Typologie(s)

atelier (artisanat)
magasin

Intervenant(s)

Styles

Éclectisme

Inventaire(s)

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Recherches et rédaction

2016, 2021

id

Urban : 39735
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Description

Un atelier et deux magasins à bois analogues de style éclectique, respectivement millésimés «1904», «1907» et «1911», conçus pour le fabricant de fauteuils et chaises P.-J. Devadder.

Le fabricant s’était implanté dès 1903 sur une longue parcelle comprise entre les rues Gustave Moreau (no 32-34) et Auguste Gevaert (no 41-43), bordant la branche intermédiaire de la Senne. Il y fit construire un magasin au centre en 1903 et l’année suivante un hangar en retrait d’un mur de clôture côté Gevaert, ainsi qu’une maison et un atelier côté Moreau. En 1907, Devadder fit remplacer le hangar rue Gevaert par un magasin à étage, en surhaussant le mur de clôture. En 1911, il implanta un second magasin de l’autre côté de la rue, au no 34-36.

Façades en briques rouges, rehaussées de briques blanches et de pierre bleue. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. sous linteau métalliquePoutrelle métallique de profil en I, utilisée comme linteau, souvent agrémentée de rosettes en tôle découpée.. Millésime en briques blanches sur un pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. axial au sommet des élévationsDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. formant, pour les bâtiments implantés dos à dos, un pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. passant en encorbellementUne partie d'élévation est dite en encorbellement lorsqu'elle s’avance en surplomb. sur arcature à consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. de pierre.

Au no 32-34 rue Moreau, profond bâtiment de trois niveaux, aujourd’hui sous toit plat. Façade de cinq travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. égales. Porte cochère à la première, créée en 1951 en remplacement d’une fenêtre, par l’architecte Willy Doorenbos-Baucq. En 1956, ce dernier avait cimenté la façade en imitation de briques, un revêtement récemment supprimé. Fenêtres du rez-de-chaussée privées de leur allègePartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. après cette date. Entre les étages, enseigne en briques blanches: «P.J. DE VADDER. SIEGES.». Porte conservée.
À droite, passage carrossable à portail récemment remplacé.

Aux nos 41-43 et 34-36 rue Gevaert, entrée cochère centrale sous linteau métalliquePoutrelle métallique de profil en I, utilisée comme linteau, souvent agrémentée de rosettes en tôle découpée., flanquée de vastes tablesPetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. en retrait. Cinq fenêtres jumelles à l’étage, sous linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. commun au no 34-36. Corniches à lambrequinUne corniche est dite à lambrequin lorsqu'elle est agrémentée d’un bandeau chantourné à la manière d’un lambrequin, une bordure sinueuse d’étoffe servant à décorer une fenêtre ou un baldaquin de lit. conservées.
Au no 41-43, bâtiment de plan en U et de deux niveaux sous toiture en bâtièreToit à deux versants. à croupesUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux., bordant une cour sous verrière en bâtièreToit à deux versants.. Les rampants flanquent une souche de cheminéePartie du conduit d’une cheminée émergeant du toit.. Porte décalée vers la gauche, à vantauxLe mot vantail désigne le battant d’une porte ou d’une fenêtre. anciens. SoubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. reparementé. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. conservés.
À droite, sur l’ancien cours de la Senne, passage carrossable à clôture de briques (architectes Willy et Robert Doorenbos, 1959) menant à l’atelier arrière.
Au no 34-36, bâtiment de deux niveaux sous toiture en bâtièreToit à deux versants., à lanterneau surélevé à l’origine, et croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux. arrière. Façade coiffée d’un vaste pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. à sommet polygonal, qui masquait le lanterneau, marqué par un oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale. aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre.. Petite porte tardive à auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. à l’extrémité droite. Porte axiale ancienne. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. remplacés.
À l’intérieur, à l’origine, étage formant galerie sur quatre piliersSupport vertical de plan carré. centraux.

Sources

Archives
ACA/Urb. rue Auguste Gevaert 34-36: 12866 (07.02.1911);
rue Auguste Gevaert 41-43: 9883 (13.05.1904), 10447 (25.08.1905), 11287 (19.04.1907); rue Georges Moreau 32-34: 9899 (07.06.1904), 35129 (14.11.1951), 37596 (31.01.1956).

Ouvrages
CULOT, M. [dir.], Anderlecht 1.
Inventaire visuel de l'architecture industrielle à Bruxelles, AAM, Bruxelles, 1980, fiche 11.

Périodiques
Almanach du Commerce et de l’Industrie, «Auguste Gevaert (rue)», 1914.
Almanach du Commerce et de l’Industrie, «Georges Moreau (rue)», 1909.