Typologie(s)

monastère/abbaye/couvent
église/cathédrale/basilique

Intervenant(s)

L. FAYD'HERBE1665-1671

INCONNU - ONBEKEND1824

Charles VANDERSTRAETENarchitecte, inspecteur voyer1833

Francis MARLIÈREarchitecte1991

Statut juridique

Classé depuis le 27 septembre 1937, 24 mars 1981, 20 février 2020

Styles

Néoclassicisme
Baroque

Inventaire(s)

  • Inventaire du patrimoine monumental de la Belgique. Bruxelles Pentagone (1989-1993)
  • Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
  • Inventaire d'urgence du patrimoine architectural de l'agglomération bruxelloise (Sint-Lukasarchief 1979)
  • Inventaire des orgues en Région de Bruxelles-Capitale (DMS-DML - 2000)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Social
  • Technique
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2016

id

Urban : 32943
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Description

Historique
L’ensemble constitue, avec les nos 32-34 rue Saint-Christophe, ce qui reste de l’ancien couvent des Riches Claires, religieuses cloîtrées de l’ordre des Clarisses, qui avaient été dotées d’un revenu à condition de ne pas mendier, d’où leur nom. Chassées du bâtiment qu’elles occupaient depuis 1343 contre le rempart de la ville, près de la porte de Hal, incendié en 1578, les religieuses, dites aussi Urbanistes, s’installent en 1595 dans le couvent des Frères de la Vie commune, appelé maison de Nazareth, fondé vers 1480 sur l’île formée par les bras de la Senne, non loin de l’église Saint-Géry. Elles l’aménagent et en adoptent la chapelle gothique. Au XVIIe siècle, elles commandent une église plus grande, également orientée, à construire sur un terrain acheté à cet effet au Sud-Est du domaine conventuel enclos de murs. Les bâtiments, endommagés par le bombardement de 1695, qui épargne l’église, seront reconstruits. Fermé en 1783 par Joseph II, le couvent est rouvert en 1790 sous les États Belgique Unis et supprimé définitivement en 1796.

L’église, de style baroque, est généralement attribuée à L. Fayd’herbe. Elle est commencée en 1665, consacrée en 1671 et terminée vers 1680. Fermée en 1796 et convertie en magasin militaire, elle est rendue au culte en 1804 et devient église paroissiale, d’abord comme succursale, avec Notre- Dame de Bon Secours, de St-Géry, puis comme église autonome. À l’origine, elle comporte une nef unique à laquelle les bras du transept et le chœur arrondis donnent une terminaison trèflée. La nef est éclairée par trois fenêtres au Sud et flanquée au Nord, entre le croisillon et l’aile Nord du cloître, d’une tribune dont les trois fenêtres donnent sur le «petit jardin». Elle était réservée, à l’origine, aux religieuses qui y accédaient depuis le cloître et y occupaient 32 stalles alignées sur deux files; le public disposait d’une entrée depuis l’extérieur dans l’angle formé par la nef et le croisillon Sud. L’église est agrandie en 1824 d’un bas-côté au Nord, puis d’une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. à l’Ouest pour loger la tribune de l’orgue; un contre-mur est élevé en façade Ouest pour y enclore un escalier étroit menant à la tribune et séparant l’église du presbytère. En 1833, un autre bas-côté est construit au Sud et l’entrée déplacée dans la première travée, à I’Ouest. Les travaux sont dirigés par l’architecte Ch. Vander Straeten. Plus tard, deux chapelles sont ajoutées au Nord et, de 1955 à 1965, les murs débarrassés d’un cimentage adventice. En 1989, un violent incendie détruit entièrement la toiture, ainsi que la coupoleVoûte de plan central. Elle peut être circulaire, ovale, polygonale, à côtes, en plein cintre, surbaissée, surhaussée, etc. et le campanile, et endommage gravement l’intérieur; la restauration de l’église a commencé en 1991 sous la direction de l’architecte F. Marlière. Des fouilles archéologiques sont menées depuis 1991. La description qui suit est celle de l’état avant incendie.
L’église témoigne d’une tentative d’adapter les formes du baroque italien à un schéma architectural traditionnel.

