Typologie(s)
établissement scolaire
orgue
orgue
Intervenant(s)
Hyppolite JAUMOT – architecte – 1878
Joseph MERKLIN – facteur d'orgues – 1860
Jos STEVENS – facteur d'orgues – 1977
Styles
Néogothique
Inventaire(s)
- Inventaire d'urgence du patrimoine architectural de l'agglomération bruxelloise (Sint-Lukasarchief 1979)
- Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
- Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
- Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
- Inventaire des orgues en Région de Bruxelles-Capitale (DMS-DML - 2000)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Social Cet intérêt est difficile à distinguer de l’intérêt folklorique et généralement insuffisante pour justifier une sélection à elle seule. Il peut s’agir d’un : - lieu de mémoire d’une communauté ou d’un groupe social (par exemple, la chapelle de pèlerinage située place de l’Église à Berchem-Sainte-Agathe, le Vieux Tilleul de Boondael à Ixelles) ; - lieu relevant d’une symbolique populaire (par exemple, le café «?La Fleur en Papier Doré?» situé rue des Alexiens) ; - lieu de regroupement ou de structuration d’un quartier (par exemple, les immeubles du Fer à Cheval dans la cité du Floréal) ; - bien faisant partie ou comprenant des équipements collectifs (écoles, crèches, salles communales/paroissiales, salles de sport, stades, etc.) ; - bien ou ensemble (de logements sociaux ou non) conçu de manière à stimuler les interactions sociales, l’entraide et la cohésion de quartier (par exemple les quartiers résidentiels construits après la Seconde Guerre mondiale à Ganshoren ou les quartiers spécifiquement destinés aux aînés) ; - bien faisant partie d’un complexe industriel ayant engendré une activité importante au sein de la commune où il se situe ou pour la Région.
- Technique Par intérêt technique d’un bien, on entend l’utilisation précoce d’un matériau ou d’une technique particulière (ingénierie) ; les bâtiments d’importance structurelle ou technologique ; une prouesse d’ingénierie ou une innovation technologique ; les témoignages de méthodes de construction obsolètes (archéologie industrielle). Dans certains cas, cet intérêt peut être lié à l’intérêt scientifique (par exemple des vestiges archéologiques).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2016
id
Urban : 29671
Description
Cet institut contient un orgue de tribune néoclassiqueDe 1775 aux années 1840.
Le néoclassicisme - également appelé style Louis XVI en décoration intérieure,
en référence à Louis XVI - apparaît en France au cours de la seconde moitié du
XVIIIe siècle et se répand rapidement à travers l'Europe. À
Bruxelles, ce style couvre principalement la période allant de 1775 aux années
1840, même s'il continue de faire des apparitions jusqu'à la veille de la
Première Guerre mondiale.
Sur le plan typologique, le bâti du XVIIIe siècle se voit remplacé
par une façade qui compte trois à quatre niveaux à part entière. Outre les
extensions urbaines à grande échelle, les maisons existantes sont souvent
transformées en hôtels de maître néoclassiques que l’on dote d’une nouvelle
façade symétrique sous corniche. Ces façades répondent aux règles de proportion
de l'architecture antique et font parfois office de façade-écran, l’ancienne
structure portante intérieure étant conservée.
Le néoclassicisme trouve son fondement théorique dans un regain d'intérêt pour
l'Antiquité grecque et romaine, stimulé par les fouilles de Pompéi et
d'Herculanum et par la pratique culturelle du Grand Tour. Pendant le Siècle des
Lumières, on aspire à l'harmonie, à la simplicité, à la rationalité et à une
ornementation sobre, en réaction au baroque et au rococo.
Le style est plus qu'un langage des formes : il s'accompagne d'un
réaménagement rationnel de la ville (embellissement), où se conjuguent aspects
esthétiques, hygiéniques et pratiques. Le paysage urbain est caractérisé par
des rues droites, des perspectives et des façades uniformes. À Bruxelles, cela
conduit à une uniformisation poussée des façades crépies et peintes. À partir
de 1812, seules les teintes claires sont autorisées et à partir de 1818, la
ville impose l'utilisation de la couleur dite « pierre de France »,
contribuant ainsi à l'image de la ville « blanche » du XIXe
siècle.
La façade sous corniche enduite et peinte, souvent blanche ou de couleur
claire, parfois combinée avec de la pierre bleue ou blanche, est
caractéristique. Sa composition est strictement symétrique. Les baies sont
généralement rectangulaires, parfois sous arc surbaissé. Les arcs en plein
cintre sont utilisés pour mettre en valeur certains éléments, par exemple dans
une travée d'entrée. La façade est articulée horizontalement par des cordons et
surmontée d'une corniche en saillie, souvent pourvue de modillons et/ou de
moulures à redents. Avec la frise et l'architrave, cela forme l'entablement
d'inspiration classique.
