Typologie(s)

hôtel de ville/maison communale

Intervenant(s)

Paul BONDUELLEarchitecte1907-1912

Charley GILSONarchitecte1907-1912

Statut juridique

Classé depuis le 13 avril 1995

Styles

Néo-Renaissance

Inventaire(s)

  • Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
  • Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
  • Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2016-2017

id

Urban : 36547
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Description

Hôtel communal style néo-Renaissance française, construit entre 1907 et 1912 sur les plans des architectes Paul Bonduelle et Charley Gilson.

Historique

C’est dès la fin du XIXe siècle qu’est envisagée l’érection d’un nouvel hôtel communal prestigieux, qui puisse répondre à l’important accroissement de la population et refléter le statut royal de la commune. Il doit remplacer la maison communale située rue des Palais Outre-Ponts (voir no458-460), érigée en 1860-1861 et devenue exiguë.

L’arrêté royal du 05.10.1900 prévoit de placer le nouvel édifice dans l’axe de la rue Marie-Christine, au centre d’une vaste place à créer – la future place Émile Bockstael –, à la jonction entre les anciens et nouveaux quartiers de Laeken. Sous l’influence de Léopold II, c’est l’emplacement actuel, sur le côté sud de la place, qui est finalement retenu. Sous la direction de l’ingénieur Gillet, un groupe de travail est constitué en mai 1904 pour étudier le programme architectural de l’édifice. Les maisons communales de Schaerbeek et Saint-Gilles sont prises comme référence. En mars 1905, la commune approuve un emprunt exceptionnel en vue de l’érection du bâtiment. En janvier 1906, le bourgmestre et ingénieur Émile Bockstael et l’échevin des Travaux publics et architecte Richard Neybergh publient chacun un projet pour l’hôtel communal signé de leur main. Sur base de ceux-ci, ainsi que du programme défini, est lancé la même année un concours public, qui reçoit 34 candidatures parmi lesquelles sept projets sont sélectionnés. Composé par les architectes Joseph Naert, Louis Delacenserie et Émile Janlet, le jury propose un deuxième tour, demandant aux candidats d’améliorer leurs plans. Le 22.06.1907, le jury retient le projet des architectes Charley Gilson et Paul Bonduelle, devant ceux de Léon Govaerts et de Joseph Diongre. Le permis de bâtir est accordé le 16.08.1907. La première pierre est posée par Bockstael le 06.10 de la même année. Les travaux sont réalisés par l’entrepreneur laekenois Wouters-Jacobs et l’inauguration a lieu le 30.06.1912, bien que l’édifice ne soit pas encore complètement achevé. Le chantier est en effet retardé suite à des tensions entre les architectes et la Commune, cette dernière ayant notamment désigné Mathieu Desmaré pour la réalisation des allégories du corps principal et les sculptures décoratives du beffroi et Ernest Salu pour les clefsClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel. d’arcades au rez-de-chaussée, au détriment des architectes. Faute de moyens budgétaires, le chantier prend fin en 1923, sans que la décoration prévue par Bonduelle ait été entièrement réalisée.

Suite à l’annexion de Laeken par la Ville de Bruxelles en 1921, le bâtiment perd sa fonction d’hôtel communal. Il héberge désormais divers services administratifs de la Ville, comme une antenne population, la police et des locaux scolaires. Classé comme monument le 13.04.1995, le bâtiment a fait l'objet d'une importante restauration et réaffectation de 2007 à 2012 (bureaux d’architectes A.2R.C et Origin). À cette occasion, a été créée une nouvelle salle d’archives, sous la salle des guichets. L’édifice abrite aujourd’hui la Maison de la Création – Centre culturel de Bruxelles-Nord, une antenne de police, une bibliothèque et un service population.

Description

Extérieur

Tout en symétrie sur un plan quadrillé à deux cours, bâtiment en briques orangées et pierre blanche d’Euville, à deux niveaux couverts de toits d’ardoises, généralement mansardés, à terrasson de zinc aplati.

