Typologie(s)
maison ou immeuble de rapport
rez-de-chaussée commercial
établissement scolaire
rez-de-chaussée commercial
établissement scolaire
Intervenant(s)
Oscar LAUWERS – architecte – 1906-1909
D. FASTRÉ – architecte – 1910
Styles
Éclectisme
Néo-Renaissance
Inventaire(s)
- Inventaire d'urgence du patrimoine architectural de l'agglomération bruxelloise (Sint-Lukasarchief 1979)
- Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
- Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Schaerbeek (Apeb - 2010-2015)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Paysager Un paysage est un espace, tel que perçu par l’homme, dont le caractère est le résultat de l’action et de l’interaction de facteurs naturels et/ou humains. Il s’agit d’une notion d’échelle qui est composée de divers éléments (patrimoniaux), dont chacun peut avoir ou non une valeur intrinsèque, mais qui se combinent pour créer un ensemble plus vaste de valeur ajoutée et sont perçus comme tels à une certaine distance. Les vastes panoramas urbains constituent le paysage par excellence, comme la vue sur la ville basse de Bruxelles depuis la place Royale, mais de tels sites composés de différents éléments peuvent également exister à plus petite échelle.
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2012-2013
id
Urban : 21741
Description
Aux angles de la chaussée de Haecht, remarquable ensemble de deux immeubles de rapport de style éclectiquePériode : env.
1840-1914.
L’éclectisme est un courant architectural caractérisé par la combinaison de
styles issus de différentes époques et de différents lieux. Les architectes
mêlent les références historiques pour créer de nouvelles compositions. Cette
tendance se développe à Bruxelles peu après l’indépendance de la Belgique, dans
le cadre des grands programmes d’urbanisation. En effet, durant les années 1840
et 1850, alors que jusque-là la ville a mis à l’honneur le néoclassicisme avec
des ensembles urbains symétriques, ordonnés et rationnels, pointe le besoin
d’une architecture nationale. Alors que des architectes font le choix de
l’unité de style comme le néogothique ou le néo-Renaissance flamande, une
tendance à mélanger les grammaires issues du passé va se développer, tout en
utilisant les matériaux locaux et des techniques nouvelles (issues notamment de
la révolution industrielle). Cet éclectisme permet de répondre plus souplement
à une multitude de typologies et d’équipements urbains. En effet, la ville est
en pleine expansion : l’éclectisme s’adapte tant aux églises qu’aux grands
magasins, aux hôtels, aux gares, aux écoles, aux usines,… mais également à
l’architecture résidentielle. C’est pourquoi l’éclectisme est la tendance architecturale
dominante dans la première couronne de Bruxelles (les faubourgs de Bruxelles).
Dans l’architecture publique, ce mélange n’est pas arbitraire : chaque
style est choisi pour transmettre une idée. Par exemple, le néogothique peut
évoquer l’histoire médiévale de la ville ou la spiritualité d’un édifice
religieux ; le néoclassicisme suggère l’ordre et l’autorité pour un palais
de justice ou un bâtiment administratif ; la Renaissance symbolise le
prestige civique ou culturel. L’architecture devient ainsi un langage visuel,
conçu pour représenter les valeurs d’une institution.
Dans l’architecture résidentielle, l’éclectisme est l’apanage de la bourgeoisie
et se reconnaît par une façade variée et dynamique où les architectes jouent
avec les formes, les matériaux et les couleurs. Brique, pierre, fer forgé,
céramique ou sgraffites s’y mêlent pour créer un décor riche et personnalisé.
Chaque détail — balcon, corniche, linteau sculpté, lucarne, logette, porte
d’entrée — devient une occasion d’exprimer le goût du propriétaire, d’afficher
son statut ou ses aspirations culturelles. Ce style s’inscrit dans une période
où Bruxelles valorise la modernité tout en célébrant son histoire. L’éclectisme
traduit donc un compromis : une architecture contemporaine inspirée du
passé, adaptée à la vie bourgeoise, urbaine et moderne. Derrière la façade, les
intérieurs sont pensés pour le confort : distribution plus pratique,
escalier décoratif, pièces spécialisées (salon, fumoir, salle à manger), et
parfois innovations techniques (chauffage amélioré, eau, gaz).
