Typologie(s)

immeuble à appartements

Intervenant(s)

Paul POSNOarchitecte1953-1955

Joris SCHMIDTarchitecte1953-1957

G. VINCENTarchitecte1954-1955

J. GIESBERGSarchitecte1955

José DEKANDELAERarchitecte1955

Marcel VIEHOFFarchitecte1954

J. SERVAYSarchitecte1954

A. POSTRALarchitecte1956

E. MARIËNarchitecte1953

Statut juridique

Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024

Styles

modernisme d'après-guerre

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2021

id

Urban : 38999
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Description

En 1936, lors de la création de la place, l'administration communale d'Etterbeek décide d'organiser un concours entre architectes dans le but d'édifier à cet endroit un ensemble d'architecture contemporaine intéressante et demande au Conseil de direction de L'Émulation de collaborer à la rédaction du règlement de ce concours. Des six projets soumis au jury présidé par l'échevin des Travaux, quatre sont éliminés et seuls les projets des architectes Paul Posno et Jules Brunfaut retiennent l'attention. Celui de J. Brunfaut, offrant trop de contrastes avec les quartiers voisins, est toutefois rejeté au profit du projet de P. Posno.

L'ensemble d'immeubles à appartements conçu par P. Posno ne sera finalement réalisé que dans les années 1950 suivant les plans de plusieurs architectes. Trois entreprises de construction en sont les principaux propriétaires (Entreprises générales de travaux d'Anderlecht, EGTA : nos1 à 3, 21 ;sa COGEBA : nos7 à 11 ; sprl Delcominette-Rans : no12-13, 20, 22, 25-26).

Les immeubles, répartis symétriquement en six groupes, présentent extérieurement des façades similaires en briques jaunes, percées de larges baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. horizontales et pourvues de loggiasPetite pièce dans-œuvre, largement ouverte sur l’extérieur par une ou plusieurs larges baies non closes par des menuiseries. aux angles. Cette homogénéité des façades, imposée par l'administration communale suite au concours remporté par l'architecte P. Posno, ne reflète cependant pas l'organisation interne des immeubles.

Les deux premiers groupes, constitués par les nos1 à 3 (architecte P. POSNO, 1957) et les nos25-26 (architecte A. Postral, 1956) et 27-28 (architecte E. Martien, 1953), érigés sur sept niveaux, sont de profil concave et relient les avenues de Thibault et Hansen-Soulie. Le premier comporte, à chaque niveau, neuf appartements, généralement de deux chambres, desservis par quatre cages d'escaliers et d'ascenseurs, tandis que le deuxième compte huit appartements, dont deux de grandes dimensions.

Leur faisant face, entre les rues Bruylants et de Tervaete, les nos12-13 (architecte G. Vincent, 1955) et 14 à 16 (architectes J. Giesbergs et J. Dekandelaer, 1955) sont également de profil concave. Chacun de leurs six niveaux, desservis par trois cages d'escaliers et d'ascenseurs, accueille d'une part cinq et d'autre part sept appartements de dimensions variables. Les longs côtés rectilignes sont occupés par cinq immeubles de six à huit niveaux, compris pour les nos7 à 11, entre l'avenue E. de Thibault et la rue Bruylants (nos7 en 1955, 8, 9 et 10 en 1953 : architectes J. Schmidt et P. Posno ; n°11 : architecte J. Schmidt, 1956), et pour les nos20 à 24, entre la rue de Tervaete et l'avenue Hansen-Soulie (nos20 et 22 : architecte G. Vincent; n°21 : architecte P. Posno; n°23 : architectes M. Viehoff et J. Servays; tous en 1954). Chaque niveau comporte généralement deux appartements. À noter cependant que le no20 comporte un seul et vaste appartement par niveau.

Les immeubles sont baptisés de divers noms tels que Albert Ier (n°8), Roi Vainqueur (n°9), Roi Chevalier (n°24) et Résidence Katanga (n°22). Alors que les premiers font référence au nom de la place sur laquelle ils se situent, le dernier fait lui référence à l’ancienne province la plus au sud de l’actuelle République Démocratique du Congo et qui a fait partie des territoires de l’État indépendant du Congo, propriété du roi Léopold II de 1885 à 1908, puis du Congo belge, colonie de 1908 à 1960. En effet, lors de l’indépendance du Congo, de nombreux colons belges se sont installés dans la résidence récemment achevée.

Sources

Archives
ACEtt./TP 446 (1947), 2124 (1956), Reg. d'entrée 814, 1116, 1130 (1953), 1864 (1953 et 1956), 1442, 1520, 1559, 2823 (1954), 1636, 1894 (1955), 2019 (1956), 227 (1957).

Ouvrages
ARON, J., DE BECKER, F., PUTTEMANS, P., Inventaire du patrimoine contemporain de la région de Bruxelles, Bruxelles, 1994, fiches 48, 121, 122..
MEIRE, R. J., Histoire d'Etterbeek, Musin, Bruxelles, 1981, pp. 98, 109, 111, 121-122, 125-126, 128.
SMETS, M., L'avènement de la cité-jardin en Belgique : histoire de l'habitat social en Belgique de 1830 à 1930, Mardaga, Bruxelles, 1977, p. 164.

Périodiques
OBOZINSKI, J., « Concours d'urbanisation à Etterbeek » in L'Émulation, 7, 1936, pp. 117-119.