Typologie(s)

immeuble de bureaux
banque

Intervenant(s)

Christian & Jean-Pierre HOUSIAUXarchitecte1955

F. VAN OPHEM1909-1913

Styles

Beaux-Arts

Inventaire(s)

  • Inventaire du patrimoine monumental de la Belgique. Bruxelles Pentagone (1989-1993)
  • Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
  • Inventaire d'urgence du patrimoine architectural de l'agglomération bruxelloise (Sint-Lukasarchief 1979)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2016

id

Urban : 36921
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Description

Imposant bâtiment d’angle (rue du Gentilhomme, nos 1-17 et Treurenberg, n° 13) édifié en style éclectique marqué par l’École des Beaux-Arts et inspiré par le classicisme français ; originellement conçu comme complexe de salles de fêtes appelé « Palais de l’Expansion », sur les plans de l’architecte F. Van Ophem pour la « Société belge d’Expansion Nationale », comme le signale la demande de permis en 1909. Remaniements et aménagement en bâtiment bancaire pour la « Banque de Reports, de Fonds Publics & de Dépôts », selon la demande de permis en 1913 : à cette occasion, la coupole-lanterne et les frontonsCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. furent supprimés. Plus récemment, extension de quatre travées au Treurenberg, copiant le style des autres façades, sur les plans des architectes C. et J.-P. Housiaux de 1955. Rénovation complète actuellement en cours, sur les plans des bureaux d’architectes R. Stappels, Erauw, Lievens & Douglas. Conservant les façades restaurées, les travaux concernent la reconstruction totale de l’intérieur de l’îlot bordé par les rues Royale, des Colonies, du Gentilhomme, le Treurenberg et comprenant aussi les immeubles de la rue Royale, nos 74 et 76 (voir ces numéros). Trois blocs verticaux à destination de bureaux avec commerces au rez-de-chaussée sont axés sur deux atriums recouverts d’une baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. vitrée, à l’origine du nom futur du complexe : « Royal Atrium ».

De cinq niveaux — un rez-de-chaussée avec entresol, un niveau en entresol, deux étages et un étage-attique —, façades axées sur un angle semi-circulaire de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. couvert d’une coupoleVoûte de plan central. Elle peut être circulaire, ovale, polygonale, à côtes, en plein cintre, surbaissée, surhaussée, etc. et comptant au total trente-et-une travées : onze vers la rue des Colonies, dix-huit vers la rue du Gentilhomme, quatre vers le Treurenberg. Parements de pierre blanche masquant originellement la structure en béton armé. RefendsLe refend est un canal dans un parement, accusant ou simulant le tracé de joints d'un appareil à bossages. au rez-de-chaussée ajouré de portes et vitrines rectangulaires, parfois cintrées, et au niveau en entresol à petites fenêtres rectangulaires. Bordés par un motif de balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire., étages liés par des pilastres colossaux à chapiteauCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre. ionique se répétant toutes les deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., jumelés autour d’une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. unique à l’avant-corps en léger ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. animant chacune des deux façades principales. Bow-windowDe l’anglais bow (arc dans le sens d’arqué, courbé) et window (fenêtre). Le bow-window apparaît avec l’Art nouveau. Il s’agit d’un élément en surplomb qui s’intègre par son plan cintré à la façade. Il se différencie de la logette, d’ordinaire de plan rectangulaire et qui paraît appliquée sur la façade. Le bow-window peut occuper plusieurs niveaux. à angles arrondis, sur consoles monumentales, à ce niveau vers la rue du Gentilhomme. Hautes baies rectangulaires en deux parties, généralement couplées, oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale. circulaire au deuxième étage de chacune des travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. extrêmes des avant-corps. Au-dessus de la corniche à mutulesModillons de l’ordre dorique. Éléments décoratifs en forme de dé assez plat, répétés sous une corniche., étage-attique régulièrement ajouré de fenêtres presque carrées et rythmé par des trumeauxPan de mur compris entre deux travées ou entre deux baies d'un même niveau. cannelés dans le prolongement des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.. Balustrade de couronnement.

Sources

Archives
AVB/TP 9340 (1909, 1913), 70266 (1955).