La période de l’éclectisme met en place le modèle type de la maison
bourgeoise : une façade de composition symétrique (trois travées égales
sur trois niveaux) ou asymétrique (deux travées – une étroite et une large –
sur trois niveaux) ; un plan reprenant un couloir menant à l’escalier en
travée d’entrée et deux ou trois pièces en enfilade, correspondant à la largeur
(de la ou) des autres travées. La façade se développe également en trois
dimensions par l’ajout de balcons, de logettes ou de bow-windows.
Durant la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe
siècle, le développement urbanistique est tel qu’il n’est pas rare de voir des
pans de rue entiers sortir de terre en quelques années. Il en résulte des
ensembles urbanistiques particulièrement homogènes et cohérents : les
enfilades. Cette cohérence est parfois due au travail d’un architecte dans le
cadre d’une petite promotion immobilière. Mais le plus souvent, les maisons
sont réalisées par des architectes différents, pour des propriétaires
différents : elles sont alors toutes différentes mais forment des
enfilades homogènes de bâtiments de même style, mêmes matériaux et/ou de même
gabarit.
Les éléments représentatifs de l’architecture résidentielle de style éclectique
sont : le gabarit (composition asymétrique ou symétrique), la polychromie
des matériaux (pierre bleue, pierre blanche, briques de couleurs variées,
enduits), l’usage d’éléments en ferronnerie, d’éléments en surplomb (balcons,
logettes, bow-windows), de lucarnes et les enfilades urbanistiques. Ces façades
sont souvent accentuées d’éléments d’inspirations diverses : néoclassique
(enduit, sobriété), néogothique (baies en ogive ou trilobées, croisées en
pierre), néo-Renaissance flamande (lucarne-pignon à gradins, ancres), Art
nouveau (sgraffites, carreaux de céramique, éléments reprenant la courbe
« coup de fouet », vitraux floraux), pittoresque (toiture à croupe ou
croupette, tourelle, éléments en bois ou faux bois : garde-corps,
colombages, fermes apparentes), etc.
Il est communément admis que la période de l’éclectisme s’achève avec la
Première Guerre mondiale, néanmoins le modèle type de la maison bourgeoise
perdure bien après la guerre. Les communes et quartiers urbanisés plus
tardivement, durant l’entre-deux-guerres, sur base de plans d’aménagement
tracés au XIXe siècle, reproduisent le modèle de l’éclectisme :
des enfilades de maisons de gabarit similaire. Ces maisons sont qualifiées de
style éclectique tardif. Elles reprennent toutes les caractéristiques de
l’architecture résidentielle éclectique, mais sont le plus souvent accentuées
d’éléments d’inspiration Beaux-Arts, Art Déco, Art nouveau, pittoresque ou
régionaliste (voir éclectisme tardif). d'inspiration RenaissanceLe style néo-Renaissance à Bruxelles est une
expression de l'éclectisme du XIXe siècle, qui a atteint son apogée
entre 1850 et 1910. Ce style s'inspire des formes, des proportions et de
l'ornementation de la Renaissance italienne du XVIe siècle et a été
utilisé à Bruxelles dans des projets de construction publics et privés.
Il constitue une réaction au néoclassicisme, jugé trop rigide et dogmatique, et
se développe parallèlement au néo-baroque et au néogothique.
Le néo-Renaissance bruxellois est donc un style historicisant mais chargé
idéologiquement, où se mêlent représentation urbaine, fierté bourgeoise et
évocation historique.
Le style néo-Renaissance se distingue par une construction rationnelle des
façades et une ornementation basée sur les ordres classiques et les motifs
Renaissance. Il allie clarté structurelle et riches accents décoratifs. Parmi
ses caractéristiques typiques, on peut citer : une articulation
horizontale grâce à des corniches et des cordons, des compositions symétriques
avec des travées régulières, l'utilisation d'arcs en plein cintre, de
pilastres, de colonnes et de balustrades, des façades en pierre naturelle ou en
brique avec des éléments en pierre blanche, une ornementation reprenant des
grotesques, des médaillons, des guirlandes, des cartouches et de hauts attiques
ou lucarnes sous fronton., architecte Oscar Lauwers, 1906. Au no2, signatures «ERNEST / SALU / STATUAIRE», «GUILLAUME / PATER / ENTREPRENEUR» et «OSCAR / LAUWERS / ARCHITECTE» sur le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., respectivement côté chaussée, au pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. et côté avenue; millésime «ANNO / 1909» à l'entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne..