Édifice de plan basilical. Nef de cinq travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., flanquée de deux bas-côtés. Chevet triconque dessiné par le chœur et les bras du transept, tous trois formés d’une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. droite fermée par une abside. Chœur flanqué d’une absidiole greffée sur chaque croisillon et ouvrant vers une sacristie au Nord. Donnant sur le bas-côté Nord, deux chapelles annexes contiguës.
Construction en briques avec soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., cordonsCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition., friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale., corniche, encadrements des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. et ornements divers en grèsTerre cuite de texture serrée, légèrement vitrifiée, glaçurée ou non. Le grès désigne également une famille de pierres composées de silice.. Haut des murs partout couronné, au-dessus d’un cordonCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. à ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées., d’une rangée de cache-boulins sous un bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. profilé portant la corniche. Fenêtres à encadrement plat à crossettesRessauts décoratifs situés aux angles d’un élément tel qu’un encadrement., clé saillante et larmierMouluration horizontale qui présente un canal creusé dans sa partie inférieure, servant à décrocher les gouttes d’eau afin d’éviter leur ruissellement sur la façade. Le larmier isolé possède un chanfrein comme moulure supérieure. Le larmier constitue l'un des éléments de la corniche.. Toiture en zinc en appentis sur les bas-côtés, bâtièresToit à deux versants. d’ardoises sur la nef et le transept, pourvues de lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à croupesUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux..
Le long de la rue des Riches Claires, bas-côté Sud divisé en cinq travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. par six lésènesLes lésènes sont des jambes saillantes en répétition sur un mur, réunies par un arc ou par une frise d’arceaux. Ce couronnement d’arc ou d’arceaux distingue la lésène du pilastre.; angle Ouest arrondi avec ouverture cintrée, murée; retour Ouest percé de deux oculiJour de forme circulaire, ovale ou polygonale.. Dans la première travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. Ouest, portail rectangulaire, précédé de deux marches et fermé par deux vantauxLe mot vantail désigne le battant d’une porte ou d’une fenêtre. de bois peint, ornés de médaillons en bronze de la Vierge et du Christ. Au-dessus, oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale. ovale. Dans chacune des travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. suivantes, une fenêtre cintrée au-dessus d’un panneau réservé.
Nef divisée en travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. par des contreforts en pierre blanche et éclairée par des fenêtres ovales, ouvertes entre deux cordonsCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. à ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., qui se poursuivent autour de l’église. Croisillon Sud de mêmes hauteur, conception et exécution que la nef; face Ouest de la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. droite éclairée par une fenêtre ovale; mur de l’abside parcouru de cordonsCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. plats, épaulé de contreforts entre lesquels, dans l’axe, une fenêtre ovale surmonte une baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. surbaissée, en suivant la courbe de la paroi; entre elles, un cartoucheDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale. muet traversé par le cordon inférieur à ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général.; dans le bas, traces d’arrachement de la maison des sœurs portières, démolie vers 1955. Entre la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. droite et l’abside, deux contreforts d’angle surmontés, au-dessus de la corniche, de montants sommés d’un vase qui encadrent le pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. chantournéUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe. du transept, couronné d’un pot-à-feu et percé d’une baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. ovale.
Chœur tourné vers la rue de la Grande Île, présentant sur chaque face de la travée droite une fenêtre ovale au-dessus d’une fenêtre surbaissée; dans le bas, au Sud, trace de la porte vers la maison des sœurs portières; accroché à l’abside, obliquement à l’axe de l’église, panneau mural à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. décoré d’un haut-relief de L. Fayd’herbe, figurant l’Adoration du Saint Sacrement dans une niche cintrée richement décorée.
Collée au flanc Nord de l’abside, maison du n° 21 rue de la Grande Île, masquant, avec les suivantes, le côté Nord de l’église, analogue à son pendant, mais doté, en plus de la sacristie, de la chapelle greffée sur la deuxième travée du bas-côté, couverte en bâtièreToit à deux versants., surmontée d’une tourellePetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles. d’escalier et contiguë à la chapelle de la Sainte-Croix, couverte en appentisToit à un seul versant..
À la croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit., lanterne de plan octogonal, à fenêtres surbaissées entre des montants en voluteOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc. portant une corniche très saillante sous une toiture côtelée à deux étages sommée d’une girouettePlaque métallique souvent ajourée, tournant au gré des vents dont elle indique la direction. La girouette se trouve d'ordinaire au faîte du toit.; à la base, dans les quatre angles de la croisée, une lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux. garnie d’une mise sous plomb ovale. Chevauchant le faîte du toit de la nef, au-dessus de la troisième travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. depuis l’Ouest, campanile léger dressant, sur une base ardoisée de plan hexagonal, six faces ajourées pourvues d’abat-son sous une balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. reliant des montants en volute et coiffé d’une élégante flèche bulbeuse à trois étages portant la croix et le coq.
