Région de Bruxelles-Capitale
Typologie(s)
atelier (artisanat)
immeuble de bureaux
usine
Intervenant(s)
Anatole LAQUERRIERE – 1923-1925
G. DUFAS – architecte – 1923-1925
G. MARTIN – architecte – 1923-1925
STUDEO – bureau d'architectes – 2017-2019
OZON ARCHITECTURE – bureau d'architectes – 2017-2019
BESP – bureau d'architectes – 2017-2019
Styles
Inventaire(s)
- Inventaire de l'architecture industrielle (AAM - 1980-1982)
- Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
- Inventaire du patrimoine industriel (La Fonderie - 1993-1994)
- Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
Recherches et rédaction
id
Description
Complexe industriel de style éclectiquePériode : env.
1840-1914.
L’éclectisme est un courant architectural caractérisé par la combinaison de
styles issus de différentes époques et de différents lieux. Les architectes
mêlent les références historiques pour créer de nouvelles compositions. Cette
tendance se développe à Bruxelles peu après l’indépendance de la Belgique, dans
le cadre des grands programmes d’urbanisation. En effet, durant les années 1840
et 1850, alors que jusque-là la ville a mis à l’honneur le néoclassicisme avec
des ensembles urbains symétriques, ordonnés et rationnels, pointe le besoin
d’une architecture nationale. Alors que des architectes font le choix de
l’unité de style comme le néogothique ou le néo-Renaissance flamande, une
tendance à mélanger les grammaires issues du passé va se développer, tout en
utilisant les matériaux locaux et des techniques nouvelles (issues notamment de
la révolution industrielle). Cet éclectisme permet de répondre plus souplement
à une multitude de typologies et d’équipements urbains. En effet, la ville est
en pleine expansion : l’éclectisme s’adapte tant aux églises qu’aux grands
magasins, aux hôtels, aux gares, aux écoles, aux usines,… mais également à
l’architecture résidentielle. C’est pourquoi l’éclectisme est la tendance architecturale
dominante dans la première couronne de Bruxelles (les faubourgs de Bruxelles).
Dans l’architecture publique, ce mélange n’est pas arbitraire : chaque
style est choisi pour transmettre une idée. Par exemple, le néogothique peut
évoquer l’histoire médiévale de la ville ou la spiritualité d’un édifice
religieux ; le néoclassicisme suggère l’ordre et l’autorité pour un palais
de justice ou un bâtiment administratif ; la Renaissance symbolise le
prestige civique ou culturel. L’architecture devient ainsi un langage visuel,
conçu pour représenter les valeurs d’une institution.
Dans l’architecture résidentielle, l’éclectisme est l’apanage de la bourgeoisie
et se reconnaît par une façade variée et dynamique où les architectes jouent
avec les formes, les matériaux et les couleurs. Brique, pierre, fer forgé,
céramique ou sgraffites s’y mêlent pour créer un décor riche et personnalisé.
Chaque détail — balcon, corniche, linteau sculpté, lucarne, logette, porte
d’entrée — devient une occasion d’exprimer le goût du propriétaire, d’afficher
son statut ou ses aspirations culturelles. Ce style s’inscrit dans une période
où Bruxelles valorise la modernité tout en célébrant son histoire. L’éclectisme
traduit donc un compromis : une architecture contemporaine inspirée du
passé, adaptée à la vie bourgeoise, urbaine et moderne. Derrière la façade, les
intérieurs sont pensés pour le confort : distribution plus pratique,
escalier décoratif, pièces spécialisées (salon, fumoir, salle à manger), et
parfois innovations techniques (chauffage amélioré, eau, gaz).
La période de l’éclectisme met en place le modèle type de la maison
bourgeoise : une façade de composition symétrique (trois travées égales
sur trois niveaux) ou asymétrique (deux travées – une étroite et une large –
sur trois niveaux) ; un plan reprenant un couloir menant à l’escalier en
travée d’entrée et deux ou trois pièces en enfilade, correspondant à la largeur
(de la ou) des autres travées. La façade se développe également en trois
dimensions par l’ajout de balcons, de logettes ou de bow-windows.
