Typologie(s)

église/cathédrale/basilique

Intervenant(s)

Edmond SERNEELSarchitecte1928-1929

Styles

Néogothique

Inventaire(s)

  • Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
  • Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
  • Le patrimoine monumental de la Belgique. Schaerbeek (Apeb - 2010-2015)
  • Les charpentes dans les églises de la Région de Bruxelles-Capitale 1830-1940 (Urban - 2019)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Paysager
  • Scientifique
  • Social
  • Technique
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2010-2012

id

Urban : 21220
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Description

Église de style néo-gothique, architecte Edmond Serneels, 1928-1929.

Historique
Reconnue par arrêté royal du 27.02.1910, la paroisse Saint-Albert se dote d'une église provisoire en 1909, au no106-108 de la rue Victor Hugo. Le terrain de l'église définitive n'est acquis qu'en 1923. La demande de permis de bâtir est introduite en 1929 et la première pierre posée le 25.06.1930. L'église provisoire est démolie peu avant 1935.

Plan
Église de plan basilical implantée à front de rue. Large porche d'entrée hors-œuvre flanqué de deux volumes d'un seul niveau abritant à gauche le baptistère, transformé en chapelle de semaine, et à droite un local avec entrée de service. Deux tours carrées s'élèvent de part et d'autre de la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d'entrée que surmonte un jubé. Nef et deux collatéraux de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. Chœur polygonal, accosté à gauche d'un «magasin» et à droite d'un volume de deux niveaux abritant la sacristie au rez-de-chaussée.

Façades
Façade principale en grèsTerre cuite de texture serrée, légèrement vitrifiée, glaçurée ou non. Le grès désigne également une famille de pierres composées de silice. d'Andenne, rehaussée de pierre blanche. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. pour la plupart à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. brisé.

Église Saint-Albert, rue Victor Hugo 147-155, rez-de-chaussée (photo 2011).

À front de rue, les trois volumes bas sont rythmés de contreforts, la plupart sous pinacleAmortissement élancé de plan carré ou polygonal.. Dans l'axe, porche ouvert par trois arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. à colonnes, sous autant de pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. à pinacleAmortissement élancé de plan carré ou polygonal.; voûtes de briques en berceau brisé, surmontées de toits en bâtièreToit à deux versants.. Porte axiale à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. et baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. d'imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. à remplage. Sol en carreaux de céramique. ChapiteauxCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre. et tympansEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge. ornés de feuilles et bogues de marronniers. À gauche, ancien baptistère couronné d'une balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. devant un toit à croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux.; trois fenêtres jumelles ornées en 1955 de vitraux figurant le baptême du Christ, dessinés par Joseph Desmedt et réalisés par J.Colpaert. À droite, hall d'entrée secondaire sous toit en appentisToit à un seul versant., percé d'un tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste. et d'une porte; lucarne passanteUne lucarne est dite passante lorsqu'elle est située dans le plan de la façade et interrompt la corniche ou l’entablement terminal du bâtiment. à pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc.. Portes anciennes.

En retrait, façade-pignon flanquée de deux tours de hauteurs différentes. Toutes trois sont percées d'un registreAlignement horizontal de baies sur un pignon. d'étroites fenêtres jumelées, certaines aveuglesUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre.. PignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. marqué par une fenêtre-haute en tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste. et un amortissementAmortissement. Élément décoratif placé au sommet d’une élévation.Amorti. Sommé d'un amortissement. en croix. Tours percées chacune d'un oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale. à remplage et de deux hautes fenêtres jumelles. Tour gauche, de moindre hauteur, sous toit en pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon.. À droite, tour-clocher sous toit en bâtièreToit à deux versants. perpendiculaire; chambre des cloches dotée d'une baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. et oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale. à l'avant, de deux baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. jumelles à l'arrière, ainsi que d'une lucarne passanteUne lucarne est dite passante lorsqu'elle est située dans le plan de la façade et interrompt la corniche ou l’entablement terminal du bâtiment. à pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. aux murs gouttereaux. Au flanc droit, saillie arrondie d'un escalier en visEscalier à volée hélicoïdale tournant autour d'un noyau central..

Église Saint-Albert, rue Victor Hugo 147-155, vitraux du chœur (photo 2011).

Façades secondaires en briques rouges, rehaussées de pierre bleue et rythmées de contreforts. Fenêtres à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. brisé, celles des bas-côtés jumelées. Fenêtres-hautes et celles du chœur à remplage de pierre blanche. Ces dernières sont garnies depuis 1951 de vitraux dessinés par Ch.Crespin et réalisés par J.Colpaert, figurant la Passion et de la Résurrection du Christ, ainsi que divers saints. Toitures en zinc.

Intérieur
Murs enduits, rehaussés de pierre blanche. Sol en carreaux de céramique formant des dessins géométriques.

Sur toute la largeur de l'édifice, jubé sous plafond plat à poutres apparentes, ouvert par trois arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. à balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. intégrant des grilles en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage.. Sous celui-ci, tambourMur d'une tour circulaire, ovale ou polygonale, sur lequel repose une coupole. d'entrée en chêne à imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. à petit-bois et vitrail.

Vaisseaux séparés par des arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. brisées à colonnes. Vaisseau central à voûte de briques en berceau brisé à lunettes, scandé d'arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. doubleaux en pierre. Collatéraux sous plafond plat à poutres apparentes, rythmés d'arcs-diaphragmes. Confessionnaux intégrés en chêne à motifs Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs. (1936-1937). Stations du Chemin de croix peintes par Joseph Desmedt (1935-1936). À l'extrémité des collatéraux, chapelle à croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit. d'ogives sur colonnettes avec autels (1944) dédiés à saint Albert et à la Vierge.

Église Saint-Albert, rue Victor Hugo 147-155, voûte du chœur (photo 2011).

Chœur couvert de même. Sur un emmarchement de marbre noir, maître-autel mêlant divers marbres (Ateliers d'Art de Maredsous, 1935). Fonts baptismaux en pierre bleue, à couvercle en cuivre ciselé par Henri Holemans (1926).

Sources

Archives
ACS/Urb. 278-100-110, 278-147-165.
ACS/Bulletin communal de Schaerbeek, 1920, pp. 678-679; 1923, p. 180; 1924, pp. 816-818.

Ouvrages
ORGANA ST ALBERT asbl, Si «Saint Albert» m'était conté…, Schaerbeek, s.d.