Région de Bruxelles-Capitale
Typologie(s)
hôtel
Intervenant(s)
Michel POLAK – architecte – 1927-1928
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Art Déco
Beaux-Arts
Inventaire(s)
- Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
- Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Saint-Josse-ten-Noode (DMS-DML - 1994-1997)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
Recherches et rédaction
1993-1995
id
Urban : 10610
Description
Immeuble de style Art DécoPériode : 1920-1940
Le style Art Déco émerge au lendemain de la Première Guerre mondiale et
s’inscrit dans le prolongement de la tendance géométrique de l’Art nouveau. Il
tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels
modernes, tenue à Paris en 1925.
Ses principales caractéristiques se traduisent par la géométrisation des lignes
et des volumes, la sobriété et la symétrie tout en conservant un goût prononcé
pour l’ornementation dont les formes tendent, elles aussi, à une géométrisation.
Les sources d’inspiration de cette ornementation sont puisées dans les
traditions artistiques exotiques ou anciennes (Orient, Afrique, arts
précolombiens, égyptien, antiquité gréco-romaine). L’intégration de motifs
végétaux d’inspiration africaine illustre l’impact stylistique de la période
coloniale sur l’architecture bruxelloise.
L’Art Déco manifeste un grand intérêt pour les matériaux de parement
traditionnels (brique et enduit) disparates qui offrent une diversité de
couleur ou de textures. Il marque une prédilection pour le béton armé dont la
plasticité permet de réaliser des formes sculpturales et des volumes imposants,
caractéristiques de ce style, et de concevoir de vastes espaces intérieurs
dégagés, idéaux pour les halls d’entrée monumentaux et les salles de spectacle.
Le goût pour la couleur s’exprime aussi parfois dans les châssis ou les
éléments métalliques. C’est une architecture qui privilégie également l’usage
de grandes baies vitrées (prenant parfois la forme de bow-windows) et les
toitures plates (comprenant parfois un dôme stylisé).
En plan, les espaces intérieurs des habitations sont davantage différenciés
(séjour, salle à manger, chambres) tandis que l’escalier se déplace parfois au
centre ou l’avant de l’habitation de manière à libérer la façade arrière et le
contact avec le jardin. De nouveaux lieux de confort sont intégrés (salle de
bain, WC, cuisine, dispositif d’entrée fonctionnel). Les matériaux raffinés
comme le marbre, la marbrite, le granito, les mosaïques, les verres colorés
sont prisés.
À Bruxelles comme ailleurs, l’esthétique Art Déco s’adapte parfaitement aux
exigences de décorum et de confort des bâtiments dédiés aux loisirs et au luxe
(hôtels, cinémas, grands magasins, théâtres) ainsi qu’à celles des immeubles à
appartements de haut standing, dont la construction stimulée par la loi de 1924
sur la copropriété s’inspire des modèles parisiens. Si dans un premier temps le
mouvement repose sur l’élitisme, il devient rapidement un succès populaire, au
point de devenir une architecture courante.
Dans les années 1930, l’Art Déco évolue en intégrant
de manière décorative des éléments du modernisme et notamment de l’architecture
navale (mâts de pavillon, hublots, formes aérodynamiques) (voir style paquebot). construit en 1927-1928 par l'arch. Michel POLAK.
Façade en pierre de France rehaussée d'éléments de pierre bleue comptant six travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. et neuf niveaux, dont un entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée. et un étage attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. pl. Rogier, et trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. r. St-Lazare.
