Région de Bruxelles-Capitale
Typologie(s)
immeuble à appartements
Intervenant(s)
Jos BAL – architecte – 1933
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Art Déco
École d'Amsterdam
Inventaire(s)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Schaerbeek (Apeb - 2010-2015)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
Recherches et rédaction
2012-2013
id
Urban : 21807
Description
Ensemble de deux immeubles à appartements de style Art DécoPériode : 1920-1940
Le style Art Déco émerge au lendemain de la Première Guerre mondiale et
s’inscrit dans le prolongement de la tendance géométrique de l’Art nouveau. Il
tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels
modernes, tenue à Paris en 1925.
Ses principales caractéristiques se traduisent par la géométrisation des lignes
et des volumes, la sobriété et la symétrie tout en conservant un goût prononcé
pour l’ornementation dont les formes tendent, elles aussi, à une géométrisation.
Les sources d’inspiration de cette ornementation sont puisées dans les
traditions artistiques exotiques ou anciennes (Orient, Afrique, arts
précolombiens, égyptien, antiquité gréco-romaine). L’intégration de motifs
végétaux d’inspiration africaine illustre l’impact stylistique de la période
coloniale sur l’architecture bruxelloise.
L’Art Déco manifeste un grand intérêt pour les matériaux de parement
traditionnels (brique et enduit) disparates qui offrent une diversité de
couleur ou de textures. Il marque une prédilection pour le béton armé dont la
plasticité permet de réaliser des formes sculpturales et des volumes imposants,
caractéristiques de ce style, et de concevoir de vastes espaces intérieurs
dégagés, idéaux pour les halls d’entrée monumentaux et les salles de spectacle.
Le goût pour la couleur s’exprime aussi parfois dans les châssis ou les
éléments métalliques. C’est une architecture qui privilégie également l’usage
de grandes baies vitrées (prenant parfois la forme de bow-windows) et les
toitures plates (comprenant parfois un dôme stylisé).
En plan, les espaces intérieurs des habitations sont davantage différenciés
(séjour, salle à manger, chambres) tandis que l’escalier se déplace parfois au
centre ou l’avant de l’habitation de manière à libérer la façade arrière et le
contact avec le jardin. De nouveaux lieux de confort sont intégrés (salle de
bain, WC, cuisine, dispositif d’entrée fonctionnel). Les matériaux raffinés
comme le marbre, la marbrite, le granito, les mosaïques, les verres colorés
sont prisés.
À Bruxelles comme ailleurs, l’esthétique Art Déco s’adapte parfaitement aux
exigences de décorum et de confort des bâtiments dédiés aux loisirs et au luxe
(hôtels, cinémas, grands magasins, théâtres) ainsi qu’à celles des immeubles à
appartements de haut standing, dont la construction stimulée par la loi de 1924
sur la copropriété s’inspire des modèles parisiens. Si dans un premier temps le
mouvement repose sur l’élitisme, il devient rapidement un succès populaire, au
point de devenir une architecture courante.
Dans les années 1930, l’Art Déco évolue en intégrant
de manière décorative des éléments du modernisme et notamment de l’architecture
navale (mâts de pavillon, hublots, formes aérodynamiques) (voir style paquebot). marqué par l'École d'AmsterdamL’École d’Amsterdam est un
mouvement moderniste imprégné d’idéal socialiste qui se développe aux Pays-Bas
au lendemain de la Première Guerre mondiale et connait son plein développement
au début des années 1920.
C’est une architecture marquée par l’expressivité de matériaux artisanaux, avec
des formes et des couleurs diversifiées. Il s’en dégage une grande plasticité
des formes (façades ondulantes, gonflées, gondolées et toitures complexes),
notamment grâce à un usage original de la brique (recours à différents
appareils de maçonnerie comme les briques posées sur chant, en quinconce, en
saillie, etc.). Les subtils effets d’appareils, les décrochements et les
liaisons complexes animent les façades aux arrondis organiques. C’est une
architecture dans laquelle les éléments purement décoratifs jouent un rôle
important dans la conception : les architectes intègrent des éléments
comme les pinacles, les sculptures figuratives, des ouvertures originales comme
les fenêtres « échelles » (munies de barres horizontales comme les
barreaux d’une échelle).
À Bruxelles, l’influence de l’École d’Amsterdam sur les architectes de
l’entre-deux-guerres est principalement esthétique. Elle est essentiellement
appliquée à l’architecture résidentielle par l’agencement de volumes
élémentaires et par des façades expressives grâce à la mise en œuvre des
briques (qui s’apparente parfois à l’Art Déco géométrique). L’expressionisme y
est toutefois moins spectaculaire que dans l’architecture amstellodamoise où
les parois en briques paraissent réellement organiques., signé et millésimé sur le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. du no118 «JOS. BAL / ARCH. 1933». L'architecte édifie le no192-194 pour son propre compte.
