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La rue Quinaux relie la place Colignon à la place du Pavillon, au carrefour des rues Gallait et des Ailes. Elle est traversée par la rue Vondel.

La rue est ouverte dans le cadre de la création du quartier aménagé autour du futur hôtel communal, essentiellement composé d'une place publique, la place Colignon, sur laquelle s'embranchent symétriquement de nouvelles rues: les rues Quinaux et Général Eenens, Verhas et Verwée. Dressé par l'ingénieur communal Bouchez, le plan est adopté en séance du Collège du 28.02.1881 et ratifié par l'arrêté royal du 20.04.1882. Le pavage de la rue est effectué en 1884.

Comme pour de nombreuses autres rues du quartier, le nom de l'artère rend hommage à un artiste, le peintre Joseph Marie Quinaux (Namur, 1822 – Schaerbeek, 1895).

Résidentielle, la rue est essentiellement bâtie entre 1888 et 1896, de maisons bourgeoises le plus souvent de style néoclassique, parfois éclectique. Plusieurs d'entre elles ont été conçues par un même auteur, comme l'ensemble de 1890 formé par les nos46 (voir ce numéro), 48, 50 – tous trois pour l'entrepreneur C. Slagmulder –, 52, 54 et 56. De nombreuses maisons ont été transformées au cours du temps. Pointons le no7 (architecte Achille Pirotte, 1890), doté d'un second étage et d'une logette en 1905 (architecte Cosyn).

Sources

Archives
ACS/Urb. 7: 223-7; 46 à 50: 223-46-48-50; 52: 223-52; 54, 56: 223-54-56.
ACS/TP 50.
ACS/Bulletin communal de Schaerbeek, 1881, pp. 76-77.
ACS/Bulletin communal de Schaerbeek, Rapport sur la situation et l'administration des affaires de la commune pendant l'exercice 1884-1885, 1885, pp. 30-31.

Ouvrages
DEKOSTER, J.-A., Les rues de Schaerbeek, Bruxelles, 1981, p. 92.