Les quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrales donnant sur la place sont en encorbellementUne partie d'élévation est dite en encorbellement lorsqu'elle s’avance en surplomb. du 1er au 5e étage et scandées par des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. cannelésLes cannelures sont des canaux longs, parallèles et en répétition, ornant des pilastres ou des colonnes.. Elles reposent sur cinq consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. monumentales situées au niveau de l'entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée.. Entre les parties supérieures des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. s'insèrent les ferronneriesÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. Art DécoPériode : 1920-1940 Le style Art Déco émerge au lendemain de la Première Guerre mondiale et s’inscrit dans le prolongement de la tendance géométrique de l’Art nouveau. Il tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, tenue à Paris en 1925. Ses principales caractéristiques se traduisent par la géométrisation des lignes et des volumes, la sobriété et la symétrie tout en conservant un goût prononcé pour l’ornementation dont les formes tendent, elles aussi, à une géométrisation. Les sources d’inspiration de cette ornementation sont puisées dans les traditions artistiques exotiques ou anciennes (Orient, Afrique, arts précolombiens, égyptien, antiquité gréco-romaine). L’intégration de motifs végétaux d’inspiration africaine illustre l’impact stylistique de la période coloniale sur l’architecture bruxelloise. L’Art Déco manifeste un grand intérêt pour les matériaux de parement traditionnels (brique et enduit) disparates qui offrent une diversité de couleur ou de textures. Il marque une prédilection pour le béton armé dont la plasticité permet de réaliser des formes sculpturales et des volumes imposants, caractéristiques de ce style, et de concevoir de vastes espaces intérieurs dégagés, idéaux pour les halls d’entrée monumentaux et les salles de spectacle. Le goût pour la couleur s’exprime aussi parfois dans les châssis ou les éléments métalliques. C’est une architecture qui privilégie également l’usage de grandes baies vitrées (prenant parfois la forme de bow-windows) et les toitures plates (comprenant parfois un dôme stylisé). En plan, les espaces intérieurs des habitations sont davantage différenciés (séjour, salle à manger, chambres) tandis que l’escalier se déplace parfois au centre ou l’avant de l’habitation de manière à libérer la façade arrière et le contact avec le jardin. De nouveaux lieux de confort sont intégrés (salle de bain, WC, cuisine, dispositif d’entrée fonctionnel). Les matériaux raffinés comme le marbre, la marbrite, le granito, les mosaïques, les verres colorés sont prisés. À Bruxelles comme ailleurs, l’esthétique Art Déco s’adapte parfaitement aux exigences de décorum et de confort des bâtiments dédiés aux loisirs et au luxe (hôtels, cinémas, grands magasins, théâtres) ainsi qu’à celles des immeubles à appartements de haut standing, dont la construction stimulée par la loi de 1924 sur la copropriété s’inspire des modèles parisiens. Si dans un premier temps le mouvement repose sur l’élitisme, il devient rapidement un succès populaire, au point de devenir une architecture courante. Dans les années 1930, l’Art Déco évolue en intégrant de manière décorative des éléments du modernisme et notamment de l’architecture navale (mâts de pavillon, hublots, formes aérodynamiques) (voir style paquebot). des garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... protégeant les étroites terrasses précédant les fenêtres du 6e étage. Située sous une large cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. ornée de rais-de-cœur, ce niveau, dont les trumeauxPan de mur compris entre deux travées ou entre deux baies d'un même niveau. sont ornés de motifs floraux stylisés en relief, joueLe terme joues désigne les petits côtés d’un balcon, entièrement en pierre ou en maçonnerie. en quelque sorte le rôle de friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. d'entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rect., larges aux étages en encorbellementUne partie d'élévation est dite en encorbellement lorsqu'elle s’avance en surplomb., plus étroites ailleurs, précédées de garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux., sauf à l'entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée. et à l'étage-attique. R.d.ch. moderne en pierre blanche.
La façade latérale de l'hôtel, r. St-Lazare, intègre les façades de quatre immeubles, dont un à l'angle de la r. Gineste. Les trois 1ers exhaussés de deux étages attiques, comptent chacun quatre niveaux. Leurs travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sont respectivement au nombre de deux, trois et quatre. Les façades en pierre de France sont percées de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rect., simples ou jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux..

Le 3e, de style Beaux-ArtsPériode : 1905-1930 L’architecture Beaux-Arts est un style architectural académique et international dont les principales orientations proviennent de la très influente école des Beaux-Arts de Paris créée au XIXe siècle. À Bruxelles, il se développe dès 1905 et s’inscrit dans le prolongement de l’éclectisme et dans cette tendance à revenir aux grands « styles Louis » français du XVIIIe siècle – Louis XIV, rococo (Louis XV) et néoclassique (Louis XVI) –, et ce sous l’influence de l’Exposition universelle de Paris en 1900. Ce goût pour l’académisme français se développe à Bruxelles au travers, dans un premier temps, d’importantes réalisations confiées par le roi Léopold II à l’architecte Charles Girault qu’il rencontre à Paris lors de l’Exposition : les agrandissements du Palais de Laeken, la construction du musée de Tervueren, de l’arcade du Cinquantenaire, de la galerie-promenoir sur la digue d’Ostende. Ce retour aux grands styles français marque ensuite de nombreux quartiers résidentiels bruxellois. Le style Beaux-Arts trouve en effet ses meilleures expressions dans les hôtels de maître, les maisons bourgeoises, de luxueux immeubles à appartements mais aussi et surtout dans des édifices semi-publics de prestige (hôtels, banques, sièges de société) auxquels il donne un air respectable inspirant confiance. Il se caractérise par des façades en (simili-)pierre blanche et/ou en briques rouges ou orangées, décorées d’éléments empruntés aux styles français du XVIIIe siècle (guirlandes végétales, festons, mascarons, garde-corps et portes en fer forgé). C’est une architecture qui se distingue par le goût du monumental que concrétisent l’emploi massif de la pierre de France et l’accentuation des travées d’angle et d’entrée, souvent traitées en rotonde couverte d’une coupole. Le plan des traditionnelles trois pièces en enfilade qui marque les résidences du XIXe et du début