À front de la place, derrière deux bassins (1982) et dominé par une haute tour-porche hors-œuvre à allure de beffroi, corps principal aux deux niveaux couronnés chacun d’un entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne., alignant huit travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sur quatre. Les deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. extrêmes de la façade avant forment avant-corps à balcon sous un décrochement du brisis. De chaque côté de la tour, trois travées groupées dans une ordonnance monumentale de demi-colonnes d’inspiration ionique au rez-de-chaussée, encadrant des arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. vitrées, et de niches à statues allégoriques et dais à l’étage. Cette ordonnance trouve écho aux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrales des façades latérales, qui logent une entrée secondaire. De ce côté et dans les avant-corps, rez-de-chaussée doté d’un entresol, aux baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires liées verticalement. Aux retours arrière visibles de la voirie, travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. pareille à leur voisine. Interrompant un bahut, lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. de pierre à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. au droit des travées, sauf aux façades latérales où la lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. centrale chevauche l’ordonnance monumentale; lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. axiales plus importantes. Angles du corps et ordonnances latérales animés de bossages un-sur-deux au rez-de-chaussée; trumeauxPan de mur compris entre deux travées ou entre deux baies d'un même niveau. de briques encadrés de fasces. Élévations rehaussées, outre de statues, de bas- et hauts-reliefs à motifs végétaux, de visages féminins et de putti.
Façade arrière plus simple, rythmée de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. et marquée par le fort décrochement de l’escalier d’honneur, à triple verrière; latéralement, trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sur trois niveaux, les fenêtres inférieures à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie..
Toit à charpente métallique.
Gardée par deux lions de pierre allongés sur le muret de sa rampe d’accès, tour-porche carrée à cinq niveaux de hauteurs inégales, renforcée par des tablesPetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. ou des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. d’angle portant entablement. Porche essentiellement en pierre, à bossages un-sur-deux, ouvert par trois arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. à gorge et clefsClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel. sculptées d’un écu avec feuillages ou d’un mascaronDécor sculpté figurant un visage humain ou un masque. féminin. Portail de même arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. avec double porte de bois à panneaux moulurés et à imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. pleine sculptée d’un écu muet sous couronne royale, entouré de rinceauxOrnements végétaux disposés en enroulements.. CoupoleVoûte de plan central. Elle peut être circulaire, ovale, polygonale, à côtes, en plein cintre, surbaissée, surhaussée, etc. de briques sur croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit. de pierre. Au deuxième niveau, loggiaPetite pièce dans-œuvre, largement ouverte sur l’extérieur par une ou plusieurs larges baies non closes par des menuiseries. aux baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires libres, la frontale flanquée de colonnes toscanes sous un entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. chargé d’un édicule à fronton. Au troisième niveau, éclairé par de petites fenêtres latérales à fronton, pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. à bossages dans leur partie inférieure, ceux des angles à chapiteau orné de triglyphes et feuilles d’acanthe. Horloge au niveau bas suivant. Derrière une balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. aux angles ponctués d’un groupe de putti, dernier niveau à quatre baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. courbe interrompant la corniche du toit à l’impériale ardoisé terminé par un belvédère couvert de zinc.

Corps latéraux du complexe moins élevés que le principal, établis en retrait et terminés par des pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. en saillie côté voirie seulement, celui de l’est imparti à la police, l’autre aux pompiers. Zones de recul protégées par une grille en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. et fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion., l’occidentale plantée d’arbustes, l’orientale interrompue par un abri de tram du début du XXe siècle, remonté là vers 1934.
Façades avant des longs corps de sept travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. tout en pierre, la centrale plus large, celle côté boulevard abritant un portail en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle.. Portail secondaire à la dernière travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. côté rue Tielemans. Triple fenêtre à croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit. à la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrale de ce côté, toutes les autres à deux meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie..
Façades avant des pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. à trois travées et une en retour. Trois entrées cochères en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. pour le pavillon ouest, une seule pour l’oriental. Fenêtres sans division.
Dans l’axe de l’ensemble des travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. semblables à celles du corps principal, celles des longs corps flanquées en outre de pots-à-feuAmortissement en forme de vase d’où s’échappent des flammes.; lucarnes du pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. côté rue Tielemans plus modestes. Encadrements enrichis de quelques guirlandes, chutesBouquet pendant de fleurs ou de fruits. et couronnes de laurier; mascaronDécor sculpté figurant un visage humain ou un masque. féminin sur le portail central côté boulevard.