Les deux bâtiments débutent des enfilades particulièrement cohérentes d'immeubles de même époque, se terminant respectivement aux nos29 et 94-96.
![Affiche annonçant la mise en vente des terrains au parvis Saint-Servais, vers 1908 (HANOSSET, Y., MARCHI, Ch., [i]L'avenue Louis Bertrand et le parc Josaphat[/i], Bruxelles, Ville d'Art et d'Histoire, Solibel Édition, Bruxelles, 1995, p. 16).](/medias/500/buildings/10303176_0001_W04.jpg)
Le projet d'Oscar Lauwers obtient en 1907 le premier prix du concours d'architectes lancé l'année précédente par la Commune afin de s'assurer de la qualité des deux immeubles destinés à monumentaliser l'entrée de l'avenue Louis Bertrand, face au parvis Saint-Servais. Parmi les prescriptions du concours, des rez-de-chaussée affectés au commerce ou à des établissements publics, un coût ne dépassant pas 60 francs par mètre carré de façade et une hauteur de 12 à 15 mètres. Quant au style des constructions, les concurrents sont priés de «s'inspirer de toutes les notions d'art que la RenaissanceLe style néo-Renaissance à Bruxelles est une expression de l'éclectisme du XIXe siècle, qui a atteint son apogée entre 1850 et 1910. Ce style s'inspire des formes, des proportions et de l'ornementation de la Renaissance italienne du XVIe siècle et a été utilisé à Bruxelles dans des projets de construction publics et privés. Il constitue une réaction au néoclassicisme, jugé trop rigide et dogmatique, et se développe parallèlement au néo-baroque et au néogothique. Le néo-Renaissance bruxellois est donc un style historicisant mais chargé idéologiquement, où se mêlent représentation urbaine, fierté bourgeoise et évocation historique. Le style néo-Renaissance se distingue par une construction rationnelle des façades et une ornementation basée sur les ordres classiques et les motifs Renaissance. Il allie clarté structurelle et riches accents décoratifs. Parmi ses caractéristiques typiques, on peut citer : une articulation horizontale grâce à des corniches et des cordons, des compositions symétriques avec des travées régulières, l'utilisation d'arcs en plein cintre, de pilastres, de colonnes et de balustrades, des façades en pierre naturelle ou en brique avec des éléments en pierre blanche, une ornementation reprenant des grotesques, des médaillons, des guirlandes, des cartouches et de hauts attiques ou lucarnes sous fronton. répandit à travers les nations civilisées». Les façades primées sont imposées aux acquéreurs des deux parcelles. Celle du no2 est acquise par la Société d'assurances Labor, dans le but d'y installer ses bureaux; le permis est octroyé en 1909 et le bâtiment réalisé par l'architecte Lauwers lui-même. Le terrain du no1-3 est, quant à lui, acquis par la société Taverne Saint-Servais, qui charge en 1910 l'architecte D. Fastré d'en dessiner les plans terriers et coupes, avec rez-de-chaussée commercial. Si la façade du no2 est bâtie conformément au projet primé, celle du no1-3 est d'une réalisation largement simplifiée, qui suscite l'indignation de l'architecte Lauwers. Les deux immeubles sont édifiés en remplacement d'immeubles préexistants, le no2 à l'emplacement de la première école communale de Schaerbeek, fondée en 1843, comme le rappelle une plaque sur son rez-de-chaussée.
Analogues, les deux immeubles comptent quatre niveaux, le deuxième en entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée., sous toiture en bâtièreToit à deux versants.. Ils présentent une façade symétrique de cinq travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., une vers chaque artère, d'un niveau supplémentaire sous toit en pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon., reliées par un pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. égales traitées en arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol.. Ce pan affecte un plan concave, dont la courbe prévue lors du tracé de l'avenue – ratifié par l'arrêté royal du 10.02.1902 –, jugée trop marquée, est adoucie en vertu de l'arrêté royal du 02.01.1907.
