Typologie(s)

immeuble de logements sociaux
rez-de-chaussée commercial

Intervenant(s)

Jean-Baptiste DEWINarchitecte1921

Styles

Art Déco

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Paysager
  • Social
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2018

id

Urban : 38332
voir plus

Description

Immeuble de logements sociaux de style Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs., à rez-de-chaussée commercial, conçu par l’architecte Jean-Baptiste Dewin pour le Foyer Laekenois en 1921.

Il fait partie d'un vaste complexe de logements sociaux conçus en 1921 et 1932, qui occupe la majeure partie de l’îlot délimité par les rues du Siphon, de Ter Plast et Alfred Stevens. L’ensemble, totalisant 254 logements, fut rénové en 1980-1982 (architectes Ph. Samyn et M. Vanden Bossche). Les façades arrière furent dotées d’avant-corps et entièrement rhabillées de briques rouges. L’intérieur d’îlot, accessible par des entrées carrossables au no35 rue Alfred Stevens et entre les nos11 et 13 rue du Siphon, a été réaménagé à cette occasion, avec chemins sinueux et zone centrale abritée, des aménagements rénovés en 2010, avec implantation d’une maison communautaire.

Façade en briques orangées, rehaussée de «ciment teinté», de pierre blanche et de pierre bleue. Bâtiment de quatre niveaux sous toit plat, présentant une élévation symétrique de six étroites travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de part et d’autre d’une travée biaiseTravée d’angle, située de biais, généralement à quarante-cinq degrés, par rapport au reste de l’élévation.. Fenêtres des niveaux médians compris, par travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., dans un même encadrement. Vers chaque rue, travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrales traitées en brisis au dernier niveau, à lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. de menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC.. En ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. aux étages, travées latérales traitées au dernier en lucarne passanteUne lucarne est dite passante lorsqu'elle est située dans le plan de la façade et interrompt la corniche ou l’entablement terminal du bâtiment. à couronnement cintré entre pilastres sur culots, à amortissementAmortissement. Élément décoratif placé au sommet d’une élévation.Amorti. Sommé d'un amortissement. de pierre géométrique. Travée biaiseTravée d’angle, située de biais, généralement à quarante-cinq degrés, par rapport au reste de l’élévation. à couronnement semblable. Au rez-de-chaussée, de part et d’autre de l’angle, vitrines en triplet, à corniche de bois à modillonsÉléments décoratifs de forme quelconque, répétés sous une corniche. jumelés formant traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. continue. Triplet à entrée centrale sur l’angle, sous corniche continue. Aux trois dernières travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. côté rue Stevens, porte privée, à corniche de bois formant traverse, petite fenêtre et entrée cochère vers l’intérieur d’îlot (grille remplacée). Sous les corniches, d’étroites tablesPetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. devaient accueillir des sgraffitesTechnique de décoration murale consistant à recouvrir d’une mince couche d’enduit clair une première couche de ton sombre. Un dessin est ensuite créé en grattant partiellement l’enduit clair, alors qu’il est encore frais, pour mettre à jour l’enduit foncé sous-jacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. En outre, la couche d’enduit clair peut être mise en couleur. figurant des oiseaux. Corniches conservées, à quadruples modillonsÉléments décoratifs de forme quelconque, répétés sous une corniche.. HuisserieMenuiseries qui s’ouvrent et se ferment, c’est-à-dire les portes et les fenêtres. Par extension, le terme désigne également les fenêtres à châssis dormants. remplacée; châssis à ouvrants à petits-bois à l’origine et vitrines à jourOuverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension. d’imposte à vitraux.

À l’intérieur, à l’origine, magasin et appartement du commerçant au rez-de-chaussée. Trois appartements par étage, de trois à cinq pièces.

Sources

Archives
AVB/TP 42741 (1922).


Ouvrages
MOUTURY, S., CORDEIRO, P., HEYMANS, V.,
Le logement ouvrier et social à Laeken. Étude historique et architecturale débouchant sur des propositions de mesures de protection, Cellule Patrimoine historique de la Ville de Bruxelles, Bruxelles, 1997, pp. 84-91.

Périodiques
L’Émulation, année XLVII, 2, février 1927, pl. 6.