque-là la ville a mis à l’honneur le néoclassicisme avec
des ensembles urbains symétriques, ordonnés et rationnels, pointe le besoin
d’une architecture nationale. Alors que des architectes font le choix de
l’unité de style comme le néogothique ou le néo-Renaissance flamande, une
tendance à mélanger les grammaires issues du passé va se développer, tout en
utilisant les matériaux locaux et des techniques nouvelles (issues notamment de
la révolution industrielle). Cet éclectisme permet de répondre plus souplement
à une multitude de typologies et d’équipements urbains. En effet, la ville est
en pleine expansion : l’éclectisme s’adapte tant aux églises qu’aux grands
magasins, aux hôtels, aux gares, aux écoles, aux usines,… mais également à
l’architecture résidentielle. C’est pourquoi l’éclectisme est la tendance architecturale
dominante dans la première couronne de Bruxelles (les faubourgs de Bruxelles).
Dans l’architecture publique, ce mélange n’est pas arbitraire : chaque
style est choisi pour transmettre une idée. Par exemple, le néogothique peut
évoquer l’histoire médiévale de la ville ou la spiritualité d’un édifice
religieux ; le néoclassicisme suggère l’ordre et l’autorité pour un palais
de justice ou un bâtiment administratif ; la Renaissance symbolise le
prestige civique ou culturel. L’architecture devient ainsi un langage visuel,
conçu pour représenter les valeurs d’une institution.
Dans l’architecture résidentielle, l’éclectisme est l’apanage de la bourgeoisie
et se reconnaît par une façade variée et dynamique où les architectes jouent
avec les formes, les matériaux et les couleurs. Brique, pierre, fer forgé,
céramique ou sgraffites s’y mêlent pour créer un décor riche et personnalisé.
Chaque détail — balcon, corniche, linteau sculpté, lucarne, logette, porte
d’entrée — devient une occasion d’exprimer le goût du propriétaire, d’afficher
son statut ou ses aspirations culturelles. Ce style s’inscrit dans une période
où Bruxelles valorise la modernité tout en célébrant son histoire. L’éclectisme
traduit donc un compromis : une architecture contemporaine inspirée du
passé, adaptée à la vie bourgeoise, urbaine et moderne. Derrière la façade, les
intérieurs sont pensés pour le confort : distribution plus pratique,
escalier décoratif, pièces spécialisées (salon, fumoir, salle à manger), et
parfois innovations techniques (chauffage amélioré, eau, gaz).
La période de l’éclectisme met en place le modèle type de la maison
bourgeoise : une façade de composition symétrique (trois travées égales
sur trois niveaux) ou asymétrique (deux travées – une étroite et une large –
sur trois niveaux) ; un plan reprenant un couloir menant à l’escalier en
travée d’entrée et deux ou trois pièces en enfilade, correspondant à la largeur
(de la ou) des autres travées. La façade se développe également en trois
dimensions par l’ajout de balcons, de logettes ou de bow-windows.
Durant la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe
siècle, le développement urbanistique est tel qu’il n’est pas rare de voir des
pans de rue entiers sortir de terre en quelques années. Il en résulte des
ensembles urbanistiques particulièrement homogènes et cohérents : les
enfilades. Cette cohérence est parfois due au travail d’un architecte dans le
cadre d’une petite promotion immobilière. Mais le plus souvent, les maisons
sont réalisées par des architectes différents, pour des propriétaires
différents : elles sont alors toutes différentes mais forment des
enfilades homogènes de bâtiments de même style, mêmes matériaux et/ou de même
gabarit.
Les éléments représentatifs de l’architecture résidentielle de style éclectique
sont : le gabarit (composition asymétrique ou symétrique), la polychromie
des matériaux (pierre bleue, pierre blanche, briques de couleurs variées,
enduits), l’usage d’éléments en ferronnerie, d’éléments en surplomb (balcons,
logettes, bow-windows), de lucarnes et les enfilades urbanistiques. Ces façades
sont souvent accentuées d’éléments d’inspirations diverses : néoclassique
(enduit, sobriété), néogothique (baies en ogive ou trilobées, croisées en
pierre), néo-Renaissance flamande (lucarne-pignon à gradins, ancres), Art
nouveau (sgraffites, carreaux de céramique, éléments reprenant la courbe
« coup de fouet », vitraux floraux), pittoresque (toiture à croupe ou
croupette, tourelle, éléments en bois ou faux bois : garde-corps,
colombages, fermes apparentes), etc.