À l’intérieur, nef séparée des bas-côtés par une pile engagée à l’Ouest et cinq piles libres, en maçonnerie enduite et peinte, liées par des arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. en plein cintre; dans chaque pile, un pilastreÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. ionique engagéUn élément est dit engagé lorsqu’il paraît en partie noyé dans un pan de mur., peint en imitation de marbre rouge sur un socleMassif surélevant un support ou une statue. de marbre noir; sur les chapiteauxCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre. alternant avec des consoles, entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. élevé, continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées. tout autour de l’église, composé, entre deux bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de marbre noir, d’une friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de marbre rouge panneautée de marbre noir et rehaussée de têtes d’ange ailées retenant une draperie, en stucLe stuc est un enduit à base de chaux ou de plâtre et de colle, soit poli et imitant le marbre, soit mat, sculpté et mouluré.; reposant sur la corniche, puissants arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. doubleaux à bossages sous-tendant le berceau à lunettes; nervures de la voûte portées par des consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. ornées de fleurs et de fruits en stucLe stuc est un enduit à base de chaux ou de plâtre et de colle, soit poli et imitant le marbre, soit mat, sculpté et mouluré.; au fond des lunettes, dans le cadre cintré à clé et larmierMouluration horizontale qui présente un canal creusé dans sa partie inférieure, servant à décrocher les gouttes d’eau afin d’éviter leur ruissellement sur la façade. Le larmier isolé possède un chanfrein comme moulure supérieure. Le larmier constitue l'un des éléments de la corniche., mises sous plomb ovales.
Bas-côtés mal proportionnés, aux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. scandées par des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. engagés dans les murs latéraux comme dans les piles intérieures et terminés par une imposte en marbre noir sous le plafond enduitL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc..
Première travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. Ouest couverte par le jubé porté par des consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. au-dessus de la nef et prolongé en tribunes au-dessus des bas-côtés; au bout de la nef, trois portes Ouest à encadrement rectangulaire et corniche fort saillante, une à deux vantauxLe mot vantail désigne le battant d’une porte ou d’une fenêtre. donnant accès à l’escalier du jubé et à l’ancien presbytère voisin entre deux à vantailLe mot vantail désigne le battant d’une porte ou d’une fenêtre. simple surmontées d’un bas-relief Louis XVILe style néo-Louis XVI se développe à partir de 1910 environ. Il reprend des éléments typiques du néoclassicisme contemporain du règne de Louis XVI : noeud de ruban, médaillons ovales, lauriers, faisceau de licteurs, etc. en bois; à l’extrémité nord, porte en verre dans un encadrement rectangulaire à fronton, semblable à celui d’en face; derrière, chapelle de la Sainte-Croix et du Christ, ancien baptistère, à plafond plat, éclairée à l’Ouest par une baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en demi-cercle à fenestrage Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise.. À l’extrémité Ouest du bas-côté Nord, une fenêtre cintrée coupée par la tribune au-dessus d’une porte rectangulaire peinte en imitation de marqueterie, comme celle de la chapelle Nord de la deuxième travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade..
Croisée couverte d’une coupoleVoûte de plan central. Elle peut être circulaire, ovale, polygonale, à côtes, en plein cintre, surbaissée, surhaussée, etc. divisée en huit sections par des cordonsCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. plats à bossages prenant appuiAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas. sur des consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. qui font saillie sur la moulure de la base; percée de quatre prises de jourOuverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension. ovales en lunette, à mise sous plomb géométrique; au centre, lanterne très lumineuse; pendentifs ornés d’anges en stuc.
Chœur surélevé de trois degrés, comme les chapelles adjacentes; travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. droite couverte d’un berceau à lunettes, ouvrant à gauche et à droite par une porte à fronton brisé sous les deux baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. superposées qui l’éclairent. Abside aveugle dotée d’un riche décor de marbre : quatre pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. ioniques soutenant l’entablement continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées. et, au-dessus, un arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. à bossages en tête du cul-de-four sectionné de cordonsCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. plats.
Bras du transept généreusement éclairés par la fenêtre ovale au-dessus des bas-côtés et par les fenêtres superposées de l’abside; décor en stucLe stuc est un enduit à base de chaux ou de plâtre et de colle, soit poli et imitant le marbre, soit mat, sculpté et mouluré. de guirlandes de feuilles et de fruits sur et entre les deux cordonsCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. plats qui sectionnent le cul-de-four et au-dessus de l’arc en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. à bossages orné à la clé d’un cartoucheDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale. ovale muet sommé d’une tête d’angelot ailée. Décor analogue sur le tympanEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge. des absidioles des chapelles qui font face aux bas-côtés et au-dessus de l’arc à bossages en tête du cul-de-four simplement plafonné.
Mises sous plomb à dessins géométriques et sans couleurs, sauf dans les bas-côtés et les bras du transept, dont les vitraux clairs présentent des saints et des saintes en médaillonCartouche rond ou ovale.; un vitrail du bas-côté Sud daté de 1905.
Riche décor où les effets de marbres rouges et noirs contrastent avec le blanc des stucs, parfois rehaussés d’or.

