Palais du Midi
Boulevard Maurice Lemonnier 132-134-136-138-140-142-144-146-148-150-152-154-156-158-160-162-164-166-168-170-172
Rue Roger van der Weyden 3-5-9-15
Avenue de Stalingrad 37a-37b-39-41-43-45-47-49-51-53-55-57-59-61-63-65-67-69-71-73-75
Rue de la Fontaine 2-4
Typologie(s)
marché couvert/halle
Intervenant(s)
Wynand JANSSENS – architecte – 1875-1880
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Éclectisme
Inventaire(s)
- Inventaire de l'architecture industrielle (AAM - 1980-1982)
- Inventaire du patrimoine industriel (La Fonderie - 1993-1994)
- Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
- Inventaire du patrimoine monumental de la Belgique. Bruxelles Pentagone (1989-1993)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Scientifique L’intérêt scientifique est souvent reconnu dans le cas des sites naturels et des arbres. Dans le contexte d’un bien immobilier, il peut s’agir de la présence d’un élément (de construction) (matériau particulier, matériau expérimental, processus de construction ou composant) ou du témoin d’un espace spatio-structurel (urbanistique) dont la préservation devrait être envisagée à des fins de recherche scientifique. Dans le cas des sites et vestiges archéologiques, l’intérêt scientifique est reconnu en fonction du caractère exceptionnel des vestiges en termes d’ancienneté (par exemple la villa romaine de Jette), des conditions de conservation exceptionnelles (par exemple le site de l’ancien village d’Auderghem) ou de l’unicité des éléments (par exemple une charpente entièrement conservée) et constitue donc, à cet égard, une contribution scientifique exceptionnelle et de premier plan à la connaissance de notre passé urbain et préurbain.
- Social Cet intérêt est difficile à distinguer de l’intérêt folklorique et généralement insuffisante pour justifier une sélection à elle seule. Il peut s’agir d’un : - lieu de mémoire d’une communauté ou d’un groupe social (par exemple, la chapelle de pèlerinage située place de l’Église à Berchem-Sainte-Agathe, le Vieux Tilleul de Boondael à Ixelles) ; - lieu relevant d’une symbolique populaire (par exemple, le café «?La Fleur en Papier Doré?» situé rue des Alexiens) ; - lieu de regroupement ou de structuration d’un quartier (par exemple, les immeubles du Fer à Cheval dans la cité du Floréal) ; - bien faisant partie ou comprenant des équipements collectifs (écoles, crèches, salles communales/paroissiales, salles de sport, stades, etc.) ; - bien ou ensemble (de logements sociaux ou non) conçu de manière à stimuler les interactions sociales, l’entraide et la cohésion de quartier (par exemple les quartiers résidentiels construits après la Seconde Guerre mondiale à Ganshoren ou les quartiers spécifiquement destinés aux aînés) ; - bien faisant partie d’un complexe industriel ayant engendré une activité importante au sein de la commune où il se situe ou pour la Région.
- Technique Par intérêt technique d’un bien, on entend l’utilisation précoce d’un matériau ou d’une technique particulière (ingénierie) ; les bâtiments d’importance structurelle ou technologique ; une prouesse d’ingénierie ou une innovation technologique ; les témoignages de méthodes de construction obsolètes (archéologie industrielle). Dans certains cas, cet intérêt peut être lié à l’intérêt scientifique (par exemple des vestiges archéologiques).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2016
id
Urban : 32777
Description
Ancien marché couvert et imposant complexe commercial
de style éclectique, construit de 1875 à 1880 sur les plans de l’architecte Wynand Janssens pour la «Compagnie générale des Marchés».