Durant la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe
siècle, le développement urbanistique est tel qu’il n’est pas rare de voir des
pans de rue entiers sortir de terre en quelques années. Il en résulte des
ensembles urbanistiques particulièrement homogènes et cohérents : les
enfilades. Cette cohérence est parfois due au travail d’un architecte dans le
cadre d’une petite promotion immobilière. Mais le plus souvent, les maisons
sont réalisées par des architectes différents, pour des propriétaires
différents : elles sont alors toutes différentes mais forment des
enfilades homogènes de bâtiments de même style, mêmes matériaux et/ou de même
gabarit.
Les éléments représentatifs de l’architecture résidentielle de style éclectique
sont : le gabarit (composition asymétrique ou symétrique), la polychromie
des matériaux (pierre bleue, pierre blanche, briques de couleurs variées,
enduits), l’usage d’éléments en ferronnerie, d’éléments en surplomb (balcons,
logettes, bow-windows), de lucarnes et les enfilades urbanistiques. Ces façades
sont souvent accentuées d’éléments d’inspirations diverses : néoclassique
(enduit, sobriété), néogothique (baies en ogive ou trilobées, croisées en
pierre), néo-Renaissance flamande (lucarne-pignon à gradins, ancres), Art
nouveau (sgraffites, carreaux de céramique, éléments reprenant la courbe
« coup de fouet », vitraux floraux), pittoresque (toiture à croupe ou
croupette, tourelle, éléments en bois ou faux bois : garde-corps,
colombages, fermes apparentes), etc.
Il est communément admis que la période de l’éclectisme s’achève avec la
Première Guerre mondiale, néanmoins le modèle type de la maison bourgeoise
perdure bien après la guerre. Les communes et quartiers urbanisés plus
tardivement, durant l’entre-deux-guerres, sur base de plans d’aménagement
tracés au XIXe siècle, reproduisent le modèle de l’éclectisme :
des enfilades de maisons de gabarit similaire. Ces maisons sont qualifiées de
style éclectique tardif. Elles reprennent toutes les caractéristiques de
l’architecture résidentielle éclectique, mais sont le plus souvent accentuées
d’éléments d’inspiration Beaux-Arts, Art Déco, Art nouveau, pittoresque ou
régionaliste (voir éclectisme tardif). comprenant bâtiments administratifs, entrepôts et ateliers de mise en bouteilles, conçu en 1923 par l’architecte français Anatole Laquerrière avec la collaboration des architectes G. Dufas et G. Martin et construit de 1923 à 1925.
Historique
C’est en 1923 que les frères Violet font édifier une succursale à Bruxelles pour le stockage, la mise en bouteilles et la distribution de leur produit phare, le Byrrh, un vin apéritif aromatisé au quinquina. Ils font appel à l’architecte Laquerrière, qui venait de leur terminer la succursale de Charenton-le-Pont en 1921. L’architecture de la succursale bruxelloise doit rappeler celle, pittoresquePériode : vers
1850-1930.
Née en Angleterre dans le contexte du mouvement romantique, l’architecture
pittoresque s’inspire souvent de différents styles historiques qu’elle combine
librement.
L’architecture pittoresque désigne une manière de concevoir les bâtiments qui
cherche avant tout à créer une impression visuelle variée, surprenante et
évocatrice. Plutôt que de suivre des règles strictes de symétrie ou de
composition, ce style privilégie la liberté, le jeu des formes et la diversité
des matériaux pour offrir un aspect vivant, presque narratif.
En Belgique, cette tendance apparaît avec le XXe siècle dans le
prolongement de l’Art nouveau, sous diverses influences vernaculaires, pour la
plupart anglo-normandes ou alpines. C’est un style que l’on retrouve dans les
parcs, villes balnéaires, villes d’eau et en périphérie des grandes villes (les
villas de villégiature). Le bâtiment et son jardin (ou parc parfois) sont
conçus comme un ensemble formant un tableau, une mise en scène qui doit
surprendre le spectateur. Le terme « style cottage » est également
parfois employé, notamment en milieu rural, pour désigner des architectures
mettant l’accent sur l’usage de matériaux et de techniques traditionnels, à
l’image des cottages des villages anglais.
