Région de Bruxelles-Capitale
Ancien The Gresham Life Insurance / Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique
Place Royale 3
Rue de la Régence 1-1a
Typologie(s)
hôtel particulier
musée
ascenseur historique
musée
ascenseur historique
Intervenant(s)
Barnabé GUIMARD – 1776
J.B.V. BARRÉ – architecte – 1776
Styles
Néoclassicisme
Inventaire(s)
- Inventaire d'urgence du patrimoine architectural de l'agglomération bruxelloise (Sint-Lukasarchief 1979)
- Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
- Inventaire du patrimoine monumental de la Belgique. Bruxelles Pentagone (1989-1993)
- Inventaire des ascenseurs historiques (Homegrade - DPC)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Technique Par intérêt technique d’un bien, on entend l’utilisation précoce d’un matériau ou d’une technique particulière (ingénierie) ; les bâtiments d’importance structurelle ou technologique ; une prouesse d’ingénierie ou une innovation technologique ; les témoignages de méthodes de construction obsolètes (archéologie industrielle). Dans certains cas, cet intérêt peut être lié à l’intérêt scientifique (par exemple des vestiges archéologiques).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2016
id
Urban : 30519
Description
PavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. ne présentant à l’origine vers la rue
de la RégenceEnv. 1715 - années
1740.
Le style Régence est un style de transition (env. 1715-1730, à Bruxelles
jusqu'aux années 1740) entre le baroque austère et classicisant de la période
Louis XIV et le rococo frivole de la période Louis XV. Ce style né en France doit
son nom à la régence de Philippe d'Orléans (1715-1723). Dans les Pays-Bas
méridionaux, cette période coïncide avec le début de la domination autrichienne
sous Charles VI.
Bien que le style Régence soit avant tout un style d'intérieur, il se manifeste
également dans l'architecture. Successeur du baroque classicisant, il conserve
les volumes somptueux, la symétrie et la structure puissante, mais sans la
rigueur de son prédécesseur. Les ordres classiques sont appliqués de manière
moins rigide et une plus grande attention est accordée à une décoration
raffinée.
Le style Régence se caractérise par le passage d'un style austère et formel à
un style ludique, dynamique et élégant, souvent avec des lignes courbes, se
traduisant notamment par des fenêtres à arc surbaissée ou chantourné, qui
laissent entrer davantage de lumière. La symétrie est conservée, contrairement
au rococo ultérieur. La décoration devient plus légère et plus raffinée, avec
des motifs tels que des coquillages, des palmettes et parfois des mascarons.
À Bruxelles, on trouve parfois des touches de style Régence, comme un portique
ajouté à une maison plus ancienne. que trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. Construit, après l’achat de l’hôtel de Merode
en 1780, par la corporation des Brasseurs, il était en partie destiné au
ministre de France, le comte d’Adhémar et de Montfalcon. J.B.V. Barré en conçu
la disposition intérieure. Sous la Régime français, il fut divisé en deux et
vendu à des particuliers en tant que bien national.
Bâtiment gauche (trois travées). Comprenait jadis une cour intérieure et, vers la rue de la RégenceEnv. 1715 - années 1740. Le style Régence est un style de transition (env. 1715-1730, à Bruxelles jusqu'aux années 1740) entre le baroque austère et classicisant de la période Louis XIV et le rococo frivole de la période Louis XV. Ce style né en France doit son nom à la régence de Philippe d'Orléans (1715-1723). Dans les Pays-Bas méridionaux, cette période coïncide avec le début de la domination autrichienne sous Charles VI. Bien que le style Régence soit avant tout un style d'intérieur, il se manifeste également dans l'architecture. Successeur du baroque classicisant, il conserve les volumes somptueux, la symétrie et la structure puissante, mais sans la rigueur de son prédécesseur. Les ordres classiques sont appliqués de manière moins rigide et une plus grande attention est accordée à une décoration raffinée. Le style Régence se caractérise par le passage d'un style austère et formel à un style ludique, dynamique et élégant, souvent avec des lignes courbes, se traduisant notamment par des fenêtres à arc surbaissée ou chantourné, qui laissent entrer davantage de lumière. La symétrie est conservée, contrairement au rococo ultérieur. La décoration devient plus légère et plus raffinée, avec des motifs tels que des coquillages, des palmettes et parfois des mascarons. À