du XXe siècle est revu de manière à laisser la lumière pénétrer davantage par l’utilisation de lanterneaux en toiture, des plafonds relativement bas, la souplesse des circulations., présente des bow-windowsDe l’anglais bow (arc dans le sens d’arqué, courbé) et window (fenêtre). Le bow-window apparaît avec l’Art nouveau. Il s’agit d’un élément en surplomb qui s’intègre par son plan cintré à la façade. Il se différencie de la logette, d’ordinaire de plan rectangulaire et qui paraît appliquée sur la façade. Le bow-window peut occuper plusieurs niveaux. alternativement sur un ou deux étages. Fenêtres précédées de garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. ou d'une balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. en pierre pour celle surmontant l'entrée en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale. (act. condamnée). AllègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. ornées de panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris., de modillonsÉléments décoratifs de forme quelconque, répétés sous une corniche. et de denticulesLes gouttes et denticules sont des éléments répétés sur les moulurations ou décorations. La goutte est tronconique. Elle se distingue du denticule qui est en forme de petit cube.. CornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. à denticulesLes gouttes et denticules sont des éléments répétés sur les moulurations ou décorations. La goutte est tronconique. Elle se distingue du denticule qui est en forme de petit cube. et mutulesModillons de l’ordre dorique. Éléments décoratifs en forme de dé assez plat, répétés sous une corniche.. FriseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. d'entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. ornée de triglyphesLes glyphes sont des canaux relativement courts, parallèles et en répétition, ornant d’ordinaire les frises d’entablement ou les consoles. Groupés par deux, ils se nomment diglyphe, par trois triglyphe et polyglyphe si plus nombreux.. R.d.ch. à refendsLe refend est un canal dans un parement, accusant ou simulant le tracé de joints d'un appareil à bossages. percé de larges baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. vitrées. PiédroitsLes piédroits sont les éléments verticaux latéraux de l’encadrement d’une baie, portant son couvrement. décorés de volutesOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc., de fleurs et de feuillages.
À l'angle de la r. Gineste, immeuble, également de style Beaux-ArtsPériode : 1905-1930 L’architecture Beaux-Arts est un style architectural académique et international dont les principales orientations proviennent de la très influente école des Beaux-Arts de Paris créée au XIXe siècle. À Bruxelles, il se développe dès 1905 et s’inscrit dans le prolongement de l’éclectisme et dans cette tendance à revenir aux grands « styles Louis » français du XVIIIe siècle – Louis XIV, rococo (Louis XV) et néoclassique (Louis XVI) –, et ce sous l’influence de l’Exposition universelle de Paris en 1900. Ce goût pour l’académisme français se développe à Bruxelles au travers, dans un premier temps, d’importantes réalisations confiées par le roi Léopold II à l’architecte Charles Girault qu’il rencontre à Paris lors de l’Exposition : les agrandissements du Palais de Laeken, la construction du musée de Tervueren, de l’arcade du Cinquantenaire, de la galerie-promenoir sur la digue d’Ostende. Ce retour aux grands styles français marque ensuite de nombreux quartiers résidentiels bruxellois. Le style Beaux-Arts trouve en effet ses meilleures expressions dans les hôtels de maître, les maisons bourgeoises, de luxueux immeubles à appartements mais aussi et surtout dans des édifices semi-publics de prestige (hôtels, banques, sièges de société) auxquels il donne un air respectable inspirant confiance. Il se caractérise par des façades en (simili-)pierre blanche et/ou en briques rouges ou orangées, décorées d’éléments empruntés aux styles français du XVIIIe siècle (guirlandes végétales, festons, mascarons, garde-corps et portes en fer forgé). C’est une architecture qui se distingue par le goût du monumental que concrétisent l’emploi massif de la pierre de France et l’accentuation des travées d’angle et d’entrée, souvent traitées en rotonde couverte d’une coupole. Le plan des traditionnelles trois pièces en enfilade qui marque les résidences du XIXe et du début du XXe siècle est revu de manière à laisser la lumière pénétrer davantage par l’utilisation de lanterneaux en toiture, des plafonds relativement bas, la souplesse des circulations., signé « ALBERT POOT/ARCHITECTE/1920 ». Six niveaux, dont un entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée., les étages supérieurs étant en encorbellementUne partie d'élévation est dite en encorbellement lorsqu'elle s’avance en surplomb.. Treize travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., dont trois r. Gineste et trois d'angle formant une tourellePetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles.. Façade en brique rehaussée d'éléments de pierre blanche sur socleMassif surélevant un support ou une statue. de pierre bleue. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale. ou en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. au r.d.ch., à l'entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée. et au dern. étage, rect. partout ailleurs. Les travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrales - une r. Gineste et deux r. St-Lazare - sont marquées par des orielsLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. sur trois étages, à colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. de pierre de France au 1er à colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. de fer aux 2e et 3e. Les orielsLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. de la r. St-Lazare sont surmontés d'une loggiaPetite pièce dans-œuvre, largement ouverte sur l’extérieur par une ou plusieurs larges baies non closes par des menuiseries. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale.. L'entrée principale (aujourd'hui condamnée) est située à la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d'angle. Elle est accostée de deux baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. latérales vitrées dont les arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. sont soutenus par des courtes colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. galbées ornées de fleurs et de feuilles. Des colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. semblables supportent les arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. des trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de la r. Gineste. CornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. arquée par endroits. Toiture percée de lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. et d'œils-de-bœufPetite lucarne à fenêtre circulaire ou ovale, d'ordinaire en zinc..