En région bruxelloise, la tendance pittoresque s’exprime dans des villas
souvent conçues à l’imitation de petits manoirs campagnards, typiques
d’ailleurs de nombre de banlieues aisées et de lotissements en Belgique, ainsi
que comme source d’inspiration dans des maisons bourgeoises de style éclectique
ou éclectique tardif, souvent dans des quartiers ayant une certaine valeur
paysagère (parc, square, étang, ou simplement voirie jalonnée d’arbres ou de
zones de non-bâtisse aménagées en jardinets). Ses éléments caractéristiques
sont l’asymétrie et la variété de formes (tourelle, lucarne, avant-corps,
bow-window, pignon(s), imposantes toitures à plusieurs pans et/ou à croupe ou
croupettes, etc.), variété des matériaux (variété de couleurs et textures),
décor abondant (ferronnerie, menuiserie, vitraux, moellons, garde-corps en
bois, (faux) colombages, corniche à lambrequin, etc.), relation forte avec le
paysage, le jardin(et) ou la rue (notamment avec des espaces de transition
intérieur-extérieur : avant-corps, auvent, porche, véranda), liberté de
composition tant dans la façade que dans le plan., de la maison-mère de Thuir, dans les Pyrénées orientales. Le complexe est doté d’une façade publicitaire, caractéristique des chais du sud-ouest de la France, enrichie par des sgraffitesTechnique de décoration murale consistant à recouvrir d’une mince couche d’enduit clair une première couche de ton sombre. Un dessin est ensuite créé en grattant partiellement l’enduit clair, alors qu’il est encore frais, pour mettre à jour l’enduit foncé sous-jacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. En outre, la couche d’enduit clair peut être mise en couleur. évoquant le vin et les inscriptions «Byrrh» et «Violet» placées à différents endroits-clés. Le bâtiment est implanté en bordure du site de Tour et Taxis pour bénéficier des bureaux de douane et d’une voie de chemin de fer amenant directement à l’intérieur des entrepôts les wagons-foudres en provenance de Thuir. La Maison Violet dispose alors de son propre bureau de douane.
Après avoir mûri pendant trois ans à Thuir dans des foudres de chêne, le Byrrh exporté à Bruxelles est transféré vers des foudres au rez-de-chaussée des entrepôts, avant d’être transvasé dans ceux stockés à l’étage. Le vin est ensuite embouteillé dans le hall de manutention, puis chargé dans des fourgonnettes desservant la Belgique et les pays voisins.
Suite au rachat de la société en 1961 et à la concurrence dans le domaine des apéritifs, les différentes succursales étrangères sont revendues. L’entrepôt bruxellois est alors utilisé comme dépôt de boissons par un grossiste avant d’être acquis au début des années 1980 par la RTT. Il est racheté en 2007 par le CPAS de la Ville de Bruxelles et connaît diverses occupations temporaires avant d’être rénové en centre d’entreprises «Be-Here» en 2017-2019 par l’association Studeo, Ozon et BESP, dans le respect du bâtiment et avec récupération de la plupart des châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. et volets métalliques d’origine. L’ensemble a été classé le 22.06.1997.
Configuration et distribution originelles
Implanté dans l’angle obtus formé par la rue Dieudonné Lefèvre, sur une parcelle trapézoïdale irrégulière, le complexe présente au nord-est un bâtiment double – dénommé «les pavillons» sur le projet – centré sur un porchePorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. indépendant. Celui-ci ouvre sur une cour triangulaire.
Au-delà et en bordure de l’autre côté de l’angle, trois corps en U à structure de béton armé pour supporter le poids conséquent des foudres, enserrent trois halles parallèles de largeurs variées, celle du sud abritant l’arrivée de deux voies ferrées longées par un quai de déchargement. Les plafonds et sols sont en béton de mâchefer (scories) pour régler l’hygrométrie et atténuer les changements thermiques.
