Typologie(s)

maison bourgeoise

Intervenant(s)

Henri JACOBSarchitecte1908-1909

Privat LIVEMONTpeintre de sgraffite1908

Statut juridique

Classé depuis le 10 juillet 2008

Styles

Art nouveau

Inventaire(s)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2010-2012

id

Urban : 20351
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Description

Deux maisons différenciées de style Art nouveauPériode : 1890 – 1914 L’Art nouveau est un mouvement artistique qui se développe en Europe principalement entre 1890 et 1910, et manifeste une volonté de rupture avec les styles historiques et l’art académique du XIXe siècle. En Belgique, on situe la naissance de l’Art nouveau à Bruxelles en 1893 avec la construction de l’Hôtel Tassel de Victor Horta (1861-1947) et de la maison personnelle de Paul Hankar (1859-1901). Abandonnant la typologie traditionnelle des trois pièces en enfilade, Horta évide le centre de la maison pour y amener la lumière du jour et, à partir de là, éclate l’espace intérieur. Il développe une esthétique librement inspirée de la flore à laquelle Hankar répond par un langage formel géométrique recherchant davantage les effets colorés procurés par les matériaux et le traitement varié des matières. À partir de ces deux exemples se déclineront deux courants : l’un inspiré du monde végétal avec des lignes courbes et organiques ; l’autre d’inspiration géométrique, au vocabulaire formel plus raide et répétitif. L’Art nouveau s’applique à des programmes très variés (maisons bourgeoises et hôtels de maître, établissements scolaires, logement social, commerces). D’abord conçu pour une bourgeoisie aisée progressiste, le style Art nouveau se démocratise rapidement et devient le vocabulaire à la mode d’une nouvelle génération d’architectes qui met moins l’accent sur la complexité intérieure que sur les façades. L’assouplissement de la structure intérieure de la maison conduit à une organisation plus libre de la façade percée de fenêtres de formes variées, rehaussée de bow-windows, de loggias, de balcons et dont l’aspect se voit modifié par l’introduction de nouveaux matériaux : briques émaillées colorées, mosaïques, céramiques décoratives, colonnettes et linteaux métalliques. L’esprit Art nouveau se limite ainsi souvent à s’intégrer à l’éclectisme au travers des détails décoratifs particulièrement soignés (sgraffites, vitraux, ferronneries, dessin de châssis ou d’un arc de baie)., conçues par l'architecte Henri Jacobs, respectivement en 1909 et 1908. Signature et millésime aux rez-de-chaussée. Elles sont primées lors des concours de façades de Schaerbeek de 1909-1910 (no6) et 1911 (no5, médaille de bronze). No6 édifié pour le compte du secrétaire communal Charles Fortin.

Élévations de quatre niveaux, à travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. unique aux étages. Décor caractéristique du style de l'architecte: glyphesLes glyphes sont des canaux relativement courts, parallèles et en répétition, ornant d’ordinaire les frises d’entablement ou les consoles. Groupés par deux, ils se nomment diglyphe, par trois triglyphe et polyglyphe si plus nombreux. profilées, rainures, palmettesOrnement symétrique dont la forme est proche de celle d’une palme. La palmette est parfois composée de feuilles d’acanthe., etc., traités de manière organique. StéréotomieArt de tracer les formes à donner aux pierres en vue de leur assemblage. remarquable. MenuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. et ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. d'origine. Le soffite des cornichesCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. était autrefois orné de peintures décoratives.