Cours séparées par un large corps de bâtiment de même hauteur, jadis notamment affecté à divers bureaux des recettes et au service de la population, abritant une salle des guichets sous un lanterneau en bâtièreToit à deux versants.. Ensemble des façades côté cours, assorties à celle du corps principal, majoritairement en briques et scandé de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. simples ou doubles à chapiteauCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre. d’inspiration toscane portant entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.. Fenêtres à un ou deux meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie., comme la plupart des lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à plateforme de zinc. Côté pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon., portes cochères et porte piétonne en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. à montants harpés et archivolteMouluration disposée sur le front de l’arc. Le corps de moulures qui compose l’archivolte est de faible ampleur, moins complexe que celui de la corniche. de pierre.

Intérieur

Le corps principal est traversé à chaque niveau par un couloir longitudinal décentré vers l’arrière et qui coupe un grand hall central ouvert sur l’escalier d’honneur, à large jourOuverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension.. Ce couloir dessert notamment de grandes pièces à l’avant et de petits bureaux à l’arrière alternant avec deux cages d’escalier secondaires. Ainsi s’allongent au rez-de-chaussée, les anciennes salle des Mariages à gauche et salle du Conseil à droite et, à l’étage, les anciens bureaux des édiles communaux.

Espaces de circulation. Sols des couloirs et halls des deux niveaux en mosaïque de marbre blanc de Carrare à filet et bordure de marbre rouge belge.
Escalier d’honneur à trois volées droites, marches de marbre rouge belge et rampe en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. à motifs de postesOrnement répétitif formant une frise qui ressemble à de petites vagues recourbées en volute. et de feuillage; départ ouvragé assorti.
Hall d’entrée couvert d’une voûte en berceau surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. fragmenté, creusée de lunettes garnies de couronnes de fleurs et de fruits. Portes latérales et pans intermédiaires encadrés de guirlandes assorties. Deux tablesPetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. de marbre commémorant la construction de l’édifice.
Cage d’escalier striée de refendsLe refend est un canal dans un parement, accusant ou simulant le tracé de joints d'un appareil à bossages., éclairée par des fenêtres à carreaux peints d’une bordure de feuilles de laurier et à vitrail central aux armes de la commune; au sommet des murs latéraux, dans un décor de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., postesOrnement répétitif formant une frise qui ressemble à de petites vagues recourbées en volute. et feuilles de laurier, deux séries de trois peintures murales allégoriques de Prosper Colmant. Plafond à corniche à denticules et grecques brodées de laurier.
Hall de l’étage à plafond semblable et doté de quatre peintures murales symboliques d’Émile Vermeersch, entre les portes des antichambres et de la loggiaPetite pièce dans-œuvre, largement ouverte sur l’extérieur par une ou plusieurs larges baies non closes par des menuiseries. de la tour, dans un même type de décor. Porte vitrée de la loggiaPetite pièce dans-œuvre, largement ouverte sur l’extérieur par une ou plusieurs larges baies non closes par des menuiseries. garnie d’une couronne royale et d’un phylactère portant l’inscription «ANNO LAEKEN 1911».
Ouverture du hall sur le couloir décoré d’un bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. plat retombant sur une guirlande de fleurs. Même dispositif sur les murs du couloir adjacent.
Escaliers secondaires jumeaux, à jourOuverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension. central et volées droites à repos; rampes à fin balustresPetits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire, constituant une balustrade. néoclassiques.