Il est communément admis que la période de l’éclectisme s’achève avec la
Première Guerre mondiale, néanmoins le modèle type de la maison bourgeoise
perdure bien après la guerre. Les communes et quartiers urbanisés plus
tardivement, durant l’entre-deux-guerres, sur base de plans d’aménagement
tracés au XIXe siècle, reproduisent le modèle de l’éclectisme :
des enfilades de maisons de gabarit similaire. Ces maisons sont qualifiées de
style éclectique tardif. Elles reprennent toutes les caractéristiques de
l’architecture résidentielle éclectique, mais sont le plus souvent accentuées
d’éléments d’inspiration Beaux-Arts, Art Déco, Art nouveau, pittoresque ou
régionaliste (voir éclectisme tardif). à tendance pittoresquePériode : vers
1850-1930.
Née en Angleterre dans le contexte du mouvement romantique, l’architecture
pittoresque s’inspire souvent de différents styles historiques qu’elle combine
librement.
L’architecture pittoresque désigne une manière de concevoir les bâtiments qui
cherche avant tout à créer une impression visuelle variée, surprenante et
évocatrice. Plutôt que de suivre des règles strictes de symétrie ou de
composition, ce style privilégie la liberté, le jeu des formes et la diversité
des matériaux pour offrir un aspect vivant, presque narratif.
En Belgique, cette tendance apparaît avec le XXe siècle dans le
prolongement de l’Art nouveau, sous diverses influences vernaculaires, pour la
plupart anglo-normandes ou alpines. C’est un style que l’on retrouve dans les
parcs, villes balnéaires, villes d’eau et en périphérie des grandes villes (les
villas de villégiature). Le bâtiment et son jardin (ou parc parfois) sont
conçus comme un ensemble formant un tableau, une mise en scène qui doit
surprendre le spectateur. Le terme « style cottage » est également
parfois employé, notamment en milieu rural, pour désigner des architectures
mettant l’accent sur l’usage de matériaux et de techniques traditionnels, à
l’image des cottages des villages anglais.
En région bruxelloise, la tendance pittoresque s’exprime dans des villas
souvent conçues à l’imitation de petits manoirs campagnards, typiques
d’ailleurs de nombre de banlieues aisées et de lotissements en Belgique, ainsi
que comme source d’inspiration dans des maisons bourgeoises de style éclectique
ou éclectique tardif, souvent dans des quartiers ayant une certaine valeur
paysagère (parc, square, étang, ou simplement voirie jalonnée d’arbres ou de
zones de non-bâtisse aménagées en jardinets). Ses éléments caractéristiques
sont l’asymétrie et la variété de formes (tourelle, lucarne, avant-corps,
bow-window, pignon(s), imposantes toitures à plusieurs pans et/ou à croupe ou
croupettes, etc.), variété des matériaux (variété de couleurs et textures),
décor abondant (ferronnerie, menuiserie, vitraux, moellons, garde-corps en
bois, (faux) colombages, corniche à lambrequin, etc.), relation forte avec le
paysage, le jardin(et) ou la rue (notamment avec des espaces de transition
intérieur-extérieur : avant-corps, auvent, porche, véranda), liberté de
composition tant dans la façade que dans le plan., conçu en
1913 par L. Dartevelle, ingénieur provincial de la Société. Il sert aujourd’hui
de dépôt aux autobus De Lijn.
Historique
La SNCV est constituée le 28.05.1884 pour construire et exploiter des chemins de fer d’intérêt local. Des trains légers ou tramways, à vapeur à l’origine et certains électriques à partir de 1894, sillonnent rapidement les faubourgs et campagnes belges, sous la responsabilité de sociétés concessionnaires, du moins avant la Première Guerre mondiale. Après le conflit, vu le manque de rentabilité des concessions, la Société reprend à son compte la plupart des exploitations.