Bruxelles, on trouve parfois des touches de style Régence, comme un portique ajouté à une maison plus ancienne. — d’après d’anciennes photos — une façade d’un niveau et cinq travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., avec porte cochère centrale et pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. sommés de vases, dotée dans les deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. gauche d’un deuxième niveau légèrement en retrait, rythmé de lésènesLes lésènes sont des jambes saillantes en répétition sur un mur, réunies par un arc ou par une frise d’arceaux. Ce couronnement d’arc ou d’arceaux distingue la lésène du pilastre., formant la façade latérale d’une annexe parallèle; trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. droite exhaussées, selon permis de bâtir de 1838, d’un niveau peu élevé conçu comme une galerieUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. simulant une tente. Bâtiment vers la place Royale transformé intérieurement en 1909 pour la « Compagnie des Indes » et en 1912-1913 pour la « Taverne de la RégenceEnv. 1715 - années 1740. Le style Régence est un style de transition (env. 1715-1730, à Bruxelles jusqu'aux années 1740) entre le baroque austère et classicisant de la période Louis XIV et le rococo frivole de la période Louis XV. Ce style né en France doit son nom à la régence de Philippe d'Orléans (1715-1723). Dans les Pays-Bas méridionaux, cette période coïncide avec le début de la domination autrichienne sous Charles VI. Bien que le style Régence soit avant tout un style d'intérieur, il se manifeste également dans l'architecture. Successeur du baroque classicisant, il conserve les volumes somptueux, la symétrie et la structure puissante, mais sans la rigueur de son prédécesseur. Les ordres classiques sont appliqués de manière moins rigide et une plus grande attention est accordée à une décoration raffinée. Le style Régence se caractérise par le passage d'un style austère et formel à un style ludique, dynamique et élégant, souvent avec des lignes courbes, se traduisant notamment par des fenêtres à arc surbaissée ou chantourné, qui laissent entrer davantage de lumière. La symétrie est conservée, contrairement au rococo ultérieur. La décoration devient plus légère et plus raffinée, avec des motifs tels que des coquillages, des palmettes et parfois des mascarons. À Bruxelles, on trouve parfois des touches de style Régence, comme un portique ajouté à une maison plus ancienne. ». En 1928, agrandissement des arrières pour la « Société de Textile Africaine », sur les plans des architectes G.C. Veraart et E. Richir : ajout de six travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d’ordonnance identique, également dotées d’une balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. et d’une entrée principale sous balcon ; devient ainsi un vaste bâtiment de plan rectangulaire sous toit mansardéUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson., la nouvelle construction cachant une ossature en béton et un imposant escalier d’allure Art Déco, en marbre et granitoMatériau composé de mortier et de pierres colorées concassées présentant, après polissage, l’aspect d’un granit..
Bâtiment droite (quatre travées). Comprenait au XIXe siècle une cour intérieure; à l’arrière, une resserre et des écuries et, vers la rue du Musée, une annexe d’un niveau et deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., surélevée d’un niveau et allongée d’une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. selon un permis de bâtir de 1880 (état actuel). Profonde transformation pour « The Gresham Life Assurance » sur les plans de l’architecte Léon Govaerts et d’après des permis de bâtir de 1900-1901 : à l’arrière, construction d’une annexe de trois niveaux plus entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée., surélevée d’un niveau et d’un étage de mansardesUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson.. Outre l’aménagement de l’intérieur du pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. de la place Royale au rez-de-chaussée et aux étages, rénovation de l’entrée en style Art nouveauPériode : 1890 – 1914 L’Art nouveau est un mouvement artistique qui se développe en Europe principalement entre 1890 et 1910, et manifeste une volonté de rupture avec les styles historiques et l’art académique du XIXe siècle. En Belgique, on situe la naissance de l’Art nouveau à Bruxelles en 1893 avec la construction de l’Hôtel Tassel de Victor Horta (1861-1947) et de la maison