Vaste construction de plan trapézoïdal, occupant la totalité de l’îlot formé par le boulevard Lemonnier, l’avenue de Stalingrad, les rues Roger van der Weyden et de la Fontaine. Construction en pierres bleue et blanche, cantonnée de pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. et formée de quatre corps de bâtiments entourant deux cours intérieures vitrées à l’origine, séparées par un passage couvert appelé «Passage du Travail». À l’origine, rez-de-chaussée occupé totalement par une couronne de magasins donnant sur la voirie, doublée, vers les cours intérieures, d’une seconde rangée de commerces; cour nord destinée au «Marché-Bazar»; cour sud réservée aux expositions et entourée de galeries. Premier étage, initialement prévu pour recevoir 100 grandes échoppes et 124 petites, aménagé dès 1885 par la Ville de Bruxelles pour son École Industrielle. Vendu en 1907 à la Ville, édifice progressivement transformé en locaux administratifs municipaux et scolaires; de 1924 à 1927, importante campagne de rénovation et d’aménagement sur les plans de l’architecte M. Van Ysendijck. Profonds remaniements intérieurs, entre autres transformation du hall sud en salle de guichets. Pour laisser entrer plus de lumière, changements assez radicaux de la façade ouest (boulevard Lemonnier) et de son retour d’angle au sud (rue de la Fontaine); à cette occasion, suppression de nombreux éléments décoratifs et adjonction d’une toiture mansardée au-dessus de l’aile ouest et de l’aile centrale. De 1950 à 1958, rénovation de l’aile est : abaissement des appuisAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas. de l’attique d’origine et création, en retrait, d’un étage supplémentaire; remaniements intérieurs. Depuis 1979, restauration progressive de l’ensemble sur les plans des architectes A. et J. Polak terminée en 1992 : valorisation de la fonction commerciale, aménagement d’un complexe sportif dans la partie nord et rénovation de l’école au sud.
Façades revêtues d’un parementRevêtement de la face extérieure d’un mur. de pierre blanche sur soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. de pierre bleue; trois niveaux plus entresol, quarante-cinq travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. à l’ouest et à l’est, dix-sept au nord et onze au sud. Construction symétrique pour laquelle l’accent est porté sur les pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’angle et les parties axiales, caractérisée par le rythme vertical, les lignes horizontales marquées et l’abondance du vitrage. Rez-de-chaussée à refendsLe refend est un canal dans un parement, accusant ou simulant le tracé de joints d'un appareil à bossages.; étages rythmés de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. corinthiens d’ordre colossalUn pilastre, une colonne ou un autre support est dit colossal lorsqu’il s’élève sur plusieurs niveaux ou sur la plus grande partie de la hauteur du bâtiment., couronnés d’une corniche et d’un attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre.. Ornementation très soignée d’inspiration Second EmpireStyle Empire (de 1800 à 1850 environ). Tendance particulière du néoclassicisme caractérisée par un décor d’inspiration archéologique (palmettes, sphinx, griffons, etc.), issu de l’Antiquité grecque, romaine ou égyptienne., entre autres rosaces, frisesBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de méandres ou de feuilles d’acanthe, festonsDécor figurant une guirlande de fleurs, de feuilles ou d’étoffes, pendant en forme d'arc., mascaronsDécor sculpté figurant un visage humain ou un masque., mufles de lions, motifs d’abeille et symboles d’Hermès.

Façades est et ouest initialement identiques; façades nord et sud présentant les mêmes éléments de manière légèrement différente; ensemble couvert de bâtières; toitures mansardées sur les pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’angle. Asymétrie actuelle des élévations due aux transformations de 1924-1927.
Façade est (avenue de Stalingrad) conservant l’aspect d’origine : ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. axial traité en portique surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. à décoration de guirlandes sur haut soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., pilastres jumelés, entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. interrompu et frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. monumental cintré et brisé, orné de volutesOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc. et flanqué de cariatidesStatue féminine jouant le rôle d’une colonne ou d’une console et portant une corniche, un entablement, un chapiteau ou un balcon. de part et d’autre du cartouche portant l’inscription «PALAIS DU MIDI - ZUIDPALEIS», sous les armes de la Ville de Bruxelles. Fermée de grilles en ferronnerie, entrée du passage accostée de colonnes toscanes jumelées en marbre sous entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. ouvragé ; châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. de bois pour les fenêtres de l’étage. PavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’angle de quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., marqués par les ressauts d’angle couronnés de frontonsCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. identiques, percés d’oculi et couronnés de mascarons; bel étage muni de balcons, initialement à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion., larmiers et couronnement classique; dernier niveau en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement., scandé de consoles et de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.. Travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. intermédiaires inscrites dans des niches monumentales rythmées par des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.. Pour chacune, deux vitrines de part et d’autre d’une porte au rez-de-chaussée; châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. de bois à l’entresol et aux étages liés, ajourés de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. jumelées séparées par un montant rudenté dont la partie supérieure supporte un Hermès; baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. du niveau d’attique (rabaissée en 1950-1958) flanquée de consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. étirées. Au pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’angle sud, simplification des frontonsCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. cintrés et adjonction de lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres.; toiture des travées intermédiaires remplacée par un attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. en retrait.
