Typologie(s)

immeuble de logements sociaux

Intervenant(s)

Joseph DIONGREarchitecte1921

Jean-Baptiste DEWINarchitecte1921

Adolphe PUISSANTarchitecte1921

Styles

Art Déco

Inventaire(s)

  • Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
  • Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
  • Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
  • Inventaire du patrimoine social (La Fonderie - 2005)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Paysager
  • Scientifique
  • Social
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2016

id

Urban : 35769
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Description

Ensemble de douze immeubles de logements sociaux de style Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs., conçus par les architectes Jean-Baptiste Dewin, Joseph Diongre et Adolphe Puissant pour le Foyer Laekenois en 1921.

Il fait partie d'un vaste complexe de logements sociaux conçus en 1921 et 1932, qui occupe la majeure partie de l’îlot délimité par les rues du Siphon, de Ter Plast et Alfred Stevens. L’ensemble, totalisant 254 logements, fut rénové en 1980-1982 (architectes Ph. Samyn et M. Vanden Bossche). Les façades arrière furent dotées d’avant-corps et entièrement rhabillées de briques rouges. L’intérieur d’îlot, accessible par des entrées carrossables entre les nos11 et 13 rue du Siphon et au no35 rue Alfred Stevens, a été réaménagé à cette occasion, avec chemins sinueux et zone centrale abritée, des aménagements rénovés en 2010, avec implantation d’une maison communautaire.

Implanté en retrait de l’alignement, l’ensemble est composé de bâtiments de trois types, conçus chacun par un architecte, et répartis en alternance, certains groupés par deux. Bâtiments pour la plupart de quatre niveaux sous toit plat. Élévations toutes de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., l’axiale d’entrée et en décalage. L’unité du complexe est assurée par l’usage de briques dans les tons orangés, rehaussées d’éléments enduits, en simili-pierreEnduit dont la couleur et la texture imitent la pierre de manière très convaincante, avec généralement des joints factices remplis de mortier gris. blanche, pierre blanche et/ou pierre bleue. HuisserieMenuiseries qui s’ouvrent et se ferment, c’est-à-dire les portes et les fenêtres. Par extension, le terme désigne également les fenêtres à châssis dormants. remplacée.
Chaque immeuble abrite à l’origine deux logements par niveau. Deux chambres à l’avant, une troisième à l’arrière, accompagnée d’une salle commune ou salle de famille ouvrant sur une terrasse avec WC et garde-manger ou réduit.

Aux nos14, 24, 26 et 36, bâtiments conçus par Jean-Baptiste Dewin. Travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d’entrée flanquée de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. colossaux. Entrée entre pilastres massifs à couronnement en ronde-bosse figurant deux singes assis mangeant un fruit, qui portent la corniche de bois formant auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. pour l’entrée, sous amortissement de pierre cintré. Porte à linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. denticulé. Haute fenêtre éclairant la cage d’escalier, divisée par deux meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. continus et interrompue par des tablesPetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. d’allège, dont certaines devaient accueillir un décor. Travées latérales à trois fenêtres jumelées, séparées par des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. colossaux à tables également destinées à recevoir un décor. AllègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. à tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. moulurée. Corniche de bois à triples corbeauxPièce de pierre ou de bois partiellement engagée dans un mur et portant une charge. Le corbeau se distingue de la console par sa petite taille, il porte généralement un élément en faible saillie. D’autre part, sa section verticale est sensiblement carrée ou rectangulaire., à cimaise légèrement incurvée en travées latérales (partiellement refaite).
À l’intérieur, salle commune arrière intégrant la cuisine.

Aux nos18, 20, 30 et 32, bâtiments conçus par Joseph Diongre. Rez-de-chaussée crépis («enduit au ciment hydrofugié»). LinteauxÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. et assisesRang d’éléments de même hauteur posés de niveau dans une maçonnerie. L’assise désigne également la plate-forme d’un balcon ou d'une logette, portée d’ordinaire par des consoles et sur laquelle repose le garde-corps. de balcon en béton de galets lavé. Travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d’entrée à multiples ressautsSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général.. Porte à coussinets à voluteOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc., abritée par un auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. de bois sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. de pierre, constitué par des corbeauxPièce de pierre ou de bois partiellement engagée dans un mur et portant une charge. Le corbeau se distingue de la console par sa petite taille, il porte généralement un élément en faible saillie. D’autre part, sa section verticale est sensiblement carrée ou rectangulaire. d’inspiration japonaise portant une corniche de plan trapézoïdal. TablesPetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. d’allège rainurées qui, suivant le projet, auraient dû accueillir les mentions «F.L. / ANNO / 1921». En travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. latérales, trois fenêtres jumelles au rez-de-chaussée, tripletsGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste. aux étages, à porte-fenêtre étroite, devancée par un balcon triangulaire à parapetUn parapet en maçonnerie est un muret servant de garde-corps. de briques à claire-voieUn élément est dit à claire-voie lorsqu’il est ajouré de petites ouvertures décoratives.. CordonsCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. à jeux de briques en redents à hauteur d’impostes. Corniches conservées, suivant les ressautsSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. de la façade et de plan cintré en travées latérales.
À l’intérieur, salle commune arrière,
ouvrant sur un local à usage de «laverie-refuge».

Aux nos16, 22, 28 et 34, bâtiments conçus par Adolphe Puissant. Façades marquées par des allègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. et des frisesBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de briques en redents. Travées latérales percées de fenêtres jumelles et coiffées d’un pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. trapézoïdal enduit non prévu au projet. Percés d’une fenêtre à trois meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie., ces pignons devancent une toiture à brisis. Travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d’entrée en retrait aux étages. Aux nos16 et 34, portes à encadrement de pierre bleue à bossage rustique, surmontées d’une fenêtre à corniche cintrée. Aux nos22 et 28, portes à encadrement de pierre blanche harpé ou à bossage rustique, sous corniche cintrée et fenêtre à deux meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie..
À l’intérieur, les quatre pièces de chaque logement sont articulées par un petit vestibule carré.

Sources

Archives
AVB/TP 42318 (1921), 94532 (1979).


Ouvrages
MOUTURY, S., CORDEIRO, P., HEYMANS, V.,
Le logement ouvrier et social à Laeken. Étude historique et architecturale débouchant sur des propositions de mesures de protection, Cellule Patrimoine historique de la Ville de Bruxelles, Bruxelles, 1997, pp. 84-91.

Périodiques
«Coup de jeune à l’îlot Ramaekers», Toc-Tok, 19, automne 2010, pp. 4-5.
L’Habitation à Bon Marché, 1924, 11.

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