Région de Bruxelles-Capitale
Hôtel communal d’Anderlecht
Place du Conseil 1
Rue Van Lint 2, 4-6-8
Rue Georges Moreau 1, 1a, 3, 5, 7
Typologie(s)
Intervenant(s)
CHARLE-ALBERT – peintre, décorateur – 1877-1878
Jules Jacques VAN YSENDIJCK – architecte – 1877-1878
Ernest S' JONGHERS – architecte – 1903
Styles
Inventaire(s)
- Inventaire d'urgence du patrimoine architectural de l'agglomération bruxelloise (Sint-Lukasarchief 1979)
- Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
- Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
- Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
- Inventaire des traces coloniales (DPC-DCE 2024-2025)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Anderlecht-Cureghem (Archistory - 2017-2019)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
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Description
Dans le hall d’entrée de la maison communale est apposée une plaque commémorative illustrée d’un médaillonCartouche rond ou ovale. représentant Léopold II et accompagnée de l’inscription bilingue: «À la mémoire des Anderlechtois morts au Congo pour la civilisation de 1876 –1908» ainsi que de onze noms. Cette plaque, datant de l’entre-deux-guerres, fait partie des actions de propagande à l’initiative de cercles coloniaux.
Historique
La construction d’une nouvelle et monumentale maison communale à Anderlecht est décidée lors de la séance du Conseil communal du 08.10.1872. Cette décision s’appuie sur la nécessité de quitter l’ancien siège (1844) de la rue d’Aumale, devenu trop exigu. Il importe aussi de s’inscrire dans l’important développement urbanistique d’Anderlecht au hameau de Cureghem, extension résidentielle géométrique planifiée de 1863 à 1872 par Victor Besme, l’inspecteur-voyer des faubourgs de Bruxelles. Par la même occasion, les édiles marquent leur pouvoir sur un faubourg à tendance indépendantiste. Le 06.02.1875, le projet de nouvel hôtel communal est confié à Jules-Jacques Van Ysendyck, un des hérauts de la Renaissance flamandefin XVe siècle - début XVIIe siècle. Le style Renaissance flamande s'est développé dans les Pays-Bas méridionaux à l'époque des Habsbourg. Elle apparaît à une période de prospérité économique et de renouveau artistique et combine l'architecture médiévale traditionnelle avec des éléments novateurs issus de la Renaissance italienne. D'une part, ce style se caractérise par des constructions en brique et en grès locaux, souvent dotées de pignons à gradins, de fenêtres à croisées et de bandeaux. D'autre part, il intègre un riche répertoire décoratif italien avec des frontons, des arabesques, des colonnes et des pilastres. Le style Renaissance flamande est surtout connu pour ses imposants hôtels de ville en Flandre : celui d'Anvers, construit entre 1561 et 1564 par Cornelis Floris De Vriendt, étant un parfait exemple. À Bruxelles, seuls quelques bâtiments de cette période ont été conservés. Il s'agit principalement de bâtiments résidentiels situés dans le centre-ville, construits à la demande de la cour, de la noblesse et de la haute bourgeoisie. Cependant, bon nombre de ces bâtiments ont fait l'objet de rénovations ou de reconstructions importantes. Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, le style Renaissance flamande a connu un regain d'intérêt à Bruxelles sous la forme d'un style « néo », faisant référence à l'âge d'or de l'art et du commerce flamands au XVIIe siècle (voir néo-Renaissance flamande). et déjà auteur, dans ce style, de la maison communale de Ternat (1871-1875).
Le nouvel édifice s’impose, au flanc sud d’une place rectangulaire, la bien nommée place du Conseil, comme point focal de la rue de Fiennes qui prolonge le boulevard Jamar. L’inauguration a lieu le 21.09.1879, dans un environnement à peine bâti. Une maison particulière de style éclectiquePériode : env. 1840-1914. L’éclectisme est un courant architectural caractérisé par la combinaison de styles issus de différentes époques et de différents lieux. Les architectes mêlent les références historiques pour créer de nouvelles compositions. Cette tendance se développe à Bruxelles peu après l’indépendance de la Belgique, dans le cadre des grands programmes d’urbanisation. En effet, durant les années 1840 et 1850, alors que jusque-là la ville a mis à l’honneur le néoclassicisme avec des ensembles urbains symétriques, ordonnés et rationnels, pointe le besoin d’une architecture nationale. Alors que des architectes font le choix de l’unité de style comme le néogothique ou le néo-Renaissance flamande, une tendance à mélanger les grammaires issues du passé va se développer, tout en utilisant les matériaux locaux et des techniques nouvelles (issues notamment de la révolution industrielle). Cet éclectisme permet de répondre plus souplement à une multitude de typologies et d’équipements urbains. En effet, la ville est en pleine expansion : l’éclectisme s’adapte tant aux églises qu’aux grands magasins, aux hôtels, aux gares, aux écoles, aux usines,… mais également à l’architecture résidentielle. C’est pourquoi l’éclectisme est la tendance architecturale dominante dans la première couronne de Bruxelles (les faubourgs de Bruxelles). Dans l’architecture publique, ce mélange n’est pas arbitraire : chaque style est choisi pour transmettre une idée. Par exemple, le néogothique peut évoquer l’histoire médiévale de la ville ou la spiritualité d’un édifice religieux ; le néoclassicisme suggère l’ordre et l’autorité pour un palais de justice ou un bâtiment administratif ; la Renaissance symbolise le prestige civique ou culturel. L’architecture devient ainsi un langage visuel, conçu pour représenter les valeurs d’une institution. Dans l’architecture résidentielle, l’éclectisme est l’apanage de la bourgeoisie et se reconnaît par une façade variée et dynamique où les architectes jouent avec les formes, les matériaux et les couleurs. Brique, pierre, fer forgé, céramique ou sgraffites s’y mêlent pour créer un décor riche et personnalisé. Chaque détail — balcon, corniche, linteau sculpté, lucarne, logette, porte d’entrée — devient une occasion d’exprimer le goût du propriétaire, d’afficher son statut ou ses aspirations culturelles. Ce style s’inscrit dans une période où Bruxelles valorise la modernité tout en célébrant son histoire. L’éclectisme traduit donc un compromis : une architecture contemporaine inspirée du passé, adaptée à la vie bourgeoise, urbaine et moderne. Derrière la façade, les intérieurs sont pensés pour le confort : distribution plus pratique, escalier décoratif, pièces spécialisées (salon, fumoir, salle à manger), et parfois innovations techniques (chauffage amélioré, eau, gaz). La période de l’éclectisme met en place le modèle type de la maison bourgeoise : une façade de composition symétrique (trois travées égales sur trois niveaux) ou asymétrique (deux travées – une étroite et une large – sur trois niveaux) ; un plan reprenant un couloir menant à l’escalier en travée d’entrée et deux ou trois pièces en enfilade, correspondant à la largeur (de la ou) des autres travées. La façade se développe également en trois dimensions par l’ajout de balcons, de logettes ou de bow-windows. Durant la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe siècle, le développement urbanistique est tel qu’il n’est pas rare de voir des pans de rue entiers sortir de terre en quelques années. Il en résulte des ensembles urbanistiques particulièrement homogènes et cohérents : les enfilades. Cette cohérence est parfois due au travail d’un architecte dans le cadre d’une petite promotion immobilière. Mais le plus souvent, les maisons sont réalisées par des architectes différents, pour des propriétaires différents : elles sont alors toutes différentes mais forment des enfilades homogènes de bâtiments de même style, mêmes matériaux et/ou de même gabarit. Les éléments représentatifs de l’architecture résidentielle de style éclectique sont : le gabarit (composition asymétrique ou symétrique), la polychromie des matériaux (pierre bleue, pierre blanche, briques de couleurs variées, enduits), l’usage d’éléments en ferronnerie, d’éléments en surplomb (balcons, logettes, bow-windows), de lucarnes et les enfilades urbanistiques. Ces façades sont souvent accentuées d’éléments d’inspirations diverses : néoclassique (enduit, sobriété), néogothique (baies en ogive ou trilobées, croisées en pierre), néo-Renaissance flamande (lucarne-pignon à gradins, ancres), Art nouveau (sgraffites, carreaux de céramique, éléments reprenant la courbe « coup de fouet », vitraux floraux), pittoresque (toiture à croupe ou croupette, tourelle, éléments en bois ou faux bois : garde-corps, colombages, fermes apparentes), etc. Il est communément admis que la période de l’éclectisme s’achève avec la Première Guerre mondiale, néanmoins le modèle type de la maison bourgeoise perdure bien après la guerre. Les communes et quartiers urbanisés plus tardivement, durant l’entre-deux-guerres, sur base de plans d’aménagement tracés au XIXe siècle, reproduisent le modèle de l’éclectisme : des enfilades de maisons de gabarit similaire. Ces maisons sont qualifiées de style éclectique tardif. Elles reprennent toutes les caractéristiques de l’architecture résidentielle éclectique, mais sont le plus souvent accentuées d’éléments d’inspiration Beaux-Arts, Art Déco, Art nouveau, pittoresque ou régionaliste (voir éclectisme tardif)., qui loge un cabaret, l’accoste cependant depuis 1878 (no 1 de la place à l’époque). Elle sera acquise en 1900 ou 1901 par la Commune. En 1883, cette dernière, en manque de bureaux, s’étend rue du Diplomate (actuelle rue Van Lint) dans un nouvel immeuble (no 2 à l’époque), de style éclectiquePériode : env. 1840-1914. L’éclectisme est un courant architectural caractérisé par la combinaison de styles issus de différentes époques et de différents lieux. Les architectes mêlent les références historiques pour créer de nouvelles compositions. Cette tendance se développe à Bruxelles peu après l’indépendance de la Belgique, dans le cadre des grands programmes d’urbanisation. En effet, durant les années 1840 et 1850, alors que jusque-là la ville a mis à l’honneur le néoclassicisme avec des ensembles urbains symétriques, ordonnés et rationnels, pointe le besoin d’une architecture nationale. Alors que des architectes font le choix de l’unité de style comme le néogothique ou le néo-Renaissance flamande, une tendance à mélanger les grammaires issues du passé va se développer, tout en utilisant les matériaux locaux et des techniques nouvelles (issues notamment de la révolution industrielle). Cet éclectisme permet de répondre plus souplement à une multitude de typologies et d’équipements urbains. En effet, la ville est en pleine expansion : l’éclectisme s’adapte tant aux églises qu’aux grands magasins, aux hôtels, aux gares, aux écoles, aux usines,… mais également à l’architecture résidentielle. C’est pourquoi l’éclectisme est la tendance architecturale dominante dans la première couronne de Bruxelles (les faubourgs de Bruxelles). Dans l’architecture publique, ce mélange n’est pas arbitraire : chaque style est choisi pour transmettre une idée. Par exemple, le néogothique peut évoquer l’histoire médiévale de la ville ou la spiritualité d’un édifice religieux ; le néoclassicisme suggère l’ordre et l’autorité pour un palais de justice ou un bâtiment administratif ; la Renaissance symbolise le prestige civique ou culturel. L’architecture devient ainsi un langage visuel, conçu pour représenter les valeurs d’une institution. Dans l’architecture résidentielle, l’éclectisme est l’apanage de la bourgeoisie et se reconnaît par une façade variée et dynamique où les architectes jouent avec les formes, les matériaux et les couleurs. Brique, pierre, fer forgé, céramique ou sgraffites s’y mêlent pour créer un décor riche et personnalisé. Chaque détail — balcon, corniche, linteau sculpté, lucarne, logette, porte d’entrée — devient une occasion d’exprimer le goût du propriétaire, d’afficher son statut ou ses aspirations culturelles. Ce style s’inscrit dans une période où Bruxelles valorise la modernité tout en célébrant son histoire. L’éclectisme traduit donc un compromis : une architecture contemporaine inspirée du passé, adaptée à la vie bourgeoise, urbaine et moderne. Derrière la façade, les intérieurs sont pensés pour le confort : distribution plus pratique, escalier décoratif, pièces spécialisées (salon, fumoir, salle à manger), et parfois innovations techniques (chauffage amélioré, eau, gaz). La période de l’éclectisme met en place le modèle type de la maison bourgeoise : une façade de composition symétrique (trois travées égales sur trois niveaux) ou asymétrique (deux travées – une étroite et une large – sur trois niveaux) ; un plan reprenant un couloir menant à l’escalier en travée d’entrée et deux ou trois pièces en enfilade, correspondant à la largeur (de la ou) des autres travées. La façade se développe également en trois dimensions par l’ajout de balcons, de logettes ou de bow-windows. Durant la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe siècle, le développement urbanistique est tel qu’il n’est pas rare de voir des pans de rue entiers sortir de terre en quelques années. Il en résulte des ensembles urbanistiques particulièrement homogènes et cohérents : les enfilades. Cette cohérence est parfois due au travail d’un architecte dans le cadre d’une petite promotion immobilière. Mais le plus souvent, les maisons sont réalisées par des architectes différents, pour des propriétaires différents : elles sont alors toutes différentes mais forment des enfilades homogènes de bâtiments de même style, mêmes matériaux et/ou de même gabarit. Les éléments représentatifs de l’architecture résidentielle de style éclectique sont : le gabarit (composition asymétrique ou symétrique), la polychromie des matériaux (pierre bleue, pierre blanche, briques de couleurs variées, enduits), l’usage d’éléments en ferronnerie, d’éléments en surplomb (balcons, logettes, bow-windows), de lucarnes et les enfilades urbanistiques. Ces façades sont souvent accentuées d’éléments d’inspirations diverses : néoclassique (enduit, sobriété), néogothique (baies en ogive ou trilobées, croisées en pierre), néo-Renaissance flamande (lucarne-pignon à gradins, ancres), Art nouveau (sgraffites, carreaux de céramique, éléments reprenant la courbe « coup de fouet », vitraux floraux), pittoresque (toiture à croupe ou croupette, tourelle, éléments en bois ou faux bois : garde-corps, colombages, fermes apparentes), etc. Il est communément admis que la période de l’éclectisme s’achève avec la Première Guerre mondiale, néanmoins le modèle type de la maison bourgeoise perdure bien après la guerre. Les communes et quartiers urbanisés plus tardivement, durant l’entre-deux-guerres, sur base de plans d’aménagement tracés au XIXe siècle, reproduisent le modèle de l’éclectisme : des enfilades de maisons de gabarit similaire. Ces maisons sont qualifiées de style éclectique tardif. Elles reprennent toutes les caractéristiques de l’architecture résidentielle éclectique, mais sont le plus souvent accentuées d’éléments d’inspiration Beaux-Arts, Art Déco, Art nouveau, pittoresque ou régionaliste (voir éclectisme tardif). lui-aussi, mitoyen à l’arrière avec l’hôtel communal. Il est destiné au commissariat de police. En 1901 ou 1902, d’autres bureaux s’installeront dans une maison particulière de 1879, d’inspiration classique, occupée depuis 1883 par la Justice de Paix d’Anderlecht (no 4 rue Van Lint à l’époque).