personnelle de Paul Hankar (1859-1901). Abandonnant la typologie traditionnelle des trois pièces en enfilade, Horta évide le centre de la maison pour y amener la lumière du jour et, à partir de là, éclate l’espace intérieur. Il développe une esthétique librement inspirée de la flore à laquelle Hankar répond par un langage formel géométrique recherchant davantage les effets colorés procurés par les matériaux et le traitement varié des matières. À partir de ces deux exemples se déclineront deux courants : l’un inspiré du monde végétal avec des lignes courbes et organiques ; l’autre d’inspiration géométrique, au vocabulaire formel plus raide et répétitif. L’Art nouveau s’applique à des programmes très variés (maisons bourgeoises et hôtels de maître, établissements scolaires, logement social, commerces). D’abord conçu pour une bourgeoisie aisée progressiste, le style Art nouveau se démocratise rapidement et devient le vocabulaire à la mode d’une nouvelle génération d’architectes qui met moins l’accent sur la complexité intérieure que sur les façades. L’assouplissement de la structure intérieure de la maison conduit à une organisation plus libre de la façade percée de fenêtres de formes variées, rehaussée de bow-windows, de loggias, de balcons et dont l’aspect se voit modifié par l’introduction de nouveaux matériaux : briques émaillées colorées, mosaïques, céramiques décoratives, colonnettes et linteaux métalliques. L’esprit Art nouveau se limite ainsi souvent à s’intégrer à l’éclectisme au travers des détails décoratifs particulièrement soignés (sgraffites, vitraux, ferronneries, dessin de châssis ou d’un arc de baie). : remarquable vestibule avec escalier central de plan courbe en marbre de Carrare; de part et d’autre, vitrages bombés à vitraux colorés décorés de motifs floraux sur panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. d’allège à sgraffitesTechnique de décoration murale consistant à recouvrir d’une mince couche d’enduit clair une première couche de ton sombre. Un dessin est ensuite créé en grattant partiellement l’enduit clair, alors qu’il est encore frais, pour mettre à jour l’enduit foncé sous-jacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. En outre, la couche d’enduit clair peut être mise en couleur.; beaux sol en mosaïque et cage d’ascenseur; près du guichet, escalier ajouté en 1911. Plaque commémorative — jadis encadrée d’un décor stuquéLe stuc est un enduit à base de chaux ou de plâtre et de colle, soit poli et imitant le marbre, soit mat, sculpté et mouluré. — portant la date de fondation et un portrait de Th. Gresham (1519-1579), conseiller financier d’Henri VIII et fondateur de la « Royal Exchange ». Ailleurs subsistent des fragments de la décoration intérieure d’origine, comme des encadrements ou des plafonds stuquésLe stuc est un enduit à base de chaux ou de plâtre et de colle, soit poli et imitant le marbre, soit mat, sculpté et mouluré..
Depuis les années 1965-1967, bâtiments occupés tous deux par le Musée d’Art Ancien et rénovation globale du Musée (voir rue de la RégenceEnv. 1715 - années 1740. Le style Régence est un style de transition (env. 1715-1730, à Bruxelles jusqu'aux années 1740) entre le baroque austère et classicisant de la période Louis XIV et le rococo frivole de la période Louis XV. Ce style né en France doit son nom à la régence de Philippe d'Orléans (1715-1723). Dans les Pays-Bas méridionaux, cette période coïncide avec le début de la domination autrichienne sous Charles VI. Bien que le style Régence soit avant tout un style d'intérieur, il se manifeste également dans l'architecture. Successeur du baroque classicisant, il conserve les volumes somptueux, la symétrie et la structure puissante, mais sans la rigueur de son prédécesseur. Les ordres classiques sont appliqués de manière moins rigide et une plus grande attention est accordée à une décoration raffinée. Le style Régence se caractérise par le passage d'un style austère et formel à un style ludique, dynamique et élégant, souvent avec des lignes courbes, se traduisant notamment par des fenêtres à arc surbaissée ou chantourné, qui laissent entrer davantage de lumière. La symétrie est conservée, contrairement au rococo ultérieur. La décoration devient plus légère et plus raffinée, avec des motifs tels que des coquillages, des palmettes et parfois des mascarons. À Bruxelles, on trouve parfois des touches de style Régence, comme un portique ajouté à une maison plus ancienne., n° 3), conçue par les architectes E. de Felici et R. Delers.