Dès avant 1900, la SNCV disposait déjà, pour la ligne vicinale de Bruxelles à Enghien, d’infrastructures à la chaussée de Mons (voir nos 625 à 627a), à l’angle de la rue de la Gaîté, en connexion avec la Société pour l’exploitation des voies ferrée en Belgique (site de l’actuelle caserne des Pompiers). En 1909, la Société fait ériger sur ce site une remise provisoire pour 15 voitures.
C’est le 06.04.1914 qu’est introduite la demande de construction, plus loin sur la chaussée, d’un nouveau dépôt pour les lignes Bruxelles-Enghien et Bruxelles-Hal, au lieu-dit de La Roue. Il s’agit d’un vaste terrain coudé à l’angle de la future rue Alexandre Pierrard, s’étendant jusqu’à border la route de Lennik à l’ouest et la rue des Trèfles au sud. Le projet prévoit, desservis par un faisceau de voies, un «bâtiment pour habitation, salle d’attente, bureau et magasin», un «bâtiment pour atelier de menuiserie», un «bâtiment pour atelier de peinture», un «bâtiment pour atelier, magasin, forge et bobinage», un « bâtiment pour remise à voitures», ainsi qu’un «bâtiment pour lampisterie et magasin à sable». Le permis de bâtir est octroyé le 22.12.1914.
Après abandon progressif du transport de marchandises, les tramways seront remplacés dans les années 1960 par des autobus, un temps trolleybus. La Société est dissoute le 26.06.1990 et, lors du partage des lignes entre deux organismes régionaux, le dépôt de La Roue est assigné à la Vlaamse Vervoer Maatschappij (VVM), sous la dénomination commerciale De Lijn. Si les voies ferrées du site ont disparu, les sols sont encore largement pavés. Dans l’axe de l’entrée du site, le bâtiment en L de la lampisterie et du magasin à sable a disparu entre 2004 et 2012.
Description
Le dépôt forme un ensemble homogène de bâtiments en briques rouges et pierre bleue. Les élévationsDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. sont rythmées de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., d’angle ou non, à retraits ou non, qui se prolongent en friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de briques aux gouttereaux et aux rampantsAdjectif indiquant qu’un élément d’élévation n’est ni horizontal ni vertical. Par extension, nom donné aux éléments situés de biais d’un pignon ou d’un fronton. des pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc.. Les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. sont le plus souvent divisées par des meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie., des traversesÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. ou des croiséesBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit. chanfreinésMoulure plate adoucissant une arête., sous linteaux métalliquesPoutrelle métallique de profil en I, utilisée comme linteau, souvent agrémentée de rosettes en tôle découpée.. Les montants sont renforcés d’une ou plusieurs pierres. De nombreux châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. en bois ou métalliques à petits-fersPetit-bois, petit-fer. Petit élément en bois ou en fer subdivisant le vitrage d’un châssis. sont encore d’origine, d’autres appartiennent à d’anciennes transformations.
Ancienne gare
Implanté en retrait et de biais par rapport à la chaussée de Mons, le bâtiment aligne trois corps d’inégales dimensions. À l’origine, le premier, d’un seul niveau, abritait des bureaux et un magasin, le second, à deux niveaux, la salle d’attente et le logis du chef de gare, le troisième, le plus petit et adossé à une cour fermée, une laverie et les sanitaires.
Les élévationsDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. sont traversées par des bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de pierre reliant généralement les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement..
Le premier corps, plus long que projeté, compte, en façade, une porte centrale et deux paires de fenêtres, celles de gauche résultant de la transformation d’une unique fenêtre à trois meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.. Se côtoient au flanc gauche, une fenêtre transformée en porte et une porte transformée en fenêtre, et à l’arrière, trois fenêtres et une porte. Le toit d’ardoises, à cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. de bois, est coupé d’une croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux. et planté de trois lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à bâtièreToit à deux versants..
Le corps central est un double-corps asymétrique, de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., la centrale étroite et en léger ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général.. À l’avant, la première travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. présente deux tripletsGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste.: porte centrale surmontée d’une fenêtre à croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit., les autres fenêtres à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie.. La travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrale, terminée en lucarne-pignonLucarne dont le devant triangulaire évoque un pignon., superpose l’entrée, une fenêtre à croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit., une fenêtre de combleEspace intérieur de la toiture. à deux meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. et, au sommet, une paire de faux-jours étroits. La travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. droite présente deux fenêtres à double croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit..
