Région de Bruxelles-Capitale
Ancien hôtel Cohn-Donnay, aujourd'hui brasserie-restaurant l'Ultieme Hallucinatie
Rue Royale 316
Rue de la Poste 70
Typologie(s)
hôtel particulier
café/brasserie/taverne
café/brasserie/taverne
Intervenant(s)
Paul HAMESSE – architecte – 1904
INCONNU - ONBEKEND – 1841
Styles
Art nouveau
Néoclassicisme
Inventaire(s)
- Inventaire d'urgence du patrimoine architectural de l'agglomération bruxelloise (Sint-Lukasarchief 1979)
- Inventaire de l'architecture industrielle (AAM - 1980-1982)
- Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
- Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Saint-Josse-ten-Noode (DMS-DML - 1994-1997)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Scientifique L’intérêt scientifique est souvent reconnu dans le cas des sites naturels et des arbres. Dans le contexte d’un bien immobilier, il peut s’agir de la présence d’un élément (de construction) (matériau particulier, matériau expérimental, processus de construction ou composant) ou du témoin d’un espace spatio-structurel (urbanistique) dont la préservation devrait être envisagée à des fins de recherche scientifique. Dans le cas des sites et vestiges archéologiques, l’intérêt scientifique est reconnu en fonction du caractère exceptionnel des vestiges en termes d’ancienneté (par exemple la villa romaine de Jette), des conditions de conservation exceptionnelles (par exemple le site de l’ancien village d’Auderghem) ou de l’unicité des éléments (par exemple une charpente entièrement conservée) et constitue donc, à cet égard, une contribution scientifique exceptionnelle et de premier plan à la connaissance de notre passé urbain et préurbain.
- Technique Par intérêt technique d’un bien, on entend l’utilisation précoce d’un matériau ou d’une technique particulière (ingénierie) ; les bâtiments d’importance structurelle ou technologique ; une prouesse d’ingénierie ou une innovation technologique ; les témoignages de méthodes de construction obsolètes (archéologie industrielle). Dans certains cas, cet intérêt peut être lié à l’intérêt scientifique (par exemple des vestiges archéologiques).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
1993-1995
id
Urban : 10928
Description
Hôtel de maître érigé en 1841, de style néoclassiqueDe 1775 aux années 1840.
Le néoclassicisme - également appelé style Louis XVI en décoration intérieure,
en référence à Louis XVI - apparaît en France au cours de la seconde moitié du
XVIIIe siècle et se répand rapidement à travers l'Europe. À
Bruxelles, ce style couvre principalement la période allant de 1775 aux années
1840, même s'il continue de faire des apparitions jusqu'à la veille de la
Première Guerre mondiale.
Sur le plan typologique, le bâti du XVIIIe siècle se voit remplacé
par une façade qui compte trois à quatre niveaux à part entière. Outre les
extensions urbaines à grande échelle, les maisons existantes sont souvent
transformées en hôtels de maître néoclassiques que l’on dote d’une nouvelle
façade symétrique sous corniche. Ces façades répondent aux règles de proportion
de l'architecture antique et font parfois office de façade-écran, l’ancienne
structure portante intérieure étant conservée.
Le néoclassicisme trouve son fondement théorique dans un regain d'intérêt pour
l'Antiquité grecque et romaine, stimulé par les fouilles de Pompéi et
d'Herculanum et par la pratique culturelle du Grand Tour. Pendant le Siècle des
Lumières, on aspire à l'harmonie, à la simplicité, à la rationalité et à une
ornementation sobre, en réaction au baroque et au rococo.
Le style est plus qu'un langage des formes : il s'accompagne d'un
réaménagement rationnel de la ville (embellissement), où se conjuguent aspects
esthétiques, hygiéniques et pratiques. Le paysage urbain est caractérisé par
des rues droites, des perspectives et des façades uniformes. À Bruxelles, cela
conduit à une uniformisation poussée des façades crépies et peintes. À partir
de 1812, seules les teintes claires sont autorisées et à partir de 1818, la
ville impose l'utilisation de la couleur dite « pierre de France »,
contribuant ainsi à l'image de la ville « blanche » du XIXe
siècle.
La façade sous corniche enduite et peinte, souvent blanche ou de couleur
claire, parfois combinée avec de la pierre bleue ou blanche, est
caractéristique. Sa composition est strictement symétrique. Les baies sont
généralement rectangulaires, parfois sous arc surbaissé. Les arcs en plein
cintre sont utilisés pour mettre en valeur certains éléments, par exemple dans
une travée d'entrée. La façade est articulée horizontalement par des cordons et
surmontée d'une corniche en saillie, souvent pourvue de modillons et/ou de
moulures à redents. Avec la frise et l'architrave, cela forme l'entablement
d'inspiration classique.
Les éléments décoratifs, lorsqu'ils sont présents, font référence au langage
formel antique : pilastres, colonnes, frontons, triglyphes, médaillons,
guirlandes ou urnes. Néanmoins, de nombreuses façades, surtout au début du XIXe
siècle, sont remarquablement sobres. Les demeures les plus prestigieuses sont
dotées d'un balcon, initialement avec un garde-corps en fer forgé puis, à
partir du milieu du XIXe siècle, de plus en plus souvent en fonte.
À Bruxelles, le néoclassicisme est présent tant dans les projets urbanistiques
à grande échelle que dans les habitations particulières, les bâtiments publics
et l'architecture religieuse. Il contribue fortement à la cohérence et à
l'homogénéité du paysage urbain. Parmi les exemples de tels projets, citons la
place des Martyrs (anciennement place Saint-Michel, 1774-1776), le quartier
royal (1774-1782), la Place du Nouveau Marché aux Grains (1787), le quartier de
La Monnaie (1817-1822), la Place des Barricades (anciennement place d'Orange,
1825) et le Grand Hospice avec le quartier environnant (1827), ainsi que le
réaménagement des environs des anciennes portes de la ville.
Outre les maisons ordinaires et les hôtels de maître, ce style se prête
parfaitement aux bâtiments monumentaux et représentatifs, tels que les
institutions publiques et religieuses, les châteaux, les palais et les
académies. À Bruxelles, de nombreuses maisons anciennes sont également remises
au goût du jour : leur pignon est remplacé par une façade sous corniche
sobre et symétrique. Dans les centres des villages périphériques, le
néoclassicisme s'avère également particulièrement adapté à la construction ou à
la rénovation des habitations modestes, grâce à sa structure claire et à son
langage formel sobre.