Façade ouest (boulevard Maurice Lemonnier) autrefois identique à celle de l’avenue : pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’angle sud adapté comme pour la façade est, avec de surcroît l’étirement vertical des fenêtres supérieures brisant l’entablement. Travées intermédiaires éclairées de fenêtres jumelées à châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. de bois se prolongeant sur le troisième niveau. Toiture mansardée éclairée de lucarnes plates.
Façade nord (rue Roger van der Weyden) : élévation d’origine intacte correspondant à celle de la façade est : ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. central plus sobre, pavillons d’angle identiques. Travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. intermédiaires initialement ajourées d’accès carrossables flanqués de colonnettes en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion..
Façade sud (rue de la Fontaine) : façade transformée, surtout dans la partie ouest. RessautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. axial comme aux façades est et ouest. Travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. traitées comme celles des pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’angle, à ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. d’angle : frontonsCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. cintrés simplifiés et adjonction de lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres., prolongation verticale des fenêtres d’étage brisant l’entablement dans la partie ouest, ainsi que des ouvertures du rez-de-chaussée dans la partie est.
Cours intérieures initialement couvertes par une charpente métallique vitrée tripartite, soutenue par des colonnes en métal. Totalement transformée et aménagée en salle de sport au nord ; enduitL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. surbaissées conservés au sud, malgré la suppression de la charpente.
Passage du Travail présentant un alignement de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., éclairé de grandes vitrines de part et d’autre et couvert d’un plafond plat; accès vers les halles supprimé.
Vaste construction de plan trapézoïdal, occupant la totalité de l’îlot formé par le boulevard Lemonnier, l’avenue de Stalingrad, les rues Roger van der Weyden et de la Fontaine. Construction en pierres bleue et blanche, cantonnée de pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. et formée de quatre corps de bâtiments entourant deux cours intérieures vitrées à l’origine, séparées par un passage couvert appelé «Passage du Travail». À l’origine, rez-de-chaussée occupé totalement par une couronne de magasins donnant sur la voirie, doublée, vers les cours intérieures, d’une seconde rangée de commerces; cour nord destinée au «Marché-Bazar»; cour sud réservée aux expositions et entourée de galeries. Premier étage, initialement prévu pour recevoir 100 grandes échoppes et 124 petites, aménagé dès 1885 par la Ville de Bruxelles pour son École Industrielle. Vendu en 1907 à la Ville, édifice progressivement transformé en locaux administratifs municipaux et scolaires; de 1924 à 1927, importante campagne de rénovation et d’aménagement sur les plans de l’architecte M. Van Ysendijck. Profonds remaniements intérieurs, entre autres transformation du hall sud en salle de guichets. Pour laisser entrer plus de lumière, changements assez radicaux de la façade ouest (boulevard Lemonnier) et de son retour d’angle au sud (rue de la Fontaine); à cette occasion, suppression de nombreux éléments décoratifs et adjonction d’une toiture mansardée au-dessus de l’aile ouest et de l’aile centrale. De 1950 à 1958, rénovation de l’aile est : abaissement des appuisAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas. de l’attique d’origine et création, en retrait, d’un étage supplémentaire; remaniements intérieurs. Depuis 1979, restauration progressive de l’ensemble sur les plans des architectes A. et J. Polak terminée en 1992 : valorisation de la fonction commerciale, aménagement d’un complexe sportif dans la partie nord et rénovation de l’école au sud.
Façades revêtues d’un parementRevêtement de la face extérieure d’un mur. de pierre blanche sur soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. de pierre bleue; trois niveaux plus entresol, quarante-cinq travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. à l’ouest et à l’est, dix-sept au nord et onze au sud. Construction symétrique pour laquelle l’accent est porté sur les pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’angle et les parties axiales, caractérisée par le rythme vertical, les lignes horizontales marquées et l’abondance du vitrage. Rez-de-chaussée à refendsLe refend est un canal dans un parement, accusant ou simulant le tracé de joints d'un appareil à bossages.; étages rythmés de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. corinthiens d’ordre colossalUn pilastre, une colonne ou un autre support est dit colossal lorsqu’il s’élève sur plusieurs niveaux ou sur la plus grande partie de la hauteur du bâtiment., couronnés d’une corniche et d’un attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre.. Ornementation très soignée d’inspiration Second EmpireStyle Empire (de 1800 à 1850 environ). Tendance particulière du néoclassicisme caractérisée par un décor d’inspiration archéologique (palmettes, sphinx, griffons, etc.), issu de l’Antiquité grecque, romaine ou égyptienne., entre autres rosaces, frisesBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de méandres ou de feuilles d’acanthe, festonsDécor figurant une guirlande de fleurs, de feuilles ou d’étoffes, pendant en forme d'arc., mascaronsDécor sculpté figurant un visage humain ou un masque., mufles de lions, motifs d’abeille et symboles d’Hermès.