Après 1903 est ouvert un nouveau et important chantier, celui de l’arsenal des sapeurs-pompiers (no 10 rue Van Lint à l’époque), accompagné de divers autres services. Cette prestigieuse bâtisse à tours, traitée en style néo-Renaissance flamandeLe style néo-Renaissance flamande est une variante régionale du style néo-Renaissance qui s'est développé à Bruxelles entre 1860 et 1914 environ. Il s'inspire de la tradition architecturale du XVIe siècle des Pays-Bas méridionaux, en particulier des hôtels de ville, des maisons de corporations et des demeures patriciennes flamandes de l'époque des Pays-Bas habsbourgeois. Contrairement à la néo-Renaissance plus orientée vers l'Italie, le style néo-Renaissance flamande met l'accent sur les racines nationales, l'expression artisanale et l'identité urbaine. Ce style est né dans un contexte de prise de conscience nationale et urbaine croissante : au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, les architectes et les politiques belges ont cherché à définir leur propre langage architectural, indépendamment des modèles français ou anglais. Le retour à la Renaissance flamande offrait un idiome ancré dans l'histoire mais utilisable dans le contexte contemporain, qui renvoyait à la tradition, au savoir-faire et à la fierté bourgeoise. Le XVIe siècle était considéré comme l'âge d'or de l'art, du commerce et de l'autonomie des villes, des valeurs que l'on souhaitait raviver au sein de la jeune nation belge. À Bruxelles, capitale du royaume, ce style a acquis une fonction représentative marquée, symbolisant à la fois la continuité avec l'image historique de la ville et l'identité d'une bourgeoisie sûre d'elle. Les architectes ont souvent combiné le langage formel historiciste avec des techniques de construction modernes, telles que la fonte, l'acier et de nouveaux formats de briques, dans le cadre d'une architecture urbaine éclectique plus large. Ce style est devenu particulièrement populaire pour les bâtiments publics, les écoles, les administrations communales, les postes et les maisons bourgeoises. En mettant en valeur l'ordre civil, la fierté de la ville et l'identité nationale, le style acquiert ainsi une dimension éducative et administrative. À l'époque de Léopold II, il est devenu un élément essentiel pour l’image de la capitale. Le style néo-Renaissance flamande se reconnaît à une composition de façade verticale et plastique prononcée, animée par des jeux de matériaux, de couleurs et d'ornements. Les caractéristiques typiques sont l'utilisation de briques rouges combinées à de la pierre naturelle blanche ou bleue (parfois en bandeaux), des pignons à gradins, des fenêtres à croisée(s) et des encadrements profilés, des cartouches, des médaillons, des frontons et des lucarnes à croupe, ainsi que des sculptures représentant des personnages, des armoiries ou des motifs allégoriques. Des cordons horizontaux et des pilastres verticaux rythment la façade, parfois complétés par des balcons en fer forgé ou des loggias en pierre naturelle ou en bois. Ce style allie rationalité constructive et exubérance décorative, un équilibre qui le rendait particulièrement adapté à la représentation urbaine., est cette fois l’œuvre de l’architecte communal en chef, Ernest S’Jonghers, dont les plans sont approuvés le 04.05.1903. Vers 1969, après le départ des pompiers vers leur nouvelle implantation de la chaussée de Mons (voir nos 625 à 627a), les garages du bâtiment sont transformés en salle des guichets.
Outre ces constructions majeures, le terrain communal s’est couvert de plusieurs dépendances, comme ce bâtiment sur cour, sans étage, qui s’allonge parallèlement à la rue de Fiennes et abrite aujourd’hui le bureau des étrangers. Déjà présent sur un plan dressé par Besme en 1890, il a été agrandi dans l’entre-deux-guerres et largement modifié depuis. Sans doute identifiable sur un plan communal de 1907 et en tout cas postérieure à 1901 (car non figurée sur un projet d’agrandissement de l’hôtel dressé cette année-là), une autre dépendance, affectée jusqu’il y a peu au CPAS, forme un angle aigu avec le pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. du bâtiment précédent et s’apparente à une villa pittoresquePériode : vers 1850-1930. Née en Angleterre dans le contexte du mouvement romantique, l’architecture pittoresque s’inspire souvent de différents styles historiques qu’elle combine librement. L’architecture pittoresque désigne une manière de concevoir les bâtiments qui cherche avant tout à créer une impression visuelle variée, surprenante et évocatrice. Plutôt que de suivre des règles strictes de symétrie ou de composition, ce style privilégie la liberté, le jeu des formes et la diversité des matériaux pour offrir un aspect vivant, presque narratif. En Belgique, cette tendance apparaît avec le XXe siècle dans le prolongement de l’Art nouveau, sous diverses influences vernaculaires, pour la plupart anglo-normandes ou alpines. C’est un style que l’on retrouve dans les parcs, villes balnéaires, villes d’eau et en périphérie des grandes villes (les villas de villégiature). Le bâtiment et son jardin (ou parc parfois) sont conçus comme un ensemble formant un tableau, une mise en scène qui doit surprendre le spectateur. Le terme « style cottage » est également parfois employé, notamment en milieu rural, pour désigner des architectures mettant l’accent sur l’usage de matériaux et de techniques traditionnels, à l’image des cottages des villages anglais. En région bruxelloise, la tendance pittoresque s’exprime dans des villas souvent conçues à l’imitation de petits manoirs campagnards, typiques d’ailleurs de nombre de banlieues aisées et de lotissements en Belgique, ainsi que comme source d’inspiration dans des maisons bourgeoises de style éclectique ou éclectique tardif, souvent dans des quartiers ayant une certaine valeur paysagère (parc, square, étang, ou simplement voirie jalonnée d’arbres ou de zones de non-bâtisse aménagées en jardinets). Ses éléments caractéristiques sont l’asymétrie et la variété de formes (tourelle, lucarne, avant-corps, bow-window, pignon(s), imposantes toitures à plusieurs pans et/ou à croupe ou croupettes, etc.), variété des matériaux (variété de couleurs et textures), décor abondant (ferronnerie, menuiserie, vitraux, moellons, garde-corps en bois, (faux) colombages, corniche à lambrequin, etc.), relation forte avec le paysage, le jardin(et) ou la rue (notamment avec des espaces de transition intérieur-extérieur : avant-corps, auvent, porche, véranda), liberté de composition tant dans la façade que dans le plan.; elle paraît être de la main de S’Jonghers. Des annexes basses la précèdent depuis les années 1930. Bientôt reliées à l’une de celles-ci et remplaçant un hangar à voitures en bois, un garage avec atelier pour le service d’incendie s’est adossé au mur mitoyen de la cour, derrière l’arsenal. Transformé en réfectoire, il conserve son toit plat, coupé par une verrière perpendiculaire (aveuglée).
À la fin des années 1960, les annexes arrière du bâtiment du CPAS, qui s’étendent jusqu’à la maison sise au no 60 de la rue de l’Instruction (voir notice), sont entièrement reconstruites suivant l’esthétique modernisteLe modernisme désigne toute architecture qui témoigne d'une volonté d’innovation par un langage formel épuré. La forme la plus pure, souvent appelée style international, se caractérise par un plan rationnel, des formes géométriques simples, une ossature portante (souvent en béton) avec un toit plat, des cloisons légères et l’usage de matériaux modernes (matériaux industriels comme le béton armé, l’acier, le verre). Bien que peu de bâtiments atteignent la pureté du style international, beaucoup expriment une volonté claire de rationalisation. Les caractéristiques incluent des parements en briques régulières, des volumes sobres et une décoration fortement réduite. Le modernisme va influencer divers courants architecturaux à travers le monde.Modernisme de l’entre-deux-guerresPériode : ca. 1920 – 1940À Bruxelles, le modernisme de l’entre-deux-guerres se distingue parfois difficilement de l’Art Déco (voir style paquebot), surtout à l’époque où débute ce courant : bien que de nouvelles formes architecturales soient expérimentées, on reste encore attaché à l’utilisation ornementale des matériaux traditionnels. Le fil conducteur du modernisme consiste en la sobriété des formes, l’usage de fenêtres en bandeau ou en rectangle couché, et en l’absence de décoration. Les joints horizontaux accentués, les toits plats, les fenêtres à fleur de parement sont autant de caractéristiques de ce style. Modernisme d’après-guerrePériode : ca. 1940 – 1960Lemodernisme d’après-guerre (années 1940-1960) se reconnait au travers de plusieurs éléments caractéristiques : une ordonnance de la façade à l’esthétique sobre (lignes simples, sans ornements), de grandes baies vitrées accentuant la lumière naturelle et l’idée d’ouverture, le choix et la mise en œuvre des matériaux dont la brique apparente, les moellons en pierre naturelle, le métal. C’est une architecture qui intègre dans certains cas des détails subtils comme des jeux de relief dans la brique, des encadrements de baies en pierre et/ou traités en ressauts, des cordons en pierre soulignant les étages, quelque fois un bas-relief décoratif. Les baies sont très souvent traitées en bandeau, certaines étant munies d’un garde-corps ou d’une barre d’appui métallique (design sobre et fonctionnel, sans détails superflus, mettant en avant la praticité). Pour les habitations unifamiliales, la typologie du bel étage est souvent choisie : en effet durant cette période, l’accès à la voiture se démocratise.Modernisme ludique dit aussi style Expo 58Période : ca. 1950 – 1965Baptisé en référence à l’année de sa consécration à l’Exposition universelle de 1958 qui s’est tenue à Bruxelles, le modernisme ludique est une tendance éphémère du modernisme qui se développe vers la fin des années 1950 pour disparaître au début des années 1960. Reflet de l’optimisme ambiant de l’époque, il humanise le fonctionnalisme par l’introduction d’un nouveau répertoire formel qui se décline de la manière suivante : piliers en V, corniches et auvents en casquette, poignées de porte en boomerang, garde-corps en zigzag, motifs étoilés, glasal coloré, claire-voie décorative, ... Il fait la part belle aux lignes obliques, aux formes irrégulières, anguleuses ou sinueuses. Les structures qu’il met en œuvre sont légères (la structure portante est souvent mise en évidence), les couleurs sont souvent vives et contrastées. On privilégie les matériaux modernes comme le béton, le métal et de vastes surfaces vitrées. À Bruxelles, cette tendance connait un franc succès dans les quartiers périphériques urbanisés à la fin des années 1950.Modernisme tardif Période : ca. 1970-1980Durant les années 1970 et 1980, l’architecture résidentielle se nourrit des différentes tendances de l’époque. On retrouve alors dans ce modernisme tardif les principes de base du modernisme (rationalité, volumes simples, peu d’ornementation, organisation fonctionnelle de l’espace) mais également ceux du brutalisme (lisibilité des structures et mise en avant des matériaux bruts). Néanmoins ces principes sont adoucis par des concessions reflétant une volonté de concilier modernité et attentes des classes moyennes, soucieuses de confort et d’intégration dans le tissu urbain existant. Ces réalisations sont dominées par la brique apparente (brute), des jeux de pleins et vides (murs aveugles et surfaces vitrées), des jeux de retraits et ressauts et des volumes cubiques sobres. Certains éléments de contextualisation sont intégrés, comme des toitures inclinées en tuiles dans les quartiers résidentiels. Ces toitures peuvent également faire l’objet de jeux de retraits et ressauts et de pleins et vides. Dans les immeubles à appartements, les façades sont rythmées de larges balcons, à garde-corps métalliques et vitrés (verre fumé), et de modules préfabriqués.Le modernisme tardif bruxellois des années 1970–1980 peut ainsi être vu comme une phase de rationalisation et de diffusion du mouvement moderniste, appliqué à une large gamme de typologies résidentielles. Il témoigne d’une époque où l’architecture se voulait à la fois pratique, économique et moderne, tout en s’ancrant dans une matérialité locale et dans des formes adaptées aux usages domestiques. Peu spectaculaire, parfois jugé austère, ce patrimoine incarne néanmoins une étape essentielle dans l’évolution du paysage urbain bruxellois, marquant la transition entre le modernisme classique d’après-guerre et l’essor du postmodernisme des années 1980.; ladite maison est investie par le CPAS en 1969. Rue Georges Moreau, les habitations des nos 1 à 7 sont progressivement occupées par les services de la Commune, notamment ceux de l’Instruction et des Beaux-ArtsPériode : 1905-1930 L’architecture Beaux-Arts est un style architectural académique et international dont les principales orientations proviennent de la très influente école des Beaux-Arts de Paris créée au XIXe siècle. À Bruxelles, il se développe dès 1905 et s’inscrit dans le prolongement de l’éclectisme et dans cette tendance à revenir aux grands « styles Louis » français du XVIIIe siècle – Louis XIV, rococo (Louis XV) et néoclassique (Louis XVI) –, et ce sous l’influence de l’Exposition universelle de Paris en 1900. Ce goût pour l’académisme français se développe à Bruxelles au travers, dans un premier temps, d’importantes réalisations confiées par le roi Léopold II à l’architecte Charles Girault qu’il rencontre à Paris lors de l’Exposition : les agrandissements du Palais de Laeken, la construction du musée de Tervueren, de l’arcade du Cinquantenaire, de la galerie-promenoir sur la digue d’Ostende. Ce retour aux grands styles français marque ensuite de nombreux quartiers résidentiels bruxellois. Le style Beaux-Arts trouve en effet ses meilleures expressions dans les hôtels de maître, les maisons bourgeoises, de luxueux immeubles à appartements mais aussi et surtout dans des édifices semi-publics de prestige (hôtels, banques, sièges de société) auxquels il donne un air respectable inspirant confiance. Il se caractérise par des façades en (simili-)pierre blanche et/ou en briques rouges ou orangées, décorées d’éléments empruntés aux styles français du XVIIIe siècle (guirlandes végétales, festons, mascarons, garde-corps et portes en fer forgé). C’est une architecture qui se distingue par le goût du monumental que concrétisent l’emploi massif de la pierre de France et l’accentuation des travées d’angle et d’entrée, souvent traitées en rotonde couverte d’une coupole. Le plan des traditionnelles trois pièces en enfilade qui marque les résidences du XIXe et du début du XXe siècle est revu de manière à laisser la lumière pénétrer davantage par l’utilisation de lanterneaux en toiture, des plafonds relativement bas, la souplesse des circulations.: les nos 1 et 3 en 1914, le no 5 à la fin de la Première Guerre mondiale, le no 7 en 1930. À la fin des années 1980, la Commune acquiert, au no 52-56 rue de l’Instruction, une ancienne usine à vapeur couverte de nombreux shedsCouverture de profil en dents de scie d’un bâtiment industriel, composée d’une succession de petits toits à deux versants d’inclinaison différente. Le versant du toit le plus pentu est d'ordinaire vitré., fondée en 1895 par J. Leurquin, fabricant, notamment, de toiles pour artistes-peintres. L’ensemble est détruit après 1987 pour céder la place, avant 1996, à un vaste entrepôt précédé d’un bâtiment en briques jaunes, à deux niveaux sous plateforme, qui abrite notamment imprimerie, économat et archives. Enfin, le CPAS annexe encore la maison voisine, le no 58 (voir notice).