Notons que dans la langue néerlandaise, on distingue le classicisme du XVIIIe
siècle (né sous l'Ancien Régime) et le néoclassicisme du début du XIXe
siècle, qui en découle progressivement. En français, le terme néoclassicisme
couvre les XVIIIe et XIXe siècles, le classicisme faisant
référence à l’architecture française des XVIe et XVIIe
siècles, puisant ses origines dans la Renaissance., comprenant annexe, écuries et remises vers la r. de la Poste, et ayant subi plusieurs transformations.
En 1877, modification de l'annexe se traduisant par l'ajout d'une fenêtre dans le grenier et la transformation des percements vers la r. de la Poste par l'arch. Ernest HENDRICKX. En 1878, exhaussement, ajout d'éléments de décor (vraisemblablement vers le jardin). En 1888, remplacement des fenêtres du r.d.ch. r. Royale.
En 1904, remarquable intervention touchant à la façade et à l'intérieur par l'arch. Paul HAMESSE en style Art nouveauPériode : 1890 – 1914 L’Art nouveau est un mouvement artistique qui se développe en Europe principalement entre 1890 et 1910, et manifeste une volonté de rupture avec les styles historiques et l’art académique du XIXe siècle. En Belgique, on situe la naissance de l’Art nouveau à Bruxelles en 1893 avec la construction de l’Hôtel Tassel de Victor Horta (1861-1947) et de la maison personnelle de Paul Hankar (1859-1901). Abandonnant la typologie traditionnelle des trois pièces en enfilade, Horta évide le centre de la maison pour y amener la lumière du jour et, à partir de là, éclate l’espace intérieur. Il développe une esthétique librement inspirée de la flore à laquelle Hankar répond par un langage formel géométrique recherchant davantage les effets colorés procurés par les matériaux et le traitement varié des matières. À partir de ces deux exemples se déclineront deux courants : l’un inspiré du monde végétal avec des lignes courbes et organiques ; l’autre d’inspiration géométrique, au vocabulaire formel plus raide et répétitif. L’Art nouveau s’applique à des programmes très variés (maisons bourgeoises et hôtels de maître, établissements scolaires, logement social, commerces). D’abord conçu pour une bourgeoisie aisée progressiste, le style Art nouveau se démocratise rapidement et devient le vocabulaire à la mode d’une nouvelle génération d’architectes qui met moins l’accent sur la complexité intérieure que sur les façades. L’assouplissement de la structure intérieure de la maison conduit à une organisation plus libre de la façade percée de fenêtres de formes variées, rehaussée de bow-windows, de loggias, de balcons et dont l’aspect se voit modifié par l’introduction de nouveaux matériaux : briques émaillées colorées, mosaïques, céramiques décoratives, colonnettes et linteaux métalliques. L’esprit Art nouveau se limite ainsi souvent à s’intégrer à l’éclectisme au travers des détails décoratifs particulièrement soignés (sgraffites, vitraux, ferronneries, dessin de châssis ou d’un arc de baie)., qui y aménage un mobilier « modern style » totalement intégré à l'architecture.
En façade, le balcon pris dans la cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. du r.d.ch. et devançant à l'origine les deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. axiales est remplacé par une imposante logetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. en menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. Art nouveauPériode : 1890 – 1914 L’Art nouveau est un mouvement artistique qui se développe en Europe principalement entre 1890 et 1910, et manifeste une volonté de rupture avec les styles historiques et l’art académique du XIXe siècle. En Belgique, on situe la naissance de l’Art nouveau à Bruxelles en 1893 avec la construction de l’Hôtel Tassel de Victor Horta (1861-1947) et de la maison personnelle de Paul Hankar (1859-1901). Abandonnant la typologie traditionnelle des trois pièces en enfilade, Horta évide le centre de la maison pour y amener la lumière du jour et, à partir de là, éclate l’espace intérieur. Il développe une esthétique librement inspirée de la flore à laquelle Hankar répond par un langage formel géométrique recherchant davantage les effets colorés procurés par les matériaux et le traitement varié des matières. À partir de ces deux exemples se déclineront deux courants : l’un inspiré du monde végétal avec des lignes courbes et organiques ; l’autre d’inspiration géométrique, au vocabulaire formel plus raide et répétitif. L’Art nouveau s’applique à des programmes très variés (maisons bourgeoises et hôtels de maître, établissements scolaires, logement social, commerces). D’abord conçu pour une bourgeoisie aisée progressiste, le style Art nouveau se démocratise rapidement et devient le vocabulaire à la mode d’une nouvelle génération d’architectes qui met moins l’accent sur la complexité intérieure que sur les façades. L’assouplissement de la structure intérieure de la maison conduit à une organisation plus libre de la façade percée de fenêtres de formes variées, rehaussée de bow-windows, de loggias, de balcons et dont l’aspect se voit modifié par l’introduction de nouveaux matériaux : briques émaillées colorées, mosaïques, céramiques décoratives, colonnettes et linteaux métalliques. L’esprit Art nouveau se limite ainsi souvent à s’intégrer à l’éclectisme au travers des détails décoratifs particulièrement soignés (sgraffites, vitraux, ferronneries, dessin de châssis ou d’un arc de baie). couronnée d'un balcon et les menuiseriesÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. sont renouvelées.

À l'arrière de l'hôtel, il aménage une galerieUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. vitrée longeant le mur dr. du jardin et conduisant vers une salle d'audition accolée au mur de l'annexe de la r. de la Poste. Vers la r. de la Poste également, les dépendances sont exhaussées pour le logement d'un niveau et un demi en « Schemmestein », mais la cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. et la lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. axiale d'origine sont conservées ; l'enduitL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. d'origine laisse place à un cimentage scandé de bandes de cimentEnduit de mortier de ciment type Portland, un matériau gris et très dur qui entre dans la composition du béton et du mortier moderne. « bleu » qui n'est act. plus visible. À l'intérieur, le r.d.ch. est repensé : il abrite la conciergerie, des stalles pour chevaux et des réserves. Exploitant au mieux la déclivité du terrain, une pente carrossable mène au sous-sol vers des remises à voitures situées sous le jardin de l'hôtel.