Mobilier intéressant, provenant en partie de l’église Saint-Géry démolie en 1797-1802. Maître-autel de marbre blanc (1706), surmonté d’une statue de l’immaculée Conception, en bois polychrome (XVIIIe siècle); à gauche et à droite, statues d’ange ployant le genou, en bois peint (XVIIIe siècle). Dans la chapelle Nord, devant d’autel en marbre blanc de la fin du XVIIe siècle figurant une Pietà en bas-relief provenant de Saint-Géry; au-dessus, statuette de sainte Claire d’Assise, en chêne (première moitié du XVIIe siècle), sur une consolePièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. ornée de têtes d’ange ailées et de nuages en stucLe stuc est un enduit à base de chaux ou de plâtre et de colle, soit poli et imitant le marbre, soit mat, sculpté et mouluré.. Dans la chapelle latérale Sud, autel de marbre blanc provenant de Saint-Géry, surmonté d’une statuette de Saint-Géry en bois peint (début du XVIIIe siècle) se détachant sur une gloire de stucLe stuc est un enduit à base de chaux ou de plâtre et de colle, soit poli et imitant le marbre, soit mat, sculpté et mouluré.. À l’extrémité du croisillon Nord, dans un portique de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. composites à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches., statue de saint Paul en bois peint (XVIIIe siècle), se détachant sur un fond rouge et posée sur un haut socleMassif surélevant un support ou une statue.; à droite, tableau figurant saint Sébastien, offert en 1823 à la Confrérie de saint Sébastien installée dans l’église depuis 1806. Même dispositif au fond du croisillon Sud, orné d’une statue de saint Pierre entre deux tableaux, dont une Instruction de la Vierge par sainte Anne (XVIIe siècle). Fonts baptismaux en marbre (XVIIIe siècle). Chaire de vérité Louis XV, en chêne (milieu du XVIIIe siècle). Cinq confessionnaux avec statues en gaine (vers 1700). BalustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. du jubé et buffet d’orgue en chêne (première moitié du XIXe siècle), orné de David jouant de la harpe et de trophéesDécor composé d’un regroupement d’objets divers, attributs d’un métier ou d’un art. Trophée de musique, de guerre, etc. d’instruments de musique; orgue signé et daté par B. Dreymann de Mayence en 1846, restauré récemment par G. Westenfelder. Diverses peintures des XVIIe et XVIIIe siècles.