Conformément au projet, les façades sont réalisées en briques – flammées de tons orangés –, et pierre blanche; au no2, c'est de la pierre de Saint-Joire et non la pierre d'Euville prévue qui a été mise en œuvre. Le cahier des charges prévoyait en outre des «statuettes en galvanoplastie»: deux allégories féminines au pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment., un aigle et deux statuettes coiffant chaque travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. latérale. Celles du no2 furent réalisées, par le sculpteur Ernest Salu, bien que seules les deux allégories – l'une figurant la Fortune, l'autre l'Abondance – subsistent aujourd'hui. Au no1-3, seules les deux statues du pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment., aujourd'hui disparues, ont effectivement été placées: il s'agit ici de la Tempérance et de la Prudence, copies des œuvres de Jacques Dubreucq, réalisées en 1913 par le fondeur Verbeyst.
Rez-de-chaussée à bossagesBossage. Saillie de la face d’un bloc de pierre par rapport au nu de la maçonnerie. Un bossage est dit un sur deux lorsqu’un parement présente une alternance d’assises de blocs en bossages et de blocs dont le parement reste au nu de la maçonnerie. Un bossage est dit rustique lorsque son parement est d’une taille grossière. Il est dit continu lorsqu'il se prolonge sur une assise entière., différant d'un immeuble à l'autre. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. presque toutes rectangulaires ou à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., certaines jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. par deux ou quatre ou formant tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste., celles du premier étage pour la plupart à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie..
En travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. latérales, premier étage du no1-3 à logettesLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. de plan rectangulaire ou trapézoïdal sous terrasse; au no2, balcon devançant une porte-fenêtre sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches., celui côté avenue interrompu par un bas-relief d'aigle (aujourd'hui décapité). Saillies côté chaussée à culotCulot ou cul-de-lampe. Support de section décroissante, partiellement engagé dans un mur et portant une charge comme une logette, un balcon, une statue, etc. Le cul-de-lampe est d'ordinaire formé de plusieurs assises, contrairement au culot, habituellement de dimensions plus menues. reposant sur une colonneUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. à l'entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée.. Dernier niveau flanqué de longues colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. engagéesUn élément est dit engagé lorsqu’il paraît en partie noyé dans un pan de mur. à amortissementAmortissement. Élément décoratif placé au sommet d’une élévation.Amorti. Sommé d'un amortissement. et coiffé d'un édicule à deux registresAlignement horizontal de baies sur un pignon., le premier portant la lettre «S» au no1-3, la lettre «L» au no2; second registreAlignement horizontal de baies sur un pignon. vers la chaussée manquant au no1-3. Ce niveau est orné de deux médaillonsCartouche rond ou ovale. devant être ornés de sgraffiteTechnique de décoration murale consistant à recouvrir d’une mince couche d’enduit clair une première couche de ton sombre. Un dessin est ensuite créé en grattant partiellement l’enduit clair, alors qu’il est encore frais, pour mettre à jour l’enduit foncé sous-jacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. En outre, la couche d’enduit clair peut être mise en couleur., ceux du no2 disparus, les sgraffitesTechnique de décoration murale consistant à recouvrir d’une mince couche d’enduit clair une première couche de ton sombre. Un dessin est ensuite créé en grattant partiellement l’enduit clair, alors qu’il est encore frais, pour mettre à jour l’enduit foncé sous-jacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. En outre, la couche d’enduit clair peut être mise en couleur. du no1-3 jamais réalisés et les médaillonsCartouche rond ou ovale. côté avenue transformés en fenêtre en 1916. PavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. sous épi de faîtageAmortissement d’ordinaire en fer, zinc ou terre cuite, situé au faîte du toit., ceux du no1-3 disparus.
Angles du pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. traités en tourellePetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles. engagéeUn élément est dit engagé lorsqu’il paraît en partie noyé dans un pan de mur. sur culotCulot ou cul-de-lampe. Support de section décroissante, partiellement engagé dans un mur et portant une charge comme une logette, un balcon, une statue, etc. Le cul-de-lampe est d'ordinaire formé de plusieurs assises, contrairement au culot, habituellement de dimensions plus menues., celles du no2 se prolongeant par-delà l'entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.: celle de gauche plus élevée, sous bulbe à l'origine, celle de droite sur plan polygonal, anciennement sous lanternonPetite construction de plan centré, située au faîte du toit. également à bulbe.
