Typologie(s)

église/cathédrale/basilique
maison ou immeuble de rapport
rez-de-chaussée commercial

Intervenant(s)

C. fils ALMAIN (-DE HASE)architecte1873

Styles

Néoclassicisme
Néo-roman

Inventaire(s)

  • Inventaire du patrimoine monumental de la Belgique. Bruxelles Pentagone (1989-1993)
  • Inventaire des salles de cinéma (1993)
  • Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
  • Inventaire d'urgence du patrimoine architectural de l'agglomération bruxelloise (Sint-Lukasarchief 1979)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Technique
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2016

id

Urban : 31690
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Description

Complexe d’angle conçu en 1873 par l’architecte C. Almain-de Hase et comprenant des maisons de rapport (avenue de Stalingrad) et, à l’arrière, vers la rue R. van der Weyden, une église.

Ancienne église de l’Archiconfrérie de Saint-François-Xavier, confrérie laïque fondée en 1854 par le père jésuite L. van Caloen, avec pour mission un apostolat social et religieux destiné à la population ouvrière. Plans définitifs en 1873, précédés de projets dès 1872. Pose de la première pierre de l’église en 1874, consécration en 1876. Comprenait également, à l’angle des rues R. van der Weyden et Terre-Neuve, une salle de réunion, actuellement démolie. Église servant depuis 1965 au culte orthodoxe grec.


avenue de Stalingrad 30-36, angle rue Roger van der Weyden, ancienne église Saint-François-Xavier (photo 1984).



Avant-corps. Maisons jumelées d’allure néoclassique. Trois niveaux plus entresol, onze travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. vers l’avenue et six latéralement, toit mansardé couvert d’ardoises. Façade enduite et peinte soulignée par des refendsLe refend est un canal dans un parement, accusant ou simulant le tracé de joints d'un appareil à bossages. à l’entresol et au dernier étage. Fenêtres surbaissées; aux étages, encadrements en stucLe stuc est un enduit à base de chaux ou de plâtre et de colle, soit poli et imitant le marbre, soit mat, sculpté et mouluré. et balcons, initialement avec garde-corps en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion.. EntablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. «classique». Originellement, lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. sous fronton. Devantures commerciales avec entrée latérale. Intégration du portail ouest de l’église. Façade latérale similaire mais actuellement cimentée.

Église néo-romane de type basilical. Construction en briques avec emploi de pierre bleue et de pierre blanche; toits en bâtièreToit à deux versants. et en appentisToit à un seul versant.. Sculptures par D. Renodeyn. Plan en croix latine avec vaisseau à trois nefs de quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., transept non saillant et chœur à cinq pans d’une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., englobé dans une annexe. Portail ouest. Porche-pignon enduitL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et peint avec soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. de pierre bleue à emmarchement et corniche sur mascaronsDécor sculpté figurant un visage humain ou un masque.; portail cintré avec archivolteMouluration disposée sur le front de l’arc. Le corps de moulures qui compose l’archivolte est de faible ampleur, moins complexe que celui de la corniche. à trois rouleaux sur colonnettes composites. Dans le tympanEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge., bas-relief du saint patron; frises décoratives dans l’archivolte.


avenue de Stalingrad 30-36, ancienne église Saint-François-Xavier, façade latérale rue Roger van der Weyden (photo 1980).


Façade sud. Nef centrale et bas-côté rythmés par des lésènesLes lésènes sont des jambes saillantes en répétition sur un mur, réunies par un arc ou par une frise d’arceaux. Ce couronnement d’arc ou d’arceaux distingue la lésène du pilastre. avec frises d’arcatures sur mascaronsDécor sculpté figurant un visage humain ou un masque.. Bas-côté ajouré de fenêtres cintrées inscrites flanquées de colonnettes sous impostesUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. étirées; nef centrale éclairée de triplets cintrés inscrits dans une arcadeBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. cintrée. Transept accosté de contreforts et de lésènesLes lésènes sont des jambes saillantes en répétition sur un mur, réunies par un arc ou par une frise d’arceaux. Ce couronnement d’arc ou d’arceaux distingue la lésène du pilastre. avec frisesBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. d’arcatures rampantes sur mascaronsDécor sculpté figurant un visage humain ou un masque.; de bas en haut : tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste. cintré à colonnettes, large rosace, petit tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste. cintré dans le pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc.. Accolé contre le transept et englobant le chœur, annexe de trois niveaux plus entresol, quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. à rue et sept latéralement. Rez-de-chaussée rythmé par des arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. cintrées, étages rythmés par des lésènesLes lésènes sont des jambes saillantes en répétition sur un mur, réunies par un arc ou par une frise d’arceaux. Ce couronnement d’arc ou d’arceaux distingue la lésène du pilastre.; fenêtres cintrées et surbaissées; vers la rue, allègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. de l’entresol ajourées et porte sous oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale. polylobé aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre.. Au nord du chœur, tour de plan carré dans-œuvre coiffée d’un beffroi.

Intérieur. Église entièrement polychrome, jusqu’il y a peu, et à élévation tripartite. Vaisseaux séparés par des arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. cintrées avec colonnes en pierre bleue à socleMassif surélevant un support ou une statue. octogonal et chapiteau feuillagé, parfois blasonné. Au-dessus : faux triforium avec petites arcades cintrées sur colonnettes; fenêtres hautes cintrées en tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste.. Couvrement par des croiséesBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit. d’ogive (en stuc) reposant sur des colonnettes dans la nef et sur des piliersSupport vertical de plan carré. fasciculés dans le transept; dans les bas-côtés, voûtes d’arêtes sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console.; doubleaux cintrés bordés de toresMoulure pleine de profil courbe, en portion de cercle ou d’ovale ou en demi-cœur.. Abside semi-circulaire à cul-de-four nervuré et colonnettes en marbre rouge. Jubé contre la façade ouest, aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre..

Peintures et mobilier néo-romans et néogothiques. Originellement, faux-appareil de pierre de taille avec accentuation des soubassementsPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. et des frisesBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale., des chapiteaux polychromes et dorés, des ogives et des doubleaux; dans le transept et le chœur : décor au pochoirPlaque ajourée de motifs sur laquelle on passe une brosse ou un pinceau pour peindre des décors répétitifs., peintures monumentales et bustes de saints; dans les bas-côtés, chemin de croix. Carrelage soigné.

Mobilier conçu par Almain-de Hase : maître-autel sur un podium, un autel latéral conservé, chaire de vérité décorée de scènes peintes tirées de la vie de saint François-Xavier, confessionnaux et garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. sculptées du jubé. Statue de saint Joseph provenant d’une série de statues de saints (1875-1884) par J. Geefs. Vitraux du chœur par Lorin (1876) et du transept par Comère-Capronnier (1903). Objets liturgiques du rite orthodoxe grec, iconostase et trône récents.

Sources

Archives
AVB/TP 6041 (1873-1876).

Ouvrages
Archives des Jésuites, province Flandre Belgique, Bruxelles, Plans de l’église Saint-François-Xavier.