Ancien couvent des Riches Claires
Ensemble de bâtiments compris entre les rue des Riches Claires, Saint-Christophe, Plétinckx et de la Grande Île. Leur histoire est inconnue, mais ils datent, selon toute vraisemblance, principalement de la fin du XVIe, du XVIIe et du XIXe siècle. Le «quartier des Pères» est construit en 1621. Dès 1625, on a mention d’importants travaux, qui durent peut-être jusqu’en 1640. D’autres suivent le bombardement de 1695 et la réouverture du couvent en 1790.
Des plans du XVIIIe siècle montrent l’étendue du domaine conventuel et renseignent sur la disposition des bâtiments, groupés au milieu de vergers, de jardins potagers et de cours diverses. Limité à l’Est par la Senne et au Nord par la Petite Senne, le couvent jouxtait au Sud celui des Sœurs Noires et à l’Ouest les maisons de la rue des Six Jetons. Les bâtiments conventuels s’ordonnaient autour d’un cloître de plan carré, attenant à l’église, dont l’entrée s’ouvrait dans l’angle sud-est De deux niveaux sous bâtièreToit à deux versants., ils comprenaient, au rez-de-chaussée, au Sud les «places à recevoir», à l’Ouest le lavoir, la cuisine, le réfectoire et la «chambre de récréation», au Nord et à l’Est l’infirmerie. Dans les angles Sud-Ouest et Nord-Est, des escaliers menaient notamment aux dortoirs et à la suite de l’abbesse. Les comblesEspace intérieur de la toiture. abritaient d’immenses greniers. Au Sud de l’église et du cloître, d’autres bâtiments bordaient la cour d’entrée, qui donnait rue des Sœurs Noires (actuelle rue de la Grande Île) : à l’Est, de part et d’autre de la porte, la maison des sœurs portières et le «quartier des Pères»; au Sud des ouvroirs; à l’Ouest des parloirs et une infirmerie. Au Nord-Est du cloître, sur la Senne dont elle utilisait les eaux et qui sera remblayée au XIXe siècle, s’élevait une boulangerie-brasserie.
Sous le Régime français, les bâtiments servent d’hôpital. En 1805, ils sont divisés en lots et vendus en vente publique. Le percement de la rue Saint-Christophe en 1806 fait disparaître la porte d’entrée, une partie de la maison des sœurs portières et du « quartier des Pères» (voir n°20), les parloirs, l’infirmerie, l’extrémité de l’aile Sud et deux tiers de l’aile Ouest du cloître. La moitié de l’aile Est est incorporée dans les agrandissements de l’église en 1824 et 1833. Restent actuellement l’aile Sud amputée, la totalité de l’aile Nord, avec les extrémités adjacentes des ailes Ouest et Est, et la boulangerie-brasserie. La restauration de l’ensemble, de 1985 à 1988, s’inscrivait dans le cadre du projet «quartier Saint-Géry » élaboré par les bureaux d’études B.U.A.S. (R. Lemaire, G. Gyômôrey) et Dumont (Ph. et Y. Dumont) en 1981 (voir rue de la Grande Île).
Au n°23, entre l’église et la rue Saint-Christophe, ancienne aile Sud du cloître, actuellement occupée par la cure à droite et vide à gauche. Façade vers la rue des Riches Claires exhaussée d’un niveau et refaite en style néoclassique selon un permis de bâtir de 1849, actuellement cimentée; toiture endommagée par l’incendie de l’église en 1989. Trois niveaux de hauteur dégressive et huit travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous bâtièreToit à deux versants. de
tuiles à versants inégaux, l’arrière conservant la pente d’origine, et lucarnes à croupesUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux.. Fenêtres rectangulaires à appuisAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas. saillants, pris dans un cordon continu au deuxième niveau; garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion.. Dans la sixième travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., porte rectangulaire de remploi, à entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. sous corniche et précédée d’un emmarchement (début du XIXe siècle). Couronnement par une architraveMoulure inférieure de l’entablement, située sous la frise., une frise de trous de boulins et une corniche en bois. PignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. Est enveloppé par le mur arrondi du bas-côté de l’église, en saillie; grille courbe fermant l’angle. Pignon Ouest vers la rue Saint-Christophe (n° 38), ancien mur de refendLe refend est un canal dans un parement, accusant ou simulant le tracé de joints d'un appareil à bossages. en briques actuellement cimentées, troué d’ancres coupées qui le reliaient à la partie détruite; porte à linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. droit et montants harpés en grèsTerre cuite de texture serrée, légèrement vitrifiée, glaçurée ou non. Le grès désigne également une famille de pierres composées de silice..
À l’intérieur, escalier Louis XVILe style néo-Louis XVI se développe à partir de 1910 environ. Il reprend des éléments typiques du néoclassicisme contemporain du règne de Louis XVI : noeud de ruban, médaillons ovales, lauriers, faisceau de licteurs, etc. à l’angle Sud-O. et partie arrière du grenier d’origine sous le versant Nord du toit.
Aux nos 32-34 rue Saint-Christophe, grand bâtiment en équerre, de style traditionnel, remontant au moins à la première moitié du XVIIe siècle, vestige des ailes Ouest et Nord du cloître. Façades extérieures récemment décapées, de deux niveaux de hauteur dégressive et respectivement cinq et treize travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous bâtièresToit à deux versants. aiguës, couvertes d’éternit, ajourées de deux rangs de lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. en quinconce, les premières à croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux., les secondes rampantes. Construction en briques et grèsTerre cuite de texture serrée, légèrement vitrifiée, glaçurée ou non. Le grès désigne également une famille de pierres composées de silice. pour le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. biseauté en cavet et percé de quatre soupiraux, les harpesLes harpes sont une superposition d’éléments dont la tête est alternativement courte et longue. d’angle, les montants chaînés et moulurés des fenêtres, les cordonsCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. qui les relient à hauteur de l’appui et de la traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. de la croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit. disparue et coiffent leurs linteauxÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. droits, l’encadrement des trous de boulin, le cordonCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. profilé sous la corniche de bois, postérieure. AncresPièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants. en I.
Façades vers la cour intérieure, actuellment divisée par de hauts murs de jardins, de même ordonnance que les façades extérieures. ArcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. de l’ancien cloître en partie conservées du côté Nord; les autres transformées en baies rectangulaires ou disparues. Façade Ouest de l’église et du baptistère sur le côté Est.