La façade arrière est plus simple: aux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. latérales, fenêtres sans divisions jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. par deux ou trois, porte centrale à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. sous simple fenêtre et petit jour1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie., éclairant la cage d’escalier. Au pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. droit, deux lésènesLes lésènes sont des jambes saillantes en répétition sur un mur, réunies par un arc ou par une frise d’arceaux. Ce couronnement d’arc ou d’arceaux distingue la lésène du pilastre. de briques enserrent une fenêtre à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie., encadrée de pierre.
Le toit d’ardoises en bâtièreToit à deux versants. est largement débordant; il est souligné par deux cornichesCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. de bois à large gorgeLa gorge est une moulure creuse de profil courbe, en portion de cercle ou d’ovale ou en demi-cœur. Le cavet est une gorge de profil en quart de cercle. rythmée de consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. aux accents Art nouveau. À l’origine, le débord des pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. portait sur une fermeLa ferme est un assemblage de pièces généralement en forme de triangle, situé dans un plan perpendiculaire à celui des versants du toit, et constituant l’ossature de la charpente. La fermette est une ferme de petite dimension. apparente. La bâtièreToit à deux versants. de la lucarne-pignonLucarne dont le devant triangulaire évoque un pignon., assortie au toit, conserve sa fermeLa ferme est un assemblage de pièces généralement en forme de triangle, situé dans un plan perpendiculaire à celui des versants du toit, et constituant l’ossature de la charpente. La fermette est une ferme de petite dimension. apparente. Trois petites lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. de bois, du type de celles du premier corps, hérissent chaque versant de toiture.
Le troisième corps, sous bâtièreToit à deux versants. de zinc à croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux., s’ouvre en façade par une fenêtre à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. et, à droite, par une porte et une petite fenêtre-haute tardives, aménagées sous le linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. de l’ancienne double entrée des WC. Sa cour arrière est aujourd’hui couverte.
Derrière la gare s’étend un petit jardin, clos depuis 1931 par une grille en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. posée sur un muret cimentéEnduit de mortier de ciment type Portland, un matériau gris et très dur qui entre dans la composition du béton et du mortier moderne. et accrochée à des piliersSupport vertical de plan carré. de même finition.
Bâtiments techniques
Implantés du côté de la rue des Trèfles, ces bâtiments d’un ou deux niveaux, posent sur un mince soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. de pierre à biseau. Leurs contreforts accusent un ou deux retraits à larmierMouluration horizontale qui présente un canal creusé dans sa partie inférieure, servant à décrocher les gouttes d’eau afin d’éviter leur ruissellement sur la façade. Le larmier isolé possède un chanfrein comme moulure supérieure. Le larmier constitue l'un des éléments de la corniche. de pierre. Toutes les charpentes sont métalliques et les toits en bâtièreToit à deux versants. étaient tous débordants à l’origine.
Anciens ateliers de menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. et de peinture et atelier intercalé
Perpendiculaires à la rue des Trèfles, les ateliers de menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. à l’est et de peinture à l’ouest étaient quasi identiques à l’origine, le second plus long d’une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. et plus large. Parallèles mais isolés, ils ont été réunis sans doute assez rapidement, en tout cas avant 1930, par un troisième atelier qui a condamné leurs baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en vis-à-vis. Leurs deux gouttereaux libres, quant à eux, présentent encore respectivement quatre et cinq fenêtres à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie..
Leur mur-pignon avant, côté gare, était percé d’une entrée pour voitures pour l’un, de deux entrées pour l’autre. Le mur opposé, à front de rue, devait recevoir deux fenêtres pour l’un, une seule mais large fenêtre pour l’autre. Un oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale. perce encore trois pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. sur quatre.
À des époques indéterminées, les deux bâtiments ont été modifiés. L’atelier de menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. a vu son entrée élargie et son mur-pignon arrière reconstruit avec une plus large et unique fenêtre. L’atelier de peinture, lui, a été transformé en bureau et logement moyennant la création d’un combleEspace intérieur de la toiture.. Ses entrées ont été bouchées et remplacées, à droite d’une nouvelle porte, par deux larges fenêtres. Côté rue, la baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. primitive s’est encadrée de deux fenêtres moins larges et de trois petites au niveau du combleEspace intérieur de la toiture.. Le toit en bâtièreToit à deux versants. de tuiles du premier atelier, à cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. de bois, a été conservé; celui du second a été renouvelé sous une couverture de zinc.
