Typologie(s)

établissement scolaire

Intervenant(s)

Hyppolite JAUMOTarchitecte1888-1898

Statut juridique

Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024

Styles

Éclectisme
Néo-Renaissance flamande

Inventaire(s)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2013-2014

id

Urban : 22829
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Description

Groupe scolaire de style éclectiquePériode : env. 1840-1914. L’éclectisme est un courant architectural caractérisé par la combinaison de styles issus de différentes époques et de différents lieux. Les architectes mêlent les références historiques pour créer de nouvelles compositions. Cette tendance se développe à Bruxelles peu après l’indépendance de la Belgique, dans le cadre des grands programmes d’urbanisation. En effet, durant les années 1840 et 1850, alors que jusque-là la ville a mis à l’honneur le néoclassicisme avec des ensembles urbains symétriques, ordonnés et rationnels, pointe le besoin d’une architecture nationale. Alors que des architectes font le choix de l’unité de style comme le néogothique ou le néo-Renaissance flamande, une tendance à mélanger les grammaires issues du passé va se développer, tout en utilisant les matériaux locaux et des techniques nouvelles (issues notamment de la révolution industrielle). Cet éclectisme permet de répondre plus souplement à une multitude de typologies et d’équipements urbains. En effet, la ville est en pleine expansion : l’éclectisme s’adapte tant aux églises qu’aux grands magasins, aux hôtels, aux gares, aux écoles, aux usines,… mais également à l’architecture résidentielle. C’est pourquoi l’éclectisme est la tendance architecturale dominante dans la première couronne de Bruxelles (les faubourgs de Bruxelles). Dans l’architecture publique, ce mélange n’est pas arbitraire : chaque style est choisi pour transmettre une idée. Par exemple, le néogothique peut évoquer l’histoire médiévale de la ville ou la spiritualité d’un édifice religieux ; le néoclassicisme suggère l’ordre et l’autorité pour un palais de justice ou un bâtiment administratif ; la Renaissance symbolise le prestige civique ou culturel. L’architecture devient ainsi un langage visuel, conçu pour représenter les valeurs d’une institution. Dans l’architecture résidentielle, l’éclectisme est l’apanage de la bourgeoisie et se reconnaît par une façade variée et dynamique où les architectes jouent avec les formes, les matériaux et les couleurs. Brique, pierre, fer forgé, céramique ou sgraffites s’y mêlent pour créer un décor riche et personnalisé. Chaque détail — balcon, corniche, linteau sculpté, lucarne, logette, porte d’entrée — devient une occasion d’exprimer le goût du propriétaire, d’afficher son statut ou ses aspirations culturelles. Ce style s’inscrit dans une période où Bruxelles valorise la modernité tout en célébrant son histoire. L’éclectisme traduit donc un compromis : une architecture contemporaine inspirée du passé, adaptée à la vie bourgeoise, urbaine et moderne. Derrière la façade, les intérieurs sont pensés pour le confort : distribution plus pratique, escalier décoratif, pièces spécialisées (salon, fumoir, salle à manger), et parfois innovations techniques (chauffage amélioré, eau, gaz). La période de l’éclectisme met en place le modèle type de la maison bourgeoise : une façade de composition symétrique (trois travées égales sur trois niveaux) ou asymétrique (deux travées – une étroite et une large – sur trois niveaux) ; un plan reprenant un couloir menant à l’escalier en travée d’entrée et deux ou trois pièces en enfilade, correspondant à la largeur (de la ou) des autres travées. La façade se développe également en trois dimensions par l’ajout de balcons, de logettes ou de bow-windows. Durant la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe siècle, le développement urbanistique est tel qu’il n’est pas rare de voir des pans de rue entiers sortir de terre en quelques années. Il en résulte des ensembles urbanistiques particulièrement homogènes et cohérents : les enfilades. Cette cohérence est parfois due au travail d’un architecte dans le cadre d’une petite promotion immobilière. Mais le plus souvent, les maisons sont réalisées par des architectes différents, pour des propriétaires différents : elles sont alors toutes différentes mais forment des enfilades homogènes de bâtiments de même style, mêmes matériaux et/ou de même gabarit. Les éléments représentatifs de l’architecture résidentielle de style éclectique sont : le gabarit (composition asymétrique ou symétrique), la