La rue Stevens-Delannoy relie l’avenue Houba de Strooper au carrefour formé par les rues Félix Sterckx et Reper-Vreven. Elle croise sur son parcours la rue du Cloître.

L’artère fait partie d’un ensemble de rues dotées d’une zone de recul à usage de jardinets, réparties symétriquement en étoile de part et d’autre de l’avenue Houba de Strooper et décrétées par arrêtés royaux des 22.12.1902 et 16.05.1906: les rues de Laubespin et Stevens-Delannoy, Ernest Salu et du Cloître et enfin Stuyvenbergh et Félix Sterckx. La dénomination de l’artère rend hommage à l’ingénieur civil Jean-Marie-Guillaume Stevens (1855-1932), qui fut directeur général au ministère de l’Industrie et du Travail, et à son épouse, Marie Thérèse De Lannoy (1858-1943).

La rue se bâtit entre 1904 et 1914 de maisons pour la plupart de style éclectique, tels le no37 (architecte Albert de Valeriola pour un membre de sa famille, 1911), aujourd’hui transformé, ou l’ensemble formé par les nos61 à 71 (architecte Vuylsteke, 1910).
Ce bâti se complète, dans l’entre-deux-guerres, par des habitations de style Beaux-Arts, comme les nos20 et 22 (architecte Alph. Denef, 1923), ou Art Déco, puis, après-guerre, par des immeubles à appartements modernistes. Pointons, côté impair, un ensemble conçu en 1920 pour le Foyer Laekenois (voir nos13 à 27).

Au no111 se dresse l’Institut Maris Stella Saint-Lambert, une école maternelle et primaire liée à l’Institut secondaire Maris Stella (voir rue Félix Sterckx nos40 à 44). L’établissement trouve son origine au début des années 1930, avec l’érection par l’association Notre-Dame de Laeken d’un bâtiment parallèle à la rue, destiné à accueillir l’École Saint-Lambert. Celle-ci est agrandie en 1953 par l’architecte Paul Dhaeyer: transformation du corps existant et ajout d’une longue aile perpendiculaire au nord. En 1988-1989, le complexe est complété, à front de rue, par un vaste gymnase.

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Sources

Archives
AVB/TP 57133 (1910-1922); 20: 54393 (1923); 22: 54394 (1923); 37: Laeken 4123 (1911); 61 à 71: Laeken 6141 (1910); 111: 42484 (1931-1934), 49586 (1937), 68832 (1953), 77547 (1953), 96187 (1988), 96186 (1989).

Ouvrages
VAN KRIEKINGE, D., Essai de toponymie laekenoise, Laeken, 1995, s.p.
VAN NIEUWENHUYSEN, P., Toponymie van Laken (thèse de doctorat en Philologie germanique), UCL, Louvain-la-Neuve, 1998, pp. 1765-1766.

Périodiques
Almanach du Commerce et de l’Industrie, «Stevens-Delaunoy (rue)», 1907.