Description
Hôtel communal
Extérieur
Situé à front de la place, cet édifice monumental se compose de trois corps: une tour-porche carrée centrale, un corps principal parallèle et un troisième qui s’encastre à l’arrière du précédent, formant avec lui un plan en T. Seuls la tour, la façade avant du corps principal et ses pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. latéraux présentent des caractéristiques néo-Renaissance flamandeLe style néo-Renaissance flamande est une variante régionale du style néo-Renaissance qui s'est développé à Bruxelles entre 1860 et 1914 environ. Il s'inspire de la tradition architecturale du XVIe siècle des Pays-Bas méridionaux, en particulier des hôtels de ville, des maisons de corporations et des demeures patriciennes flamandes de l'époque des Pays-Bas habsbourgeois. Contrairement à la néo-Renaissance plus orientée vers l'Italie, le style néo-Renaissance flamande met l'accent sur les racines nationales, l'expression artisanale et l'identité urbaine. Ce style est né dans un contexte de prise de conscience nationale et urbaine croissante : au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, les architectes et les politiques belges ont cherché à définir leur propre langage architectural, indépendamment des modèles français ou anglais. Le retour à la Renaissance flamande offrait un idiome ancré dans l'histoire mais utilisable dans le contexte contemporain, qui renvoyait à la tradition, au savoir-faire et à la fierté bourgeoise. Le XVIe siècle était considéré comme l'âge d'or de l'art, du commerce et de l'autonomie des villes, des valeurs que l'on souhaitait raviver au sein de la jeune nation belge. À Bruxelles, capitale du royaume, ce style a acquis une fonction représentative marquée, symbolisant à la fois la continuité avec l'image historique de la ville et l'identité d'une bourgeoisie sûre d'elle. Les architectes ont souvent combiné le langage formel historiciste avec des techniques de construction modernes, telles que la fonte, l'acier et de nouveaux formats de briques, dans le cadre d'une architecture urbaine éclectique plus large. Ce style est devenu particulièrement populaire pour les bâtiments publics, les écoles, les administrations communales, les postes et les maisons bourgeoises. En mettant en valeur l'ordre civil, la fierté de la ville et l'identité nationale, le style acquiert ainsi une dimension éducative et administrative. À l'époque de Léopold II, il est devenu un élément essentiel pour l’image de la capitale. Le style néo-Renaissance flamande se reconnaît à une composition de façade verticale et plastique prononcée, animée par des jeux de matériaux, de couleurs et d'ornements. Les caractéristiques typiques sont l'utilisation de briques rouges combinées à de la pierre naturelle blanche ou bleue (parfois en bandeaux), des pignons à gradins, des fenêtres à croisée(s) et des encadrements profilés, des cartouches, des médaillons, des frontons et des lucarnes à croupe, ainsi que des sculptures représentant des personnages, des armoiries ou des motifs allégoriques. Des cordons horizontaux et des pilastres verticaux rythment la façade, parfois complétés par des balcons en fer forgé ou des loggias en pierre naturelle ou en bois. Ce style allie rationalité constructive et exubérance décorative, un équilibre qui le rendait particulièrement adapté à la représentation urbaine.: sur un important soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. de pierre bleue percé de portes basses, les façades rehaussent d’un décor foisonnant de pierre blanche d’Euville leur parementRevêtement de la face extérieure d’un mur. de briques rouges ponctué de briques noires en quinconce. Les toits sont couverts d’ardoises.
La tour-porche, ou beffroi, haute de 48 mètres, est accessible par deux volées d’escalier latérales en partie cintrées et à balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire., qui mènent à une loge à baies libresBaie qui n’est pas close par une menuiserie., les latérales doubles, à colonnetteUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne.. Une seconde loge, dite d’honneur, occupe le premier étage et s’ouvre de trois baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement., l’antérieure précédée d’un balcon sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console.; les deux loges sont voûtées d’ogives. Plus haut s’élèvent le registreAlignement horizontal de baies sur un pignon. des horloges et, en retrait derrière une balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. en encorbellementUne partie d'élévation est dite en encorbellement lorsqu'elle s’avance en surplomb., un clocher à quatre fenêtres, sous un toit à l’impériale. Ce dernier porte un lanterneau de bois octogonal dont la couverture en cloche, percée de lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres., se pique d’un épiDisposition d’éléments en un emboîtement de V. piriforme à girouettePlaque métallique souvent ajourée, tournant au gré des vents dont elle indique la direction. La girouette se trouve d'ordinaire au faîte du toit.. Toutes les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. de la tour, portes de l’hôtel comprises, ont un arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., généralement sur coussinetsPierres de taille formant saillie profilée dans l’embrasure de la baie. Ils sont situés au sommet des piédroits et portent un linteau ou un arc..
Le corps principal s’élève sur deux niveaux de hauteur progressive et compte de part et d’autre de la tour, deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de fenêtres à croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit. et mises en plomb. Toutes les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. de l’étage sont précédées d’un balcon à balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire., sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console.. Le toit en bâtièreToit à deux versants. est limité par des pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. bordés de pierre, à oreille côté place; son versant avant est planté de deux lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit., de même matériau, qu’entourent quatre petites lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. de bois.
Cette ordonnance de façades est largement striée de chaînes et de bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade., et parsemée d’ancres à enroulements. De multiples bossagesBossage. Saillie de la face d’un bloc de pierre par rapport au nu de la maçonnerie. Un bossage est dit un sur deux lorsqu’un parement présente une alternance d’assises de blocs en bossages et de blocs dont le parement reste au nu de la maçonnerie. Un bossage est dit rustique lorsque son parement est d’une taille grossière. Il est dit continu lorsqu'il se prolonge sur une assise entière. et amortissementsAmortissement. Élément décoratif placé au sommet d’une élévation.Amorti. Sommé d'un amortissement., aux formes et motifs variés, l’animent, notamment au soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., aux angles et aux encadrements des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement.. Les montants des ouvertures du corps principal sont traités en pilastreÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. d’inspiration toscane au rez-de-chaussée, ionique à l’étage. Ces pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. portent des entablementsCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. à tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. sculptée, ceux de l’étage se coiffent en outre d’un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console., amortiAmortissement. Élément décoratif placé au sommet d’une élévation.Amorti. Sommé d'un amortissement. de vases. Les deux lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. de pierre, à aileronsÉlément décoratif ordinairement enroulé en S et terminé en volutes, qui s’inscrit dans un angle et forme un adoucissement. à voluteOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc., portent sur leur entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. un édicule à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. cintré, le tout hérissé de sphères.
La baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. avant de la loge d’honneur, elle aussi flanquée de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., d’inspiration toscane, porte au-dessus de son entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. à consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console., un édicule à aileronsÉlément décoratif ordinairement enroulé en S et terminé en volutes, qui s’inscrit dans un angle et forme un adoucissement. et volutesOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc., frappé aux armes de la Commune, qu’accompagnent deux blasons de la famille d’Aa. Son garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... ajouré, comme aussi celui des autres baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement., est décoré d’entrelacs. Les portes des loges s’assortissent aux fenêtres.
L’entablement terminal du corps principal, à friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de briques, est scandé de consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. feuillagées sous une cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. de bois. De même matériau, la cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. de la tour est, elle, ponctuée de modillonsÉléments décoratifs de forme quelconque, répétés sous une corniche. à glandsLes tournages disposés sur la planche de larmier d’une corniche ou formant amortissement portent le nom de la forme à laquelle ils font songer : toupie, pomme de pin, gland..
Enfin, divers cartouchesDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale. et tablesPetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. énumèrent les noms de la Commune et de ses hameaux: «ANDERLECHT», «BISTEBROECK», «CUREGHEM», «NEERPEDE», «VEEWIJDE», «AA» et «BROECK». Sous les frontonsCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. de l’étage, des tablesPetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. allégoriques évoquent, elles, les diverses fonctions de l’administration communale.
Les murs-pignons du corps principal sont aveuglesUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre., hormis une fenêtre de combleEspace intérieur de la toiture.. Sans décor excepté aux bordures des pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. et appareillant des briques de moindre qualité, ils étaient destinés à servir de mitoyens. Celui de gauche est resté libre, malgré un ambitieux projet d’agrandissement de l’hôtel par S’Jonghers en 1901.
Ces élévationsDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. connaissent chacune un prolongement vers l’arrière, qui correspond à une cage d’escalier secondaire à pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment.. L’ensemble est couvert de plateformes en zinc. Une cage d’ascenseur a été greffée à l’escalier droit peu avant 1996.
L’important corps arrière, à caves-hautes et étage, a été, comme lesdites cages d’escalier, enduitL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et blanchi. Il se compose de trois volumes, le central, qui abrite vestibules et escalier d’honneur, accuse une importante saillie. Celle-ci est percée d’une entrée précédée d’un perronEmmarchement extérieur devançant la porte d’entrée d’un bâtiment. jadis à deux volées droites, que surmonte une importante baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaire garnie de vitraux. La plupart des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. du corps sont à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle., celles de l’avant sont doubles. Trois bâtièresToit à deux versants. revêtues de zinc se côtoient ici, les latérales à croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux. avant, la centrale à deux croupesUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux., suivie d’une verrière perpendiculaire qui éclaire le vestibule du premier étage.
Toute la menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. de l’hôtel est conservée en façade avant.
Intérieur
Distribution
Elle est tout empreinte de symétrie. Le rez-de-chaussée distribue deux bureaux de part et d’autre du vestibule d’entrée. Ces locaux, de dimensions à peu près semblables, s’ouvrent sur deux sections de couloir qui lient un grand vestibule transversal aux escaliers secondaires. Ce vestibule aboutit à un escalier d’honneur et dessert deux paires de bureaux, les premiers plus étroits. Selon les plans de Van Ysendyck, l’État civil occupe les bureaux situés à gauche du vestibule d’entrée, la Population et le Commissaire de police ceux de droite. Aux côtés du grand vestibule se côtoient, à gauche, les bureaux du Receveur et des Adjudications, à droite ceux des Travaux publics.