Anciennes salles des Mariages et du Conseil quasi identiques, à parquet de chêne et palissandre à bâtons rompus et dotées d’une tribune à balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. sur colonnes toscanes, partie réservée au public. Portes à panneaux moulurés et faux-lambris à postesOrnement répétitif formant une frise qui ressemble à de petites vagues recourbées en volute. et feuilles de laurier. Plafonds à caissons à motifs de rinceauxOrnements végétaux disposés en enroulements.. Dans la salle des Mariages, six toiles symbolistes d’Émile Fabry, en dessus de porteUne fenêtre est dite en dessus de porte lorsqu’elle surmonte une porte sans être directement en contact avec elle : la porte est séparée de la fenêtre par un petit pan de mur ou par un entablement ; porte et fenêtre possèdent chacune un encadrement propre.. Dans la salle du Conseil, onze toiles de Prosper Colmant aux deux registresAlignement horizontal de baies sur un pignon. des murs, illustrant les activités et les vertus communales ainsi que les représentations des arts. Remisé sous la tribune, ancien banc principal du Conseil, en segment de cercle.

Grands bureaux et antichambres de l’étage conservant leur cheminée de marbre blanc ou rouge belge, leur parquet pareil à ceux du rez-de-chaussée, leurs portes à panneaux moulurés et leur plafond à feuilles d’acanthe et de laurier.

Ancienne salle des guichets au centre du complexe, couverte d’un plafond vitré et surplombée par deux coursières métalliques à corbeauxPièce de pierre ou de bois partiellement engagée dans un mur et portant une charge. Le corbeau se distingue de la console par sa petite taille, il porte généralement un élément en faible saillie. D’autre part, sa section verticale est sensiblement carrée ou rectangulaire. et garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. à volutesOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc.; «L» entrelacés dans les panneaux centraux des derniers. À l’extrémité ouest, doté d’une rampe semblable, escalier tournant à deux volées droites, les montées parallèles métalliques. Triple fenêtre de l’escalier munie de vitraux à motifs de guirlandes. HuisserieMenuiseries qui s’ouvrent et se ferment, c’est-à-dire les portes et les fenêtres. Par extension, le terme désigne également les fenêtres à châssis dormants. des deux niveaux de guichets conservée.

Sources

Archives
AVB/PP 3386 (1903), 3386bis-3393 (1911), 3394-3398 (1907), 3399 (ca 1910), 3400 (ca 1910), 3468 (ca 1890).
AVB/TP 32741 (1906), 32742 (1906), 32743 (1906), 32766 (1907), 32796 (1910), 42661 (1934), 59070 (1913-1922), 97219 (1965-1966).

Ouvrages
Divers aspects de la commune de Laeken, Bibliothèque locale et principale de Bruxelles 2 (Laeken), 2005, pp. 18-19.
JURION, F., Découvrez les hôtels de ville et les maisons communales à Bruxelles, La mémoire des pierres, Fondation Roi Baudouin, Bruxelles, 1988.
MORIAEN BOUWHISTORIEK, Een nieuw gemeentehuis voor Laken (1907-1921). Bouwhistorisch onderzoek in het kader van de restauratie, 2005.
TRIBOT, J.-P., Bruxelles (Laeken, Neder-Over-Heembeek, Haeren), Guide des communes de la Région bruxelloise, CFC-Éditions, 2005, p. 34.

Périodiques
L’
Émulation, 7, juillet 1908, pl. IX-X.
L’Émulation, 11, novembre 1922, p. 164.
PECHEUR, B., «L’ancien hôtel communal de Laeken. Restauration et réaffectation», Bruxelles Patrimoines, 18, avril 2016, pp. 78-85.
«Themanummer Gemeentehuis van Laken», LACA Tijdingen, 1, année 11, septembre 1999.

Arbres remarquables à proximité