Bâtiment gauche (trois travées). Comprenait jadis une cour intérieure et, vers la rue de la RégenceEnv. 1715 - années 1740. Le style Régence est un style de transition (env. 1715-1730, à Bruxelles jusqu'aux années 1740) entre le baroque austère et classicisant de la période Louis XIV et le rococo frivole de la période Louis XV. Ce style né en France doit son nom à la régence de Philippe d'Orléans (1715-1723). Dans les Pays-Bas méridionaux, cette période coïncide avec le début de la domination autrichienne sous Charles VI. Bien que le style Régence soit avant tout un style d'intérieur, il se manifeste également dans l'architecture. Successeur du baroque classicisant, il conserve les volumes somptueux, la symétrie et la structure puissante, mais sans la rigueur de son prédécesseur. Les ordres classiques sont appliqués de manière moins rigide et une plus grande attention est accordée à une décoration raffinée. Le style Régence se caractérise par le passage d'un style austère et formel à un style ludique, dynamique et élégant, souvent avec des lignes courbes, se traduisant notamment par des fenêtres à arc surbaissée ou chantourné, qui laissent entrer davantage de lumière. La symétrie est conservée, contrairement au rococo ultérieur. La décoration devient plus légère et plus raffinée, avec des motifs tels que des coquillages, des palmettes et parfois des mascarons. À Bruxelles, on trouve parfois des touches de style Régence, comme un portique ajouté à une maison plus ancienne. — d’après d’anciennes photos — une façade d’un niveau et cinq travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., avec porte cochère centrale et pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. sommés de vases, dotée dans les deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. gauche d’un deuxième niveau légèrement en retrait, rythmé de lésènesLes lésènes sont des jambes saillantes en répétition sur un mur, réunies par un arc ou par une frise d’arceaux. Ce couronnement d’arc ou d’arceaux distingue la lésène du pilastre., formant la façade latérale d’une annexe parallèle; trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. droite exhaussées, selon permis de bâtir de 1838, d’un niveau peu élevé conçu comme une galerieUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. simulant une tente. Bâtiment vers la place Royale transformé intérieurement en 1909 pour la « Compagnie des Indes » et en 1912-1913 pour la « Taverne de la RégenceEnv. 1715 - années 1740. Le style Régence est un style de transition (env. 1715-1730, à Bruxelles jusqu'aux années 1740) entre le baroque austère et classicisant de la période Louis XIV et le rococo frivole de la période Louis XV. Ce style né en France doit son nom à la régence de Philippe d'Orléans (1715-1723). Dans les Pays-Bas méridionaux, cette période coïncide avec le début de la domination autrichienne sous Charles VI. Bien que le style Régence soit avant tout un style d'intérieur, il se manifeste également dans l'architecture. Successeur du baroque classicisant, il conserve les volumes somptueux, la symétrie et la structure puissante, mais sans la rigueur de son prédécesseur. Les ordres classiques sont appliqués de manière moins rigide et une plus grande attention est accordée à une décoration raffinée. Le style Régence se caractérise par le passage d'un style austère et formel à un style ludique, dynamique et élégant, souvent avec des lignes courbes, se traduisant notamment par des fenêtres à arc surbaissée ou chantourné, qui laissent entrer davantage de lumière. La symétrie est conservée, contrairement au rococo ultérieur. La décoration devient plus légère et plus raffinée, avec des motifs tels que des coquillages, des palmettes et parfois des mascarons. À Bruxelles, on trouve parfois des touches de style Régence, comme un portique ajouté à une maison plus ancienne. ». En 1928, agrandissement des arrières pour la « Société de Textile Africaine », sur les plans des architectes G.C. Veraart et E. Richir : ajout de six travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d’ordonnance identique, également dotées d’une balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. et d’une entrée principale sous balcon ; devient ainsi un vaste bâtiment de plan rectangulaire sous toit mansardéUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson., la nouvelle construction cachant une ossature en béton et un imposant escalier d’allure Art Déco, en marbre et granitoMatériau composé de mortier et de pierres colorées concassées présentant, après polissage, l’aspect d’un granit..