En 1980, l'immeuble est reconverti en brasserie-restaurant. L'intérieur est restauré et aménagé, dans le respect du style. À cette occasion, le jardin est couvert, afin d'abriter la brasserie, d'une toiture à structure métallique et montants apparents, intégrant des parties en bois et vitrées. La galerieUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. donnant accès aux dépendances sert judicieusement d'emplacement au bar, en face duquel un mur en rocailleRocaille. Ornement asymétrique en forme de coquillage déchiqueté, propre à l’architecture des styles rocaille et rococo ainsi qu’aux styles qui s’y réfèrent. La rocaille désigne également des constructions de jardin imitant des rochers ou des assemblages de rondins. Le style rocaille ou style Louis XV désigne l’interprétation française du style rococo. témoigne encore de l'aménagement originel du jardin. Le mobilier de brasserie, dont les sièges en bois sont d'anciennes banquettes de train, s'intègre naturellement dans le décor. Vers la r. de la Poste, au no 70, les écuries et remises sont converties en réserves et dancing, mais conservent leurs structures anc.
Façades et toitures, intérieur avec mobilier, pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. de musique et jardin d'hiverJardin d’hiver ou véranda. Largement vitré, adossé à la façade arrière d’un bâtiment, le jardin d’hiver constitue une pièce d’agrément où l’on profite l’hiver des rayons du soleil dans une atmosphère de plantes vertes. Contrairement à la serre dont il dérive, le jardin d’hiver est une pièce de vie. de l'anc. hôtel Cohn-Donnay classés par AG du 08.08.1988.
Élévation de quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. et trois niveaux de hauteur dégressive sous toiture mansardéeUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. à brisisUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. d'ardoises présentant une façade enduiteL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et peinte sur plintheAssise inférieure d’un soubassement ou soubassement de hauteur particulièrement réduite. de pierre bleue. Agencement classique des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rect. à chambranle à clefClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel., avec ou sans crossettesRessauts décoratifs situés aux angles d’un élément tel qu’un encadrement. aux étages et sous appuiAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas. continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées.. Dans l'axe, logetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. à menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. de bois peinte et dorée dont la couverture sert d'assiseRang d’éléments de même hauteur posés de niveau dans une maçonnerie. L’assise désigne également la plate-forme d’un balcon ou d'une logette, portée d’ordinaire par des consoles et sur laquelle repose le garde-corps. à un balcon à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. de style Art nouveauPériode : 1890 – 1914 L’Art nouveau est un mouvement artistique qui se développe en Europe principalement entre 1890 et 1910, et manifeste une volonté de rupture avec les styles historiques et l’art académique du XIXe siècle. En Belgique, on situe la naissance de l’Art nouveau à Bruxelles en 1893 avec la construction de l’Hôtel Tassel de Victor Horta (1861-1947) et de la maison personnelle de Paul Hankar (1859-1901). Abandonnant la typologie traditionnelle des trois pièces en enfilade, Horta évide le centre de la maison pour y amener la lumière du jour et, à partir de là, éclate l’espace intérieur. Il développe une esthétique librement inspirée de la flore à laquelle Hankar répond par un langage formel géométrique recherchant davantage les effets colorés procurés par les matériaux et le traitement varié des matières. À partir de ces deux exemples se déclineront deux courants : l’un inspiré du monde végétal avec des lignes courbes et organiques ; l’autre d’inspiration géométrique, au vocabulaire formel plus raide et répétitif. L’Art nouveau s’applique à des programmes très variés (maisons bourgeoises et hôtels de maître, établissements scolaires, logement social, commerces). D’abord conçu pour une bourgeoisie aisée progressiste, le style Art nouveau se démocratise rapidement et devient le vocabulaire à la mode d’une nouvelle génération d’architectes qui met moins l’accent sur la complexité intérieure que sur les façades. L’assouplissement de la structure intérieure de la maison conduit à une organisation plus libre de la façade percée de fenêtres de formes variées, rehaussée de bow-windows, de loggias, de balcons et dont l’aspect se voit modifié par l’introduction de nouveaux matériaux : briques émaillées colorées, mosaïques, céramiques décoratives, colonnettes et linteaux métalliques. L’esprit Art nouveau se limite ainsi souvent à s’intégrer à l’éclectisme au travers des détails décoratifs particulièrement soignés (sgraffites, vitraux, ferronneries, dessin de châssis ou d’un arc de baie).. À l'entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne., architraveMoulure inférieure de l’entablement, située sous la frise. à fasces et cache-boulinsTrou de boulin. Trou ménagé dans la maçonnerie, d’ordinaire dans l’entablement, afin d’y loger des boulins. Le boulin est une pièce de bois servant à accrocher un échafaudage à la façade. Le cache-boulin est le nom donné au couvercle qui ferme le trou de boulin. Celui-ci peut porter un décor comme une pointe de diamant, une étoile, une tête de lion, une rosace. discoïdes sous la cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. en bois. Dans la mansardeUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson., lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. alignées sur les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. des niveaux inférieurs, à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. et pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.. Au r.d.ch., châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. à guillotineUne fenêtre à guillotine est une fenêtre dont l’ouvrant coulisse dans une rainure verticale, évoquant ainsi une guillotine., intégrant dans le jour1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. des vitraux à motifs géométriques. Finition soignée, e.a. pour la poignée de porte intégrant la boîte aux lettres et les montants de la logetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade..