Le troisième atelier s’ouvre à l’avant par trois grandes portes carrossables de facture apparemment tardive et, côté rue, par quatre hautes fenêtres à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.. Son toit s’articule en quatre shedsCouverture de profil en dents de scie d’un bâtiment industriel, composée d’une succession de petits toits à deux versants d’inclinaison différente. Le versant du toit le plus pentu est d'ordinaire vitré. couverts de tuiles.
Ancien atelier avec magasin, forge et local de bobinage
Au nord-est des ateliers de menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. et de peinture, ce bâtiment groupe sur un plan quasi rectangulaire trois corps principaux de dimensions diverses. Tous les toits sont aujourd’hui couverts de zinc.
L’atelier proprement dit s’allonge au nord-ouest. Le gouttereau de ce côté aligne six grandes fenêtres à deux meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.; sa façade d’entrée au sud-est et son opposé ont vu leurs percements originels considérablement agrandis. Sa couverture aligne six shedsCouverture de profil en dents de scie d’un bâtiment industriel, composée d’une succession de petits toits à deux versants d’inclinaison différente. Le versant du toit le plus pentu est d'ordinaire vitré..
Le second corps, un ancien magasin, qui flanque l’atelier à l’angle sud, élève un niveau et demi sous une bâtièreToit à deux versants. jadis débordante. Sa façade-pignon avant présente deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.: une porte (condamnée) à gauche et une grande fenêtre à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.; deux fenêtres jumellesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. à l’étage, qui trouvent écho au second niveau du gouttereau droit. Là, la petite porte et la fenêtre à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. à sa droite sont absents du projet.
Derrière le magasin s’étendent sous une même bâtièreToit à deux versants. l’ancienne forge et le local de bobinage, éclairés par trois fenêtres à meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. et accessibles aujourd’hui par une porte aménagée, au mur-pignon, dans une quatrième et même fenêtre. Dans l’angle des deux corps précédents se nicheUne niche est un renfoncement dans l’épaisseur d’un mur, qui reçoit parfois un élément décoratif. Elle peut présenter un couvrement et un plan variés, droits ou cintrés. Un élément logé dans une niche sera dit niché. un bloc de sanitaires sous appentisToit à un seul versant., assorti à l’ensemble et suivi d’une annexe tardive à longue verrière.
Remise à voitures
Perpendiculaire à la rue des Trèfles, la remise est un important bâtiment coiffé de cinq bâtièresToit à deux versants. transversales. Le gouttereau d’entrée, côté gare, permettait l’introduction entre de minces piliersSupport vertical de plan carré. (d’acier?), sous un linteau métalliquePoutrelle métallique de profil en I, utilisée comme linteau, souvent agrémentée de rosettes en tôle découpée. continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées., de huit voies ferrées disposant de fosses d’entretien. Actuellement, l’accès des autobus se fait par quatre larges entrées. Le gouttereau arrière, scandé de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., devait être aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre. selon le projet. Aujourd’hui, il présente à droite un tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste. de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. éclairant un local d’angle intégré, qui dispose d’une courette sous auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine.. Les longues façades étaient originellement aveuglesUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre., creusées au centre des pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc., entre la prolongation des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., de trois fausses fentes d’éclairage. Les bâtièresToit à deux versants. portent un lanterneau central et se couvrent de tuiles.
Historique
La SNCV est constituée le 28.05.1884 pour construire et exploiter des chemins de fer d’intérêt local. Des trains légers ou tramways, à vapeur à l’origine et certains électriques à partir de 1894, sillonnent rapidement les faubourgs et campagnes belges, sous la responsabilité de sociétés concessionnaires, du moins avant la Première Guerre mondiale. Après le conflit, vu le manque de rentabilité des concessions, la Société reprend à son compte la plupart des exploitations.
