Typologie(s)

établissement scolaire
maison bourgeoise
vestiges de l'enceinte de la ville

Intervenant(s)

Désiré DE KEYSERarchitecte1883-1887

Styles

Éclectisme
Néo-Louis XVI

Inventaire(s)

  • Inventaire du patrimoine monumental de la Belgique. Bruxelles Pentagone (1989-1993)
  • Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2016

id

Urban : 30962
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Description

Imposant complexe scolaire édifié sur les plans de l’architecte D. De Keyser de 1883 à 1887.

Fondée en 1777 comme Collège Thérésien, puis École Centrale, ensuite Lycée et Athénée royal respectivement pendant les périodes française et hollandaise, gérée par la Ville dès 1830, reprise par l’État en 1850, institution implantée successivement dans l’ancien collège des Jésuites, le Palais de Charles de Lorraine, l’abbaye du Coudenberg, l’hospice Terarken, ensuite, entre autres, dans le Grand Béguinage et l’hôtel de Visscher de Celles (voir rue du Chêne, n° 8). Construction de nouveaux bâtiments prévue dès le milieu du XIXe siècle, selon différents projets conçus par les architectes H. Maquet, Ch. Licot, A. Vanderheggen, E. Legraive et Luppens en 1883, avec implantations diverses, entre autres au Grand Sablon, à la place de l’ancien Palais de Justice, du couvent des Ursulines, enfin en plusieurs endroits des deux côtés de la rue du Chêne. Finalement, projet de De Keyser approuvé en 1883 pour la localisation actuelle, à la place de l’ancien refuge de l’abbaye de Villers, de l’hôtel d’Oyenbrugge ou de Grimberghe et d’une grande partie de l’impasse du Val des Roses. Plans définitifs datés de 1884, encore modifiés en cours de construction, adjudication, travaux de démolition des immeubles et début de la construction la même année, fin de l’entreprise en 1887.

Originellement prévu pour un millier d’élèves, important complexe groupant quatre ailes en carré autour de la cour de récréation, organisées intérieurement de manière traditionnelle ; habitation du préfet, jointive à droite dans la rue (voir n° 11).

Rue du Chêne 13-17. Athénée royal, porte en pierre bleue fermant l'impasse du Val des Roses (photo 1980).

Longeant la rue, façade principale en style néo-Louis XVILe style néo-Louis XVI se développe à partir de 1910 environ. Il reprend des éléments typiques du néoclassicisme contemporain du règne de Louis XVI : noeud de ruban, médaillons ovales, lauriers, faisceau de licteurs, etc. largement inspirée, pour la structure et le décor, de celle du refuge de Villers, en particulier l’encadrement du portail, la menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. de porte et le balcon, soigneusement copiés ou même partiellement réutilisés. Deux niveaux complétés d’un niveau de soubassement et vingt-et-une travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous bâtièreToit à deux versants. de tuiles. SocleMassif surélevant un support ou une statue. en pierre bleue suivant la déclivité du sol et murs parementés de pierre blanche (Euville, Savonnière). Cantonnée par deux pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’angle de quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. accentués par la saillie complémentaire des deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. axiales, façade divisée horizontalement en deux registresAlignement horizontal de baies sur un pignon. par un larmierMouluration horizontale qui présente un canal creusé dans sa partie inférieure, servant à décrocher les gouttes d’eau afin d’éviter leur ruissellement sur la façade. Le larmier isolé possède un chanfrein comme moulure supérieure. Le larmier constitue l'un des éléments de la corniche. et rythmée verticalement par les trumeauxPan de mur compris entre deux travées ou entre deux baies d'un même niveau. à refendsLe refend est un canal dans un parement, accusant ou simulant le tracé de joints d'un appareil à bossages. du rez-de-chaussée et par les pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. cannelés à chapiteaux ioniques de l’étage, entre lesquels s’inscrivent les baies rectangulaire respectivement à linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. en tas de charge entre consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. carrées à gouttes ou à allègePartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. ornée d’une guirlandeLa guirlande est un décor figurant un cordon de fleurs, feuilles ou fruits.. Aux extrémités des pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. et encadrés d’une paire de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. cannelés, trumeauxPan de mur compris entre deux travées ou entre deux baies d'un même niveau. ornés de bas-reliefs en trophées symbolisant les Sciences, les Arts, la Technique, l’Industrie, le Commerce et l’Agriculture. PavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. gauche occupé au rez-de-chaussée par le large portail d’entrée cintré à clé en volutesOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc., bordé d’une guirlandeLa guirlande est un décor figurant un cordon de fleurs, feuilles ou fruits. et flanqué de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. à imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. surmontés d’importantes consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. supportant le balcon à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage.. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. de porte à deux battants sous baie d’imposte. Sur l’entablement, inscription «athenee royal», sous une monumentale lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. cintrée à aileronsÉlément décoratif ordinairement enroulé en S et terminé en volutes, qui s’inscrit dans un angle et forme un adoucissement. en cavet, ajourée d’un oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale. circulaire sous larmierMouluration horizontale qui présente un canal creusé dans sa partie inférieure, servant à décrocher les gouttes d’eau afin d’éviter leur ruissellement sur la façade. Le larmier isolé possède un chanfrein comme moulure supérieure. Le larmier constitue l'un des éléments de la corniche.. Disposition similaire au pavillon de droite, excepté au rez-de-chaussée élevé en raison de la déclivité, sur un niveau de soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. ouvert de portes jumelées sous larmierMouluration horizontale qui présente un canal creusé dans sa partie inférieure, servant à décrocher les gouttes d’eau afin d’éviter leur ruissellement sur la façade. Le larmier isolé possède un chanfrein comme moulure supérieure. Le larmier constitue l'un des éléments de la corniche., entre deux baies rectangulaires grillagées. Sur l’entablement, inscription : « koninklijk atheneum » sous une lucarne monumentale identique à la précédente. Entre les deux, trois lucarnes rectangulaires à aileronsÉlément décoratif ordinairement enroulé en S et terminé en volutes, qui s’inscrit dans un angle et forme un adoucissement., sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire. Corniche à mutulesModillons de l’ordre dorique. Éléments décoratifs en forme de dé assez plat, répétés sous une corniche., conforme à celle de l’ancien refuge.
En façade latérale, impasse du Val des Roses, même disposition pour les quatre travées, enduitL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. partiel. Ajouts récents dans cet alignement.
Autour de la cour, façades intérieures enduites, rythmées de bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. et pilastres et largement ajourées, aux différents niveaux, de grandes baies vitrées.