polychromie des matériaux (pierre bleue, pierre blanche, briques de couleurs variées, enduits), l’usage d’éléments en ferronnerie, d’éléments en surplomb (balcons, logettes, bow-windows), de lucarnes et les enfilades urbanistiques. Ces façades sont souvent accentuées d’éléments d’inspirations diverses : néoclassique (enduit, sobriété), néogothique (baies en ogive ou trilobées, croisées en pierre), néo-Renaissance flamande (lucarne-pignon à gradins, ancres), Art nouveau (sgraffites, carreaux de céramique, éléments reprenant la courbe « coup de fouet », vitraux floraux), pittoresque (toiture à croupe ou croupette, tourelle, éléments en bois ou faux bois : garde-corps, colombages, fermes apparentes), etc. Il est communément admis que la période de l’éclectisme s’achève avec la Première Guerre mondiale, néanmoins le modèle type de la maison bourgeoise perdure bien après la guerre. Les communes et quartiers urbanisés plus tardivement, durant l’entre-deux-guerres, sur base de plans d’aménagement tracés au XIXe siècle, reproduisent le modèle de l’éclectisme : des enfilades de maisons de gabarit similaire. Ces maisons sont qualifiées de style éclectique tardif. Elles reprennent toutes les caractéristiques de l’architecture résidentielle éclectique, mais sont le plus souvent accentuées d’éléments d’inspiration Beaux-Arts, Art Déco, Art nouveau, pittoresque ou régionaliste (voir éclectisme tardif). d'inspiration néo-Renaissance flamandeLe style néo-Renaissance flamande est une variante régionale du style néo-Renaissance qui s'est développé à Bruxelles entre 1860 et 1914 environ. Il s'inspire de la tradition architecturale du XVIe siècle des Pays-Bas méridionaux, en particulier des hôtels de ville, des maisons de corporations et des demeures patriciennes flamandes de l'époque des Pays-Bas habsbourgeois. Contrairement à la néo-Renaissance plus orientée vers l'Italie, le style néo-Renaissance flamande met l'accent sur les racines nationales, l'expression artisanale et l'identité urbaine. Ce style est né dans un contexte de prise de conscience nationale et urbaine croissante : au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, les architectes et les politiques belges ont cherché à définir leur propre langage architectural, indépendamment des modèles français ou anglais. Le retour à la Renaissance flamande offrait un idiome ancré dans l'histoire mais utilisable dans le contexte contemporain, qui renvoyait à la tradition, au savoir-faire et à la fierté bourgeoise. Le XVIe siècle était considéré comme l'âge d'or de l'art, du commerce et de l'autonomie des villes, des valeurs que l'on souhaitait raviver au sein de la jeune nation belge. À Bruxelles, capitale du royaume, ce style a acquis une fonction représentative marquée, symbolisant à la fois la continuité avec l'image historique de la ville et l'identité d'une bourgeoisie sûre d'elle. Les architectes ont souvent combiné le langage formel historiciste avec des techniques de construction modernes, telles que la fonte, l'acier et de nouveaux formats de briques, dans le cadre d'une architecture urbaine éclectique plus large. Ce style est devenu particulièrement populaire pour les bâtiments publics, les écoles, les administrations communales, les postes et les maisons bourgeoises. En mettant en valeur l'ordre civil, la fierté de la ville et l'identité nationale, le style acquiert ainsi une dimension éducative et administrative. À l'époque de Léopold II, il est devenu un élément essentiel pour l’image de la capitale. Le style néo-Renaissance flamande se reconnaît à une composition de façade verticale et plastique prononcée, animée par des jeux de matériaux, de couleurs et d'ornements. Les caractéristiques typiques sont l'utilisation de briques rouges combinées à de la pierre naturelle blanche ou bleue (parfois en bandeaux), des pignons à gradins, des fenêtres à croisée(s) et des encadrements profilés, des cartouches, des médaillons, des frontons et des lucarnes à croupe, ainsi que des sculptures représentant des personnages, des armoiries ou des motifs allégoriques. Des cordons horizontaux et des pilastres verticaux rythment la façade, parfois complétés par des balcons en fer forgé ou des loggias en pierre naturelle ou en bois. Ce style allie rationalité constructive et exubérance décorative, un équilibre qui le rendait particulièrement adapté à la représentation urbaine., édifié en plusieurs phases de 1888 à 1898 selon les plans de l'architecte communal Hippolyte Jaumot dans l'îlot compris entre les rues Gallait, Quinaux, Vondel et Floris.