Au no5, façade en pierre blanche. Rez-de-chaussée percé de trois baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale., l'axiale à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.. LogetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. de plan cintré, à deux meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie., jumelée à deux étroites fenêtres latérales. Elle repose sur trois consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console., l'axiale prolongeant le meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. de la baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. sous-jacente, les latérales engagéesUn élément est dit engagé lorsqu’il paraît en partie noyé dans un pan de mur., et sert d'assiseRang d’éléments de même hauteur posés de niveau dans une maçonnerie. L’assise désigne également la plate-forme d’un balcon ou d'une logette, portée d’ordinaire par des consoles et sur laquelle repose le garde-corps. à une terrasse à désÉléments de pierre de section sensiblement carrée ou rectangulaire, disposés généralement aux angles d’un balcon. et grilles en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage.. Celle-ci devance la porte-fenêtre centrale d'un tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste. sous entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.. Dernier niveau percé de cinq étroites fenêtres jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. sous archivolteMouluration disposée sur le front de l’arc. Le corps de moulures qui compose l’archivolte est de faible ampleur, moins complexe que celui de la corniche. briséeUn élément est dit brisé, en ogive ou ogival lorsqu’il est composé de deux arcs de cercle se rejoignant en pointe. continueUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées.. SgraffiteTechnique de décoration murale consistant à recouvrir d’une mince couche d’enduit clair une première couche de ton sombre. Un dessin est ensuite créé en grattant partiellement l’enduit clair, alors qu’il est encore frais, pour mettre à jour l’enduit foncé sous-jacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. En outre, la couche d’enduit clair peut être mise en couleur. à motifs de rosiers ornant l'allègePartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. du deuxième étage et l'entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. terminal. Le même thème décoratif se trouve sculpté au rez-de-chaussée et à l'entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. de la logetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade..

Place des Bienfaiteurs 6, porte (photo 2011).

Au no6, façade en pierre d'Euville et briques claires. Rez-de-chaussée en pierre, percé de trois baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement.: porte centrale et fenêtres à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.. Étages bordés de larges pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. monumentaux. OrielLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. de plan cintré, sur culotCulot ou cul-de-lampe. Support de section décroissante, partiellement engagé dans un mur et portant une charge comme une logette, un balcon, une statue, etc. Le cul-de-lampe est d'ordinaire formé de plusieurs assises, contrairement au culot, habituellement de dimensions plus menues. abritant la porte sous-jacente. Il est traversé par deux meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. continusUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées.. Fenêtre du second niveau en T, à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... et allègePartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. ornée de sgraffitesTechnique de décoration murale consistant à recouvrir d’une mince couche d’enduit clair une première couche de ton sombre. Un dessin est ensuite créé en grattant partiellement l’enduit clair, alors qu’il est encore frais, pour mettre à jour l’enduit foncé sous-jacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. En outre, la couche d’enduit clair peut être mise en couleur. signés Privat Livemont («P L»), les latéraux figurant un putto tenant un candélabre, celui du centre des marguerites. L'orielLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. sert d'assiseRang d’éléments de même hauteur posés de niveau dans une maçonnerie. L’assise désigne également la plate-forme d’un balcon ou d'une logette, portée d’ordinaire par des consoles et sur laquelle repose le garde-corps. à une terrasse à désÉléments de pierre de section sensiblement carrée ou rectangulaire, disposés généralement aux angles d’un balcon. et grilles en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. devançant quatre baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux.. CornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. à gorgeLa gorge est une moulure creuse de profil courbe, en portion de cercle ou d’ovale ou en demi-cœur. Le cavet est une gorge de profil en quart de cercle. cintrée dans l'axe et sur doubles consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. latérales. Carreaux de céramique aux niveaux médians.

Sources

Archives
ACS/Urb. 5: 22-5; 6: 22-6.
ACS/Bulletin communal de Schaerbeek, 1911, pp. 649-650.

Ouvrages
SCHOONBROODT, B., Privat Livemont. Entre tradition et modernité au cœur de l'Art nouveau. 1861-1936, Éditions Racine, Bruxelles, 2007, pp. 165-166.

Périodiques
Album de la Maison moderne, 3e année, pl. 117.
L'Émulation, 1911, pl. XXXIX.
Tekhné, 13, 1911, pp. 161-164.
CHARLE, G., «Le Concours de Façades de Schaerbeek», L'Émulation, 12, 1913, pp. 93-94.