La r. de la Poste relie la r. Botanique à la r. Rogier à Schaerbeek.

Si, comme l'affirment certains historiens, elle est un tronçon de l'anc. route de Cologne, elle est, dès la fin du Moyen Âge, réduite à un simple sentier appelé Manpat en 1432 et connu plus tard sous le nom de Zavelweg - chemin du sable. Avant la construction de la 2e enceinte, dans la seconde moitié du XIVe s., ce chemin rejoignait vraisemblablement la ville en empruntant le tracé de l'act. bd du Pachéco pour aboutir, au-delà de la 1re enceinte, à l'église Sainte-Gudule. Sur le plan de Deventer (1560), ce sentier est à peine visible. À la fin du XVIIe s., la construction d'un important ouvrage défensif à cornes devant la porte de Schaerbeek le fait dévier légèrement vers l'O. pour déboucher r. Verte (aujourd'hui r. Botanique). En 1812, on le retrouve sous le nom de chemin des Cerisiers.

Dès 1835, les deux 1ers tronçons de la rue, entre la r. Botanique et la r. Saint-François, sont largement bâtis. Le tronçon suivant le sera en partie dans les années 1840 et au début des années 1860, à l'exception du côté pair où aboutissaient les jardins des propriétés de la r. Royale. Signalons toutefois trois petites maisons d'élévation simple (Nos 56 à 60) construites en 1860 et quatre autres (Nos 48 à 54) bâties en 1869 sur le terrain de l'anc. propriété Cazeaux (voir nos 29, 22, 94 r. Royale). Au-delà de ces maisons, il existe encore un certain nombre de murs de clôture (No 62) ou de bâtiments annexes (nos 38, 64-66, 68, 72) des propriétés sises r. Royale - et en particulier au no 70, les anc. écuries de l'hôtel Cohen-Donnay (voir no 316, r. Royale).

Rue de la Poste, ilôt compris entre la rue Godefroid de Bouillon et la rue Saint-François (photo 1993-1995).
Rue de la Poste, ilôt compris entre la rue Godefroid de Bouillon et la rue Saint-François (photo 1993-1995).

D'esprit néoclassique, à un ou deux niveaux, la plupart des maisons ont été fortement modifiées par la suite, voire remplacées par des immeubles plus récents. Notons en particulier, à l'angle de la r. Saint-François (No 37), un immeuble de style Art Déco construit en 1932 par la Société anonyme des Habitations à bon marché de Saint-Josse. Sur les terrains d'un hôtel de maître d'esprit Renaissance de l'arch. J.-F. VAN DER RIT (1848), et où s'élevait depuis 1887 une chapelle due à l'arch. M. MERTENS, on a construit dans les années 1950 un immeuble à appartements sociaux que précède un portique de style indéfinissable, vague rappel de l'architecture d'autrefois (Nos 51, 53, 1952). Au no 36, immeuble de bureaux de la Rotterdamsche Verzekering Societeiten, construit en 1955 par l'arch. Ch. VAN NUETEN et rattaché à l'immeuble fonctionnaliste de J. DUIJNSTEE (voir no 284, r. Royale). À l'angle de la r. Botanique (No 63-65) enfin, s'élève un immeuble de rapport de 1909. À noter la façade couverte de carreaux de faïence blanche rehaussée de vert du no 11 qui porte l'inscription « IN DEN OUDEN MARTIAUX » - Au vieux singe - surmontée de l'image d'un chimpanzé sur une branche d'arbre.
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives

ACSJ/Urb./TP 18 (1848), 40 (1860), 756, 757 (1869), 3318 (1887), 15034 (1955), 15580 (1960), 17296 (1952).

Ouvrages
VAN BEMMEL, E., Histoire de Saint-Josse-ten-Noode et de Schaerbeek, Saint-Josse-ten-Noode, 1869, p. 32.