Au pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment., premier étage du no1-3 marqué par une logetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. dans l'axe et des balcons latéraux, celui du no2 par des logettesLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. flanquant un balcon. Au second, fenêtres devancées d'une terrasse ou d'un balcon au no2, seule l'axiale à terrasse au no1-3. Entre les arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol., colonneUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. sur consolePièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. à l'entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée., formant piédestal pour les statues allégoriques, à couronnement en frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. cintré. EntablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. de pierre à friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. ornée de cartouchesDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale., celles du no1-3 restées vierges, celles du no2 portant le millésime interrompu par le mot «Labor». BalustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. d'attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. formant arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol., rythmée par trois lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. et entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne., sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. cintré au no1-3, sous édicule à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. de même forme au no2. Petites lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à toit en pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon., celles du no2 disparues. À ce numéro, deux hautes souchesPartie du conduit d’une cheminée émergeant du toit. de cheminée à amortissementAmortissement. Élément décoratif placé au sommet d’une élévation.Amorti. Sommé d'un amortissement. en frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches.. Garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... pour la plupart à balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire., certains à grille en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage..
![Avenue Louis Bertrand 1-3 (COMMUNE DE SCHAERBEEK, [i]Concours de façades[/i], manuscrit conservé au fonds local de la Maison des Arts de Schaerbeek).](/medias/500/buildings/10303176_0001_W01.jpg)
Au no1-3, rez-de-chaussée simplifié par rapport au projet, modifié à plusieurs reprises et entièrement peint en noir en 1986. À l'origine, commerce avec vitrine et porte vers l'avenue, entrée menant aux étages à la première travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. du pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment., puis second commerce, avec deux vitrines flanquant une troisième, intégrant l'entrée. Après agrandissements successifs des vitrines, rez-de-chaussée aujourd'hui occupé par un seul magasin, avec entrée côté avenue. MarquiseAuvent métallique vitré. de 1912 au pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. et vers la chaussée, supprimée. Aux angles du pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment., enseignes en marmorite aujourd'hui disparues. Porte ancienne; châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. des étages d'origine, ceux du premier en travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. latérales du pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. formant frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches..
Intérieur. Cage d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier. de plan triangulaire au centre de l'immeuble. À l'origine, deux appartements à l'entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée., celui côté avenue seulement accessible par le magasin; un grand appartement au premier étage.
![Avenue Louis Bertrand 2 (COMMUNE DE SCHAERBEEK, [i]Concours de façades[/i], manuscrit conservé au fonds local de la Maison des Arts de Schaerbeek).](/medias/500/buildings/10303176_0001_W02.jpg)
Au no2, rez-de-chaussée percé au pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. de trois larges baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en retrait – porte flanquée de fenêtres – à piédroitsLes piédroits sont les éléments verticaux latéraux de l’encadrement d’une baie, portant son couvrement. en colonneUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. à chapiteauCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre. ionique, sous entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. orné d'un cartoucheDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale.. Aux angles, tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. sous entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches., celle vers l'avenue portant l'inscription relative à l'école communale de 1843. Détails soignés en pierre blanche: cartouchesDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale., griffons affrontés, nœuds, feuillages. HuisserieMenuiseries qui s’ouvrent et se ferment, c’est-à-dire les portes et les fenêtres. Par extension, le terme désigne également les fenêtres à châssis dormants. conservée, certains châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. architecturés: au rez-de-chaussée, fenêtre côté chaussée à imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. à balustresPetits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire, constituant une balustrade., celles du pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console., porte à jours1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. grillés et frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. cintré. Au premier étage, certains châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. de porte-fenêtre à entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. ou frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. cintré. Brises-vue en vitrail au rez-de-chaussée.
Intérieur. Rez-de-chaussée à usage de bureaux. Cage d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier. principale de plan rectangulaire au centre du bâtiment.
Les deux bâtiments débutent des enfilades particulièrement cohérentes d'immeubles de même époque, se terminant respectivement aux nos29 et 94-96.