Ces halles, ainsi que le porchePorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. et la cour, sont couverts d’une bâtièreToit à deux versants. à charpente métallique sur poutrelles, à lanterneaux d’ampleurs variées.
Le bâtiment d’entrée est tout empreint de symétrie, du moins en élévation. Il présente de chaque côté du porchePorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. un corps de deux niveaux à quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. côté rue, que semble prolonger une aile basse de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. En réalité, un garage à fourgonnettes, ouvert sur la cour, s’étend sur les six premières travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., n’en laissant qu’une pour la loge du concierge et l’accès au second niveau, réservé aux appartements du concierge et du chef de mise en bouteille. Ainsi de même, de l’autre côté du porchePorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde., les quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. droite abritent-elles le grand bureau des employés, n’en laissant que trois pour, notamment, des bureaux de direction et l’escalier de l’appartement du directeur, qui occupe l’étage.
L’angle coupé à droite du bâtiment, superpose dans un petit triangle à façade-pignon d’une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., le bureau du chef des employés au rez-de-chaussée et les archives à l’étage.
Le bras nord du U, implanté à front de rue, présente deux niveaux de hauteurs inégales, et une enfilade de dix-sept travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement., interrompue par un frontispice central. Le rez-de-chaussée, éclairé en façade par des fenêtres de hauteur décroissante vu la pente de la rue, est essentiellement imparti à la dactylographie, aux vestiaires et à l’économat. L’étage abrite un «chai en entrepôt» qui, pour des raisons de conservation des liqueurs, ne reçoit le jour1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. que par de petites fenêtres-hautes.
Le bras ouest du U, double, présente deux murs-pignons identiques à rue, seulement percés de deux petites baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. latérales dans le prolongement des précédentes. Ici, le rez-de-chaussée est réservé, entre autres, au stockage des vins fins et de dessert, ainsi qu’aux vidanges. À l’extrémité arrière, donnant sur l’entrée des voies ferrées, prennent place une aubette de douane et un ascenseur. À l’étage se déploie un second et grand «chai en entrepôt».
Le dernier bras du U, d’un seul niveau, serreBâtiment indépendant, à parois translucides, où l’on abrite les plantes l’hiver et cultive des végétaux sensibles au froid. Contrairement au jardin d’hiver, la serre ne constitue pas une pièce de vie. sous cinq bâtièresToit à deux versants. parallèles notamment un «chai de consommation» et une menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. (sous lanterneau).
La halle nord, la plus large, est réservée à la mise en bouteilles, la centrale groupe de petits locaux destinés, par exemple, aux caisses remplies et à la chaufferie à cheminée cylindrique. Avec la troisième, elles aboutissent, côté cour, à un quai de chargement pour les fourgonnettes, sous un pan vitré continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées..
Élévations
L’enveloppe, continueUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées., du complexe est en briques. Cependant toutes les façades du corps d’entrée et celles à rue du bâtiment en U ont reçu un parementRevêtement de la face extérieure d’un mur., en opus incertum, de plaques de moellonsPierres grossièrement équarries mises en œuvre dans une maçonnerie. calcaires beiges de Lérouville (Meuse). Si leur soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. est en pierre bleue – les appuisAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas. qu’il intègre compris –, les autres éléments en pierre, tous blancs, proviennent d’Euville. Les toits sont couverts de tuiles rouges, certaines parties de plomb, à l’origine.
