Typologie(s)

pont

Intervenant(s)

Paul CHRISTOPHEingénieur1906

Statut juridique

Classé depuis le 14 mars 1996

Styles

Néo-Renaissance flamande
Art nouveau

Inventaire(s)

  • Inventaire de l'architecture industrielle (AAM - 1980-1982)
  • Inventaire du patrimoine industriel (La Fonderie - 1993-1994)
  • Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
  • Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
  • Le patrimoine monumental de la Belgique. Laeken (Archistory - 2016-2019)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Paysager
  • Scientifique
  • Technique
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2016

id

Urban : 36012
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Description

Chevauchant l’avenue Jean Sobieski et portant l’avenue des Robiniers, ouvrage d’art monumental en pierre et métal, d’inspiration néo-Renaissance flamandeLe style Renaissance flamande (XVIe s.) mêle des éléments inspirés de la Renaissance italienne à l’héritage architectural médiéval local. Le style néo-Renaissance flamande (de 1860 à 1914 environ) cherche à ressusciter cette architecture, à la faveur de l’émergence du nationalisme belge. Il se caractérise par des élévations en briques et pierres et des formes caractéristiques (pignons, tourelles, logettes). et apparenté au style d’Alban Chambon, réalisé en 1906 par l’ingénieur des Ponts et Chaussées Paul Christophe. Long de 31 mètres, il permet de lier, via une rampe de terre et un corps d’escalier latéral, le nouveau quartier Houba de Strooper-de Smet de Naeyer au plan plus élevé du Domaine royal.

Le tablier de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. présente une structure rivetée, à quatre poutres longitudinales et à entretoises simples ou doubles, reposant, au milieu de l’avenue, sur deux rangs de quatre colonnes de fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion. à chapiteauCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre. corinthien portant consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. et sur les deux culées de maçonnerie via un système de rouleaux; le contreventement est assuré par un réseau de diagonales. Les entretoises sont prolongées par des consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. qui portent les trottoirs et leur rambarde à contreforts, en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage., à léger accent Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise..
Le platelage du tablier pose, lui, sur un quadrillage métallique soutenant des tôles en coupolesVoûte de plan central. Elle peut être circulaire, ovale, polygonale, à côtes, en plein cintre, surbaissée, surhaussée, etc. renversées, destinées à un pavage sur sable.
Les piles ont un parementRevêtement de la face extérieure d’un mur. de moellonsPierres grossièrement équarries mises en œuvre dans une maçonnerie. de grèsTerre cuite de texture serrée, légèrement vitrifiée, glaçurée ou non. Le grès désigne également une famille de pierres composées de silice. rose équarris, contenu dans une puissante articulation de pierre bleue. Ainsi, sur un fort soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. mouluré, les quatre angles du pont forment-ils un haut socleMassif surélevant un support ou une statue. à panneaux au chiffre et à la couronne de Léopold II. Celui-ci porte, sur un Éléments de pierre de section sensiblement carrée ou rectangulaire, disposés généralement aux angles d’un balcon. de balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire., une colonne monumentale à fût en granit rouge, jadis porteuse de l’étoile du Congo, à base, bague et chapiteauCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre. à crochets en bronze (Compagnie des Bronzes).
S’y accroche une double potence de lanternes de même matériau, à motifs de feuillages et affichant le millésime de 1906. Quatre autres lanternes, assorties, sont accrochées aux angles des piles, sous le tablier; deux autres encore éclairent les volées d’escalier. Les désÉléments de pierre de section sensiblement carrée ou rectangulaire, disposés généralement aux angles d’un balcon. marquent l’aboutissement des balustradesGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. en pierre bleue des culées et du corps d’escalier. Côté rampe, celles-ci succèdent à un garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. aux éléments tubulaires reliés par des poteaux en colonnette à base polygonale.
Établi du côté du square Clémentine, le corps d’escalier, de type rampe-sur-rampe, est à deux étages, non couvert et ouvert d’arcades en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale.. De larges paliers séparent les volées, celle de l’étage étant unique. Les balustradesGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. rejoignent celles du pont. Une grille arrondie, en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. et de style Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise., protège l’angle du corps d’escalier et du pont.

Sources

Ouvrages
ATTAS, D., PROVOST, M., Bruxelles, sur les traces des ingénieurs bâtisseurs, Éditions CIVA, Bruxelles, 2011, p. 39.
CULOT, M. [dir.], Bruxelles Hors Pentagone. Inventaire visuel de l'architecture industrielle à Bruxelles, AAM, Bruxelles, 1980, fiche 11.
VAN NIEUWENHUYSEN, P., Toponymie van Laken (thèse de doctorat en Philologie germanique), UCL, Louvain-la-Neuve, 1998, p. 1241.

Périodiques
PROVOST, M., ESPION, B., «Fonctionnement des ponts métalliques illustré par quelques exemples», Thema & Collecta, 5, 2016, pp. 23-25.

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