![Affiche annonçant la mise en vente des terrains au parvis Saint-Servais, vers 1908 (HANOSSET, Y., MARCHI, Ch., [i]L'avenue Louis Bertrand et le parc Josaphat[/i], Bruxelles, Ville d'Art et d'Histoire, Solibel Édition, Bruxelles, 1995, p. 16).](/medias/500/buildings/10303176_0001_W04.jpg)
Le projet d'Oscar Lauwers obtient en 1907 le premier prix du concours d'architectes lancé l'année précédente par la Commune afin de s'assurer de la qualité des deux immeubles destinés à monumentaliser l'entrée de l'avenue Louis Bertrand, face au parvis Saint-Servais. Parmi les prescriptions du concours, des rez-de-chaussée affectés au commerce ou à des établissements publics, un coût ne dépassant pas 60 francs par mètre carré de façade et une hauteur de 12 à 15 mètres. Quant au style des constructions, les concurrents sont priés de «s'inspirer de toutes les notions d'art que la RenaissanceLe style néo-Renaissance à Bruxelles est une expression de l'éclectisme du XIXe siècle, qui a atteint son apogée entre 1850 et 1910. Ce style s'inspire des formes, des proportions et de l'ornementation de la Renaissance italienne du XVIe siècle et a été utilisé à Bruxelles dans des projets de construction publics et privés. Il constitue une réaction au néoclassicisme, jugé trop rigide et dogmatique, et se développe parallèlement au néo-baroque et au néogothique. Le néo-Renaissance bruxellois est donc un style historicisant mais chargé idéologiquement, où se mêlent représentation urbaine, fierté bourgeoise et évocation historique. Le style néo-Renaissance se distingue par une construction rationnelle des façades et une ornementation basée sur les ordres classiques et les motifs Renaissance. Il allie clarté structurelle et riches accents décoratifs. Parmi ses caractéristiques typiques, on peut citer : une articulation horizontale grâce à des corniches et des cordons, des compositions symétriques avec des travées régulières, l'utilisation d'arcs en plein cintre, de pilastres, de colonnes et de balustrades, des façades en pierre naturelle ou en brique avec des éléments en pierre blanche, une ornementation reprenant des grotesques, des médaillons, des guirlandes, des cartouches et de hauts attiques ou lucarnes sous fronton. répandit à travers les nations civilisées». Les façades primées sont imposées aux acquéreurs des deux parcelles. Celle du no2 est acquise par la Société d'assurances Labor, dans le but d'y installer ses bureaux; le permis est octroyé en 1909 et le bâtiment réalisé par l'architecte Lauwers lui-même. Le terrain du no1-3 est, quant à lui, acquis par la société Taverne Saint-Servais, qui charge en 1910 l'architecte D. Fastré d'en dessiner les plans terriers et coupes, avec rez-de-chaussée commercial. Si la façade du no2 est bâtie conformément au projet primé, celle du no1-3 est d'une réalisation largement simplifiée, qui suscite l'indignation de l'architecte Lauwers. Les deux immeubles sont édifiés en remplacement d'immeubles préexistants, le no2 à l'emplacement de la première école communale de Schaerbeek, fondée en 1843, comme le rappelle une plaque sur son rez-de-chaussée.
Analogues, les deux immeubles comptent quatre niveaux, le deuxième en entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée., sous toiture en bâtièreToit à deux versants.. Ils présentent une façade symétrique de cinq travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., une vers chaque artère, d'un niveau supplémentaire sous toit en pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon., reliées par un pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. égales traitées en arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol.. Ce pan affecte un plan concave, dont la courbe prévue lors du tracé de l'avenue – ratifié par l'arrêté royal du 10.02.1902 –, jugée trop marquée, est adoucie en vertu de l'arrêté royal du 02.01.1907.
Conformément au projet, les façades sont réalisées en briques – flammées de tons orangés –, et pierre blanche; au no2, c'est de la pierre de Saint-Joire et non la pierre d'Euville prévue qui a été mise en œuvre. Le cahier des charges prévoyait en outre des «statuettes en galvanoplastie»: deux allégories féminines au pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment., un aigle et deux statuettes coiffant chaque travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. latérale. Celles du no2 furent réalisées, par le sculpteur Ernest Salu, bien que seules les deux allégories – l'une figurant la Fortune, l'autre l'Abondance – subsistent aujourd'hui. Au no1-3, seules les deux statues du pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment., aujourd'hui disparues, ont effectivement été placées: il s'agit ici de la Tempérance et de la Prudence, copies des œuvres de Jacques Dubreucq, réalisées en 1913 par le fondeur Verbeyst.