À l’étage, une grande salle est flanquée de deux bureaux. Ces pièces sont desservies, comme celles du rez-de-chaussée, par des couloirs ici déportés vers l’arrière. Le grand vestibule donne accès à deux paires de bureaux, les premiers rétrécis par le déplacement desdits couloirs. La grand salle, ouverte sur la loge d’honneur, est destinée aux réunions du Conseil, le bureau de gauche au Collège et celui de droite au Bourgmestre. Les bureaux arrière sont impartis à gauche à la Bienfaisance, à droite au Secrétariat.
Décor
Si l’ensemble se veut d’inspiration Renaissance flamandefin XVe siècle - début XVIIe siècle. Le style Renaissance flamande s'est développé dans les Pays-Bas méridionaux à l'époque des Habsbourg. Elle apparaît à une période de prospérité économique et de renouveau artistique et combine l'architecture médiévale traditionnelle avec des éléments novateurs issus de la Renaissance italienne. D'une part, ce style se caractérise par des constructions en brique et en grès locaux, souvent dotées de pignons à gradins, de fenêtres à croisées et de bandeaux. D'autre part, il intègre un riche répertoire décoratif italien avec des frontons, des arabesques, des colonnes et des pilastres. Le style Renaissance flamande est surtout connu pour ses imposants hôtels de ville en Flandre : celui d'Anvers, construit entre 1561 et 1564 par Cornelis Floris De Vriendt, étant un parfait exemple. À Bruxelles, seuls quelques bâtiments de cette période ont été conservés. Il s'agit principalement de bâtiments résidentiels situés dans le centre-ville, construits à la demande de la cour, de la noblesse et de la haute bourgeoisie. Cependant, bon nombre de ces bâtiments ont fait l'objet de rénovations ou de reconstructions importantes. Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, le style Renaissance flamande a connu un regain d'intérêt à Bruxelles sous la forme d'un style « néo », faisant référence à l'âge d'or de l'art et du commerce flamands au XVIIe siècle (voir néo-Renaissance flamande)., les espaces d’entrée et de dégagement, aujourd’hui entièrement blanchis, se réfèrent quelque peu au style classique dans leurs scansions murales et leurs plafonds. Ainsi pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris., tablesPetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau., poutres et autres cornichesCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. stuquéesLe stuc est un enduit à base de chaux ou de plâtre et de colle, soit poli et imitant le marbre, soit mat, sculpté et mouluré. apparaissent seulement habillés de RenaissanceLe style néo-Renaissance à Bruxelles est une expression de l'éclectisme du XIXe siècle, qui a atteint son apogée entre 1850 et 1910. Ce style s'inspire des formes, des proportions et de l'ornementation de la Renaissance italienne du XVIe siècle et a été utilisé à Bruxelles dans des projets de construction publics et privés. Il constitue une réaction au néoclassicisme, jugé trop rigide et dogmatique, et se développe parallèlement au néo-baroque et au néogothique. Le néo-Renaissance bruxellois est donc un style historicisant mais chargé idéologiquement, où se mêlent représentation urbaine, fierté bourgeoise et évocation historique. Le style néo-Renaissance se distingue par une construction rationnelle des façades et une ornementation basée sur les ordres classiques et les motifs Renaissance. Il allie clarté structurelle et riches accents décoratifs. Parmi ses caractéristiques typiques, on peut citer : une articulation horizontale grâce à des corniches et des cordons, des compositions symétriques avec des travées régulières, l'utilisation d'arcs en plein cintre, de pilastres, de colonnes et de balustrades, des façades en pierre naturelle ou en brique avec des éléments en pierre blanche, une ornementation reprenant des grotesques, des médaillons, des guirlandes, des cartouches et de hauts attiques ou lucarnes sous fronton.. Au rez-de-chaussée, les sols de ces espaces sont revêtus de mosaïque blanche, jaune et noire; les encadrements à filets sont ornés de quelques motifs à palmettesOrnement symétrique dont la forme est proche de celle d’une palme. La palmette est parfois composée de feuilles d’acanthe. et enroulements, que reprennent les rosacesRosace. Ornement symétrique circulaire évoquant une fleur stylisée ou d’autres végétaux. Se dit également d’une baie circulaire à remplage et/ou vitrail, analogue à cet ornement. La rosette est une rosace de petite taille. centrales. Les hautes plinthesAssise inférieure d’un soubassement ou soubassement de hauteur particulièrement réduite., comme celles de l’étage, sont en marbre jaune. Toutes les portes sont en chêne verni, à panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris.; les deux principales ont un décor plus complexe: celle, vitrée, du vestibule d’entrée est garnie d’un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. frappé du «A» d’Anderlecht, celle de la grande salle à l’étage développe à l’imposte un rayonnement d’arcades en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., à mises en plomb. Une verrière rectangulaire éclaire, comme déjà mentionné, le vestibule supérieur.
L’escalier d’honneur, à jour1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. et tournant à gauche, compte deux volées droites protégées par un garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. animé de multiples enroulements; marches et sol du reposPalier ou repos d'escalier. Plate-forme qui sépare deux volées d'escalier. sont du même marbre que celui des plinthesAssise inférieure d’un soubassement ou soubassement de hauteur particulièrement réduite.. Le même travail de ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. se retrouve dans les appliques lumineuses des vestibules. L’escalier est abondamment éclairé par un grand vitrail de style RenaissanceLe style néo-Renaissance à Bruxelles est une expression de l'éclectisme du XIXe siècle, qui a atteint son apogée entre 1850 et 1910. Ce style s'inspire des formes, des proportions et de l'ornementation de la Renaissance italienne du XVIe siècle et a été utilisé à Bruxelles dans des projets de construction publics et privés. Il constitue une réaction au néoclassicisme, jugé trop rigide et dogmatique, et se développe parallèlement au néo-baroque et au néogothique. Le néo-Renaissance bruxellois est donc un style historicisant mais chargé idéologiquement, où se mêlent représentation urbaine, fierté bourgeoise et évocation historique. Le style néo-Renaissance se distingue par une construction rationnelle des façades et une ornementation basée sur les ordres classiques et les motifs Renaissance. Il allie clarté structurelle et riches accents décoratifs. Parmi ses caractéristiques typiques, on peut citer : une articulation horizontale grâce à des corniches et des cordons, des compositions symétriques avec des travées régulières, l'utilisation d'arcs en plein cintre, de pilastres, de colonnes et de balustrades, des façades en pierre naturelle ou en brique avec des éléments en pierre blanche, une ornementation reprenant des grotesques, des médaillons, des guirlandes, des cartouches et de hauts attiques ou lucarnes sous fronton., à douze panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris., daté de 1879 et dû aux talents du Brugeois Henri Dobbelaere. Ils évoquent notamment les étapes de la création du nouveau quartier, avec les noms des édiles de l’époque et ceux des artistes qui ont œuvré dans l’hôtel; le médaillonCartouche rond ou ovale. central rappelle l’inauguration de ce dernier par le couple royal en 1879.
Le peintre-décorateur Charle-Albert est le principal auteur des décors. Les plus intéressants habillent les pièces avant de l’étage. Celles-ci sont scandées de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. en marbre noir sous des plafonds à poutraison de chêne apparente. Les deux salons disposent d’une cheminée à piédroitsLes piédroits sont les éléments verticaux latéraux de l’encadrement d’une baie, portant son couvrement. de même marbre et manteauManteau de cheminée. Construction d’ordinaire en marbre, renfermant le foyer d’une cheminée. en chêne sculpté. Le même bois est utilisé pour les parquets, les lambrisLe lambris est un revêtement de menuiserie, de marbre ou de stuc couvrant la partie inférieure ou l'entièreté des murs d’une pièce., l’huisserie à panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. et l’important mobilier. Les longues cloisons qui séparent les salons de la grande salle sont un écho amplifié de la porte précitée du grand vestibule. Les murs sont peints de fausses-draperies au pochoirPlaque ajourée de motifs sur laquelle on passe une brosse ou un pinceau pour peindre des décors répétitifs. ou de scènes de batailles et de figures de soldat. Le contrecœur des cheminées est tapissé de carreaux de faïenceCéramique cuite à une température relativement basse, dissimulée sous une glaçure opaque, blanche ou colorée. La faïence est volontiers utilisée pour les décors intérieurs, car elle se conserve relativement mal à l'extérieur. illustrant les quatre éléments; leur hotteLa hotte d'une cheminée est le départ de son conduit, au-dessus du manteau. présente un décor héraldique. Aux plafonds pendent des lustres de bronze à multiples branches. Enfin, les portes-fenêtres alignent dans leurs vantauxLe mot vantail désigne le battant d’une porte ou d’une fenêtre. des médaillonsCartouche rond ou ovale. peints, aux allégories des Vertus; les vitraux de leurs jours1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. supérieurs dessinent des candélabres.
Anciens arsenal des sapeurs-pompiers et siège de la Garde civique
Volumétrie
Cet imposant édifice, en brique, pierre bleue et pierre blanche sous des toits ardoisés, présente une volumétrie complexe articulée par des structures portantes et des charpentes métalliques. Il se compose de deux parties relativement indépendantes, unies par de mêmes ordonnances stylistiques.
La partie principale, aux nos 4 et 6, est un quadrilatère de deux étages qui intègre à l’angle avant gauche une mince tour carrée de cinq niveaux, en très légère saillie et partiellement à pans coupésPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. sous un toit à l’impériale. La couverture du bâtiment imbrique une bâtièreToit à deux versants., côté rue, et un grand toit en pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. à lanterneau carré; à l’angle arrière de ces toits, dans l’axe de la tour, le bâtiment se rehausse sous une plateforme, aujourd’hui en légère pente, que protège un mur à redentsUn élément est dit en redent lorsqu'il est disposé de biais et fait saillie en petit éperon. Un élément animé de saillies de ce type est dit redenté ou à redents.. Enfin, la façade arrière est partiellement longée par un appentisToit à un seul versant. sans étage.
La seconde partie, au no 8, se rapproche de la composition d’une imposante maison bourgeoise: deux étages sous bâtièreToit à deux versants., une cour et un bâtiment arrière. Cependant, son angle avant gauche intègre une tour identique à celle du bâtiment principal, amplifiant encore la monumentalité de ce dernier. Son annexe sur cour, couverte d’une bâtièreToit à deux versants., est, elle, dominée à gauche par une tourellePetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles. carrée qui s’ancre légèrement dans l’angle de son grand voisin, sous un simple pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon..
Distribution originelle
La tour gauche loge un vestibule d’entrée et de petites pièces de service. Le vestibule mène, dans l’axe, à une cage d’escalier qui dessert tous les niveaux. À chaque reposPalier ou repos d'escalier. Plate-forme qui sépare deux volées d'escalier. se blottit un corps de trois sanitaires (évier, WC). Au rez-de-chaussée, à droite, s’étend la remise des voitures de pompiers (actuelle salle des guichets), connectée avec les écuries (aujourd’hui bureaux) aménagées dans l’appentis arrière. Aux étages, des bureaux et des locaux réservés aux pompiers s’alignent de part et d’autre d’un couloir longitudinal qu’éclaire le lanterneau central, via des planchers de verre. Derrière la tour, sous le versant arrière de la bâtièreToit à deux versants., un atelier de photographie s’ouvre largement sur la plateforme précitée. Au premier combleEspace intérieur de la toiture., à surcroît, des mansardesUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. (salle de réunion, magasin d’habillement et bureaux, dont celui de l’officier d’armement) sont reliées au bâtiment voisin, le no 8, réservé en partie ou totalement à la Garde civique. La tour de ce dernier accueille également, sous ses petites pièces (vestiaire, etc.), un vestibule d’entrée s’ouvrant sur une cage d’escalier semblable à la précédente, à deux sanitaires. Le bâtiment compte deux pièces par niveau, le dernier attribué au logement du garde. L’annexe arrière a été, un temps, affectée en prison et à l’archivage.