Intérieur : côté r. Royale, le r.d.ch. comprend, d'une part, un hall d'entrée avec escalier menant aux étages, suivi d'une salle de billard et d'une pièce réservée au jeu d'échecs et, d'autre part, deux salons et une salle à manger en enfilade. La décoration d'une exceptionnelle qualité est bien conservée. D'esprit Art nouveauPériode : 1890 – 1914 L’Art nouveau est un mouvement artistique qui se développe en Europe principalement entre 1890 et 1910, et manifeste une volonté de rupture avec les styles historiques et l’art académique du XIXe siècle. En Belgique, on situe la naissance de l’Art nouveau à Bruxelles en 1893 avec la construction de l’Hôtel Tassel de Victor Horta (1861-1947) et de la maison personnelle de Paul Hankar (1859-1901). Abandonnant la typologie traditionnelle des trois pièces en enfilade, Horta évide le centre de la maison pour y amener la lumière du jour et, à partir de là, éclate l’espace intérieur. Il développe une esthétique librement inspirée de la flore à laquelle Hankar répond par un langage formel géométrique recherchant davantage les effets colorés procurés par les matériaux et le traitement varié des matières. À partir de ces deux exemples se déclineront deux courants : l’un inspiré du monde végétal avec des lignes courbes et organiques ; l’autre d’inspiration géométrique, au vocabulaire formel plus raide et répétitif. L’Art nouveau s’applique à des programmes très variés (maisons bourgeoises et hôtels de maître, établissements scolaires, logement social, commerces). D’abord conçu pour une bourgeoisie aisée progressiste, le style Art nouveau se démocratise rapidement et devient le vocabulaire à la mode d’une nouvelle génération d’architectes qui met moins l’accent sur la complexité intérieure que sur les façades. L’assouplissement de la structure intérieure de la maison conduit à une organisation plus libre de la façade percée de fenêtres de formes variées, rehaussée de bow-windows, de loggias, de balcons et dont l’aspect se voit modifié par l’introduction de nouveaux matériaux : briques émaillées colorées, mosaïques, céramiques décoratives, colonnettes et linteaux métalliques. L’esprit Art nouveau se limite ainsi souvent à s’intégrer à l’éclectisme au travers des détails décoratifs particulièrement soignés (sgraffites, vitraux, ferronneries, dessin de châssis ou d’un arc de baie)., elle varie d'une pièce à l'autre, recourant tantôt à des formes géométriques pures, tantôt à une stylisation de formes empruntées à la nature.
Les influences les plus diverses sont perceptibles, en particulier celle de la Sécession viennoise1897 - env. 1914. La Sécession viennoise est un mouvement artistique et architectural autrichien qui s'étend à plusieurs villes européennes à partir de la fin du XIXe siècle. Un groupe d'artistes viennois progressistes, parmi lesquels Joseph Hoffmann, Joseph Maria Olbrich et le peintre Gustav Klimt, fonde ce mouvement dans le but de rompre avec les conventions artistiques traditionnelles. Ils aspirent à un art radical et moderne qui rassemble différentes disciplines, notamment l'architecture, la sculpture, la peinture, le mobilier et les arts appliqués. La Sécession viennoise s'inscrit dans la branche géométrique de l'Art nouveau et partage les mêmes fondements idéologiques de renouveau artistique et de rejet des styles historicistes. Ce mouvement se distingue par une grande exigence de qualité artisanale et par une position critique vis-à-vis de la production de masse. Le bâtiment y est souvent conçu comme une œuvre d’art totale (Gesamtkunstwerk), où architecture, aménagement intérieur, mobilier et décor s’unissent en un ensemble cohérent et harmonieux. Parmi ses caractéristiques figurent des motifs floraux stylisés, des lignes fluides, des compositions géométriques, des ornements abstraits, ainsi qu’un soin particulier accordé aux proportions et au rythme. Quelques bâtiments de ce style ont également été construits à Bruxelles. L'exemple le plus remarquable est le palais Stoclet conçu par Joseph Hoffmann (avenue de Tervueren) qui peut être considéré comme le manifeste du mouvement,. La plupart du temps, à Bruxelles, l’influence de la Sécession viennoise dans l’architecture résidentielle se manifeste de manière ponctuelle : elle se traduit surtout par des éléments décoratifs en façade et se combine fréquemment avec l’Art nouveau ou d’autres styles dits « néo ». pour le salon en façade, de goût néo-grec avec son imposante cheminée de marbre blanc veiné et sa friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de danseuses. Dans le petit salon central, dont les murs sont peints de motifs floraux stylisés, les boiseries laquées en blanc font songer à Mackintosh ; cheminée de marbre jaune de forme égyptisanteLe style néo-égyptien à Bruxelles fait partie des styles « néo » exotiques qui ont émergé au cours du XIXe siècle dans le cadre du discours orientaliste et éclectique. Tout comme le style d’inspiration mauresque, il témoigne non seulement d'une fascination pour le passé – comme la plupart des styles « néo » – mais aussi pour les cultures étrangères, perçues comme orientales. Contrairement à de nombreux autres styles « néo », celui-ci comporte en outre une dimension mystique et ésotérique prononcée, qui se manifeste entre autres par l'utilisation de symboles égyptiens dans les temples maçonniques. L'intérêt pour l'Égypte ancienne connaît en fait deux renaissances. Une première vague fait suite à l'expédition de Napoléon Bonaparte en Égypte (1798-1801) et à la publication de l'ouvrage colossal Description de l'Égypte (1809-1828). Au départ, cette fascination ne se traduit pas par un style néo-égyptien à part entière, mais par des motifs égyptisants intégrés au style Empire. Il s'agit donc d'une réinterprétation précoce et intégrée plutôt que d'un style « néo » à part entière. Une deuxième renaissance se manifeste à partir du milieu du XIXe siècle, lorsque le bonapartisme – sous Napoléon III – redevient socialement acceptable et que de nouvelles expéditions et campagnes archéologiques élargissent considérablement la connaissance de l'Égypte ancienne. C'est dans ce contexte que se développe le style néo-égyptien proprement dit. En Belgique, et plus particulièrement à Bruxelles, il reste rare et apparaît surtout de manière sporadique et décorative. Le style reste une forme d'expression marginale mais chargée de symbolisme, plus souvent utilisée dans un contexte funéraire, militaire ou représentatif que dans l'architecture à grande échelle. Il se caractérise par des volumes massifs et élévations fermées, des murs légèrement inclinés, des accès flanqués de pylônes, des chapiteaux en forme de lotus, de papyrus et de palmier, des colonnes égyptiennes avec des chapiteaux en forme de calice et des motifs décoratifs tels que des hiéroglyphes, des disques solaires ailés, des scarabées et des cartouches. La symétrie et la monumentalité occupent une place centrale, souvent renforcées par la polychromie ou l'utilisation de tons ocre et sable. À Bruxelles, il s'agit généralement d'intégrations de motifs égyptiens dans des ensembles néoclassiques, Art nouveau ou dans l’architecture funéraire où ils symbolisent l'éternité et la transcendance, en référence à l'Égypte comme berceau du culte des morts. On retrouve également des éléments égyptiens dans l'architecture des théâtres, la décoration intérieure (comme les cafés et les pavillons d'exposition) et dans le contexte maçonnique. Le style néo-égyptien à Bruxelles constitue ainsi une expression spécifique de l'éclectisme orientaliste, où se rejoignent connaissances archéologiques, imagination exotique et projection symbolique. Au XXe siècle, ce langage des formes perdure dans l'Art Déco, où les motifs égyptiens réapparaissent, entre autres dans les cinémas et dans les arts décoratifs de l'entre-deux-guerres.. Dans la salle à manger, plafond orné de fleurs et friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de paons, motifs repris dans les vitraux des portes séparant cette pièce de la salle de billard. Les murs de celle-ci sont ornés d'un motif d'influence viennoise : des arbres stylisés dont le feuillage s'inserre dans un rectangle. La salle de jeu d'échecs est éclairée par une large baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. - qui donnait autrefois sur le jardin - et un lanterneau garnis de vitraux à dessin géométrique.