Rez-de-chaussée à bossagesBossage. Saillie de la face d’un bloc de pierre par rapport au nu de la maçonnerie. Un bossage est dit un sur deux lorsqu’un parement présente une alternance d’assises de blocs en bossages et de blocs dont le parement reste au nu de la maçonnerie. Un bossage est dit rustique lorsque son parement est d’une taille grossière. Il est dit continu lorsqu'il se prolonge sur une assise entière., différant d'un immeuble à l'autre. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. presque toutes rectangulaires ou à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., certaines jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. par deux ou quatre ou formant tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste., celles du premier étage pour la plupart à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie..
En travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. latérales, premier étage du no1-3 à logettesLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. de plan rectangulaire ou trapézoïdal sous terrasse; au no2, balcon devançant une porte-fenêtre sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches., celui côté avenue interrompu par un bas-relief d'aigle (aujourd'hui décapité). Saillies côté chaussée à culotCulot ou cul-de-lampe. Support de section décroissante, partiellement engagé dans un mur et portant une charge comme une logette, un balcon, une statue, etc. Le cul-de-lampe est d'ordinaire formé de plusieurs assises, contrairement au culot, habituellement de dimensions plus menues. reposant sur une colonneUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. à l'entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée.. Dernier niveau flanqué de longues colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. engagéesUn élément est dit engagé lorsqu’il paraît en partie noyé dans un pan de mur. à amortissementAmortissement. Élément décoratif placé au sommet d’une élévation.Amorti. Sommé d'un amortissement. et coiffé d'un édicule à deux registresAlignement horizontal de baies sur un pignon., le premier portant la lettre «S» au no1-3, la lettre «L» au no2; second registreAlignement horizontal de baies sur un pignon. vers la chaussée manquant au no1-3. Ce niveau est orné de deux médaillonsCartouche rond ou ovale. devant être ornés de sgraffiteTechnique de décoration murale consistant à recouvrir d’une mince couche d’enduit clair une première couche de ton sombre. Un dessin est ensuite créé en grattant partiellement l’enduit clair, alors qu’il est encore frais, pour mettre à jour l’enduit foncé sous-jacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. En outre, la couche d’enduit clair peut être mise en couleur., ceux du no2 disparus, les sgraffitesTechnique de décoration murale consistant à recouvrir d’une mince couche d’enduit clair une première couche de ton sombre. Un dessin est ensuite créé en grattant partiellement l’enduit clair, alors qu’il est encore frais, pour mettre à jour l’enduit foncé sous-jacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. En outre, la couche d’enduit clair peut être mise en couleur. du no1-3 jamais réalisés et les médaillonsCartouche rond ou ovale. côté avenue transformés en fenêtre en 1916. PavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. sous épi de faîtageAmortissement d’ordinaire en fer, zinc ou terre cuite, situé au faîte du toit., ceux du no1-3 disparus.
Angles du pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. traités en tourellePetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles. engagéeUn élément est dit engagé lorsqu’il paraît en partie noyé dans un pan de mur. sur culotCulot ou cul-de-lampe. Support de section décroissante, partiellement engagé dans un mur et portant une charge comme une logette, un balcon, une statue, etc. Le cul-de-lampe est d'ordinaire formé de plusieurs assises, contrairement au culot, habituellement de dimensions plus menues., celles du no2 se prolongeant par-delà l'entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.: celle de gauche plus élevée, sous bulbe à l'origine, celle de droite sur plan polygonal, anciennement sous lanternonPetite construction de plan centré, située au faîte du toit. également à bulbe.
Au pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment., premier étage du no1-3 marqué par une logetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. dans l'axe et des balcons latéraux, celui du no2 par des logettesLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. flanquant un balcon. Au second, fenêtres devancées d'une terrasse ou d'un balcon au no2, seule l'axiale à terrasse au no1-3. Entre les arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol., colonneUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. sur consolePièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. à l'entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée., formant piédestal pour les statues allégoriques, à couronnement en frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. cintré. EntablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. de pierre à friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. ornée de cartouchesDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale., celles du no1-3 restées vierges, celles du no2 portant le millésime interrompu par le mot «Labor». BalustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. d'attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. formant arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol., rythmée par trois lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. et entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne., sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. cintré au no1-3, sous édicule à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. de même forme au no2. Petites lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à toit en pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon., celles du no2 disparues. À ce numéro, deux hautes souchesPartie du conduit d’une cheminée émergeant du toit. de cheminée à amortissementAmortissement. Élément décoratif placé au sommet d’une élévation.Amorti. Sommé d'un amortissement. en frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches.. Garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... pour la plupart à balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire., certains à grille en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage..
