Typologie(s)

immeuble de logements sociaux

Intervenant(s)

Joseph DIONGREarchitecte1920

Adolphe PUISSANTarchitecte1920

ROBBERECHTS1920

SELLY architecte1920

Styles

Art Déco
Éclectisme

Inventaire(s)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2016

id

Urban : 36217
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Description

Ensemble de huit immeubles de logements sociaux conçus en 1920 pour le Foyer Laekenois par les architectes Joseph Diongre (nos13 à 19), Adolphe Puissant (nos21 et 23) et Robberechts & Selly (nos25 et 27).

Trois groupes de bâtiments différenciés, de trois niveaux sous toiture en bâtièreToit à deux versants.. Façades présentant toutes des briques orangées et de la pierre bleue. Grilles de jardinet conçues en 1922 par les mêmes architectes (aujourd’hui supprimées). L’ensemble a été rénové après 2004, avec extensions en façades arrière. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. remplacés. Portes conservées, à jour1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. grillé.

Aux nos13 à 19, quatre bâtiments de l’architecte Joseph Diongre, identiques en miroir et jumelés par deux. Ils partagent une même façade en briques en partie inférieure, crépie en partie supérieure et rehaussée de pierre blanche (peinte) et de pierre bleue. LinteauxÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. en béton de galets lavé (peint). Élévations de composition asymétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition asymétrique lorsqu’elle compte deux travées inégales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux. La travée principale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré. Les caves, d’ordinaire à demi enterrées, se marquent en façade par un soubassement élevé. à travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. à niveaux décalés. Portes jumelées, sous auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. en appentisToit à un seul versant. reposant latéralement sur un corbeauPièce de pierre ou de bois partiellement engagée dans un mur et portant une charge. Le corbeau se distingue de la console par sa petite taille, il porte généralement un élément en faible saillie. D’autre part, sa section verticale est sensiblement carrée ou rectangulaire. sur culot de pierre ouvragé et, au centre, sur un muret de séparation ajouré d’une baie libreBaie qui n’est pas close par une menuiserie.. Fenêtre du rez-de-chaussée à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., à clefClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel. formant consolePièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. pour le balcon de plan en éperon, à parapetUn parapet en maçonnerie est un muret servant de garde-corps. de briques à claire-voieUn élément est dit à claire-voie lorsqu’il est ajouré de petites ouvertures décoratives. du premier étage. AllègePartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. de la fenêtre du dernier niveau en travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d’entrée à décor de briques en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général.. Corniche conservée.
Cages d’escalier à l’avant. Un appartement en duplex aux deux premiers niveaux, un autre au dernier.

Aux nos21 et 23, deux bâtiments identiques de l’architecte Adolphe Puissant. Façades crépies, rehaussées de briques et de pierre bleue. Élévations symétriques de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., l’axiale d’entrée et en décalage. Celle-ci forme aux deux premiers niveaux un avant-corps de plan rectangulaire au premier, polygonal sous toit à pans au second. Porte jumelée à une petite fenêtre grillée, sous auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. de bois plat à corbeauxPièce de pierre ou de bois partiellement engagée dans un mur et portant une charge. Le corbeau se distingue de la console par sa petite taille, il porte généralement un élément en faible saillie. D’autre part, sa section verticale est sensiblement carrée ou rectangulaire.. Travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. latérales en léger ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. aux deux premiers niveaux, marquées par un balconnet à grille en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. au dernier. Certaines fenêtres à linteau métalliquePoutrelle métallique de profil en I, utilisée comme linteau, souvent agrémentée de rosettes en tôle découpée., celles du dernier niveau accolées à la corniche. FriseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. d’entablement à briques en redents. Corniches conservées.
Cages d’escalier à l’avant. Un appartement aux premier et deuxième niveaux, trois chambres au troisième.

Aux nos25 à 27, deux bâtiments des architectes Robberechts & Selly, partageant une même façade en briques, rehaussée de pierre blanche (peinte) et de pierre bleue. ÉlévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. symétrique de quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. aux étages. Dans l’axe, portes jumelées, à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. à clefClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel. massive et encadrement harpé. De part et d’autre, trois étroites fenêtres jumelles. Étages compris dans un encadrement en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. souligné d’une friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de briques et formé par des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. colossaux passant la corniche, jumelés dans l’axe. TablesPetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. d’allège à pointe de diamantBossage comptant plusieurs facettes, comme la pointe d’un diamant. au second. Corniches conservées. Portes à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. chantournée.
Un appartement à deux chambres par niveau.

Sources

Archives
Archives du Foyer Laekenois.
AVB/TP Laeken PV Reg. 176 (10.12.1920), Laeken 5341 (1920), 49402 (1922).

Ouvrages
CELLULE PATRIMOINE HISTORIQUE DE LA VILLE DE BRUXELLES, Promenades bruxelloises. 3. Logement ouvrier et social à Laeken, 1998, p. 16.
MOUTURY, S., CORDEIRO, P., HEYMANS, V., Le logement ouvrier et social à Laeken. Étude historique et architecturale débouchant sur des propositions de mesures de protection, Cellule Patrimoine historique de la Ville de Bruxelles, Bruxelles, 1997, pp. 82-83.