Élévations
Ce sont les façades et les tours sur rue qui relèvent le plus majestueusement du style néo-Renaissance flamandeLe style néo-Renaissance flamande est une variante régionale du style néo-Renaissance qui s'est développé à Bruxelles entre 1860 et 1914 environ. Il s'inspire de la tradition architecturale du XVIe siècle des Pays-Bas méridionaux, en particulier des hôtels de ville, des maisons de corporations et des demeures patriciennes flamandes de l'époque des Pays-Bas habsbourgeois. Contrairement à la néo-Renaissance plus orientée vers l'Italie, le style néo-Renaissance flamande met l'accent sur les racines nationales, l'expression artisanale et l'identité urbaine. Ce style est né dans un contexte de prise de conscience nationale et urbaine croissante : au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, les architectes et les politiques belges ont cherché à définir leur propre langage architectural, indépendamment des modèles français ou anglais. Le retour à la Renaissance flamande offrait un idiome ancré dans l'histoire mais utilisable dans le contexte contemporain, qui renvoyait à la tradition, au savoir-faire et à la fierté bourgeoise. Le XVIe siècle était considéré comme l'âge d'or de l'art, du commerce et de l'autonomie des villes, des valeurs que l'on souhaitait raviver au sein de la jeune nation belge. À Bruxelles, capitale du royaume, ce style a acquis une fonction représentative marquée, symbolisant à la fois la continuité avec l'image historique de la ville et l'identité d'une bourgeoisie sûre d'elle. Les architectes ont souvent combiné le langage formel historiciste avec des techniques de construction modernes, telles que la fonte, l'acier et de nouveaux formats de briques, dans le cadre d'une architecture urbaine éclectique plus large. Ce style est devenu particulièrement populaire pour les bâtiments publics, les écoles, les administrations communales, les postes et les maisons bourgeoises. En mettant en valeur l'ordre civil, la fierté de la ville et l'identité nationale, le style acquiert ainsi une dimension éducative et administrative. À l'époque de Léopold II, il est devenu un élément essentiel pour l’image de la capitale. Le style néo-Renaissance flamande se reconnaît à une composition de façade verticale et plastique prononcée, animée par des jeux de matériaux, de couleurs et d'ornements. Les caractéristiques typiques sont l'utilisation de briques rouges combinées à de la pierre naturelle blanche ou bleue (parfois en bandeaux), des pignons à gradins, des fenêtres à croisée(s) et des encadrements profilés, des cartouches, des médaillons, des frontons et des lucarnes à croupe, ainsi que des sculptures représentant des personnages, des armoiries ou des motifs allégoriques. Des cordons horizontaux et des pilastres verticaux rythment la façade, parfois complétés par des balcons en fer forgé ou des loggias en pierre naturelle ou en bois. Ce style allie rationalité constructive et exubérance décorative, un équilibre qui le rendait particulièrement adapté à la représentation urbaine.. Leur maçonnerie, qui rappelle celle de l’hôtel communal, associe au-dessus d’un rez-de-chaussée tout en pierre bleue, des parementsRevêtement de la face extérieure d’un mur. de briques rouges piqués de briques noires et un décor de pierre blanche, l’ensemble rehaussé de pierre bleue. De nombreuses ancresPièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants. dessinent des enroulements greffés de fleurs.
Les deux parties du bâtiment comptent ensemble neuf travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à angles harpésLes harpes sont une superposition d’éléments dont la tête est alternativement courte et longue. aux étages. La verticalité produite est contrebalancée par deux cornichesCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. d’entre-niveaux et de multiples chaînes. Les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. du rez-de-chaussée, animé de bossagesBossage. Saillie de la face d’un bloc de pierre par rapport au nu de la maçonnerie. Un bossage est dit un sur deux lorsqu’un parement présente une alternance d’assises de blocs en bossages et de blocs dont le parement reste au nu de la maçonnerie. Un bossage est dit rustique lorsque son parement est d’une taille grossière. Il est dit continu lorsqu'il se prolonge sur une assise entière., sont toutes arquées: un plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. pour l’entrée des tours, une anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale. pour la fenêtre à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. jouxtant celle de gauche et pour les six anciennes entrées carrossables dotées de chasse-roues sphériques.
Les fenêtres du premier étage sont divisées par une croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit. de pierre sauf celles des tours, dotées d’une simple traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie.. Les jours1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. supérieurs sont aveuglés par une tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. à motif de cuir découpéLes ornements auriculaires, dits également en cuir découpé, désignent les décors faisant songer à des oreilles ou à des assemblages de cuir découpé, propres à l'architecture baroque flamande et aux styles qui s'y réfèrent.; les allègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre., tout en pierre bleue, sont encadrées par un ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. de la cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. du rez-de-chaussée.
Au second étage, les fenêtres, plus étroites et sans division, sont sommées d’une mince cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. sous un simulacre de jour1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. supérieur qu’aveugle un arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. de décharge. Les faux-jours des fenêtres centrales sont ornés de palmettesOrnement symétrique dont la forme est proche de celle d’une palme. La palmette est parfois composée de feuilles d’acanthe., ceux des tours portent des blasons, du Brabant à gauche, d’Anderlecht à droite; enfin, le faux-jour de la dernière fenêtre sert d’allège, à tondo sous arcadeStructure métallique suspendue aux câbles de traction portant la cabine ou le contrepoids. , à une lucarne passanteUne lucarne est dite passante lorsqu'elle est située dans le plan de la façade et interrompt la corniche ou l’entablement terminal du bâtiment..
Le combleEspace intérieur de la toiture. à surcroît du bâtiment principal présente, sur une cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. de pierre à modillonsÉléments décoratifs de forme quelconque, répétés sous une corniche. et denticulesLes gouttes et denticules sont des éléments répétés sur les moulurations ou décorations. La goutte est tronconique. Elle se distingue du denticule qui est en forme de petit cube., un attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. à décor de briques blanches entrecoupé de cinq lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à encadrement de pierre et croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux..
Le quatrième niveau des tours, plus élancé que les autres, inscrit dans une grande arcadeStructure métallique suspendue aux câbles de traction portant la cabine ou le contrepoids. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. à volutesOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc., une fenêtre de même forme, à montants sous chapiteauCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre. toscan; son importante clefClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel. à volutesOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc. porte un vase. Le dernier niveau, peu élevé, est percé d’une triple fenêtre.
Au-dessus d’une cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. de bois du type de la précédente, les toits sont percés de quatre lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux.; leur lanterneau octogonal à flèche est planté de petites lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à bâtièreToit à deux versants. débordante. Quant au grand lanterneau, il portait sur quatre faces en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. une verrière métallique en pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon., remplacée par quatre pans ardoisés. L’ensemble des toits est hérissé d’épis de faîtageFaîte. Partie la plus élevée d'un élément. Faîtier. Disposé au faîte du bâtiment. Faîtage. Couverture du faîte du toit. à enroulements.
Les façades latérales et arrière du complexe, tourellePetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles. du no 8 comprise, étaient revêtues d’un enduitL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. gris clair, sobrement traversé de quelques chaînes à imitation de pierre; cette finition a été remplacée tardivement par un cimentEnduit de mortier de ciment type Portland, un matériau gris et très dur qui entre dans la composition du béton et du mortier moderne. blanchi, sans nuances. Les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. sont rectangulaires, quasi toutes déchargées par un arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. à extradosFace supérieure d’un arc (celle noyée dans la maçonnerie). On désigne les formes de l’extrados avec les mêmes termes que celles des arcs (ex: arc en plein cintre à extrados brisé). L’extrados en escalier est étagé à la manière d’un escalier. plus cintré, en briques rouges et à claveauxClaveau. Élément d’appareil en pierre d’un arc ou d’une plate-bande.Clavé. Composé de claveaux. de pierre blanche. Les cornichesCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. sont ici en bois, mais celle de la tourellePetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles. couronne une friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. à larges consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. et une architraveMoulure inférieure de l’entablement, située sous la frise. de pierre.
L’élévation arrière des nos 4 à 6 compte cinq travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous le versant du grand pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon.. Les cinq premières, à gauche, sont flanquées d’une annexe de bureau remplaçant l’écurie originelle. Le surcroit du combleEspace intérieur de la toiture. prolonge, comme à l’avant, lesdites travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. par cinq lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux.. Surcroit et lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. sont en briques grises, le premier animé d’un maillage en briques rouges, les secondes de briques jaunes. Au-delà d’une haute et mince cheminée circulaire, une sixième travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. décalée appartient à la cage d’escalier et à ses sanitaires: fenêtres-hautes pour l’une, trois jours1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. jumelésDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. pour les autres.
La façade en retour présente, pour la cage, deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. décalées, les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. droites plus larges, à linteau métalliquePoutrelle métallique de profil en I, utilisée comme linteau, souvent agrémentée de rosettes en tôle découpée. sur coussinetsPierres de taille formant saillie profilée dans l’embrasure de la baie. Ils sont situés au sommet des piédroits et portent un linteau ou un arc., éclairant aux étages les paliersPalier ou repos d'escalier. Plate-forme qui sépare deux volées d'escalier. des couloirs longitudinaux. Une troisième travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. ne compte que deux fenêtres, correspondant à des petits bureaux.
La façade latérale gauche, tournée vers la courette du no 8, ne dispose que de deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. sous un surcroit à deux lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres., pareil au précédent.
La façade arrière du no 8 compte trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., celle de droite, qui éclaire l’escalier, en retrait et flanquée d’un bloc de sanitaires. Le toit porte ici une lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. en bois à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches..
L’annexe arrière, de deux niveaux, s’ouvre aussi, latéralement, sur la grande cour de l’hôtel communal. Elle est précédée d’une construction basse sous plateforme de la fin des années 1960, qui a servi de prison. La tourellePetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles., jadis ouverte au rez-de-chaussée et logeant des sanitaires, superpose trois petites pièces éclairées par une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sur ses deux faces côté cour.
Les fenêtres des deux premiers étages s’appuient sur une tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. de pierre bleue à crossettesRessauts décoratifs situés aux angles d’un élément tel qu’un encadrement., celles du deuxième s’inscrivent avec les supérieures dans une même arcadeStructure métallique suspendue aux câbles de traction portant la cabine ou le contrepoids. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle..
Les deux portes d’entrée en chêne, côté rue, sont originelles et identiques. Partiellement vitrées, elles présentent dans un décor néo-RenaissanceLe style néo-Renaissance à Bruxelles est une expression de l'éclectisme du XIXe siècle, qui a atteint son apogée entre 1850 et 1910. Ce style s'inspire des formes, des proportions et de l'ornementation de la Renaissance italienne du XVIe siècle et a été utilisé à Bruxelles dans des projets de construction publics et privés. Il constitue une réaction au néoclassicisme, jugé trop rigide et dogmatique, et se développe parallèlement au néo-baroque et au néogothique. Le néo-Renaissance bruxellois est donc un style historicisant mais chargé idéologiquement, où se mêlent représentation urbaine, fierté bourgeoise et évocation historique. Le style néo-Renaissance se distingue par une construction rationnelle des façades et une ornementation basée sur les ordres classiques et les motifs Renaissance. Il allie clarté structurelle et riches accents décoratifs. Parmi ses caractéristiques typiques, on peut citer : une articulation horizontale grâce à des corniches et des cordons, des compositions symétriques avec des travées régulières, l'utilisation d'arcs en plein cintre, de pilastres, de colonnes et de balustrades, des façades en pierre naturelle ou en brique avec des éléments en pierre blanche, une ornementation reprenant des grotesques, des médaillons, des guirlandes, des cartouches et de hauts attiques ou lucarnes sous fronton. foisonnant, aux accents Art nouveauPériode : 1890 – 1914 L’Art nouveau est un mouvement artistique qui se développe en Europe principalement entre 1890 et 1910, et manifeste une volonté de rupture avec les styles historiques et l’art académique du XIXe siècle. En Belgique, on situe la naissance de l’Art nouveau à Bruxelles en 1893 avec la construction de l’Hôtel Tassel de Victor Horta (1861-1947) et de la maison personnelle de Paul Hankar (1859-1901). Abandonnant la typologie traditionnelle des trois pièces en enfilade, Horta évide le centre de la maison pour y amener la lumière du jour et, à partir de là, éclate l’espace intérieur. Il développe une esthétique librement inspirée de la flore à laquelle Hankar répond par un langage formel géométrique recherchant davantage les effets colorés procurés par les matériaux et le traitement varié des matières. À partir de ces deux exemples se déclineront deux courants : l’un inspiré du monde végétal avec des lignes courbes et organiques ; l’autre d’inspiration géométrique, au vocabulaire formel plus raide et répétitif. L’Art nouveau s’applique à des programmes très variés (maisons bourgeoises et hôtels de maître, établissements scolaires, logement social, commerces). D’abord conçu pour une bourgeoisie aisée progressiste, le style Art nouveau se démocratise rapidement et devient le vocabulaire à la mode d’une nouvelle génération d’architectes qui met moins l’accent sur la complexité intérieure que sur les façades. L’assouplissement de la structure intérieure de la maison conduit à une organisation plus libre de la façade percée de fenêtres de formes variées, rehaussée de bow-windows, de loggias, de balcons et dont l’aspect se voit modifié par l’introduction de nouveaux matériaux : briques émaillées colorées, mosaïques, céramiques décoratives, colonnettes et linteaux métalliques. L’esprit Art nouveau se limite ainsi souvent à s’intégrer à l’éclectisme au travers des détails décoratifs particulièrement soignés (sgraffites, vitraux, ferronneries, dessin de châssis ou d’un arc de baie)., deux vantauxLe mot vantail désigne le battant d’une porte ou d’une fenêtre. à panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris., à triple jour1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. avec grille en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. et à couvre-joints en colonnetteUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne., ainsi qu’un jour1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. d’imposte en éventail. Les jours1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. sont tous dotés de vitraux. Deux tirants métalliques ouvragés complètent le décor.
Toutes les fenêtres à rue et les latérales de la cage d’escalier des nos 4 à 8 ont conservé leurs châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre., en T ou à triple voire quadruple croix, garnis de vitraux. Les premières intègrent des médaillonsCartouche rond ou ovale. aux initiales «A» et «C» entrelacées.
Intérieur
Le sol des vestibules et du rez-de-chaussée des cages d’escalier est couvert de mosaïques multicolores à bordure décorée d’entrelacs et de fleurettes. Les volées d’escalier des nos 4 et 6 sont en acier, à contremarches ajourées, et leurs rampes en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage., d’inspiration Art nouveau. L’escalier du no 8 est pourvu de rampes identiques mais sur une structure de bois (ou de béton).
L’ancienne remise à voitures des pompiers, aujourd’hui salle des guichets, montre encore les colonnettesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. de fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion. à chapiteauCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre. qui portent son plafond.