Le hall au sol de mosaïque a ses murs peints de motifs géométriques intégrant des figures stylisées d'insecte. Un porte-manteau en bois rappelant Mackintosh intègre, surmonté d'un miroir, un cache-radiateur en cuivre montrant deux faisans affrontés. Trois autres cache-radiateurs de même facture ornés de deux pélicans ou d'un gros poisson se trouvent resp. dans la salle de billard et la salle à manger. Ils sont signés « RION ».
Mobilier d'origine, y compris les luminaires dont les formes variées s'harmonisent avec le style de chaque pièce. À noter à l'étage un « salon de poésie » incluant, dans un angle, un petit édifice en bois, sorte d'estrade couverte et bordée d'une fine balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. ; en façade, vaste salle dont la cheminée en marbre est fermée par une plaque en cuivre repoussé à motif de paon, de même facture que les cache-radiateurs du r.d.ch. ColonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. et pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. cannelésLes cannelures sont des canaux longs, parallèles et en répétition, ornant des pilastres ou des colonnes. à chapiteauCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre. ionique caractérisent le décor du salon de musique qu'on ne peut attribuer avec certitude à Paul HAMESSE.
R. de la Poste, se dresse sur trois niveaux plus un demi et trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., la façade cimentéeEnduit de mortier de ciment type Portland, un matériau gris et très dur qui entre dans la composition du béton et du mortier moderne. des dépendances. À dr., une entrée carrossable à porte à deux battants mène vers le sous-sol, les fenêtres des travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de g. sont rect. et grillées, celles des étages bombées. À l'intérieur on y remarque e.a. : le couvrement en briques à entrevous en berceau segmentaire à solives et poutres apparentes sur colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. de fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion., la pente carrossable, le mobilier en bois des réserves.
En 1877, modification de l'annexe se traduisant par l'ajout d'une fenêtre dans le grenier et la transformation des percements vers la r. de la Poste par l'arch. Ernest HENDRICKX. En 1878, exhaussement, ajout d'éléments de décor (vraisemblablement vers le jardin). En 1888, remplacement des fenêtres du r.d.ch. r. Royale.
En 1904, remarquable intervention touchant à la façade et à l'intérieur par l'arch. Paul HAMESSE en style Art nouveauPériode : 1890 – 1914 L’Art nouveau est un mouvement artistique qui se développe en Europe principalement entre 1890 et 1910, et manifeste une volonté de rupture avec les styles historiques et l’art académique du XIXe siècle. En Belgique, on situe la naissance de l’Art nouveau à Bruxelles en 1893 avec la construction de l’Hôtel Tassel de Victor Horta (1861-1947) et de la maison personnelle de Paul Hankar (1859-1901). Abandonnant la typologie traditionnelle des trois pièces en enfilade, Horta évide le centre de la maison pour y amener la lumière du jour et, à partir de là, éclate l’espace intérieur. Il développe une esthétique librement inspirée de la flore à laquelle Hankar répond par un langage formel géométrique recherchant davantage les effets colorés procurés par les matériaux et le traitement varié des matières. À partir de ces deux exemples se déclineront deux courants : l’un inspiré du monde végétal avec des lignes courbes et organiques ; l’autre d’inspiration géométrique, au vocabulaire formel plus raide et répétitif. L’Art nouveau s’applique à des programmes très variés (maisons bourgeoises et hôtels de maître, établissements scolaires, logement social, commerces). D’abord conçu pour une bourgeoisie aisée progressiste, le style Art nouveau se démocratise rapidement et devient le vocabulaire à la mode d’une nouvelle génération d’architectes qui met moins l’accent sur la complexité intérieure que sur les façades. L’assouplissement de la structure intérieure de la maison conduit à une organisation plus libre de la façade percée de fenêtres de formes variées, rehaussée de bow-windows, de loggias, de balcons et dont l’aspect se voit modifié par l’introduction de nouveaux matériaux : briques émaillées colorées, mosaïques, céramiques décoratives, colonnettes et linteaux métalliques. L’esprit Art nouveau se limite ainsi souvent à s’intégrer à l’éclectisme au travers des détails décoratifs particulièrement soignés (sgraffites, vitraux, ferronneries, dessin de châssis ou d’un arc de baie)., qui y aménage un mobilier « modern style » totalement intégré à l'architecture.
En façade, le balcon pris dans la cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. du r.d.ch. et devançant à l'origine les deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. axiales est remplacé par une imposante logetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. en menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. Art nouveauPériode : 1890 – 1914 L’Art nouveau est un mouvement artistique qui se développe en Europe principalement entre 1890 et 1910, et manifeste une volonté de rupture avec les styles historiques et l’art académique du XIXe siècle. En Belgique, on situe la naissance de l’Art nouveau à Bruxelles en 1893 avec la construction de l’Hôtel Tassel de Victor Horta (1861-1947) et de la maison personnelle de Paul Hankar (1859-1901). Abandonnant la typologie traditionnelle des trois pièces en enfilade, Horta évide le centre de la maison pour y amener la lumière du jour et, à partir de là, éclate l’espace intérieur. Il développe une esthétique librement inspirée de la flore à laquelle Hankar répond par un langage formel géométrique recherchant davantage les effets colorés procurés par les matériaux et le traitement varié des matières. À partir de ces deux exemples se déclineront deux courants : l’un inspiré du monde végétal avec des lignes courbes et organiques ; l’autre d’inspiration géométrique, au vocabulaire formel plus raide et répétitif. L’Art nouveau s’applique à des programmes très variés (maisons bourgeoises et hôtels de maître, établissements scolaires, logement social, commerces). D’abord conçu pour une bourgeoisie aisée progressiste, le style Art nouveau se démocratise rapidement et devient le vocabulaire à la mode d’une nouvelle génération d’architectes qui met moins l’accent sur la complexité intérieure que sur les façades. L’assouplissement de la structure intérieure de la maison conduit à une organisation plus libre de la façade percée de fenêtres de formes variées, rehaussée de bow-windows, de loggias, de balcons et dont l’aspect se voit modifié par l’introduction de nouveaux matériaux : briques émaillées colorées, mosaïques, céramiques décoratives, colonnettes et linteaux métalliques. L’esprit Art nouveau se limite ainsi souvent à s’intégrer à l’éclectisme au travers des détails décoratifs particulièrement soignés (sgraffites, vitraux, ferronneries, dessin de châssis ou d’un arc de baie). couronnée d'un balcon et les menuiseriesÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. sont renouvelées.
