Typologie(s)

établissement scolaire

Intervenant(s)

Victor BESMEarchitecte, inspecteur voyer1874

Yvan OBOZINSKYarchitecte1966

Styles

Néo-Renaissance flamande
Postmodernisme

Recherches et rédaction

1997-2004

id

Urban : 4814
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Description

Complexe scolaire occupant une partie de l'îlot défini par les r. Joseph Claes et Émile Féron, la pl. des Héros, la r. Vlogaert et la ch. de Forest. En 1875 est inaugurée l'École no 3, un établissement pour garçons conçu en 1874 par l'arch. Victor Besme, en style néo-Renaissance flamandeLe style Renaissance flamande (XVIe s.) mêle des éléments inspirés de la Renaissance italienne à l’héritage architectural médiéval local. Le style néo-Renaissance flamande (de 1860 à 1914 environ) cherche à ressusciter cette architecture, à la faveur de l’émergence du nationalisme belge. Il se caractérise par des élévations en briques et pierres et des formes caractéristiques (pignons, tourelles, logettes).. Près d'un siècle plus tard, elle est profondément transformée et rebaptisée École Ulenspiegel, inaugurée en 1972. Une partie de l'école est détruite et l'établissement est agrandi à front de la pl. des Héros et vers la r. Vlogaert, suivant un plan dessiné en 1966 par l'arch. Yvan Obozinski.

À l'origine, l'École no 3 présentait, à front de l'actuelle r. Émile Féron, deux bâtiments, l'un abritant la conciergerie, l'autre la direction. Ils étaient séparés par une cour, dans l'axe de laquelle s'étirait une longue aile (D) perpendiculaire à la voirie, abritant les classes. Seule cette dernière subsiste encore aujourd'hui.

En 1960 est conçu un nouveau gymnase (F), par l'arch. Julien Marchand, un volume rect. situé en intérieur d'îlot, dans le prolongement de l'aile de 1874. La nouvelle aile de 1966 est érigée, pour sa partie ouest (A, B), à l'emplacement des deux bâtiments de 1874 à front de la r. Féron.

Sa partie est (C) s'étend, elle, jusqu'à l'angle de la r. Vlogaert. Elle remplace l'anc. no 6, un ensemble de bâtiments remontant à 1861 (arch. Frédéric Van Der Riet), qui abritait vers 1920 les « Ateliers Walschaerts, machines motrices et mécaniques ».
L'école est bordée, r. Vlogaert, par des immeubles de logements sociaux du Foyer Saint-Gillois, également conçus par Obozinski, en 1967 (voir nos 22 à 26 r. Vlogaert).

L'aile de 1966 (A, B, C), à front de la place, se compose de trois volumes, de trois niveaux sous toit plat.Les volumes latéraux, situés l'un (A) dans l'alignement de la r. Émile Féron, l'autre (C) dans celui de la place des Héros, présentent des façades en briques jaunes.

École Ulenspiegel, volumes B et C, façades arrière, 1966 (photo 2004).

Le 1er (A) est long de quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., le second (C) compte quatre séries de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. jumelées. Les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. sont séparées par de hautes allègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. en retrait, parées de plaques de schiste. Des grilles protègent les fenêtres du r.d.ch. En façade arrière, encadrements et allègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. en béton. Le volume à front de la place (C) est par ailleurs percé, à g., dans un pan de mur aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre., d'une porte surmontée d'un haut claustra en céramique. Le volume médian (B) présente une façade de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. dont le plan en éperon suit l'angle formé par la r. Féron et la pl. des Héros. Étages de hauteur dégressive, percés de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade., à encadrement de céramique bleu foncé. La façade est parée d'un revêtement de carreaux de céramique bleu ciel, orné à l'étage d'une friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. colorée figurant un groupe d'enfants jouant. R.d.ch. complètement ajouré de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. grillagées. Porte-drapeau dans l'axe du 2e étage. À dr. du volume médian, une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. supplémentaire en décrochement, parée de pierre bleue, est percée de petites fenêtres jumelées. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. en aluminium d'origine.

L'aile de 1874 (D), de deux niveaux sous toiture à croupesUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux., est longue de vingt travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. percées de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle.. ÉlévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. en briques rouges, rehaussée de pierre blanche. Chaque travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. est comprise dans un pan de mur en retrait terminé en arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle.. Disposées à intervalles réguliers, quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d'accès, en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., coiffées d'un pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. percé d'un oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale..

Le gymnase (F) présente une élévation d'un niveau sous toit plat, en briques paepesteen et béton. SoubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en moellonsPierres grossièrement équarries mises en œuvre dans une maçonnerie. de grèsTerre cuite de texture serrée, légèrement vitrifiée, glaçurée ou non. Le grès désigne également une famille de pierres composées de silice. brun d'Ardennes. Vastes baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en dalles de verre.

Sources

Archives

ACSG/TP. (Fonds non classé).

Ouvrages
BERNIER, F., Monographie de Saint-Gilles-lez-Bruxelles, P. Weissenbruch, Bruxelles, 1904, pp. 269, 326-333.