Les étages, première cage d’escalier et combleEspace intérieur de la toiture. à surcroit compris, sont dotés de parquets de chêne à bâtons rompus. Les plafonds dissimulent leur structure métallique à voussettes sous un décor de plâtre plus ou moins élaboré: consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console., gorgesLa gorge est une moulure creuse de profil courbe, en portion de cercle ou d’ovale ou en demi-cœur. Le cavet est une gorge de profil en quart de cercle., caissons ou simples moulures d’encadrement. Les huisseriesMenuiseries qui s’ouvrent et se ferment, c’est-à-dire les portes et les fenêtres. Par extension, le terme désigne également les fenêtres à châssis dormants. à panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. et/ou à petits-boisPetit-bois, petit-fer. Petit élément en bois ou en fer subdivisant le vitrage d’un châssis. originels sont en place, parfois accompagnées de structures tardives mais de même type. Chaque pièce dispose d’une cheminée, d’un marbre et d’un décor variant en qualité selon la hiérarchie de leur affectation. Un bureau au premier étage du no 6, actuellement réservé aux échevins, a conservé l’intégralité de son aménagement néo-RenaissanceLe style néo-Renaissance à Bruxelles est une expression de l'éclectisme du XIXe siècle, qui a atteint son apogée entre 1850 et 1910. Ce style s'inspire des formes, des proportions et de l'ornementation de la Renaissance italienne du XVIe siècle et a été utilisé à Bruxelles dans des projets de construction publics et privés. Il constitue une réaction au néoclassicisme, jugé trop rigide et dogmatique, et se développe parallèlement au néo-baroque et au néogothique. Le néo-Renaissance bruxellois est donc un style historicisant mais chargé idéologiquement, où se mêlent représentation urbaine, fierté bourgeoise et évocation historique. Le style néo-Renaissance se distingue par une construction rationnelle des façades et une ornementation basée sur les ordres classiques et les motifs Renaissance. Il allie clarté structurelle et riches accents décoratifs. Parmi ses caractéristiques typiques, on peut citer : une articulation horizontale grâce à des corniches et des cordons, des compositions symétriques avec des travées régulières, l'utilisation d'arcs en plein cintre, de pilastres, de colonnes et de balustrades, des façades en pierre naturelle ou en brique avec des éléments en pierre blanche, une ornementation reprenant des grotesques, des médaillons, des guirlandes, des cartouches et de hauts attiques ou lucarnes sous fronton.: cheminée en marbre noir, à hotteLa hotte d'une cheminée est le départ de son conduit, au-dessus du manteau. encadrée de chêne, lambrisLe lambris est un revêtement de menuiserie, de marbre ou de stuc couvrant la partie inférieure ou l'entièreté des murs d’une pièce. d’appui à panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris., armoires et bureau de même bois, plafonds à fausses-poutres peintes en faux-chêne, lustre en laiton, etc.
Bâtiment du CPAS (désaffecté)
En oblique au sud-ouest de la cour, ce bâtiment de style éclectiquePériode : env. 1840-1914. L’éclectisme est un courant architectural caractérisé par la combinaison de styles issus de différentes époques et de différents lieux. Les architectes mêlent les références historiques pour créer de nouvelles compositions. Cette tendance se développe à Bruxelles peu après l’indépendance de la Belgique, dans le cadre des grands programmes d’urbanisation. En effet, durant les années 1840 et 1850, alors que jusque-là la ville a mis à l’honneur le néoclassicisme avec des ensembles urbains symétriques, ordonnés et rationnels, pointe le besoin d’une architecture nationale. Alors que des architectes font le choix de l’unité de style comme le néogothique ou le néo-Renaissance flamande, une tendance à mélanger les grammaires issues du passé va se développer, tout en utilisant les matériaux locaux et des techniques nouvelles (issues notamment de la révolution industrielle). Cet éclectisme permet de répondre plus souplement à une multitude de typologies et d’équipements urbains. En effet, la ville est en pleine expansion : l’éclectisme s’adapte tant aux églises qu’aux grands magasins, aux hôtels, aux gares, aux écoles, aux usines,… mais également à l’architecture résidentielle. C’est pourquoi l’éclectisme est la tendance architecturale dominante dans la première couronne de Bruxelles (les faubourgs de Bruxelles). Dans l’architecture publique, ce mélange n’est pas arbitraire : chaque style est choisi pour transmettre une idée. Par exemple, le néogothique peut évoquer l’histoire médiévale de la ville ou la spiritualité d’un édifice religieux ; le néoclassicisme suggère l’ordre et l’autorité pour un palais de justice ou un bâtiment administratif ; la Renaissance symbolise le prestige civique ou culturel. L’architecture devient ainsi un langage visuel, conçu pour représenter les valeurs d’une institution. Dans l’architecture résidentielle, l’éclectisme est l’apanage de la bourgeoisie et se reconnaît par une façade variée et dynamique où les architectes jouent avec les formes, les matériaux et les couleurs. Brique, pierre, fer forgé, céramique ou sgraffites s’y mêlent pour créer un décor riche et personnalisé. Chaque détail — balcon, corniche, linteau sculpté, lucarne, logette, porte d’entrée — devient une occasion d’exprimer le goût du propriétaire, d’afficher son statut ou ses aspirations culturelles. Ce style s’inscrit dans une période où Bruxelles valorise la modernité tout en célébrant son histoire. L’éclectisme traduit donc un compromis : une architecture contemporaine inspirée du passé, adaptée à la vie bourgeoise, urbaine et moderne. Derrière la façade, les intérieurs sont pensés pour le confort : distribution plus pratique, escalier décoratif, pièces spécialisées (salon, fumoir, salle à manger), et parfois innovations techniques (chauffage amélioré, eau, gaz). La période de l’éclectisme met en place le modèle type de la maison bourgeoise : une façade de composition symétrique (trois travées égales sur trois niveaux) ou asymétrique (deux travées – une étroite et une large – sur trois niveaux) ; un plan reprenant un couloir menant à l’escalier en travée d’entrée et deux ou trois pièces en enfilade, correspondant à la largeur (de la ou) des autres travées. La façade se développe également en trois dimensions par l’ajout de balcons, de logettes ou de bow-windows. Durant la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe siècle, le développement urbanistique est tel qu’il n’est pas rare de voir des pans de rue entiers sortir de terre en quelques années. Il en résulte des ensembles urbanistiques particulièrement homogènes et cohérents : les enfilades. Cette cohérence est parfois due au travail d’un architecte dans le cadre d’une petite promotion immobilière. Mais le plus souvent, les maisons sont réalisées par des architectes différents, pour des propriétaires différents : elles sont alors toutes différentes mais forment des enfilades homogènes de bâtiments de même style, mêmes matériaux et/ou de même gabarit. Les éléments représentatifs de l’architecture résidentielle de style éclectique sont : le gabarit (composition asymétrique ou symétrique), la polychromie des matériaux (pierre bleue, pierre blanche, briques de couleurs variées, enduits), l’usage d’éléments en ferronnerie, d’éléments en surplomb (balcons, logettes, bow-windows), de lucarnes et les enfilades urbanistiques. Ces façades sont souvent accentuées d’éléments d’inspirations diverses : néoclassique (enduit, sobriété), néogothique (baies en ogive ou trilobées, croisées en pierre), néo-Renaissance flamande (lucarne-pignon à gradins, ancres), Art nouveau (sgraffites, carreaux de céramique, éléments reprenant la courbe « coup de fouet », vitraux floraux), pittoresque (toiture à croupe ou croupette, tourelle, éléments en bois ou faux bois : garde-corps, colombages, fermes apparentes), etc. Il est communément admis que la période de l’éclectisme s’achève avec la Première Guerre mondiale, néanmoins le modèle type de la maison bourgeoise perdure bien après la guerre. Les communes et quartiers urbanisés plus tardivement, durant l’entre-deux-guerres, sur base de plans d’aménagement tracés au XIXe siècle, reproduisent le modèle de l’éclectisme : des enfilades de maisons de gabarit similaire. Ces maisons sont qualifiées de style éclectique tardif. Elles reprennent toutes les caractéristiques de l’architecture résidentielle éclectique, mais sont le plus souvent accentuées d’éléments d’inspiration Beaux-Arts, Art Déco, Art nouveau, pittoresque ou régionaliste (voir éclectisme tardif). des environs de 1900, jadis libre en façade avant, élève deux niveaux et demi en briques aujourd’hui crépiesLe crépi est un enduit non lissé de plâtre ou de mortier. Il est rugueux, ce qui le distingue des autres enduits., sous une bâtièreToit à deux versants. relevée tardivement à l’arrière. La façade aligne quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. inégales de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. (métallique?) sur coussinetsPierres de taille formant saillie profilée dans l’embrasure de la baie. Ils sont situés au sommet des piédroits et portent un linteau ou un arc.. La seconde travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., presque centrale, s’inscrit en creux dans un avant-corps à pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. débordant sur redentsUn élément est dit en redent lorsqu'il est disposé de biais et fait saillie en petit éperon. Un élément animé de saillies de ce type est dit redenté ou à redents. en escalier, marqué par des ancresPièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants. et un épiDisposition d’éléments en un emboîtement de V. à girouettePlaque métallique souvent ajourée, tournant au gré des vents dont elle indique la direction. La girouette se trouve d'ordinaire au faîte du toit. en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage.. La quatrième travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., plus étroite, loge la porte à baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. d’imposte de la cage d’escalier. Le mur-pignon gauche superpose trois larges baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires, celle du rez-de-chaussée flanquée de deux plus étroites. Les châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. sont en grande partie conservés, ceux du premier étage à mises en plomb. Une salle du Conseil occupait la partie gauche dudit niveau, qui était chauffée par une cheminée en marbre de style néo-RenaissanceLe style néo-Renaissance à Bruxelles est une expression de l'éclectisme du XIXe siècle, qui a atteint son apogée entre 1850 et 1910. Ce style s'inspire des formes, des proportions et de l'ornementation de la Renaissance italienne du XVIe siècle et a été utilisé à Bruxelles dans des projets de construction publics et privés. Il constitue une réaction au néoclassicisme, jugé trop rigide et dogmatique, et se développe parallèlement au néo-baroque et au néogothique. Le néo-Renaissance bruxellois est donc un style historicisant mais chargé idéologiquement, où se mêlent représentation urbaine, fierté bourgeoise et évocation historique. Le style néo-Renaissance se distingue par une construction rationnelle des façades et une ornementation basée sur les ordres classiques et les motifs Renaissance. Il allie clarté structurelle et riches accents décoratifs. Parmi ses caractéristiques typiques, on peut citer : une articulation horizontale grâce à des corniches et des cordons, des compositions symétriques avec des travées régulières, l'utilisation d'arcs en plein cintre, de pilastres, de colonnes et de balustrades, des façades en pierre naturelle ou en brique avec des éléments en pierre blanche, une ornementation reprenant des grotesques, des médaillons, des guirlandes, des cartouches et de hauts attiques ou lucarnes sous fronton. flamande et éclairée par trois importants lustres en cuivre. Sont encore en place, du même style, trois sièges à garniture de cuir armoriée, ainsi que trois tablesPetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. et deux armoires-bibliothèques en chêne.
Grille d’entrée de la cour rue Van Lint
Cet accès se fait par une longue grille en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. à deux vantauxLe mot vantail désigne le battant d’une porte ou d’une fenêtre. pour les voitures, un pour les piétons. Les premiers s’accrochent à de forts montants à triple ou quadruple potelet. Sans doute contemporaine de la construction de l’arsenal des pompiers en 1904, cette clôture a été modifiée à la fin des années 1930 ou dans la décennie suivante. Le montant central était constitué à l’origine d’un lourd pilierSupport vertical de plan carré. carré en pierre bleue.