En 1987-1988, l'intérieur de l'hôtel a été entièrement refait, ne conservant rien de son aspect d'origine.
Façade en pierre de France rehaussée d'éléments de pierre bleue comptant six travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. et neuf niveaux, dont un entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée. et un étage attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. pl. Rogier, et trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. r. St-Lazare.
Les quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrales donnant sur la place sont en encorbellementUne partie d'élévation est dite en encorbellement lorsqu'elle s’avance en surplomb. du 1er au 5e étage et scandées par des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. cannelésLes cannelures sont des canaux longs, parallèles et en répétition, ornant des pilastres ou des colonnes.. Elles reposent sur cinq consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. monumentales situées au niveau de l'entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée.. Entre les parties supérieures des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. s'insèrent les ferronneriesÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. Art DécoPériode : 1920-1940 Le style Art Déco émerge au lendemain de la Première Guerre mondiale et s’inscrit dans le prolongement de la tendance géométrique de l’Art nouveau. Il tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, tenue à Paris en 1925. Ses principales caractéristiques se traduisent par la géométrisation des lignes et des volumes, la sobriété et la symétrie tout en conservant un goût prononcé pour l’ornementation dont les formes tendent, elles aussi, à une géométrisation. Les sources d’inspiration de cette ornementation sont puisées dans les traditions artistiques exotiques ou anciennes (Orient, Afrique, arts précolombiens, égyptien, antiquité gréco-romaine). L’intégration de motifs végétaux d’inspiration africaine illustre l’impact stylistique de la période coloniale sur l’architecture bruxelloise. L’Art Déco manifeste un grand intérêt pour les matériaux de parement traditionnels (brique et enduit) disparates qui offrent une diversité de couleur ou de textures. Il marque une prédilection pour le béton armé dont la plasticité permet de réaliser des formes sculpturales et des volumes imposants, caractéristiques de ce style, et de concevoir de vastes espaces intérieurs dégagés, idéaux pour les halls d’entrée monumentaux et les salles de spectacle. Le goût pour la couleur s’exprime aussi parfois dans les châssis ou les éléments métalliques. C’est une architecture qui privilégie également l’usage de grandes baies vitrées (prenant parfois la forme de bow-windows) et les toitures plates (comprenant parfois un dôme stylisé). En plan, les espaces intérieurs des habitations sont davantage différenciés (séjour, salle à manger, chambres) tandis que l’escalier se déplace parfois au centre ou l’avant de l’habitation de manière à libérer la façade arrière et le contact avec le jardin. De nouveaux lieux de confort sont intégrés (salle de bain, WC, cuisine, dispositif d’entrée fonctionnel). Les matériaux raffinés comme le marbre, la marbrite, le granito, les mosaïques, les verres colorés sont prisés. À Bruxelles comme ailleurs, l’esthétique Art Déco s’adapte parfaitement aux exigences de décorum et de confort des bâtiments dédiés aux loisirs et au luxe (hôtels, cinémas, grands magasins, théâtres) ainsi qu’à celles des immeubles à appartements de haut standing, dont la construction stimulée par la loi de 1924 sur la copropriété s’inspire des modèles parisiens. Si dans un premier temps le mouvement repose sur l’élitisme, il devient rapidement un succès populaire, au point de devenir une architecture courante. Dans les années 1930, l’Art Déco évolue en intégrant de manière décorative des éléments du modernisme et notamment de l’architecture navale (mâts de pavillon, hublots, formes aérodynamiques) (voir style paquebot). des garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... protégeant les étroites terrasses précédant les fenêtres du 6e étage. Située sous une large cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. ornée de rais-de-cœur, ce niveau, dont les trumeauxPan de mur compris entre deux travées ou entre deux baies d'un même niveau. sont ornés de motifs floraux stylisés en relief, joueLe terme joues désigne les petits côtés d’un balcon, entièrement en pierre ou en maçonnerie. en quelque sorte le rôle de friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. d'entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rect., larges aux étages en encorbellementUne partie d'élévation est dite en encorbellement lorsqu'elle s’avance en surplomb., plus étroites ailleurs, précédées de garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux., sauf à l'entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée. et à l'étage-attique. R.d.ch. moderne en pierre blanche.