À l'arrière de l'hôtel, il aménage une galerieUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. vitrée longeant le mur dr. du jardin et conduisant vers une salle d'audition accolée au mur de l'annexe de la r. de la Poste. Vers la r. de la Poste également, les dépendances sont exhaussées pour le logement d'un niveau et un demi en « Schemmestein », mais la cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. et la lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. axiale d'origine sont conservées ; l'enduitL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. d'origine laisse place à un cimentage scandé de bandes de cimentEnduit de mortier de ciment type Portland, un matériau gris et très dur qui entre dans la composition du béton et du mortier moderne. « bleu » qui n'est act. plus visible. À l'intérieur, le r.d.ch. est repensé : il abrite la conciergerie, des stalles pour chevaux et des réserves. Exploitant au mieux la déclivité du terrain, une pente carrossable mène au sous-sol vers des remises à voitures situées sous le jardin de l'hôtel.
En 1980, l'immeuble est reconverti en brasserie-restaurant. L'intérieur est restauré et aménagé, dans le respect du style. À cette occasion, le jardin est couvert, afin d'abriter la brasserie, d'une toiture à structure métallique et montants apparents, intégrant des parties en bois et vitrées. La galerieUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. donnant accès aux dépendances sert judicieusement d'emplacement au bar, en face duquel un mur en rocailleRocaille. Ornement asymétrique en forme de coquillage déchiqueté, propre à l’architecture des styles rocaille et rococo ainsi qu’aux styles qui s’y réfèrent. La rocaille désigne également des constructions de jardin imitant des rochers ou des assemblages de rondins. Le style rocaille ou style Louis XV désigne l’interprétation française du style rococo. témoigne encore de l'aménagement originel du jardin. Le mobilier de brasserie, dont les sièges en bois sont d'anciennes banquettes de train, s'intègre naturellement dans le décor. Vers la r. de la Poste, au no 70, les écuries et remises sont converties en réserves et dancing, mais conservent leurs structures anc.
Façades et toitures, intérieur avec mobilier, pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. de musique et jardin d'hiverJardin d’hiver ou véranda. Largement vitré, adossé à la façade arrière d’un bâtiment, le jardin d’hiver constitue une pièce d’agrément où l’on profite l’hiver des rayons du soleil dans une atmosphère de plantes vertes. Contrairement à la serre dont il dérive, le jardin d’hiver est une pièce de vie. de l'anc. hôtel Cohn-Donnay classés par AG du 08.08.1988.
Élévation de quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. et trois niveaux de hauteur dégressive sous toiture mansardéeUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. à brisisUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. d'ardoises présentant une façade enduiteL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et peinte sur plintheAssise inférieure d’un soubassement ou soubassement de hauteur particulièrement réduite. de pierre bleue. Agencement classique des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rect. à chambranle à clefClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel., avec ou sans crossettesRessauts décoratifs situés aux angles d’un élément tel qu’un encadrement. aux étages et sous appuiAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas. continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées.. Dans l'axe, logetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. à menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. de bois peinte et dorée dont la couverture sert d'assiseRang d’éléments de même hauteur posés de niveau dans une maçonnerie. L’assise désigne également la plate-forme d’un balcon ou d'une logette, portée d’ordinaire par des consoles et sur laquelle repose le garde-corps. à un balcon à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. de style Art nouveauPériode : 1890 – 1914 L’Art nouveau est un mouvement artistique qui se développe en Europe principalement entre 1890 et 1910, et manifeste une volonté de rupture avec les styles historiques et l’art académique du XIXe siècle. En Belgique, on situe la naissance de l’Art nouveau à Bruxelles en 1893 avec la construction de l’Hôtel Tassel de Victor Horta (1861-1947) et de la maison personnelle de Paul Hankar (1859-1901). Abandonnant la typologie traditionnelle des trois pièces en enfilade, Horta évide le centre de la maison pour y amener la lumière du jour et, à partir de là, éclate l’espace intérieur. Il développe une esthétique librement inspirée de la flore à laquelle Hankar répond par un langage formel géométrique recherchant davantage les effets colorés procurés par les matériaux et le traitement varié des matières. À partir de ces deux exemples se déclineront deux courants : l’un inspiré du monde végétal avec des lignes courbes et organiques ; l’autre d’inspiration géométrique, au vocabulaire formel plus raide et répétitif. L’Art nouveau s’applique à des programmes très variés (maisons bourgeoises et hôtels de maître, établissements scolaires, logement social, commerces). D’abord conçu pour une bourgeoisie aisée progressiste, le style Art nouveau se démocratise rapidement et devient le vocabulaire à la mode d’une nouvelle génération d’architectes qui met moins l’accent sur la complexité intérieure que sur les façades. L’assouplissement de la structure intérieure de la maison conduit à une organisation plus libre de la façade percée de fenêtres de formes variées, rehaussée de bow-windows, de loggias, de balcons et dont l’aspect se voit modifié par l’introduction de nouveaux matériaux : briques émaillées colorées, mosaïques, céramiques décoratives, colonnettes et linteaux métalliques. L’esprit Art nouveau se limite ainsi souvent à s’intégrer à l’éclectisme au travers des détails décoratifs particulièrement soignés (sgraffites, vitraux, ferronneries, dessin de châssis ou d’un arc de baie).. À l'entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne., architraveMoulure inférieure de l’entablement, située sous la frise. à fasces et cache-boulinsTrou de boulin. Trou ménagé dans la maçonnerie, d’ordinaire dans l’entablement, afin d’y loger des boulins. Le boulin est une pièce de bois servant à accrocher un échafaudage à la façade. Le cache-boulin est le nom donné au couvercle qui ferme le trou de boulin. Celui-ci peut porter un décor comme une pointe de diamant, une étoile, une tête de lion, une rosace. discoïdes sous la cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. en bois. Dans la mansardeUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson., lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. alignées sur les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. des niveaux inférieurs, à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. et pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.. Au r.d.ch., châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. à guillotineUne fenêtre à guillotine est une fenêtre dont l’ouvrant coulisse dans une rainure verticale, évoquant ainsi une guillotine., intégrant dans le jour1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. des vitraux à motifs géométriques. Finition soignée, e.a. pour la poignée de porte intégrant la boîte aux lettres et les montants de la logetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade..