Immeuble à l’angle de la rue Van Lint
Cette ancienne habitation de style éclectiquePériode : env. 1840-1914. L’éclectisme est un courant architectural caractérisé par la combinaison de styles issus de différentes époques et de différents lieux. Les architectes mêlent les références historiques pour créer de nouvelles compositions. Cette tendance se développe à Bruxelles peu après l’indépendance de la Belgique, dans le cadre des grands programmes d’urbanisation. En effet, durant les années 1840 et 1850, alors que jusque-là la ville a mis à l’honneur le néoclassicisme avec des ensembles urbains symétriques, ordonnés et rationnels, pointe le besoin d’une architecture nationale. Alors que des architectes font le choix de l’unité de style comme le néogothique ou le néo-Renaissance flamande, une tendance à mélanger les grammaires issues du passé va se développer, tout en utilisant les matériaux locaux et des techniques nouvelles (issues notamment de la révolution industrielle). Cet éclectisme permet de répondre plus souplement à une multitude de typologies et d’équipements urbains. En effet, la ville est en pleine expansion : l’éclectisme s’adapte tant aux églises qu’aux grands magasins, aux hôtels, aux gares, aux écoles, aux usines,… mais également à l’architecture résidentielle. C’est pourquoi l’éclectisme est la tendance architecturale dominante dans la première couronne de Bruxelles (les faubourgs de Bruxelles). Dans l’architecture publique, ce mélange n’est pas arbitraire : chaque style est choisi pour transmettre une idée. Par exemple, le néogothique peut évoquer l’histoire médiévale de la ville ou la spiritualité d’un édifice religieux ; le néoclassicisme suggère l’ordre et l’autorité pour un palais de justice ou un bâtiment administratif ; la Renaissance symbolise le prestige civique ou culturel. L’architecture devient ainsi un langage visuel, conçu pour représenter les valeurs d’une institution. Dans l’architecture résidentielle, l’éclectisme est l’apanage de la bourgeoisie et se reconnaît par une façade variée et dynamique où les architectes jouent avec les formes, les matériaux et les couleurs. Brique, pierre, fer forgé, céramique ou sgraffites s’y mêlent pour créer un décor riche et personnalisé. Chaque détail — balcon, corniche, linteau sculpté, lucarne, logette, porte d’entrée — devient une occasion d’exprimer le goût du propriétaire, d’afficher son statut ou ses aspirations culturelles. Ce style s’inscrit dans une période où Bruxelles valorise la modernité tout en célébrant son histoire. L’éclectisme traduit donc un compromis : une architecture contemporaine inspirée du passé, adaptée à la vie bourgeoise, urbaine et moderne. Derrière la façade, les intérieurs sont pensés pour le confort : distribution plus pratique, escalier décoratif, pièces spécialisées (salon, fumoir, salle à manger), et parfois innovations techniques (chauffage amélioré, eau, gaz). La période de l’éclectisme met en place le modèle type de la maison bourgeoise : une façade de composition symétrique (trois travées égales sur trois niveaux) ou asymétrique (deux travées – une étroite et une large – sur trois niveaux) ; un plan reprenant un couloir menant à l’escalier en travée d’entrée et deux ou trois pièces en enfilade, correspondant à la largeur (de la ou) des autres travées. La façade se développe également en trois dimensions par l’ajout de balcons, de logettes ou de bow-windows. Durant la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe siècle, le développement urbanistique est tel qu’il n’est pas rare de voir des pans de rue entiers sortir de terre en quelques années. Il en résulte des ensembles urbanistiques particulièrement homogènes et cohérents : les enfilades. Cette cohérence est parfois due au travail d’un architecte dans le cadre d’une petite promotion immobilière. Mais le plus souvent, les maisons sont réalisées par des architectes différents, pour des propriétaires différents : elles sont alors toutes différentes mais forment des enfilades homogènes de bâtiments de même style, mêmes matériaux et/ou de même gabarit. Les éléments représentatifs de l’architecture résidentielle de style éclectique sont : le gabarit (composition asymétrique ou symétrique), la polychromie des matériaux (pierre bleue, pierre blanche, briques de couleurs variées, enduits), l’usage d’éléments en ferronnerie, d’éléments en surplomb (balcons, logettes, bow-windows), de lucarnes et les enfilades urbanistiques. Ces façades sont souvent accentuées d’éléments d’inspirations diverses : néoclassique (enduit, sobriété), néogothique (baies en ogive ou trilobées, croisées en pierre), néo-Renaissance flamande (lucarne-pignon à gradins, ancres), Art nouveau (sgraffites, carreaux de céramique, éléments reprenant la courbe « coup de fouet », vitraux floraux), pittoresque (toiture à croupe ou croupette, tourelle, éléments en bois ou faux bois : garde-corps, colombages, fermes apparentes), etc. Il est communément admis que la période de l’éclectisme s’achève avec la Première Guerre mondiale, néanmoins le modèle type de la maison bourgeoise perdure bien après la guerre. Les communes et quartiers urbanisés plus tardivement, durant l’entre-deux-guerres, sur base de plans d’aménagement tracés au XIXe siècle, reproduisent le modèle de l’éclectisme : des enfilades de maisons de gabarit similaire. Ces maisons sont qualifiées de style éclectique tardif. Elles reprennent toutes les caractéristiques de l’architecture résidentielle éclectique, mais sont le plus souvent accentuées d’éléments d’inspiration Beaux-Arts, Art Déco, Art nouveau, pittoresque ou régionaliste (voir éclectisme tardif). est bâtie en briques rouges et pierre blanche et rehaussée de pierre bleue. Ses trois niveaux de hauteur dégressive sont lardés de bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de pierre, celui qui souligne le troisième animé de denticulesLes gouttes et denticules sont des éléments répétés sur les moulurations ou décorations. La goutte est tronconique. Elle se distingue du denticule qui est en forme de petit cube.. Ils se coiffent d’une bâtièreToit à deux versants. d’ardoise à angle droit, bordée d’une cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. de bois à modillonsÉléments décoratifs de forme quelconque, répétés sous une corniche.. La façade principale compte quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., la façade latérale trois. Les travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrales des étages de la première sont jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. par un double ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général.. Les fenêtres du rez-de-chaussée sont dotées d’encadrements harpésLes harpes sont une superposition d’éléments dont la tête est alternativement courte et longue. reliés par des bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. et d’arcs surbaissésUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. à clefClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel. montante; avant l’annexion par la Commune, quatre de ces fenêtres, aux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. extrêmes de chaque façade, étaient des portes, celles sur l’angle desservant le cabaret, qui porta le nom de Café du Beffroi. Aux étages, les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. sont rectangulaires, les deux centrales du premier côté place donnent sur un balcon continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées. néo-RenaissanceLe style néo-Renaissance à Bruxelles est une expression de l'éclectisme du XIXe siècle, qui a atteint son apogée entre 1850 et 1910. Ce style s'inspire des formes, des proportions et de l'ornementation de la Renaissance italienne du XVIe siècle et a été utilisé à Bruxelles dans des projets de construction publics et privés. Il constitue une réaction au néoclassicisme, jugé trop rigide et dogmatique, et se développe parallèlement au néo-baroque et au néogothique. Le néo-Renaissance bruxellois est donc un style historicisant mais chargé idéologiquement, où se mêlent représentation urbaine, fierté bourgeoise et évocation historique. Le style néo-Renaissance se distingue par une construction rationnelle des façades et une ornementation basée sur les ordres classiques et les motifs Renaissance. Il allie clarté structurelle et riches accents décoratifs. Parmi ses caractéristiques typiques, on peut citer : une articulation horizontale grâce à des corniches et des cordons, des compositions symétriques avec des travées régulières, l'utilisation d'arcs en plein cintre, de pilastres, de colonnes et de balustrades, des façades en pierre naturelle ou en brique avec des éléments en pierre blanche, une ornementation reprenant des grotesques, des médaillons, des guirlandes, des cartouches et de hauts attiques ou lucarnes sous fronton. à trois consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. et à balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire.; la baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. centrale du même niveau côté rue est précédé d’un balcon identique, à deux consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console.. L’allège des fenêtres est frappée d’une tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau.. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. du rez-de-chaussée renouvelés.
Bureau de police, ancien no 2 rue Van Lint
Érigé vers 1882 pour agrandir l’hôtel communal, cet immeuble aux allures de maison particulière, d’inspiration classique, élève deux niveaux en briques rouges et pierre blanche, agrémentés de pierre bleue, sous une bâtièreToit à deux versants. mansardéeUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. côté rue. Elle allonge sa façade, lardée de chaînes, sur cinq travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., les extrêmes traitées en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général.. L’entrée originelle, dans la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. gauche, a été transformée en fenêtre mais a conservé son encadrement de pierre bleue mouluré à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle.; l’entrée actuelle a été aménagée dans une fenêtre à l’extrémité droite. Alignées sur un bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. mouluré en pierre bleue, les fenêtres présentent un arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. de briques surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle., à sommiersLes sommiers sont les deux premiers claveaux d’un arc, portant directement sur les piédroits. et clefClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel. de pierre blanche. La cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. de bois accuse un décrochement sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. dans l’axe des ressautsSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., que domine une lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. de bois à aileronsÉlément décoratif ordinairement enroulé en S et terminé en volutes, qui s’inscrit dans un angle et forme un adoucissement., pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. et frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches.. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. du rez-de-chaussée renouvelés.
Ancienne Justice de Paix, ancien no 4 rue Van Lint
Conçue vers 1879 et annexée par la Commune au début des années 1880, cette maison bourgeoise d’inspiration classique, principalement en briques rouges et pierre bleue, élève trois niveaux de hauteur dégressive sous une bâtièreToit à deux versants. d’ardoise à mansart avant. Sa façade, striée de bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de pierre, compte trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. symétriques de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. dont l’encadrement est en pierre au rez-de-chaussée, en plâtre imitant la pierre aux étages. La porte-fenêtre centrale du premier est précédée d’un balcon à consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. feuillagées et garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion.. Les fenêtres des étages sont munies de barres d’appui du même matériau. La cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. de bois pose sur une friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. à panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. et une architraveMoulure inférieure de l’entablement, située sous la frise. en plâtre. Le brisisUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. est planté de trois lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. en bois sous bâtièreToit à deux versants., aujourd’hui simplifiées et rhabillées de zinc. En 2004, une grande fresque en trompe-l’œil a été réalisée sur le mur-pignon droit, par l’artiste bruxellois Jean-Marc Collier. Baptisée Concerto anderlechtois, elle met en scène quelques édifices majeurs de la commune. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. du rez-de-chaussée renouvelés.
Services de l’Instruction et des Beaux-ArtsPériode : 1905-1930 L’architecture Beaux-Arts est un style architectural académique et international dont les principales orientations proviennent de la très influente école des Beaux-Arts de Paris créée au XIXe siècle. À Bruxelles, il se développe dès 1905 et s’inscrit dans le prolongement de l’éclectisme et dans cette tendance à revenir aux grands « styles Louis » français du XVIIIe siècle – Louis XIV, rococo (Louis XV) et néoclassique (Louis XVI) –, et ce sous l’influence de l’Exposition universelle de Paris en 1900. Ce goût pour l’académisme français se développe à Bruxelles au travers, dans un premier temps, d’importantes réalisations confiées par le roi Léopold II à l’architecte Charles Girault qu’il rencontre à Paris lors de l’Exposition : les agrandissements du Palais de Laeken, la construction du musée de Tervueren, de l’arcade du Cinquantenaire, de la galerie-promenoir sur la digue d’Ostende. Ce retour aux grands styles français marque ensuite de nombreux quartiers résidentiels bruxellois. Le style Beaux-Arts trouve en effet ses meilleures expressions dans les hôtels de maître, les maisons bourgeoises, de luxueux immeubles à appartements mais aussi et surtout dans des édifices semi-publics de prestige (hôtels, banques, sièges de société) auxquels il donne un air respectable inspirant confiance. Il se caractérise par des façades en (simili-)pierre blanche et/ou en briques rouges ou orangées, décorées d’éléments empruntés aux styles français du XVIIIe siècle (guirlandes végétales, festons, mascarons, garde-corps et portes en fer forgé). C’est une architecture qui se distingue par le goût du monumental que concrétisent l’emploi massif de la pierre de France et l’accentuation des travées d’angle et d’entrée, souvent traitées en rotonde couverte d’une coupole. Le plan des traditionnelles trois pièces en enfilade qui marque les résidences du XIXe et du début du XXe siècle est revu de manière à laisser la lumière pénétrer davantage par l’utilisation de lanterneaux en toiture, des plafonds relativement bas, la souplesse des circulations., nos 1 et 7 rue Moreau
Au no 1, conçue en 1893 en ensemble avec les nos 3 et 5, maison de style éclectiquePériode : env. 1840-1914. L’éclectisme est un courant architectural caractérisé par la combinaison de styles issus de différentes époques et de différents lieux. Les architectes mêlent les références historiques pour créer de nouvelles compositions. Cette tendance se développe à Bruxelles peu après l’indépendance de la Belgique, dans le cadre des grands programmes d’urbanisation. En effet, durant les années 1840 et 1850, alors que jusque-là la ville a mis à l’honneur le néoclassicisme avec des ensembles urbains symétriques, ordonnés et rationnels, pointe le besoin d’une architecture nationale. Alors que des architectes font le choix de l’unité de style comme le néogothique ou le néo-Renaissance flamande, une tendance à mélanger les grammaires issues du passé va se développer, tout en utilisant les matériaux locaux et des techniques nouvelles (issues notamment de la révolution industrielle). Cet éclectisme permet de répondre plus souplement à une multitude de typologies et d’équipements urbains. En effet, la ville est en pleine expansion : l’éclectisme s’adapte tant aux églises qu’aux grands magasins, aux hôtels, aux gares, aux écoles, aux usines,… mais également à l’architecture résidentielle. C’est pourquoi l’éclectisme est la tendance architecturale dominante dans la première couronne de Bruxelles (les faubourgs de Bruxelles). Dans l’architecture publique, ce mélange n’est pas arbitraire : chaque style est choisi pour transmettre une idée. Par exemple, le néogothique peut évoquer l’histoire médiévale de la ville ou la spiritualité d’un édifice religieux ; le néoclassicisme suggère l’ordre et l’autorité pour un palais de justice ou un bâtiment administratif ; la Renaissance symbolise le prestige civique ou culturel. L’architecture devient ainsi un langage visuel, conçu pour représenter les valeurs d’une institution. Dans l’architecture résidentielle, l’éclectisme est l’apanage de la bourgeoisie et se reconnaît par une façade variée et dynamique où les architectes jouent avec les formes, les matériaux et les couleurs. Brique, pierre, fer forgé, céramique ou sgraffites s’y mêlent pour créer un décor riche et personnalisé. Chaque détail — balcon, corniche, linteau sculpté, lucarne, logette, porte d’entrée — devient une occasion d’exprimer le goût du propriétaire, d’afficher son statut ou ses aspirations culturelles. Ce style s’inscrit dans une période où Bruxelles valorise la modernité tout en célébrant son histoire. L’éclectisme traduit donc un compromis : une architecture contemporaine inspirée du passé, adaptée à la vie bourgeoise, urbaine et moderne. Derrière la façade, les intérieurs sont pensés pour le confort : distribution plus pratique, escalier décoratif, pièces spécialisées (salon, fumoir, salle à manger), et parfois innovations techniques (chauffage amélioré, eau, gaz). La période de l’éclectisme met en place le modèle type de la maison bourgeoise : une façade de composition symétrique (trois travées égales sur trois niveaux) ou asymétrique (deux travées – une étroite et une large – sur trois niveaux) ; un plan reprenant un couloir menant à l’escalier en travée d’entrée et deux ou trois pièces en enfilade, correspondant à la largeur (de la ou) des autres travées. La façade se développe également en trois dimensions par l’ajout de balcons, de logettes ou de bow-windows. Durant la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe siècle, le développement urbanistique est tel qu’il n’est pas rare de voir des pans de rue entiers sortir de terre en quelques années. Il en résulte des ensembles urbanistiques particulièrement homogènes et cohérents : les enfilades. Cette cohérence est parfois due au travail d’un architecte dans le cadre d’une petite promotion immobilière. Mais le plus souvent, les maisons sont réalisées par des architectes différents, pour des propriétaires différents : elles sont alors toutes différentes mais forment des enfilades homogènes de bâtiments de même style, mêmes matériaux et/ou de même gabarit. Les éléments représentatifs de l’architecture résidentielle de style éclectique sont : le gabarit (composition asymétrique ou symétrique), la polychromie des matériaux (pierre bleue, pierre blanche, briques de couleurs variées, enduits), l’usage d’éléments en ferronnerie, d’éléments en surplomb (balcons, logettes, bow-windows), de lucarnes et les enfilades urbanistiques. Ces façades sont souvent accentuées d’éléments d’inspirations diverses : néoclassique (enduit, sobriété), néogothique (baies en ogive ou trilobées, croisées en pierre), néo-Renaissance flamande (lucarne-pignon à gradins, ancres), Art nouveau (sgraffites, carreaux de céramique, éléments reprenant la courbe « coup de fouet », vitraux floraux), pittoresque (toiture à croupe ou croupette, tourelle, éléments en bois ou faux bois : garde-corps, colombages, fermes apparentes), etc. Il est communément admis que la période de l’éclectisme s’achève avec la Première Guerre mondiale, néanmoins le modèle type de la maison bourgeoise perdure bien après la guerre. Les communes et quartiers urbanisés plus tardivement, durant l’entre-deux-guerres, sur base de plans d’aménagement tracés au XIXe siècle, reproduisent le modèle de l’éclectisme : des enfilades de maisons de gabarit similaire. Ces maisons sont qualifiées de style éclectique tardif. Elles reprennent toutes les caractéristiques de l’architecture résidentielle éclectique, mais sont le plus souvent accentuées d’éléments d’inspiration Beaux-Arts, Art Déco, Art nouveau, pittoresque ou régionaliste (voir éclectisme tardif). annexée par la Commune en 1914. Façade en briques rouges et pierre bleue, à deux niveaux de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. serrées sous une bâtièreToit à deux versants. relevée en mansard en 1937. La travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrale, en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., est marquée par un balcon à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage.. Rez-de-chaussée en pierre à bossagesBossage. Saillie de la face d’un bloc de pierre par rapport au nu de la maçonnerie. Un bossage est dit un sur deux lorsqu’un parement présente une alternance d’assises de blocs en bossages et de blocs dont le parement reste au nu de la maçonnerie. Un bossage est dit rustique lorsque son parement est d’une taille grossière. Il est dit continu lorsqu'il se prolonge sur une assise entière. et baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. échancré. Étage en briques, percé de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. coupé d’une clefClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel. en pointe de diamantBossage comptant plusieurs facettes, comme la pointe d’un diamant. et liées par des chaînes de pierre. CornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. de bois et importante lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., de même matériau.