Dès avant 1900, la SNCV disposait déjà, pour la ligne vicinale de Bruxelles à Enghien, d’infrastructures à la chaussée de Mons (voir nos 625 à 627a), à l’angle de la rue de la Gaîté, en connexion avec la Société pour l’exploitation des voies ferrée en Belgique (site de l’actuelle caserne des Pompiers). En 1909, la Société fait ériger sur ce site une remise provisoire pour 15 voitures.
C’est le 06.04.1914 qu’est introduite la demande de construction, plus loin sur la chaussée, d’un nouveau dépôt pour les lignes Bruxelles-Enghien et Bruxelles-Hal, au lieu-dit de La Roue. Il s’agit d’un vaste terrain coudé à l’angle de la future rue Alexandre Pierrard, s’étendant jusqu’à border la route de Lennik à l’ouest et la rue des Trèfles au sud. Le projet prévoit, desservis par un faisceau de voies, un «bâtiment pour habitation, salle d’attente, bureau et magasin», un «bâtiment pour atelier de menuiserie», un «bâtiment pour atelier de peinture», un «bâtiment pour atelier, magasin, forge et bobinage», un « bâtiment pour remise à voitures», ainsi qu’un «bâtiment pour lampisterie et magasin à sable». Le permis de bâtir est octroyé le 22.12.1914.
Après abandon progressif du transport de marchandises, les tramways seront remplacés dans les années 1960 par des autobus, un temps trolleybus. La Société est dissoute le 26.06.1990 et, lors du partage des lignes entre deux organismes régionaux, le dépôt de La Roue est assigné à la Vlaamse Vervoer Maatschappij (VVM), sous la dénomination commerciale De Lijn. Si les voies ferrées du site ont disparu, les sols sont encore largement pavés. Dans l’axe de l’entrée du site, le bâtiment en L de la lampisterie et du magasin à sable a disparu entre 2004 et 2012.
Description
Le dépôt forme un ensemble homogène de bâtiments en briques rouges et pierre bleue. Les élévationsDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. sont rythmées de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., d’angle ou non, à retraits ou non, qui se prolongent en friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de briques aux gouttereaux et aux rampantsAdjectif indiquant qu’un élément d’élévation n’est ni horizontal ni vertical. Par extension, nom donné aux éléments situés de biais d’un pignon ou d’un fronton. des pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc.. Les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. sont le plus souvent divisées par des meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie., des traversesÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. ou des croiséesBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit. chanfreinésMoulure plate adoucissant une arête., sous linteaux métalliquesPoutrelle métallique de profil en I, utilisée comme linteau, souvent agrémentée de rosettes en tôle découpée.. Les montants sont renforcés d’une ou plusieurs pierres. De nombreux châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. en bois ou métalliques à petits-fersPetit-bois, petit-fer. Petit élément en bois ou en fer subdivisant le vitrage d’un châssis. sont encore d’origine, d’autres appartiennent à d’anciennes transformations.
Ancienne gare
Implanté en retrait et de biais par rapport à la chaussée de Mons, le bâtiment aligne trois corps d’inégales dimensions. À l’origine, le premier, d’un seul niveau, abritait des bureaux et un magasin, le second, à deux niveaux, la salle d’attente et le logis du chef de gare, le troisième, le plus petit et adossé à une cour fermée, une laverie et les sanitaires.
Les élévationsDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. sont traversées par des bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de pierre reliant généralement les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement..
Le premier corps, plus long que projeté, compte, en façade, une porte centrale et deux paires de fenêtres, celles de gauche résultant de la transformation d’une unique fenêtre à trois meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.. Se côtoient au flanc gauche, une fenêtre transformée en porte et une porte transformée en fenêtre, et à l’arrière, trois fenêtres et une porte. Le toit d’ardoises, à cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. de bois, est coupé d’une croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux. et planté de trois lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à bâtièreToit à deux versants..
Le corps central est un double-corps asymétrique, de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., la centrale étroite et en léger ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général.. À l’avant, la première travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. présente deux tripletsGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste.: porte centrale surmontée d’une fenêtre à croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit., les autres fenêtres à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie.. La travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrale, terminée en lucarne-pignonLucarne dont le devant triangulaire évoque un pignon., superpose l’entrée, une fenêtre à croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit., une fenêtre de combleEspace intérieur de la toiture. à deux meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. et, au sommet, une paire de faux-jours étroits. La travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. droite présente deux fenêtres à double croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit..