Bâtiment d’entrée
Le porchePorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. à façade-pignon de pierre, animée de refendsLe refend est un canal dans un parement, accusant ou simulant le tracé de joints d'un appareil à bossages., présente, entre deux portes piétonnes, une entrée carrossable à deux battants sous arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle.. Son tympanEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge. affiche la marque «BYRRH» dans un sgraffiteTechnique de décoration murale consistant à recouvrir d’une mince couche d’enduit clair une première couche de ton sombre. Un dessin est ensuite créé en grattant partiellement l’enduit clair, alors qu’il est encore frais, pour mettre à jour l’enduit foncé sous-jacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. En outre, la couche d’enduit clair peut être mise en couleur. rouge et or à motifs de pampre. Ce décor de vignes trouve écho au-dessus des fenêtres voisines, dans deux frisesBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. sur archivolteMouluration disposée sur le front de l’arc. Le corps de moulures qui compose l’archivolte est de faible ampleur, moins complexe que celui de la corniche. de briques continueUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées..
Aux «pavillons», marqués par un bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de pierre d’entre-niveaux, les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. côté rue et celles du rez-de-chaussée en faces latérale et arrière, sont quasi toutes à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. de briques surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. à archivolteMouluration disposée sur le front de l’arc. Le corps de moulures qui compose l’archivolte est de faible ampleur, moins complexe que celui de la corniche. et hauts sommiersLes sommiers sont les deux premiers claveaux d’un arc, portant directement sur les piédroits. de même matériau. Les piédroitsLes piédroits sont les éléments verticaux latéraux de l’encadrement d’une baie, portant son couvrement. sont accusés par une légère saillie des moellonsPierres grossièrement équarries mises en œuvre dans une maçonnerie.. Les baies libresBaie qui n’est pas close par une menuiserie. du garage présentent, elles, un arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale. sur sommiersLes sommiers sont les deux premiers claveaux d’un arc, portant directement sur les piédroits. de pierre de taille. Dans le porchePorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde., l’entrée de la direction se distingue par un petit perronEmmarchement extérieur devançant la porte d’entrée d’un bâtiment. courbe.
À l’étage, en faces latérales et arrière ainsi qu’aux pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc., les fenêtres, de dimensions variées, ont un linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. sur assisesRang d’éléments de même hauteur posés de niveau dans une maçonnerie. L’assise désigne également la plate-forme d’un balcon ou d'une logette, portée d’ordinaire par des consoles et sur laquelle repose le garde-corps., en pierre.
Les toits sont débordants sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. de bois. Ceux des parties hautes sont coupés de demi-croupes et plantés de deux lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. par versant, les antérieures à façade-pignon et cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. de pierre. Les parties basses, elles, ont un toit à la Mansart, aplati.
Façade de l’angle coupé
Cette étroite élévation dessine dans ses moellonsPierres grossièrement équarries mises en œuvre dans une maçonnerie. une arcadeStructure métallique suspendue aux câbles de traction portant la cabine ou le contrepoids. aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre. en briques, à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. avec archivolteMouluration disposée sur le front de l’arc. Le corps de moulures qui compose l’archivolte est de faible ampleur, moins complexe que celui de la corniche. et à chapiteauxCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre. de pierre. S’y inscrivent une large fenêtre pareille à ses voisines de gauche et, au-dessus d’une tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. de pierre au nom de la firme, un tympanEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge. au décor en sgraffiteTechnique de décoration murale consistant à recouvrir d’une mince couche d’enduit clair une première couche de ton sombre. Un dessin est ensuite créé en grattant partiellement l’enduit clair, alors qu’il est encore frais, pour mettre à jour l’enduit foncé sous-jacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. En outre, la couche d’enduit clair peut être mise en couleur., assorti aux précédents. Une cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. de pierre en mitreUn élément est dit en mitre lorsque son tracé se compose de deux droites se rejoignant en pointe. dissimule une courte bâtièreToit à deux versants. biaisée.