Intérieur : côté r. Royale, le r.d.ch. comprend, d'une part, un hall d'entrée avec escalier menant aux étages, suivi d'une salle de billard et d'une pièce réservée au jeu d'échecs et, d'autre part, deux salons et une salle à manger en enfilade. La décoration d'une exceptionnelle qualité est bien conservée. D'esprit Art nouveauPériode : 1890 – 1914 L’Art nouveau est un mouvement artistique qui se développe en Europe principalement entre 1890 et 1910, et manifeste une volonté de rupture avec les styles historiques et l’art académique du XIXe siècle. En Belgique, on situe la naissance de l’Art nouveau à Bruxelles en 1893 avec la construction de l’Hôtel Tassel de Victor Horta (1861-1947) et de la maison personnelle de Paul Hankar (1859-1901). Abandonnant la typologie traditionnelle des trois pièces en enfilade, Horta évide le centre de la maison pour y amener la lumière du jour et, à partir de là, éclate l’espace intérieur. Il développe une esthétique librement inspirée de la flore à laquelle Hankar répond par un langage formel géométrique recherchant davantage les effets colorés procurés par les matériaux et le traitement varié des matières. À partir de ces deux exemples se déclineront deux courants : l’un inspiré du monde végétal avec des lignes courbes et organiques ; l’autre d’inspiration géométrique, au vocabulaire formel plus raide et répétitif. L’Art nouveau s’applique à des programmes très variés (maisons bourgeoises et hôtels de maître, établissements scolaires, logement social, commerces). D’abord conçu pour une bourgeoisie aisée progressiste, le style Art nouveau se démocratise rapidement et devient le vocabulaire à la mode d’une nouvelle génération d’architectes qui met moins l’accent sur la complexité intérieure que sur les façades. L’assouplissement de la structure intérieure de la maison conduit à une organisation plus libre de la façade percée de fenêtres de formes variées, rehaussée de bow-windows, de loggias, de balcons et dont l’aspect se voit modifié par l’introduction de nouveaux matériaux : briques émaillées colorées, mosaïques, céramiques décoratives, colonnettes et linteaux métalliques. L’esprit Art nouveau se limite ainsi souvent à s’intégrer à l’éclectisme au travers des détails décoratifs particulièrement soignés (sgraffites, vitraux, ferronneries, dessin de châssis ou d’un arc de baie)., elle varie d'une pièce à l'autre, recourant tantôt à des formes géométriques pures, tantôt à une stylisation de formes empruntées à la nature.
Les influences les plus diverses sont perceptibles, en particulier celle de la Sécession viennoise1897 - env. 1914. La Sécession viennoise est un mouvement artistique et architectural autrichien qui s'étend à plusieurs villes européennes à partir de la fin du XIXe siècle. Un groupe d'artistes viennois progressistes, parmi lesquels Joseph Hoffmann, Joseph Maria Olbrich et le peintre Gustav Klimt, fonde ce mouvement dans le but de rompre avec les conventions artistiques traditionnelles. Ils aspirent à un art radical et moderne qui rassemble différentes disciplines, notamment l'architecture, la sculpture, la peinture, le mobilier et les arts appliqués. La Sécession viennoise s'inscrit dans la branche géométrique de l'Art nouveau et partage les mêmes fondements idéologiques de renouveau artistique et de rejet des styles historicistes. Ce mouvement se distingue par une grande exigence de qualité artisanale et par une position critique vis-à-vis de la production de masse. Le bâtiment y est souvent conçu comme une œuvre d’art totale (Gesamtkunstwerk), où architecture, aménagement intérieur, mobilier et décor s’unissent en un ensemble cohérent et harmonieux. Parmi ses caractéristiques figurent des motifs floraux stylisés, des lignes fluides, des compositions géométriques, des ornements abstraits, ainsi qu’un soin particulier accordé aux proportions et au rythme. Quelques bâtiments de ce style ont également été construits à Bruxelles. L'exemple le plus remarquable est le palais Stoclet conçu par Joseph Hoffmann (avenue de Tervueren) qui peut être considéré comme le manifeste du mouvement,. La plupart du temps, à Bruxelles, l’influence de la Sécession viennoise dans l’architecture résidentielle se manifeste de manière ponctuelle : elle se traduit surtout par des éléments décoratifs en façade et se combine fréquemment avec l’Art nouveau ou d’autres styles dits « néo ». pour le salon en façade, de goût néo-grec avec son imposante cheminée de marbre blanc veiné et sa friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de danseuses. Dans le petit salon central, dont les murs sont peints de motifs floraux stylisés, les boiseries laquées en blanc font songer à Mackintosh ; cheminée de marbre jaune de forme égyptisanteLe style néo-égyptien à Bruxelles fait partie des styles « néo » exotiques qui ont émergé au cours du XIXe siècle dans le cadre du discours orientaliste et éclectique. Tout comme le style d’inspiration mauresque, il témoigne non seulement d'une fascination pour le passé – comme la plupart des styles « néo » – mais aussi pour les cultures étrangères, perçues comme orientales. Contrairement à de nombreux autres styles « néo », celui-ci comporte en outre une dimension mystique et ésotérique prononcée, qui se manifeste entre autres par l'utilisation de symboles égyptiens dans les temples maçonniques. L'intérêt pour l'Égypte ancienne connaît en fait deux renaissances. Une première vague fait suite à l'expédition de Napoléon Bonaparte en Égypte (1798-1801) et à la publication de l'ouvrage colossal Description de l'Égypte (1809-1828). Au départ, cette fascination ne se traduit pas par un style néo-égyptien à part entière, mais par des motifs égyptisants intégrés au style Empire. Il s'agit donc d'une réinterprétation précoce et intégrée plutôt que d'un style « néo » à part entière. Une deuxième renaissance se manifeste à partir du milieu du XIXe siècle, lorsque le bonapartisme – sous Napoléon III – redevient socialement acceptable et que de nouvelles expéditions et campagnes archéologiques élargissent