Typologie(s)
Infrastructure de cinéma
Intervenant(s)
F. ENGELS – architecte – 1937
Marc SPINNAEL – architecte – 1959
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Modernisme
Inventaire(s)
- Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Woluwe-Saint-Pierre (DMS-DML - 2002-2009, 2014)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2005
id
Urban : 17569
Description
Anciens studios de cinéma Sonart, devenu en 1994 Campus Sonart (RITS, hogeschool voor Audiovisuele Communicatie). Complexe constitué de deux bâtiments d'angle, avec annexe, séparés l'un de l'autre par une cour.
Au no 12-14 par l'architecte F. Engels, 1937. Bâtiment de bureaux non attenant prolongé par un studio de cinéma et un atelier. Façades en briques, rehaussée de simili-pierreEnduit dont la couleur et la texture imitent la pierre de manière très convaincante, avec généralement des joints factices remplis de mortier gris.. Ces deux parties sont reliées par une corniche continue en béton, à profil concave. Immeuble de bureaux de quatre niveaux, signalé par un traitement arrondi de l'angle. Fenêtres en bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade., à meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. de béton. La porte piétonne et le garage à porte coulissante prennent place dans l'angle, devancé au deuxième niveau d'un balcon à parapetUn parapet en maçonnerie est un muret servant de garde-corps. de briques et rambarde tubulaire.
Intérieur : escalier en colimaçon en granitoMatériau composé de mortier et de pierres colorées concassées présentant, après polissage, l’aspect d’un granit., à rampe en aluminium. Il est éclairé par un mur de verre, à petits-fers, et un puit de lumière entre le deuxième et le troisième niveau.
Suit le studio de cinéma, long parallélépipède d'un seul niveau, sous toiture en bâtièreToit à deux versants., à charpente PolonceauCharpente Polonceau. Charpente de halle rectangulaire dont les éléments en traction (entraits) sont des tirants en fer ou en acier, tandis que les éléments en compression (arbalétriers, poinçons) sont en fonte ou en bois. Brevet de l'ingénieur français Polonceau de 1836.. Façades aveuglesUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre., les latérales animées d'une large tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. cimentée, avec pan de mur central en briques.

Atelier situé à l'arrière du studio, de deux niveaux sous toiture en appentisToit à un seul versant., à charpente PolonceauCharpente Polonceau. Charpente de halle rectangulaire dont les éléments en traction (entraits) sont des tirants en fer ou en acier, tandis que les éléments en compression (arbalétriers, poinçons) sont en fonte ou en bois. Brevet de l'ingénieur français Polonceau de 1836. et éclairage zénithal.
Au no 16, remise pour les décors et loges, architecte Marc Spinnael, 1959, reprenant le même style que le no 12-14. Petite transformation de 1961. Construction partiellement attenante, de quatre niveaux, avec angle traité en arrondi, sous toit plat. Façade en briques avec éléments de béton. Rez-de-chaussée cimenté. Grandes fenêtres en bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade., à meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. en béton. Corniche débordante en béton.
Au no 12-14 par l'architecte F. Engels, 1937. Bâtiment de bureaux non attenant prolongé par un studio de cinéma et un atelier. Façades en briques, rehaussée de simili-pierreEnduit dont la couleur et la texture imitent la pierre de manière très convaincante, avec généralement des joints factices remplis de mortier gris.. Ces deux parties sont reliées par une corniche continue en béton, à profil concave. Immeuble de bureaux de quatre niveaux, signalé par un traitement arrondi de l'angle. Fenêtres en bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade., à meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. de béton. La porte piétonne et le garage à porte coulissante prennent place dans l'angle, devancé au deuxième niveau d'un balcon à parapetUn parapet en maçonnerie est un muret servant de garde-corps. de briques et rambarde tubulaire.
Intérieur : escalier en colimaçon en granitoMatériau composé de mortier et de pierres colorées concassées présentant, après polissage, l’aspect d’un granit., à rampe en aluminium. Il est éclairé par un mur de verre, à petits-fers, et un puit de lumière entre le deuxième et le troisième niveau.
Suit le studio de cinéma, long parallélépipède d'un seul niveau, sous toiture en bâtièreToit à deux versants., à charpente PolonceauCharpente Polonceau. Charpente de halle rectangulaire dont les éléments en traction (entraits) sont des tirants en fer ou en acier, tandis que les éléments en compression (arbalétriers, poinçons) sont en fonte ou en bois. Brevet de l'ingénieur français Polonceau de 1836.. Façades aveuglesUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre., les latérales animées d'une large tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. cimentée, avec pan de mur central en briques.

Atelier situé à l'arrière du studio, de deux niveaux sous toiture en appentisToit à un seul versant., à charpente PolonceauCharpente Polonceau. Charpente de halle rectangulaire dont les éléments en traction (entraits) sont des tirants en fer ou en acier, tandis que les éléments en compression (arbalétriers, poinçons) sont en fonte ou en bois. Brevet de l'ingénieur français Polonceau de 1836. et éclairage zénithal.
Au no 16, remise pour les décors et loges, architecte Marc Spinnael, 1959, reprenant le même style que le no 12-14. Petite transformation de 1961. Construction partiellement attenante, de quatre niveaux, avec angle traité en arrondi, sous toit plat. Façade en briques avec éléments de béton. Rez-de-chaussée cimenté. Grandes fenêtres en bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade., à meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. en béton. Corniche débordante en béton.
Sources
Archives
ACWSP/Urb. 181 (1937), 379 (1957), 405 (1959), 330 (1961), 229 (1994).