Façades du corps en U
Celle du bras à front de rue est barrée d’un double bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de pierre d’entre-niveaux et coupée par un frontispice. Au rez-de-chaussée bas s’alignent des fenêtres semblables à leurs voisines de gauche mais dépourvues d’archivolte. À l’étage, le registreAlignement horizontal de baies sur un pignon. des fenêtres-hautes ponctue une grande friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. d’arceaux en briques sur culotsCulot ou cul-de-lampe. Support de section décroissante, partiellement engagé dans un mur et portant une charge comme une logette, un balcon, une statue, etc. Le cul-de-lampe est d'ordinaire formé de plusieurs assises, contrairement au culot, habituellement de dimensions plus menues., à archivolteMouluration disposée sur le front de l’arc. Le corps de moulures qui compose l’archivolte est de faible ampleur, moins complexe que celui de la corniche.. Les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement., à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., reposent sur de hauts culotsCulot ou cul-de-lampe. Support de section décroissante, partiellement engagé dans un mur et portant une charge comme une logette, un balcon, une statue, etc. Le cul-de-lampe est d'ordinaire formé de plusieurs assises, contrairement au culot, habituellement de dimensions plus menues. assortis aux précédents.
Au sommet de l’élévation, les écoinçonsEspace de mur ménagé de part et d’autre d’un arc. de la friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. sont parementésRevêtement de la face extérieure d’un mur. de briques blanches vernissées. Le toit à croupesUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux. est bordé par une cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. de pierre qui semble soulagée par une autre série de culotsCulot ou cul-de-lampe. Support de section décroissante, partiellement engagé dans un mur et portant une charge comme une logette, un balcon, une statue, etc. Le cul-de-lampe est d'ordinaire formé de plusieurs assises, contrairement au culot, habituellement de dimensions plus menues. de briques vertes vernissées.
Le frontispice central s’assortit au précédent. Au-dessus d’une haute base percée d’une fenêtre sous plate-bandeCouvrement clavé rectiligne d’une baie. La plate-bande se distingue du linteau par le fait qu’elle est appareillée, tandis que le linteau est d’un seul tenant. Elle peut être feinte et masquer un linteau., s’élève une arcadeStructure métallique suspendue aux câbles de traction portant la cabine ou le contrepoids. plus large, à deux pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. sous une tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. au nom des propriétaires, «VIOLET». Adossé à une courte bâtièreToit à deux versants., le couronnement, tout en pierre à aileronsÉlément décoratif ordinairement enroulé en S et terminé en volutes, qui s’inscrit dans un angle et forme un adoucissement., étale sous sa cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. en mitreUn élément est dit en mitre lorsque son tracé se compose de deux droites se rejoignant en pointe. une tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. rentrante gravée du mot «BYRRH».
La double façade-pignon du bras ouest prolonge sur quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. la friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. d’arceaux et ses fenêtres, interrompues par deux arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. aveuglesUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre. identiques à la précédente (aujourd’hui ouvertes) mais marquées, elles, du nom de la firme. Pas d’écoinçons de briques blanches vernissées mais des pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. tout en moellonsPierres grossièrement équarries mises en œuvre dans une maçonnerie., sous couverture de pierre à ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. sommital. Les deux bâtièresToit à deux versants. ont une extrémité arrière légèrement plus élevée.
Sources
Archives
AVB/TP 53725 (1923), 38698 (1929), 60533 (1946), 64943 (1956), 88096 (1982).
Ouvrages
ATELIER SANS TITRE, Anciens Établissements BYRRH à Bruxelles, recherche historique, janvier 2011.
CULOT, M. [dir.], Bruxelles Hors Pentagone. Inventaire visuel de l'architecture industrielle à Bruxelles, AAM, Bruxelles, 1980, fiche 36.
KERREMANS, R., Tour et Taxis, coll. Bruxelles, Ville d’Art et d’Histoire, 55, Bruxelles Développement urbain, 2017, pp. 37-38.
LA FONDERIE asbl, Patrimoine immobilier industriel et social bruxellois, 1992, fiche 122.
Périodiques
VAN KRIEKINGEN, D., «Een niet geheel verdwenen groot bedrijf uit Laken: Byrrh», Laca Tijdingen, année 17, 1, septembre-novembre 2005, pp. 7-19.
WARNY, A., «Les anciens établissements BYRRH», Revue du Cercle d’Histoire de Bruxelles, 124, juin 2014, pp. 8-12.
Arbres remarquables à proximité


