Historique

En 1881, le Conseil communal projette de créer un nouvel établissement scolaire dans le quartier bordant la place du Pavillon afin de répondre au besoin croissant de nouvelles écoles. Le terrain choisi devait permettre l'implantation progressive de bâtiments en fonction de l'augmentation du nombre d'élèves et offrir un accès via plusieurs rues. C'est une vaste parcelle qui est choisie, présentant une grande largeur à front de la rue Gallait et une longueur de près de cent mètres jusqu'à la rue Quinaux, vers laquelle elle forme un coude. Cette implantation entraîne la suppression d'une portion de l'ancienne rue Verte, qui subsistait en contrebas de la rue Gallait. Le projet est approuvé par l'arrêté royal du 01.07.1881 et les plans du complexe sont dressés en 1883 par l'architecte Hippolyte Jaumot. L'exécution de ceux-ci, prévue en plusieurs phases, débute en 1888 par la construction de deux bâtiments oblongs rue Quinaux, destinés à accueillir une école primaire pour garçons, à l'emplacement des édifices actuels (IA et IB). En 1891, l'Administration décrète la construction de la deuxième partie du groupe scolaire (II), au centre de l'îlot, d'après le plan de 1883. Les travaux sont effectués en 1892.

Rue Gallait 131 et rue Quinaux 32, site des écoles communales n[sup]os[/sup]2 et 12, détail du plan [i]Bruxelles et ses environs[/i], Institut cartographique militaire, 1893 (Gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, GE C-2140).

En 1895, le Conseil communal décide de la construction d'une école primaire pour filles rue Gallait (III). Suite aux observations du Gouvernement provincial, les plans de celle-ci sont complètement revus en 1896. En 1898, le projet est à nouveau modifié: le préau central est transformé en une salle des fêtes (IIIB) pouvant également servir aux cérémonies communales. L'école est inaugurée le 17.10.1898. À la même époque, les deux premiers bâtiments de la rue Quinaux sont remplacés par les actuels (IA et IB). En 1911, le no40 de la rue Quinaux (IV) est acquis afin d'y créer une entrée pour les élèves (architecte communal Adolphe Paillet). En 1976, après un incendie, l'un des corps du bâtiment en intérieur d'îlot (IIA) est en partie exhaussé pour l'aménagement de nouvelles classes.

Description

L'école no2 (III), rue Gallait, et l'ancienne école no12 (I), rue Quinaux, se partagent l'utilisation du bâtiment intermédiaire (II) et disposent chacune d'une cour de récréation. En raison de la déclivité du terrain de la rue Quinaux vers la rue Gallait, deux rampes d'escalier permettent l'accès depuis la cour de récréation de l'école no2 vers le plateau du bâtiment intermédiaire (II).

École no2 (III)

À front de la rue Gallait, bâtiment composé de quatre volumes de deux niveaux: deux corps de classes oblongs (IIIA et IIIC) flanquant un préau couvert sous lanterneau (IIIB), auquel est accolé perpendiculairement au sud un petit corps de classes sous lanterneau (IIID).

Extérieur

Élévation de quinze travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. inscrites chacune dans une arcadeStructure métallique suspendue aux câbles de traction portant la cabine ou le contrepoids. . Plus larges, les cinquième, neuvième et treizième travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sont en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. et passent la cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier., les cinquième et treizième logeant les entrées. Première travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. percée d'une porte basse menant au logement du concierge. Façade de briques rouges, rehaussée de pierre bleue. Décor de carreaux de céramique à reliefs. Fenêtres sous linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. et arc de déchargeArc noyé dans un mur plein, qui surmonte généralement un linteau ou un autre couvrement et sert à le soulager. ménageant un tympanEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge. le plus souvent enduitL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc., qui devait accueillir un décor. Travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. percées de fenêtres à meneau(x), celles des étages sous arcs de déchargeArc noyé dans un mur plein, qui surmonte généralement un linteau ou un autre couvrement et sert à le soulager. à archivolteMouluration disposée sur le front de l’arc. Le corps de moulures qui compose l’archivolte est de faible ampleur, moins complexe que celui de la corniche. continueUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées. à volutesOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc. et tympansEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge. ornés de cartouchesDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale. pour les travées d'entréeTravée percée de la porte d’entrée., de symboles des activités scolaires pour la neuvième (musique, géographie, écriture et lecture). En travées d'entréeTravée percée de la porte d’entrée., portes à linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. sur coussinetsPierres de taille formant saillie profilée dans l’embrasure de la baie. Ils sont situés au sommet des piédroits et portent un linteau ou un arc., sous entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. courbe; friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. ornée de deux chimères affrontées flanquant un cartoucheDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale. portant le mot «ENTREE»; entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. à friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. portant l'inscription «ECOLE COMMUNALE Nr 2» à gauche, «GEMEENTESCHOOL Nr 2» à droite, sous édicule à aileronsÉlément décoratif ordinairement enroulé en S et terminé en volutes, qui s’inscrit dans un angle et forme un adoucissement. et frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches., orné de cartoucheDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale..