Immeubles sur plan cintré, de quatre niveaux sous toit plat et chacun trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. Elles partagent une façade continueUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées., en briques brunes pour le no192-194, jaunes pour le no118, rehaussée de pierre blanche et de simili-pierreEnduit dont la couleur et la texture imitent la pierre de manière très convaincante, avec généralement des joints factices remplis de mortier gris. blanche. Étages en encorbellementUne partie d'élévation est dite en encorbellement lorsqu'elle s’avance en surplomb., reliés à la jonction des immeubles par une friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. verticale décorative et terminés par des balcons de plan cintré. Certains trumeauxPan de mur compris entre deux travées ou entre deux baies d'un même niveau. à assisesRang d’éléments de même hauteur posés de niveau dans une maçonnerie. L’assise désigne également la plate-forme d’un balcon ou d'une logette, portée d’ordinaire par des consoles et sur laquelle repose le garde-corps. de pierre profilées en talon. ParapetsUn parapet en maçonnerie est un muret servant de garde-corps. à boules. PorchesPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. d'entrée dans-œuvreHors-œuvre. Position d’un petit volume accolé par un de ses côtés à un corps de bâtiment. Dans-œuvre. Terme désignant un élément situé à l’intérieur d’un corps de bâtiment. peu profonds sous auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. dentelé; portes d'origine, largement ajourées et grillées de fers plats, celle du no192 flanquée d'une fenêtre grillée à droite, celle du no118 dans une composition en tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste.. FerronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. conservée.

Au no192-194, à la dernière travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., devanture commerciale transformée en 1949 par Jos Bal en fenêtre et porte. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. et porte secondaire remplacés.
Au no118, tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste. de l'entrée bordé de part et d'autre de trois hublots superposés à vitrage bombé. À gauche, fenêtre grillée. À droite, porte de garage (remplacée). Dernier niveau en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement., devancé d'une terrasse. Destiné à abriter une «orangerie», il a été agrandi récemment, avec suppression de la pergola d'origine. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. remplacés, à l'exception de ceux du rez-de-chaussée.
Immeubles sur plan cintré, de quatre niveaux sous toit plat et chacun trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. Elles partagent une façade continueUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées., en briques brunes pour le no192-194, jaunes pour le no118, rehaussée de pierre blanche et de simili-pierreEnduit dont la couleur et la texture imitent la pierre de manière très convaincante, avec généralement des joints factices remplis de mortier gris. blanche. Étages en encorbellementUne partie d'élévation est dite en encorbellement lorsqu'elle s’avance en surplomb., reliés à la jonction des immeubles par une friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. verticale décorative et terminés par des balcons de plan cintré. Certains trumeauxPan de mur compris entre deux travées ou entre deux baies d'un même niveau. à assisesRang d’éléments de même hauteur posés de niveau dans une maçonnerie. L’assise désigne également la plate-forme d’un balcon ou d'une logette, portée d’ordinaire par des consoles et sur laquelle repose le garde-corps. de pierre profilées en talon. ParapetsUn parapet en maçonnerie est un muret servant de garde-corps. à boules. PorchesPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. d'entrée dans-œuvreHors-œuvre. Position d’un petit volume accolé par un de ses côtés à un corps de bâtiment. Dans-œuvre. Terme désignant un élément situé à l’intérieur d’un corps de bâtiment. peu profonds sous auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. dentelé; portes d'origine, largement ajourées et grillées de fers plats, celle du no192 flanquée d'une fenêtre grillée à droite, celle du no118 dans une composition en tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste.. FerronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. conservée.

Au no192-194, à la dernière travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., devanture commerciale transformée en 1949 par Jos Bal en fenêtre et porte. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. et porte secondaire remplacés.
Au no118, tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste. de l'entrée bordé de part et d'autre de trois hublots superposés à vitrage bombé. À gauche, fenêtre grillée. À droite, porte de garage (remplacée). Dernier niveau en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement., devancé d'une terrasse. Destiné à abriter une «orangerie», il a été agrandi récemment, avec suppression de la pergola d'origine. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. remplacés, à l'exception de ceux du rez-de-chaussée.
Sources
Archives
ACS/Urb. 176-118, 283-192-194.
Arbres remarquables à proximité






















































