Typologie(s)

maison bourgeoise

Intervenant(s)

Robert BOISSONentrepreneur, architecte, géomètre (-expert)1910

Statut juridique

Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024

Styles

Éclectisme
Néo-Renaissance

Inventaire(s)

  • Le patrimoine monumental de la Belgique. Schaerbeek (Apeb - 2010-2015)

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Recherches et rédaction

2012-2013

id

Urban : 21877
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Description

Ensemble de trois maisons bourgeoises différenciées, de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. d'inspiration néo-RenaissanceLe style néo-Renaissance à Bruxelles est une expression de l'éclectisme du XIXe siècle, qui a atteint son apogée entre 1850 et 1910. Ce style s'inspire des formes, des proportions et de l'ornementation de la Renaissance italienne du XVIe siècle et a été utilisé à Bruxelles dans des projets de construction publics et privés. Il constitue une réaction au néoclassicisme, jugé trop rigide et dogmatique, et se développe parallèlement au néo-baroque et au néogothique. Le néo-Renaissance bruxellois est donc un style historicisant mais chargé idéologiquement, où se mêlent représentation urbaine, fierté bourgeoise et évocation historique. Le style néo-Renaissance se distingue par une construction rationnelle des façades et une ornementation basée sur les ordres classiques et les motifs Renaissance. Il allie clarté structurelle et riches accents décoratifs. Parmi ses caractéristiques typiques, on peut citer : une articulation horizontale grâce à des corniches et des cordons, des compositions symétriques avec des travées régulières, l'utilisation d'arcs en plein cintre, de pilastres, de colonnes et de balustrades, des façades en pierre naturelle ou en brique avec des éléments en pierre blanche, une ornementation reprenant des grotesques, des médaillons, des guirlandes, des cartouches et de hauts attiques ou lucarnes sous fronton., de composition asymétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition asymétrique lorsqu’elle compte deux travées inégales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux. La travée principale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré. Les caves, d’ordinaire à demi enterrées, se marquent en façade par un soubassement élevé., conçu pour l'ingénieur Hector Linet par le géomètre Robert Boisson, 1910.

Le même propriétaire avait fait construire, deux ans plus tôt, les nos1 et 3, élevés en ensemble avec les nos134 et 136 de l'avenue Rogier (voir ces numéros). Les nos5 à 9 font partie d'une enfilade particulièrement cohérente d'immeubles pour la plupart de même époque, allant du no1 au no33.

Balcons à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion., certains à désÉléments de pierre de section sensiblement carrée ou rectangulaire, disposés généralement aux angles d’un balcon.. Portes conservées. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. remplacés au no5, partiellement aux nos7 et 9. Grilles des zones de recul conservées.

Aux nos5 et 9, façade enduiteL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. à faux-jointsEnduit dans lequel sont tracés des sillons pour suggérer un appareil de pierre., rehaussée de pierre bleue. Travée principaleTravée la plus large de l’élévation, marquée par un ressaut et une décoration plus abondante. Les façades de composition asymétrique comportent d'ordinaire une travée principale. flanquée de lésènesLes lésènes sont des jambes saillantes en répétition sur un mur, réunies par un arc ou par une frise d’arceaux. Ce couronnement d’arc ou d’arceaux distingue la lésène du pilastre. ou de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. colossauxUn pilastre, une colonne ou un autre support est dit colossal lorsqu’il s’élève sur plusieurs niveaux ou sur la plus grande partie de la hauteur du bâtiment..

Au no5, tympansEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge. ornés de sgraffitesTechnique de décoration murale consistant à recouvrir d’une mince couche d’enduit clair une première couche de ton sombre. Un dessin est ensuite créé en grattant partiellement l’enduit clair, alors qu’il est encore frais, pour mettre à jour l’enduit foncé sous-jacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. En outre, la couche d’enduit clair peut être mise en couleur. à motifs d'hortensias.

Au no7, élévation en briques rouges rehaussées de pierre bleue. Au second étage, fenêtres à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. en pierre, celles de la travée principaleTravée la plus large de l’élévation, marquée par un ressaut et une décoration plus abondante. Les façades de composition asymétrique comportent d'ordinaire une travée principale. jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux., entre pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.. Porte monumentalisée par des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., une cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. et un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. cintré à amortissementAmortissement. Élément décoratif placé au sommet d’une élévation.Amorti. Sommé d'un amortissement. pyramidal.

Au no9, fenêtre du rez-de-chaussée à coussinetsPierres de taille formant saillie profilée dans l’embrasure de la baie. Ils sont situés au sommet des piédroits et portent un linteau ou un arc. sur colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne.; deux fenêtres à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. au second étage. Rez-de-chaussée sous entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. à besantsOrnement sculpté sphéroïde ou en forme de disque..

Sources

Archives
ACS/Urb. 140-5-7-9.