Typologie(s)

manufacture

Intervenant(s)

G. MARTINarchitecte1920

G. DUFASarchitecte1920

Statut juridique

Classé depuis le 26 juin 2003

Styles

Beaux-Arts

Inventaire(s)

  • Inventaire du patrimoine monumental de la Belgique. Bruxelles Pentagone (1989-1993)
  • Inventaire de l'architecture industrielle (AAM - 1980-1982)
  • Inventaire du patrimoine industriel (La Fonderie - 1993-1994)
  • Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Scientifique
  • Social
  • Technique
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2016

id

Urban : 32337
voir plus

Description

Vaste complexe à l’angle de la place de l’Yser et du boulevard de Dixmude (nos 65-73) comprenant maison particulière, atelier, magasins et entrepôt, édifié pour la « Manufacture Générale A. Charlet et Cie — Articles de sellerie, carrosserie, voyage, chasse — Installation d’écuries et de chenils», sur les plans des architectes G. Martin et G. Dufas de 1920. Habitation à l’angle des quai, place et boulevard, séparée des bâtiments industriels par une cour intérieure accessible par une grille en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. au n° 48 du quai du Commerce.

Maison de deux niveaux comptant deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. à chacune des trois façades à rue, complétées par une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. à chacun des deux angles arrondis, en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général.; toiture complexe couverte d’ardoises, combinant profil mansardé et bâtières au-dessus des parties latérales, éclairée par des lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. et œils-de-bœuf. De style « Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte. », façades parementées de briques, renforcées par la pierre blanche au socleMassif surélevant un support ou une statue., aux encadrements et chaînages harpés, aux angles et à l’entablement. Travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d’angle accentuées à l’étage par un ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. formant bow-window semi-circulaire sous coupoleVoûte de plan central. Elle peut être circulaire, ovale, polygonale, à côtes, en plein cintre, surbaissée, surhaussée, etc. tronquée couronnée par une lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. — à aileronsÉlément décoratif ordinairement enroulé en S et terminé en volutes, qui s’inscrit dans un angle et forme un adoucissement. à volute sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. cintré amorti par un vase — ajourée d’un œil-de-bœuf à clé.

Ouvertures de formes diverses, principalement cintrées ou déprimées et inscrites dans un encadrement surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle.; portes-fenêtres à balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire., à l’étage aux angles, encadrant deux portes-fenêtres à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage.. Large entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. ponctué par les consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. de la corniche de pierre profilée, ornées, comme certains pourtours de fenêtres, d’un décor caractéristique de grappes de fruits et de feuillage.

Bâtiments industriels construits sur plan en trapèze autour d’une seconde cour intérieure accessible via la première cour, par un porche sous l’aile nord. Trois niveaux sous toiture mansardée. Masquant une structure en béton armé, sobres façades de briques, utilisant parcimonieusement la pierre, rythmées horizontalement par le larmierMouluration horizontale qui présente un canal creusé dans sa partie inférieure, servant à décrocher les gouttes d’eau afin d’éviter leur ruissellement sur la façade. Le larmier isolé possède un chanfrein comme moulure supérieure. Le larmier constitue l'un des éléments de la corniche. du rez-de-chaussée et la corniche à petites consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console., verticalement par les pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. colossaux liant les étages et séparant les travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. Inscrites entre ceux-ci, larges ouvertures, rectangulaires au premier étage, en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale. à clé au rez-de-chaussée et au deuxième étage.

Panneaux décoratifs aux allègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. et en guise d’attique, ornés, certains d’un pourtour denté en briques avec motif intérieur en losanges formé de briques vernissées, d’autres, en retrait, de briques colorées, d’un pourtour perlé et d’un ou deux boutons centraux. Façades vers la cour intérieure plus simplement ornées de motifs de briques; façade principale, au nord vers la première cour, se démarquant par une large lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. axiale avec fenêtre à petites divisions métalliques rayonnantes, ménagée par un cintre de briques à clé et des montants cannelés en pierre, prolongés latéralement par un muret.

Partiellement condamnée par l’installation d’un car-wash, première cour limitée par un mur à pilastres sous vasques sculptées et un portail grillagé en ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux..


Sources

Archives
AVB/TP 28118 (1920).


Périodiques
L’Émulation, 1923, pl. 11-12, pp. 46-48.