Rue Gallait 131, école communale n[sup]o[/sup] 2, sommet de la <a href='/fr/glossary/241' class='info'>travée d'entrée<span>Travée percée de la porte d’entrée.</span></a> droite (photo 2014).

Neuvième travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. coiffée d'un pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. à aileronsÉlément décoratif ordinairement enroulé en S et terminé en volutes, qui s’inscrit dans un angle et forme un adoucissement. et amortissementsAmortissement. Élément décoratif placé au sommet d’une élévation.Amorti. Sommé d'un amortissement. sphériques et en obélisqueÉlément en forme de pyramide élancée et tronquée.; fenêtre à meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. et tympanEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge. orné d'un motif rayonnant, sous cartoucheDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale. au millésime «1897» et ancrePièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants. formant le «S» de Schaerbeek. Pleins-de-travée portant une tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. enduiteL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc., vraisemblablement une ancienne aération. EntablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. à architraveMoulure inférieure de l’entablement, située sous la frise. à modillonsÉléments décoratifs de forme quelconque, répétés sous une corniche. et cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. à toupiesLes tournages disposés sur la planche de larmier d’une corniche ou formant amortissement portent le nom de la forme à laquelle ils font songer : toupie, pomme de pin, gland.. Portes conservées, les principales à jour1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. d'imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. à petits-boisPetit-bois, petit-fer. Petit élément en bois ou en fer subdivisant le vitrage d’un châssis.. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. remplacés.

Façade arrière enduiteL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc.. Cour anglaise bordée d'un muret en briques rouges et pierre bleue. CornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. et portes conservées. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. remplacés.

Intérieur

Préau couvert sous toiture en bâtièreToit à deux versants. interrompue par un lanterneau de même forme dont seuls les pans latéraux sont vitrés. Charpente métallique à arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale. et décor de volutesOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc.. Étage longé par une galerieUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. sur aisseliersEn menuiserie, pièce de bois disposée de biais, portant le débordant d’un toit ou d’un auvent. En charpenterie, lien disposé en oblique, soulageant une pièce horizontale et portant sur une pièce verticale. métalliques, à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage.. Murs rythmés de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. doubles, ceux de l'étage à chapiteauCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre. ionique, sous entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. à friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. d'arceauxFrise d’arcatures ou d’arceaux. Suite de petits arcs décoratifs ou de petites baies aveugles couvertes d’un arc.. Petits côtés percés chacun d'une vaste verrière en demi-lune, à meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. rayonnants en colonnetteUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. ionique et vitrage à mise en plomb; au nord, piliersSupport vertical de plan carré. délimitant une galerieUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant., au sud, baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. éclairant le petit corps de classes accolé. Scène de spectacle au rez-de-chaussée côté nord.

Rue Gallait 131, école communale n[sup]o[/sup] 2, préau (photo 2014).

De part et d'autre du préau, classes, logement du concierge et bureau de la directrice distribués par cinq cages d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier. à marches et rampe en chêne et contremarches en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion. ajourée. Lustres en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion. d'origine. HuisserieMenuiseries qui s’ouvrent et se ferment, c’est-à-dire les portes et les fenêtres. Par extension, le terme désigne également les fenêtres à châssis dormants. intérieure conservée.

Bâtiment intermédiaire (II)

Situé en intérieur d'îlot, bâtiment composé de trois corps oblongs accolés de deux niveaux – un gymnase (B) et deux corps de classes (A et C) – flanqués perpendiculairement par deux autres corps (D et E) abritant des préaux couverts, respectivement transformés en salle de gymnastique et classes. L'ensemble est sous toiture en bâtièreToit à deux versants..

Façades enduitesL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc., rehaussées d'éléments en pierre bleue. Corps A et C de sept travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., l'axiale abritant la cage d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier. en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général.; partie gauche du corps A exhaussé en 1976. Corps D et E sous charpente métallique et à façades-pignons à gradins, percées d'une fenêtre à meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.; façade est du bâtiment E modifiée. Elles étaient toutes à l'origine devancées par un auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. à cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. à lambrequinUne corniche est dite à lambrequin lorsqu'elle est agrémentée d’un bandeau chantourné à la manière d’un lambrequin, une bordure sinueuse d’étoffe servant à décorer une fenêtre ou un baldaquin de lit.. Bâtiment D accessible par le no40 de la rue Quinaux (IV), ancienne entrée des élèves, aujourd'hui couloir de service. Gymnase (B) sous charpente métallique, éclairé sur les petits côtés par une verrière en demi-lune. CornichesCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. et portes conservées. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. remplacés.