![Avenue Louis Bertrand 1-3 (COMMUNE DE SCHAERBEEK, [i]Concours de façades[/i], manuscrit conservé au fonds local de la Maison des Arts de Schaerbeek).](/medias/500/buildings/10303176_0001_W01.jpg)
Au no1-3, rez-de-chaussée simplifié par rapport au projet, modifié à plusieurs reprises et entièrement peint en noir en 1986. À l'origine, commerce avec vitrine et porte vers l'avenue, entrée menant aux étages à la première travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. du pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment., puis second commerce, avec deux vitrines flanquant une troisième, intégrant l'entrée. Après agrandissements successifs des vitrines, rez-de-chaussée aujourd'hui occupé par un seul magasin, avec entrée côté avenue. MarquiseAuvent métallique vitré. de 1912 au pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. et vers la chaussée, supprimée. Aux angles du pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment., enseignes en marmorite aujourd'hui disparues. Porte ancienne; châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. des étages d'origine, ceux du premier en travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. latérales du pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. formant frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches..
Intérieur. Cage d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier. de plan triangulaire au centre de l'immeuble. À l'origine, deux appartements à l'entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée., celui côté avenue seulement accessible par le magasin; un grand appartement au premier étage.
![Avenue Louis Bertrand 2 (COMMUNE DE SCHAERBEEK, [i]Concours de façades[/i], manuscrit conservé au fonds local de la Maison des Arts de Schaerbeek).](/medias/500/buildings/10303176_0001_W02.jpg)
Au no2, rez-de-chaussée percé au pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. de trois larges baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en retrait – porte flanquée de fenêtres – à piédroitsLes piédroits sont les éléments verticaux latéraux de l’encadrement d’une baie, portant son couvrement. en colonneUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. à chapiteauCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre. ionique, sous entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. orné d'un cartoucheDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale.. Aux angles, tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. sous entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches., celle vers l'avenue portant l'inscription relative à l'école communale de 1843. Détails soignés en pierre blanche: cartouchesDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale., griffons affrontés, nœuds, feuillages. HuisserieMenuiseries qui s’ouvrent et se ferment, c’est-à-dire les portes et les fenêtres. Par extension, le terme désigne également les fenêtres à châssis dormants. conservée, certains châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. architecturés: au rez-de-chaussée, fenêtre côté chaussée à imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. à balustresPetits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire, constituant une balustrade., celles du pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console., porte à jours1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. grillés et frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. cintré. Au premier étage, certains châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. de porte-fenêtre à entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. ou frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. cintré. Brises-vue en vitrail au rez-de-chaussée.
Intérieur. Rez-de-chaussée à usage de bureaux. Cage d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier. principale de plan rectangulaire au centre du bâtiment.
Sources
Archives
ACS/Urb. 176-1-3.
ACS/Urb. 176-1-3.
ACS/TP Infrastructure 170.
ACS/Bulletin communal de Schaerbeek, 1906, p. 626, pp. 680-683; 1907, pp. 530-531; 1908, p. 535.
Ouvrages
COMMUNE DE SCHAERBEEK, Concours de façades, manuscrit conservé au fonds local de la Maison des Arts de Schaerbeek.
HANOSSET, Y., MARCHI, Ch., L'avenue Louis Bertrand et le parc Josaphat, Bruxelles, Ville d'Art et d'Histoire, Solibel Édition, Bruxelles, 1995, p. 16.
Périodiques
Album de la Maison Moderne, 4e année, pl. 5.
ACS/Bulletin communal de Schaerbeek, 1906, p. 626, pp. 680-683; 1907, pp. 530-531; 1908, p. 535.
Ouvrages
COMMUNE DE SCHAERBEEK, Concours de façades, manuscrit conservé au fonds local de la Maison des Arts de Schaerbeek.
HANOSSET, Y., MARCHI, Ch., L'avenue Louis Bertrand et le parc Josaphat, Bruxelles, Ville d'Art et d'Histoire, Solibel Édition, Bruxelles, 1995, p. 16.
Périodiques
Album de la Maison Moderne, 4e année, pl. 5.


























