considérablement la connaissance de l'Égypte ancienne. C'est dans ce contexte que se développe le style néo-égyptien proprement dit. En Belgique, et plus particulièrement à Bruxelles, il reste rare et apparaît surtout de manière sporadique et décorative. Le style reste une forme d'expression marginale mais chargée de symbolisme, plus souvent utilisée dans un contexte funéraire, militaire ou représentatif que dans l'architecture à grande échelle. Il se caractérise par des volumes massifs et élévations fermées, des murs légèrement inclinés, des accès flanqués de pylônes, des chapiteaux en forme de lotus, de papyrus et de palmier, des colonnes égyptiennes avec des chapiteaux en forme de calice et des motifs décoratifs tels que des hiéroglyphes, des disques solaires ailés, des scarabées et des cartouches. La symétrie et la monumentalité occupent une place centrale, souvent renforcées par la polychromie ou l'utilisation de tons ocre et sable. À Bruxelles, il s'agit généralement d'intégrations de motifs égyptiens dans des ensembles néoclassiques, Art nouveau ou dans l’architecture funéraire où ils symbolisent l'éternité et la transcendance, en référence à l'Égypte comme berceau du culte des morts. On retrouve également des éléments égyptiens dans l'architecture des théâtres, la décoration intérieure (comme les cafés et les pavillons d'exposition) et dans le contexte maçonnique. Le style néo-égyptien à Bruxelles constitue ainsi une expression spécifique de l'éclectisme orientaliste, où se rejoignent connaissances archéologiques, imagination exotique et projection symbolique. Au XXe siècle, ce langage des formes perdure dans l'Art Déco, où les motifs égyptiens réapparaissent, entre autres dans les cinémas et dans les arts décoratifs de l'entre-deux-guerres.. Dans la salle à manger, plafond orné de fleurs et friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de paons, motifs repris dans les vitraux des portes séparant cette pièce de la salle de billard. Les murs de celle-ci sont ornés d'un motif d'influence viennoise : des arbres stylisés dont le feuillage s'inserre dans un rectangle. La salle de jeu d'échecs est éclairée par une large baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. - qui donnait autrefois sur le jardin - et un lanterneau garnis de vitraux à dessin géométrique.
Le hall au sol de mosaïque a ses murs peints de motifs géométriques intégrant des figures stylisées d'insecte. Un porte-manteau en bois rappelant Mackintosh intègre, surmonté d'un miroir, un cache-radiateur en cuivre montrant deux faisans affrontés. Trois autres cache-radiateurs de même facture ornés de deux pélicans ou d'un gros poisson se trouvent resp. dans la salle de billard et la salle à manger. Ils sont signés « RION ».
Mobilier d'origine, y compris les luminaires dont les formes variées s'harmonisent avec le style de chaque pièce. À noter à l'étage un « salon de poésie » incluant, dans un angle, un petit édifice en bois, sorte d'estrade couverte et bordée d'une fine balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. ; en façade, vaste salle dont la cheminée en marbre est fermée par une plaque en cuivre repoussé à motif de paon, de même facture que les cache-radiateurs du r.d.ch. ColonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. et pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. cannelésLes cannelures sont des canaux longs, parallèles et en répétition, ornant des pilastres ou des colonnes. à chapiteauCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre. ionique caractérisent le décor du salon de musique qu'on ne peut attribuer avec certitude à Paul HAMESSE.
R. de la Poste, se dresse sur trois niveaux plus un demi et trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., la façade cimentéeEnduit de mortier de ciment type Portland, un matériau gris et très dur qui entre dans la composition du béton et du mortier moderne. des dépendances. À dr., une entrée carrossable à porte à deux battants mène vers le sous-sol, les fenêtres des travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de g. sont rect. et grillées, celles des étages bombées. À l'intérieur on y remarque e.a. : le couvrement en briques à entrevous en berceau segmentaire à solives et poutres apparentes sur colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. de fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion., la pente carrossable, le mobilier en bois des réserves.
Sources
Archives
ACSJ/Urb./TP 2056 (1877), 2203 (1878), 3509 (1888), 6716, 6770 (1904).
Ouvrages
DIERKENS-AUBRY, F., VANDENBREEDEN, J., Art Nouveau en Belgique. Architectures et intérieurs, Paris, Louvain-la-Neuve, 1991, pp. 205-207.
MESNIL, C., L'Art nouveau aujourd'hui à Bruxelles, Collet, Braine-l'Alleud, 1992, pp. 61-63.
Etude historique et matérielle de l'hôtel Cohn-Donnay et ses dépendances, Apeb asbl, 2014.
Périodiques
CELIS, M., Het herenhuis Cohn-Donnay in Sint-Joost-ten-Noode. Een binnenhuisinrichting van Paul Hamesse in M & L, 1, 1982, pp. 18-25.
MOUZELARD, Chr., L'ancien hôtel Cohn-Donnay. Un mobilier sur mesure in Bruxelles Patrimoine, 29, 2018, pp. 34-39.
Sites internet
Bruxelles, ville d'architectes - Paul Hamesse
https://collections.heritage.brussels/fr/institutions/74
ACSJ/Urb./TP 2056 (1877), 2203 (1878), 3509 (1888), 6716, 6770 (1904).
Ouvrages
DIERKENS-AUBRY, F., VANDENBREEDEN, J., Art Nouveau en Belgique. Architectures et intérieurs, Paris, Louvain-la-Neuve, 1991, pp. 205-207.
MESNIL, C., L'Art nouveau aujourd'hui à Bruxelles, Collet, Braine-l'Alleud, 1992, pp. 61-63.
Etude historique et matérielle de l'hôtel Cohn-Donnay et ses dépendances, Apeb asbl, 2014.
Périodiques
CELIS, M., Het herenhuis Cohn-Donnay in Sint-Joost-ten-Noode. Een binnenhuisinrichting van Paul Hamesse in M & L, 1, 1982, pp. 18-25.
MOUZELARD, Chr., L'ancien hôtel Cohn-Donnay. Un mobilier sur mesure in Bruxelles Patrimoine, 29, 2018, pp. 34-39.
Sites internet
Bruxelles, ville d'architectes - Paul Hamesse
https://collections.heritage.brussels/fr/institutions/74
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