École maternelle communale no2, ancienne école primaire pour garçons no12 (I)

À front de la rue Quinaux, corps de bâtiment (A) de deux niveaux sous toiture en bâtièreToit à deux versants., abritant les bureaux des professeurs et de la directrice, la loge du concierge et la bibliothèque. À l'arrière, bâtiment oblong (B) de deux niveaux sous toiture en bâtièreToit à deux versants. abritant les classes.

Rue Quinaux 32, ancienne école n[sup]o[/sup] 12 (photo 2014).

Extérieur

À front de la rue Quinaux, élévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. symétrique de cinq travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., en briques crème ponctuées de pierre bleue. Travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. inscrites dans une arcadeStructure métallique suspendue aux câbles de traction portant la cabine ou le contrepoids. , l'axiale d'entrée, plus large et coiffée d'une lucarne-pignonLucarne dont le devant triangulaire évoque un pignon. passanteUne lucarne est dite passante lorsqu'elle est située dans le plan de la façade et interrompt la corniche ou l’entablement terminal du bâtiment. à gradins, aileronsÉlément décoratif ordinairement enroulé en S et terminé en volutes, qui s’inscrit dans un angle et forme un adoucissement., frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. cintré et amortissementsAmortissement. Élément décoratif placé au sommet d’une élévation.Amorti. Sommé d'un amortissement. sphériques. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. sous linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. et arc de déchargeArc noyé dans un mur plein, qui surmonte généralement un linteau ou un autre couvrement et sert à le soulager., celles de l'étage à allègePartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. et tympanEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge. ornés de carreaux de céramique en relief à décor floral. En travée d'entréeTravée percée de la porte d’entrée., fenêtre à meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. sous tympanEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge. à cartoucheDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale. au millésime «1897», orné d'un hibou. En entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne., inscription en céramique «GEMEENTESCHOOL Nr 12» à gauche et «ECOLE COMMUNALE Nr 12» à droite. Pointes de diamantBossage comptant plusieurs facettes, comme la pointe d’un diamant.. MenuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. conservée; cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. à toupiesLes tournages disposés sur la planche de larmier d’une corniche ou formant amortissement portent le nom de la forme à laquelle ils font songer : toupie, pomme de pin, gland. et châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. à petits-fersPetit-bois, petit-fer. Petit élément en bois ou en fer subdivisant le vitrage d’un châssis..

Corps de classes à élévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. symétrique de deux fois sept travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., les axiales en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., abritant une cage d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier.. Façade enduiteL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. ponctuée de pierre bleue. CornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. et portes à petits-boisPetit-bois, petit-fer. Petit élément en bois ou en fer subdivisant le vitrage d’un châssis. conservées. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. remplacés.

Sources

Archives
ACS/TP 50; Farde 2, groupe scolaire – école no2 et école no12.
ACS/TP Infrastructure 22.
ACS/Bulletin communal de Schaerbeek, 1881, pp. 84-86; 1898, pp. 76-80, 1693-1695.
ACS/Bulletin communal de Schaerbeek, Rapport sur la Situation et l'Administration des Affaires de la Commune pendant l'Exercice 1888-1889, 1889, pp. 32, 47.
ACS/Bulletin communal de Schaerbeek, Rapport sur la Situation et l'Administration des Affaires de la Commune pendant l'Exercice 1890-1891, 1891, pp. 595, 612-613.
ACS/Bulletin communal de Schaerbeek, Rapport sur la Situation de l'Administration. Exercice 1891-1892, 1892, p. 788.
ACS/Bulletin communal de Schaerbeek, Rapport sur la Situation de l'Administration. Exercice 1895-1896, 1896, p. 42.

Ouvrages
La mémoire des pierres, découvrez l'architecture scolaire à Bruxelles, Fondation Roi Baudouin, Bruxelles, 1987, p. 48.

Cartes / plans
Bruxelles et ses environs, Institut cartographique militaire, 1881.
Bruxelles et ses environs, Institut cartographique militaire, 1893.
Plan de la commune de Schaerbeek 1899.