La façade arrière est plus simple: aux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. latérales, fenêtres sans divisions jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. par deux ou trois, porte centrale à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. sous simple fenêtre et petit jour1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie., éclairant la cage d’escalier. Au pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. droit, deux lésènesLes lésènes sont des jambes saillantes en répétition sur un mur, réunies par un arc ou par une frise d’arceaux. Ce couronnement d’arc ou d’arceaux distingue la lésène du pilastre. de briques enserrent une fenêtre à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie., encadrée de pierre.
Le toit d’ardoises en bâtièreToit à deux versants. est largement débordant; il est souligné par deux cornichesCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. de bois à large gorgeLa gorge est une moulure creuse de profil courbe, en portion de cercle ou d’ovale ou en demi-cœur. Le cavet est une gorge de profil en quart de cercle. rythmée de consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. aux accents Art nouveau. À l’origine, le débord des pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. portait sur une fermeLa ferme est un assemblage de pièces généralement en forme de triangle, situé dans un plan perpendiculaire à celui des versants du toit, et constituant l’ossature de la charpente. La fermette est une ferme de petite dimension. apparente. La bâtièreToit à deux versants. de la lucarne-pignonLucarne dont le devant triangulaire évoque un pignon., assortie au toit, conserve sa fermeLa ferme est un assemblage de pièces généralement en forme de triangle, situé dans un plan perpendiculaire à celui des versants du toit, et constituant l’ossature de la charpente. La fermette est une ferme de petite dimension. apparente. Trois petites lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. de bois, du type de celles du premier corps, hérissent chaque versant de toiture.
Le troisième corps, sous bâtièreToit à deux versants. de zinc à croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux., s’ouvre en façade par une fenêtre à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. et, à droite, par une porte et une petite fenêtre-haute tardives, aménagées sous le linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. de l’ancienne double entrée des WC. Sa cour arrière est aujourd’hui couverte.
Derrière la gare s’étend un petit jardin, clos depuis 1931 par une grille en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. posée sur un muret cimentéEnduit de mortier de ciment type Portland, un matériau gris et très dur qui entre dans la composition du béton et du mortier moderne. et accrochée à des piliersSupport vertical de plan carré. de même finition.
Bâtiments techniques
Implantés du côté de la rue des Trèfles, ces bâtiments d’un ou deux niveaux, posent sur un mince soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. de pierre à biseau. Leurs contreforts accusent un ou deux retraits à larmierMouluration horizontale qui présente un canal creusé dans sa partie inférieure, servant à décrocher les gouttes d’eau afin d’éviter leur ruissellement sur la façade. Le larmier isolé possède un chanfrein comme moulure supérieure. Le larmier constitue l'un des éléments de la corniche. de pierre. Toutes les charpentes sont métalliques et les toits en bâtièreToit à deux versants. étaient tous débordants à l’origine.
Anciens ateliers de menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. et de peinture et atelier intercalé
Perpendiculaires à la rue des Trèfles, les ateliers de menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. à l’est et de peinture à l’ouest étaient quasi identiques à l’origine, le second plus long d’une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. et plus large. Parallèles mais isolés, ils ont été réunis sans doute assez rapidement, en tout cas avant 1930, par un troisième atelier qui a condamné leurs baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en vis-à-vis. Leurs deux gouttereaux libres, quant à eux, présentent encore respectivement quatre et cinq fenêtres à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie..
Leur mur-pignon avant, côté gare, était percé d’une entrée pour voitures pour l’un, de deux entrées pour l’autre. Le mur opposé, à front de rue, devait recevoir deux fenêtres pour l’un, une seule mais large fenêtre pour l’autre. Un oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale. perce encore trois pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. sur quatre.