Rue du Chêne 13-17. Vestiges de la première enceinte de Bruxelles. Athénée royal (photo [s.d.]).

Fragment de la première enceinte urbaine (XIe- XIIIe siècle), à l’arrière, dans le prolongement Ouest de la muraille contiguë à la tour de Villers visible dans la cour du Sint-Jorisinstituut, rue des Alexiens, n° 16 (voir rue de Villers). Découverte en 1884 au cours des travaux de soutènement de l’Athénée, préservée grâce aux efforts conjoints du bourgmestre de l’époque, Charles Buis, et de l’archiviste de la Ville, A. Wouters, la muraille était alors de dimensions plus importantes et surélevée par une maçonnerie de briques. Importante restauration sur les plans de l’architecte D. De Keyser en 1887 : maintien de la face intérieure, vers la ville, rythmée par deux arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. de soutènement avec impostesUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. ; remplois de matériaux en grèsTerre cuite de texture serrée, légèrement vitrifiée, glaçurée ou non. Le grès désigne également une famille de pierres composées de silice. à côté d’éléments remplacés en pierre blanche d’Euville, entre autres pour le chemin de ronde ; suppression des arches de fondation au profit d’une dalle cimentée et construction de toilettes aujourd’hui disparues. En 1986, travaux d’entretien sous la direction de l’architecte V. G. Martiny assisté de M. de Waha.
Face externe dissimulée par le bâtiment scolaire, édifié au premier quart du XXe siècle, du Sint-Jorisinstituut (rue des Alexiens, n° 16) : dégagement et travaux d’entretien en 1987- 1988 sous la conduite de l’architecte Ch. Broeckaert.

Rue du Chêne 11, habitation du préfet (photo 2015).

N°11. Habitation du préfet de l’Athénée royal, édifiée en même temps que les bâtiments scolaires, sur les plans de l’architecte D. De Keyser.

En fort retrait de la maison précédente à laquelle elle est reliée par une grille en quart de cercle, maison de maître, de trois niveaux de hauteur dégressive et quatre travées régulièrement rythmées, sous bâtièreToit à deux versants.. Façade enduite, d’inspiration néoclassique sur socleMassif surélevant un support ou une statue. en pierre bleue ajouré pour les caves. Rez-de-chaussée percé de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires sur appuiAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas. saillant et allègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. panneautées à gouttes, l’ensemble inscrit entre trumeauxPan de mur compris entre deux travées ou entre deux baies d'un même niveau. à refendsLe refend est un canal dans un parement, accusant ou simulant le tracé de joints d'un appareil à bossages. formant pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. sous un cordon profilé. Aux étages limités par un larmierMouluration horizontale qui présente un canal creusé dans sa partie inférieure, servant à décrocher les gouttes d’eau afin d’éviter leur ruissellement sur la façade. Le larmier isolé possède un chanfrein comme moulure supérieure. Le larmier constitue l'un des éléments de la corniche., deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. axiales se démarquant par une faible saillie et, au premier, par un balcon sur consoles cannelées, à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. en ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. précédant des portes-fenêtres sous entablement cannelé couronné d’un larmierMouluration horizontale qui présente un canal creusé dans sa partie inférieure, servant à décrocher les gouttes d’eau afin d’éviter leur ruissellement sur la façade. Le larmier isolé possède un chanfrein comme moulure supérieure. Le larmier constitue l'un des éléments de la corniche. à denticules; encadrement mouluré, comme aux deux fenêtres de l’étage supérieur, où il est complété d’une clé. De part et d’autre, ouvertures rectangulaires à chaque niveau, à allègePartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. panneautée sous appuiAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas. saillant, complétées par un entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. à larmierMouluration horizontale qui présente un canal creusé dans sa partie inférieure, servant à décrocher les gouttes d’eau afin d’éviter leur ruissellement sur la façade. Le larmier isolé possède un chanfrein comme moulure supérieure. Le larmier constitue l'un des éléments de la corniche. au premier étage. Attique à tablesPetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. saillantes et cache-boulins sous corniche à mutulesModillons de l’ordre dorique. Éléments décoratifs en forme de dé assez plat, répétés sous une corniche. et denticules.



Sources

Archives
AVB/AA 1884, rep. 1501; 1886, rep. 1835; 1887, rep. 1995-1996, 2007, 2014-2017, 2033, 2042, 2062-2064, 2093.
P.P. 140-173; N.P.P., R12. 

Ouvrages
DORCHY, H., L’Athénée royal de Bruxelles, Bruxelles, 1950. 

Périodiques
de WAHA, M., "À propos de la construction de l’Athénée royal de Bruxelles", dans Le folklore brabançon, 220, 1978, pp. 375-462; 221, 1979, pp. 7-50.