Les éléments décoratifs, lorsqu'ils sont présents, font référence au langage
formel antique : pilastres, colonnes, frontons, triglyphes, médaillons,
guirlandes ou urnes. Néanmoins, de nombreuses façades, surtout au début du XIXe
siècle, sont remarquablement sobres. Les demeures les plus prestigieuses sont
dotées d'un balcon, initialement avec un garde-corps en fer forgé puis, à
partir du milieu du XIXe siècle, de plus en plus souvent en fonte.
À Bruxelles, le néoclassicisme est présent tant dans les projets urbanistiques
à grande échelle que dans les habitations particulières, les bâtiments publics
et l'architecture religieuse. Il contribue fortement à la cohérence et à
l'homogénéité du paysage urbain. Parmi les exemples de tels projets, citons la
place des Martyrs (anciennement place Saint-Michel, 1774-1776), le quartier
royal (1774-1782), la Place du Nouveau Marché aux Grains (1787), le quartier de
La Monnaie (1817-1822), la Place des Barricades (anciennement place d'Orange,
1825) et le Grand Hospice avec le quartier environnant (1827), ainsi que le
réaménagement des environs des anciennes portes de la ville.
Outre les maisons ordinaires et les hôtels de maître, ce style se prête
parfaitement aux bâtiments monumentaux et représentatifs, tels que les
institutions publiques et religieuses, les châteaux, les palais et les
académies. À Bruxelles, de nombreuses maisons anciennes sont également remises
au goût du jour : leur pignon est remplacé par une façade sous corniche
sobre et symétrique. Dans les centres des villages périphériques, le
néoclassicisme s'avère également particulièrement adapté à la construction ou à
la rénovation des habitations modestes, grâce à sa structure claire et à son
langage formel sobre.
Notons que dans la langue néerlandaise, on distingue le classicisme du XVIIIe
siècle (né sous l'Ancien Régime) et le néoclassicisme du début du XIXe
siècle, qui en découle progressivement. En français, le terme néoclassicisme
couvre les XVIIIe et XIXe siècles, le classicisme faisant
référence à l’architecture française des XVIe et XVIIe
siècles, puisant ses origines dans la Renaissance. de conception
baroqueLe style néo-baroque à Bruxelles s'est développé entre
1880 et 1914 environ, dans le cadre plus large de l'éclectisme qui a dominé
l'architecture belge au cours de la seconde moitié du XIXe siècle.
Ce style reprend les formes, les compositions et les effets expressifs du
baroque du XVIIe siècle, mais les transpose dans le contexte urbain
et bourgeois de la fin du XIXe siècle. Contrairement au
néoclassicisme plus rationnel ou aux styles « néo », le néo-baroque
se distingue par son dynamisme, sa richesse plastique et son abondance
ornementale.
À Bruxelles, l'émergence du néo-baroque est étroitement liée à la politique
d'embellissement et de représentation menée sous le règne du roi Léopold II,
qui a encouragé la construction de boulevards monumentaux, de théâtres, de
musées et de maisons bourgeoises prestigieuses dans lesquels ce langage formel
exubérant offrait un moyen approprié de glorification urbaine et nationale.
La caractéristique du néo-baroque bruxellois est une théâtralité prononcée dans
la composition des façades, où le mouvement, l'asymétrie et l'articulation
plastique occupent une place centrale. Le style se caractérise par des frontons
cintrés et brisés, des corniches richement profilées, des colonnes ou pilastres
lourds, souvent jumelés, avec des chapiteaux corinthiens ou composites, des
cartouches, des guirlandes, des festons, des putti et des mascarons. En outre,
la pierre naturelle est combinée de manière décorative avec l’enduit, et les
lignes fortement sculpturales font pour ainsi dire ressortir la façade en
relief. Le style fonctionne ainsi comme un moyen d'expression de la
représentation urbaine, où l'ornement et la structure se fondent en un tout
scénographique. À Bruxelles, le néo-baroque se retrouve dans des contextes très
variés : dans des bâtiments publics tels que les théâtres, les banques et
les ministères, dans des maisons bourgeoises luxueuses et des palais urbains,
dans des immeubles commerciaux où la façade et l'intérieur partagent un langage
baroque continu, ainsi que dans l'architecture religieuse. du facteur Joseph Merklin de 1860, reconstruit en 1977 par le facteur
Jos Stevens.
Sources
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