Bâtiment droite (quatre travées). Comprenait au XIXe siècle une cour intérieure; à l’arrière, une resserre et des écuries et, vers la rue du Musée, une annexe d’un niveau et deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., surélevée d’un niveau et allongée d’une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. selon un permis de bâtir de 1880 (état actuel). Profonde transformation pour « The Gresham Life Assurance » sur les plans de l’architecte Léon Govaerts et d’après des permis de bâtir de 1900-1901 : à l’arrière, construction d’une annexe de trois niveaux plus entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée., surélevée d’un niveau et d’un étage de mansardesUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson.. Outre l’aménagement de l’intérieur du pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. de la place Royale au rez-de-chaussée et aux étages, rénovation de l’entrée en style Art nouveauPériode : 1890 – 1914 L’Art nouveau est un mouvement artistique qui se développe en Europe principalement entre 1890 et 1910, et manifeste une volonté de rupture avec les styles historiques et l’art académique du XIXe siècle. En Belgique, on situe la naissance de l’Art nouveau à Bruxelles en 1893 avec la construction de l’Hôtel Tassel de Victor Horta (1861-1947) et de la maison personnelle de Paul Hankar (1859-1901). Abandonnant la typologie traditionnelle des trois pièces en enfilade, Horta évide le centre de la maison pour y amener la lumière du jour et, à partir de là, éclate l’espace intérieur. Il développe une esthétique librement inspirée de la flore à laquelle Hankar répond par un langage formel géométrique recherchant davantage les effets colorés procurés par les matériaux et le traitement varié des matières. À partir de ces deux exemples se déclineront deux courants : l’un inspiré du monde végétal avec des lignes courbes et organiques ; l’autre d’inspiration géométrique, au vocabulaire formel plus raide et répétitif. L’Art nouveau s’applique à des programmes très variés (maisons bourgeoises et hôtels de maître, établissements scolaires, logement social, commerces). D’abord conçu pour une bourgeoisie aisée progressiste, le style Art nouveau se démocratise rapidement et devient le vocabulaire à la mode d’une nouvelle génération d’architectes qui met moins l’accent sur la complexité intérieure que sur les façades. L’assouplissement de la structure intérieure de la maison conduit à une organisation plus libre de la façade percée de fenêtres de formes variées, rehaussée de bow-windows, de loggias, de balcons et dont l’aspect se voit modifié par l’introduction de nouveaux matériaux : briques émaillées colorées, mosaïques, céramiques décoratives, colonnettes et linteaux métalliques. L’esprit Art nouveau se limite ainsi souvent à s’intégrer à l’éclectisme au travers des détails décoratifs particulièrement soignés (sgraffites, vitraux, ferronneries, dessin de châssis ou d’un arc de baie). : remarquable vestibule avec escalier central de plan courbe en marbre de Carrare; de part et d’autre, vitrages bombés à vitraux colorés décorés de motifs floraux sur panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. d’allège à sgraffitesTechnique de décoration murale consistant à recouvrir d’une mince couche d’enduit clair une première couche de ton sombre. Un dessin est ensuite créé en grattant partiellement l’enduit clair, alors qu’il est encore frais, pour mettre à jour l’enduit foncé sous-jacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. En outre, la couche d’enduit clair peut être mise en couleur.; beaux sol en mosaïque et cage d’ascenseur; près du guichet, escalier ajouté en 1911. Plaque commémorative — jadis encadrée d’un décor stuquéLe stuc est un enduit à base de chaux ou de plâtre et de colle, soit poli et imitant le marbre, soit mat, sculpté et mouluré. — portant la date de fondation et un portrait de Th. Gresham (1519-1579), conseiller financier d’Henri VIII et fondateur de la « Royal Exchange ». Ailleurs subsistent des fragments de la décoration intérieure d’origine, comme des encadrements ou des plafonds stuquésLe stuc est un enduit à base de chaux ou de plâtre et de colle, soit poli et imitant le marbre, soit mat, sculpté et mouluré..
Depuis les années 1965-1967, bâtiments occupés tous deux par le Musée d’Art Ancien et rénovation globale du Musée (voir rue de la RégenceEnv. 1715 - années 1740. Le style Régence est un style de transition (env. 1715-1730, à Bruxelles jusqu'aux années 1740) entre le baroque austère et classicisant de la période Louis XIV et le rococo frivole de la période Louis XV. Ce style né en France doit son nom à la régence de Philippe d'Orléans (1715-1723). Dans les Pays-Bas méridionaux, cette période coïncide avec le début de la domination autrichienne sous Charles VI. Bien que le style Régence soit avant tout un style d'intérieur, il se manifeste également dans l'architecture. Successeur du baroque classicisant, il conserve les volumes somptueux, la symétrie et la structure puissante, mais sans la rigueur de son prédécesseur. Les ordres classiques sont appliqués de manière moins rigide et une plus grande attention est accordée à une décoration raffinée. Le style Régence se caractérise par le passage d'un style austère et formel à un style ludique, dynamique et élégant, souvent avec des lignes courbes, se traduisant notamment par des fenêtres à arc surbaissée ou chantourné, qui laissent entrer davantage de lumière. La symétrie est conservée, contrairement au rococo ultérieur. La décoration devient plus légère et plus raffinée, avec des motifs tels que des coquillages, des palmettes et parfois des mascarons. À Bruxelles, on trouve parfois des touches de style Régence, comme un portique ajouté à une maison plus ancienne., n° 3), conçue par les architectes E. de Felici et R. Delers.
Sources
Archives
AVB/TP 20037 (1838), 2741 (1909), 5934 (1912-1913), 35791 (1928), 1355 (1880), 815 (1900-1901), 20638 (1911).
KCML, dossier 4478.
IRPA, clichés ACL 198897 B, 6749 E.
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