Typologie(s)

hôtel

Intervenant(s)

Antoine TRAPPENIERSentrepreneur, architecte1872

Alban CHAMBONarchitecte1891

Julien DILLENSsculpteur1891

Statut juridique

Classé depuis le 28 février 2002

Styles

Éclectisme
Néo-Renaissance
Néo-Louis XV, néo-rococo

Inventaire(s)

  • Inventaire du patrimoine monumental de la Belgique. Bruxelles Pentagone (1989-1993)
  • Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
  • Inventaire d'urgence du patrimoine architectural de l'agglomération bruxelloise (Sint-Lukasarchief 1979)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2016

id

Urban : 32380
voir plus

Description

Bâtiment principal et noyau d’origine de l’actuel complexe hôtelier, élevé par la Caisse Générale d’Épargne et de Retraite sur les plans de l’architecte A. Trappeniers datés de 1872, en service à partir de 1874 (voir rue du Fossé aux Loups, n° 46).

Acheté en 1891 par les brasseurs Wielemans-Ceuppens qui le font transformer par l’architecte Alban Chambon en un luxueux hôtel, entrepris en 1893 et inauguré en 1894. Hôtel de classe internationale et l’un des trois plus importants de Bruxelles avec le Grand-Hôtel, au boulevard Anspach, aujourd’hui démoli, et l’Astoria, à la rue Royale. Agrandi par annexions successives des immeubles voisins jusqu’à occuper presque tout l’îlot compris entre la place, la rue du Fossé aux Loups, la rue Neuve et le passage du Nord et refendu par l’impasse du Cheval. Extension la plus remarquable constituée par le Cinéma Métropole, inauguré en 1932, qui englobait une salle de projection, une taverne, des salles de fête et des chambres d’hôtel (voir rue Neuve, n° 30).

Façade primitive en style éclectique à dominante RenaissanceLe style néo-Renaissance (de 1860 à 1914 environ) puise son inspiration dans l'architecture de la Renaissance, un courant artistique né en Italie au XVe siècle qui cherchait à ressusciter l’architecture de l'Antiquité gréco-romaine. italienne, de trois niveaux et neuf travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., couronnée par une balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement.. Maintenue lors de la transformation en hôtel, mais exhaussée de deux niveaux sous toiture mansardée, comme aujourd’hui. Remploi de divers éléments — notamment des entablementsCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. de fenêtres et le tympanEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge. sculpté du portail d’entrée — dans le bâtiment des brasseries Wielemans-Ceuppens à Forest.
Immeuble en double corpsUn bâtiment est dit en double corps lorsqu'il présente, au rez-de-chaussée, deux rangées de pièces séparées par un couloir axial. à façade de pierre blanche et de pierre bleue, limitée par des chaînages d’angle et rythmée par des cordonsCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. continus. Rez-de-chaussée animé par des refendsLe refend est un canal dans un parement, accusant ou simulant le tracé de joints d'un appareil à bossages., ajouré de larges portes-fenêtres et, au centre, d’un portail cintré précédé de colonnes cannelées auxquelles s’adossent les consoles jumelées du balcon supérieur. AuventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. actuel moderne, à l’origine en fer et verre, sur toute la largeur de la façade et s’arrondissant en berceau au-dessus de l’entrée. Fenêtres rectangulaires. Au bel étage, couronné par un cordon continu, portes-fenêtres à encadrement mouluré soulignées par une balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. en pierre, qui forme balcon dans la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. axiale, et surmontées d’un entablement à corniche denticulée sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console.. Aux deuxième et troisième étages, fenêtres liées par un encadrement mouluré continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées. et séparées par un panneau d’allège en creux; ce dernier remplacé au centre, sur trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., par un panneau inscrit en lettres dorées «hôtel métropole hôtel»; garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. en ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux.. ArchitraveMoulure inférieure de l’entablement, située sous la frise. moulurée, friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de trous de boulin et corniche sur modillonsÉléments décoratifs de forme quelconque, répétés sous une corniche.. Au-dessus, cinquième niveau en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement., ajouré de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires en creux encadrées de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. ou, dans les trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. axiales, ouvrant en retrait d’un portique de six colonnes. Toiture d’ardoises mansardée, commune avec les nos 23-29 et 33-35.

Intérieur luxueux en style éclectique à caractère RenaissanceLe style néo-Renaissance (de 1860 à 1914 environ) puise son inspiration dans l'architecture de la Renaissance, un courant artistique né en Italie au XVe siècle qui cherchait à ressusciter l’architecture de l'Antiquité gréco-romaine. française, avec traces d’inspiration Empire ou légèrement orientalisante, conservé en grande partie dans l’état réalisé par Chambon. Emploi de matériaux variés jouant des couleurs, comme le marbre, la brèche, le stucLe stuc est un enduit à base de chaux ou de plâtre et de colle, soit poli et imitant le marbre, soit mat, sculpté et mouluré., l’or, le bois, le fer, les miroirs et les vitraux. Travail raffiné des lambrisLe lambris est un revêtement de menuiserie, de marbre ou de stuc couvrant la partie inférieure ou l'entièreté des murs d’une pièce., frisesBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale., caissons, manteauxManteau de cheminée. Construction d’ordinaire en marbre, renfermant le foyer d’une cheminée. de cheminées et luminaires. Vestibule; hall éclairé par un lanterneau, avec ascenseur d’origine et escalier d’honneur en ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux.; salle de réception et restaurant actuel à colonnes ; restaurant primitif devenu café, rehaussé d’une fontaine ornée d’une nymphe sculptée par Julien Dillens; jardin d’hiver.


Sources

Archives
AVB/TP 601 (1872-1874), 571 (1893-1894).

Ouvrages
G. LAGYE, L’Hôtel Métropole à Bruxelles, Bruxelles, 1912.