Façades est et ouest initialement identiques; façades nord et sud présentant les mêmes éléments de manière légèrement différente; ensemble couvert de bâtières; toitures mansardées sur les pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’angle. Asymétrie actuelle des élévations due aux transformations de 1924-1927.
Façade est (avenue de Stalingrad) conservant l’aspect d’origine : ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. axial traité en portique surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. à décoration de guirlandes sur haut soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., pilastres jumelés, entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. interrompu et frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. monumental cintré et brisé, orné de volutesOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc. et flanqué de cariatidesStatue féminine jouant le rôle d’une colonne ou d’une console et portant une corniche, un entablement, un chapiteau ou un balcon. de part et d’autre du cartouche portant l’inscription «PALAIS DU MIDI - ZUIDPALEIS», sous les armes de la Ville de Bruxelles. Fermée de grilles en ferronnerie, entrée du passage accostée de colonnes toscanes jumelées en marbre sous entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. ouvragé ; châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. de bois pour les fenêtres de l’étage. PavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’angle de quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., marqués par les ressauts d’angle couronnés de frontonsCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. identiques, percés d’oculi et couronnés de mascarons; bel étage muni de balcons, initialement à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion., larmiers et couronnement classique; dernier niveau en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement., scandé de consoles et de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.. Travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. intermédiaires inscrites dans des niches monumentales rythmées par des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.. Pour chacune, deux vitrines de part et d’autre d’une porte au rez-de-chaussée; châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. de bois à l’entresol et aux étages liés, ajourés de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. jumelées séparées par un montant rudenté dont la partie supérieure supporte un Hermès; baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. du niveau d’attique (rabaissée en 1950-1958) flanquée de consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. étirées. Au pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’angle sud, simplification des frontonsCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. cintrés et adjonction de lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres.; toiture des travées intermédiaires remplacée par un attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. en retrait.
Façade ouest (boulevard Maurice Lemonnier) autrefois identique à celle de l’avenue : pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’angle sud adapté comme pour la façade est, avec de surcroît l’étirement vertical des fenêtres supérieures brisant l’entablement. Travées intermédiaires éclairées de fenêtres jumelées à châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. de bois se prolongeant sur le troisième niveau. Toiture mansardée éclairée de lucarnes plates.
Façade nord (rue Roger van der Weyden) : élévation d’origine intacte correspondant à celle de la façade est : ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. central plus sobre, pavillons d’angle identiques. Travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. intermédiaires initialement ajourées d’accès carrossables flanqués de colonnettes en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion..
Façade sud (rue de la Fontaine) : façade transformée, surtout dans la partie ouest. RessautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. axial comme aux façades est et ouest. Travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. traitées comme celles des pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’angle, à ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. d’angle : frontonsCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. cintrés simplifiés et adjonction de lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres., prolongation verticale des fenêtres d’étage brisant l’entablement dans la partie ouest, ainsi que des ouvertures du rez-de-chaussée dans la partie est.
Cours intérieures initialement couvertes par une charpente métallique vitrée tripartite, soutenue par des colonnes en métal. Totalement transformée et aménagée en salle de sport au nord ; enduitL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. surbaissées conservés au sud, malgré la suppression de la charpente.
Passage du Travail présentant un alignement de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., éclairé de grandes vitrines de part et d’autre et couvert d’un plafond plat; accès vers les halles supprimé.
Sources
Archives
AVB/TP 2983 et 25212 (1874-1880),
7575 et 4027 (1907), 58066-58070 (1924-1927), 77685, 77652, 72805, 77728 et 71937
(1950-1958), 88376 (1979).
AVB/P.P. 2230, 1032.
AVB/N.P.P., K 3.
Ouvrages
Poelaert et son temps, Bruxelles, 1980, pp. 50-56, 228-231.