À des époques indéterminées, les deux bâtiments ont été modifiés. L’atelier de menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. a vu son entrée élargie et son mur-pignon arrière reconstruit avec une plus large et unique fenêtre. L’atelier de peinture, lui, a été transformé en bureau et logement moyennant la création d’un combleEspace intérieur de la toiture.. Ses entrées ont été bouchées et remplacées, à droite d’une nouvelle porte, par deux larges fenêtres. Côté rue, la baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. primitive s’est encadrée de deux fenêtres moins larges et de trois petites au niveau du combleEspace intérieur de la toiture.. Le toit en bâtièreToit à deux versants. de tuiles du premier atelier, à cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. de bois, a été conservé; celui du second a été renouvelé sous une couverture de zinc.
Le troisième atelier s’ouvre à l’avant par trois grandes portes carrossables de facture apparemment tardive et, côté rue, par quatre hautes fenêtres à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.. Son toit s’articule en quatre shedsCouverture de profil en dents de scie d’un bâtiment industriel, composée d’une succession de petits toits à deux versants d’inclinaison différente. Le versant du toit le plus pentu est d'ordinaire vitré. couverts de tuiles.
Ancien atelier avec magasin, forge et local de bobinage
Au nord-est des ateliers de menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. et de peinture, ce bâtiment groupe sur un plan quasi rectangulaire trois corps principaux de dimensions diverses. Tous les toits sont aujourd’hui couverts de zinc.
L’atelier proprement dit s’allonge au nord-ouest. Le gouttereau de ce côté aligne six grandes fenêtres à deux meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.; sa façade d’entrée au sud-est et son opposé ont vu leurs percements originels considérablement agrandis. Sa couverture aligne six shedsCouverture de profil en dents de scie d’un bâtiment industriel, composée d’une succession de petits toits à deux versants d’inclinaison différente. Le versant du toit le plus pentu est d'ordinaire vitré..
Le second corps, un ancien magasin, qui flanque l’atelier à l’angle sud, élève un niveau et demi sous une bâtièreToit à deux versants. jadis débordante. Sa façade-pignon avant présente deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.: une porte (condamnée) à gauche et une grande fenêtre à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.; deux fenêtres jumellesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. à l’étage, qui trouvent écho au second niveau du gouttereau droit. Là, la petite porte et la fenêtre à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. à sa droite sont absents du projet.
Derrière le magasin s’étendent sous une même bâtièreToit à deux versants. l’ancienne forge et le local de bobinage, éclairés par trois fenêtres à meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. et accessibles aujourd’hui par une porte aménagée, au mur-pignon, dans une quatrième et même fenêtre. Dans l’angle des deux corps précédents se nicheUne niche est un renfoncement dans l’épaisseur d’un mur, qui reçoit parfois un élément décoratif. Elle peut présenter un couvrement et un plan variés, droits ou cintrés. Un élément logé dans une niche sera dit niché. un bloc de sanitaires sous appentisToit à un seul versant., assorti à l’ensemble et suivi d’une annexe tardive à longue verrière.
Remise à voitures
Perpendiculaire à la rue des Trèfles, la remise est un important bâtiment coiffé de cinq bâtièresToit à deux versants. transversales. Le gouttereau d’entrée, côté gare, permettait l’introduction entre de minces piliersSupport vertical de plan carré. (d’acier?), sous un linteau métalliquePoutrelle métallique de profil en I, utilisée comme linteau, souvent agrémentée de rosettes en tôle découpée. continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées., de huit voies ferrées disposant de fosses d’entretien. Actuellement, l’accès des autobus se fait par quatre larges entrées. Le gouttereau arrière, scandé de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., devait être aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre. selon le projet. Aujourd’hui, il présente à droite un tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste. de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. éclairant un local d’angle intégré, qui dispose d’une courette sous auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine.. Les longues façades étaient originellement aveuglesUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre., creusées au centre des pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc., entre la prolongation des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., de trois fausses fentes d’éclairage. Les bâtièresToit à deux versants. portent un lanterneau central et se couvrent de tuiles.
Sources
Archives
ACA/Urb. 12355 (19.10.1909), 14367 (23.12.1914), 23460 (03.03.1931).
Ouvrages
CULOT, M. [dir.], Anderlecht 2. Inventaire visuel de l'architecture industrielle à Bruxelles, AAM, Bruxelles, 1980, fiche 171.
Arbres remarquables à proximité
























