 À l’intérieur, deux escaliers en chêne, avec balustresPetits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire, constituant une balustrade. et départs sculptés, notamment de médaillonsCartouche rond ou ovale. de sainte Claire, de style Louis XVILe style néo-Louis XVI se développe à partir de 1910 environ. Il reprend des éléments typiques du néoclassicisme contemporain du règne de Louis XVI : noeud de ruban, médaillons ovales, lauriers, faisceau de licteurs, etc. (dernier quart du XVIIIe siècle). Salon remarquable par les peintures de la porte et du plafond représentant des allégories eucharistiques (milieu du XIXe siècle). Charpentes remarquables.

rue des Riches Claires 23. Ancien Couvent des Riches Claires. Brasserie et boulangerie, avant transformation du bâtiment (photo 1981).

Brasserie-boulangerie. Bâtiment rectangulaire allongé, construit sur un bras de la Senne perpendiculaire à l’aile Nord du cloître, à laquelle le relie une tour d’escalier quadrangulaire, plantée obliquement. Entièrement rénové en 1985-1988, ce qui a permis la remise au jourOuverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension. de l’ancien lit et des anciens quais de la Senne. Date 1811 inscrite sur une pierre de la façade, donnant probablement l’année de construction, certainement sur les fondations d’un bâtiment plus ancien, sans doute du XVIIe siècle. Construction simple, de style néoclassique, en briques avec de rares éléments en grèsTerre cuite de texture serrée, légèrement vitrifiée, glaçurée ou non. Le grès désigne également une famille de pierres composées de silice.. Trois niveaux et neuf travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sur deux sous toiture à croupesUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux.. Ordonnance symétrique avec porte médiane plus large, sous arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle., ouvrant sur un passage voûté servant de pont couvert et d’entrée pour les marchandises. Fenêtres rectangulaires avec appuiAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas. en calcaire et linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. droit sous arc de déchargeArc noyé dans un mur plein, qui surmonte généralement un linteau ou un autre couvrement et sert à le soulager.; oculus ovale à côté de la tourellePetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles. d’escalier. Façades couronnées par un cordon, une friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de trous de boulins et une corniche; sept lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux., dont une monte-charge au centre. Dans la façade Sud, arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. mouluré en grèsTerre cuite de texture serrée, légèrement vitrifiée, glaçurée ou non. Le grès désigne également une famille de pierres composées de silice. à clé timbrée des armes d’une abbesse. Dans le bas des pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc., arche enjambant la Senne.

Sources

Archives
AVB/TP, 6242 (1806), 21387 (1849); P.P., 36- 46; N.PP, C 9; Cultes, 694. 
Archives de la C.R.M.S.

Ouvrages
DE POORTER, A. et DEMETER, S., Au berceau de Bruxelles, l’ancien couvent des Riches-Claires, dans Bulletin du Crédit Communal, 182, 1992/4, p. 18-22.

Périodiques
JUVYNS, Cl., La communauté des Riches-Claires de Bruxelles de 1585 à 1796, dans Cahiers bruxellois, X, 3-4, 1965, p. 181-239. 
ID., La vie quotidienne des Riches-Claires de Bruxelles au XVIIIe siècle, ibid., XI, 1-2, 1966, p. 13-28.
ID., Le couvent des Riches-Claires et son église, ibid., XII, 1, 1967, p. 69-84. 
L’orgue Dreymann de Notre-Dame aux Riches Claires, dans S.I.C., 1985.