Au no 7, maison bourgeoise de style éclectiquePériode : env. 1840-1914. L’éclectisme est un courant architectural caractérisé par la combinaison de styles issus de différentes époques et de différents lieux. Les architectes mêlent les références historiques pour créer de nouvelles compositions. Cette tendance se développe à Bruxelles peu après l’indépendance de la Belgique, dans le cadre des grands programmes d’urbanisation. En effet, durant les années 1840 et 1850, alors que jusque-là la ville a mis à l’honneur le néoclassicisme avec des ensembles urbains symétriques, ordonnés et rationnels, pointe le besoin d’une architecture nationale. Alors que des architectes font le choix de l’unité de style comme le néogothique ou le néo-Renaissance flamande, une tendance à mélanger les grammaires issues du passé va se développer, tout en utilisant les matériaux locaux et des techniques nouvelles (issues notamment de la révolution industrielle). Cet éclectisme permet de répondre plus souplement à une multitude de typologies et d’équipements urbains. En effet, la ville est en pleine expansion : l’éclectisme s’adapte tant aux églises qu’aux grands magasins, aux hôtels, aux gares, aux écoles, aux usines,… mais également à l’architecture résidentielle. C’est pourquoi l’éclectisme est la tendance architecturale dominante dans la première couronne de Bruxelles (les faubourgs de Bruxelles). Dans l’architecture publique, ce mélange n’est pas arbitraire : chaque style est choisi pour transmettre une idée. Par exemple, le néogothique peut évoquer l’histoire médiévale de la ville ou la spiritualité d’un édifice religieux ; le néoclassicisme suggère l’ordre et l’autorité pour un palais de justice ou un bâtiment administratif ; la Renaissance symbolise le prestige civique ou culturel. L’architecture devient ainsi un langage visuel, conçu pour représenter les valeurs d’une institution. Dans l’architecture résidentielle, l’éclectisme est l’apanage de la bourgeoisie et se reconnaît par une façade variée et dynamique où les architectes jouent avec les formes, les matériaux et les couleurs. Brique, pierre, fer forgé, céramique ou sgraffites s’y mêlent pour créer un décor riche et personnalisé. Chaque détail — balcon, corniche, linteau sculpté, lucarne, logette, porte d’entrée — devient une occasion d’exprimer le goût du propriétaire, d’afficher son statut ou ses aspirations culturelles. Ce style s’inscrit dans une période où Bruxelles valorise la modernité tout en célébrant son histoire. L’éclectisme traduit donc un compromis : une architecture contemporaine inspirée du passé, adaptée à la vie bourgeoise, urbaine et moderne. Derrière la façade, les intérieurs sont pensés pour le confort : distribution plus pratique, escalier décoratif, pièces spécialisées (salon, fumoir, salle à manger), et parfois innovations techniques (chauffage amélioré, eau, gaz). La période de l’éclectisme met en place le modèle type de la maison bourgeoise : une façade de composition symétrique (trois travées égales sur trois niveaux) ou asymétrique (deux travées – une étroite et une large – sur trois niveaux) ; un plan reprenant un couloir menant à l’escalier en travée d’entrée et deux ou trois pièces en enfilade, correspondant à la largeur (de la ou) des autres travées. La façade se développe également en trois dimensions par l’ajout de balcons, de logettes ou de bow-windows. Durant la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe siècle, le développement urbanistique est tel qu’il n’est pas rare de voir des pans de rue entiers sortir de terre en quelques années. Il en résulte des ensembles urbanistiques particulièrement homogènes et cohérents : les enfilades. Cette cohérence est parfois due au travail d’un architecte dans le cadre d’une petite promotion immobilière. Mais le plus souvent, les maisons sont réalisées par des architectes différents, pour des propriétaires différents : elles sont alors toutes différentes mais forment des enfilades homogènes de bâtiments de même style, mêmes matériaux et/ou de même gabarit. Les éléments représentatifs de l’architecture résidentielle de style éclectique sont : le gabarit (composition asymétrique ou symétrique), la polychromie des matériaux (pierre bleue, pierre blanche, briques de couleurs variées, enduits), l’usage d’éléments en ferronnerie, d’éléments en surplomb (balcons, logettes, bow-windows), de lucarnes et les enfilades urbanistiques. Ces façades sont souvent accentuées d’éléments d’inspirations diverses : néoclassique (enduit, sobriété), néogothique (baies en ogive ou trilobées, croisées en pierre), néo-Renaissance flamande (lucarne-pignon à gradins, ancres), Art nouveau (sgraffites, carreaux de céramique, éléments reprenant la courbe « coup de fouet », vitraux floraux), pittoresque (toiture à croupe ou croupette, tourelle, éléments en bois ou faux bois : garde-corps, colombages, fermes apparentes), etc. Il est communément admis que la période de l’éclectisme s’achève avec la Première Guerre mondiale, néanmoins le modèle type de la maison bourgeoise perdure bien après la guerre. Les communes et quartiers urbanisés plus tardivement, durant l’entre-deux-guerres, sur base de plans d’aménagement tracés au XIXe siècle, reproduisent le modèle de l’éclectisme : des enfilades de maisons de gabarit similaire. Ces maisons sont qualifiées de style éclectique tardif. Elles reprennent toutes les caractéristiques de l’architecture résidentielle éclectique, mais sont le plus souvent accentuées d’éléments d’inspiration Beaux-Arts, Art Déco, Art nouveau, pittoresque ou régionaliste (voir éclectisme tardif)., conçue en 1894 et annexée par la Commune en 1930. Façade à deux niveaux en pierre blanche, rehaussée de pierre bleue. ÉlévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. à trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. asymétriques, les latérales en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., la centrale logeant l’entrée. Elle est animée de disques et pointes de diamantBossage comptant plusieurs facettes, comme la pointe d’un diamant., et striée de cordonsCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. et de bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. reliant les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. ou formant entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.. Travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. gauche à étroites fenêtres jumellesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux.. À la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrale, entrée sur emmarchement, à vantauxLe mot vantail désigne le battant d’une porte ou d’une fenêtre. ouvragés, et porte-fenêtre à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. sur coussinetsPierres de taille formant saillie profilée dans l’embrasure de la baie. Ils sont situés au sommet des piédroits et portent un linteau ou un arc. que précède un balcon à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion.. À la troisième travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., fenêtres inscrites en retrait et précédées d’une balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire., celle du rez-de-chaussée à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., celle de l’étage à platebande sur piédroitsLes piédroits sont les éléments verticaux latéraux de l’encadrement d’une baie, portant son couvrement. en pilastreÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.. CornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. de bois épousant les ressautsSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. de la façade et dotée de modillonsÉléments décoratifs de forme quelconque, répétés sous une corniche. sur ceux-ci. Toit en bâtièreToit à deux versants. mansardéUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. à l’avant. BrisisUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. planté de trois lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. de bois à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches..
Sources
Archives
ACA/Propriétés communales.
ACA/Urb. place du Conseil 1 (ancien): 1493 (1877); rue Georges Moreau 1 à 5: 5749 (1893); rue Georges Moreau 7: 6091 (22.09.1894).
AVB/PP 3057 (1880), 3031 (1878).
Archives de la Maison d’Érasme.
Archives Marcel Jacobs.
Institut royal du Patrimoine artistique.
Ouvrages
ARTER, Étude historique de l’îlot de l’hôtel communal. Projet du bureau MDW Architecture: extension de la maison communale d’Anderlecht, 05.12.2016.
Itinéraire du vitrail à Bruxelles, coll. Hommes et Paysages, Société Royale Belge de Géographie, 23, 1993, pp. 32-33.
SCHOONBROODT, B., Anderlecht. Les Chemins du Patrimoine, Centre Culturel d’Anderlecht, s.d., pp. 42-45.
SCHOONBROODT, B., Anderlecht, coll. Guide des communes de Bruxelles, CFC-Éditions, 1998, pp. 75-77.
TOURISME ANDERLECHT, La Maison communale d’Anderlecht, édition communale, 2015.
TOURISME ANDERLECHT, Donnez-nous des murs! Dubrunfaut et Collier à Anderlecht, édition communale, 2012, pp. 10-13.
VAN AUDENHOVE, J., Anderlecht au fil des siècles, Anderlechtensia-C.A.F.H.A, 1996, pp. 194-198.
Périodiques
JACOBS, M., «Histoire d’une maison communale d’Anderlecht», Crédit Communal de Belgique, Bulletin trimestriel, 119, janvier 1977, pp. 27-34.
Almanachs du commerce et de l’Industrie, «Conseil (place du)», «Diplomate (rue du)», «Auber (rue)».
Cartes / plans
Société immobilière de Cureghem. Plan de lotissement des terrains à vendre avec facilités de payement, vers 1872.
ROSSCHAERT, J., Projet d’un nouveau quartier à Cureghem avec bassin pour bains publics, 01.05.1877.
Bruxelles et ses environs, Institut cartographique militaire, 1881.
BESME, V., Commune d’Anderlecht. Complément du Quartier de Cureghem, 27.08.1890.
BESME, V., Plan de l’extension du Quartier de Cureghem. Emplacement de la nouvelle Ecole de Médecine vétérinaire, 27.08.1890.
Bruxelles et ses environs, Institut cartographique militaire, 1893.
Plan général de la Commune d’Anderlecht, 1907.
SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS, Plan général de la commune d’Anderlecht, 1912.
Sites internet
Mémoire coloniale - Recherche Anderlecht
Anderlecht - activités de sensibilisation
Arbres remarquables à proximité



