La façade latérale de l'hôtel, r. St-Lazare, intègre les façades de quatre immeubles, dont un à l'angle de la r. Gineste. Les trois 1ers exhaussés de deux étages attiques, comptent chacun quatre niveaux. Leurs travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sont respectivement au nombre de deux, trois et quatre. Les façades en pierre de France sont percées de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rect., simples ou jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux..
Le 3e, de style Beaux-ArtsPériode : 1905-1930 L’architecture Beaux-Arts est un style architectural académique et international dont les principales orientations proviennent de la très influente école des Beaux-Arts de Paris créée au XIXe siècle. À Bruxelles, il se développe dès 1905 et s’inscrit dans le prolongement de l’éclectisme et dans cette tendance à revenir aux grands « styles Louis » français du XVIIIe siècle – Louis XIV, rococo (Louis XV) et néoclassique (Louis XVI) –, et ce sous l’influence de l’Exposition universelle de Paris en 1900. Ce goût pour l’académisme français se développe à Bruxelles au travers, dans un premier temps, d’importantes réalisations confiées par le roi Léopold II à l’architecte Charles Girault qu’il rencontre à Paris lors de l’Exposition : les agrandissements du Palais de Laeken, la construction du musée de Tervueren, de l’arcade du Cinquantenaire, de la galerie-promenoir sur la digue d’Ostende. Ce retour aux grands styles français marque ensuite de nombreux quartiers résidentiels bruxellois. Le style Beaux-Arts trouve en effet ses meilleures expressions dans les hôtels de maître, les maisons bourgeoises, de luxueux immeubles à appartements mais aussi et surtout dans des édifices semi-publics de prestige (hôtels, banques, sièges de société) auxquels il donne un air respectable inspirant confiance. Il se caractérise par des façades en (simili-)pierre blanche et/ou en briques rouges ou orangées, décorées d’éléments empruntés aux styles français du XVIIIe siècle (guirlandes végétales, festons, mascarons, garde-corps et portes en fer forgé). C’est une architecture qui se distingue par le goût du monumental que concrétisent l’emploi massif de la pierre de France et l’accentuation des travées d’angle et d’entrée, souvent traitées en rotonde couverte d’une coupole. Le plan des traditionnelles trois pièces en enfilade qui marque les résidences du XIXe et du début du XXe siècle est revu de manière à laisser la lumière pénétrer davantage par l’utilisation de lanterneaux en toiture, des plafonds relativement bas, la souplesse des circulations., présente des bow-windowsDe l’anglais bow (arc dans le sens d’arqué, courbé) et window (fenêtre). Le bow-window apparaît avec l’Art nouveau. Il s’agit d’un élément en surplomb qui s’intègre par son plan cintré à la façade. Il se différencie de la logette, d’ordinaire de plan rectangulaire et qui paraît appliquée sur la façade. Le bow-window peut occuper plusieurs niveaux. alternativement sur un ou deux étages. Fenêtres précédées de garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. ou d'une balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. en pierre pour celle surmontant l'entrée en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale. (act. condamnée). AllègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. ornées de panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris., de modillonsÉléments décoratifs de forme quelconque, répétés sous une corniche. et de denticulesLes gouttes et denticules sont des éléments répétés sur les moulurations ou décorations. La goutte est tronconique. Elle se distingue du denticule qui est en forme de petit cube.. CornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. à denticulesLes gouttes et denticules sont des éléments répétés sur les moulurations ou décorations. La goutte est tronconique. Elle se distingue du denticule qui est en forme de petit cube. et mutulesModillons de l’ordre dorique. Éléments décoratifs en forme de dé assez plat, répétés sous une corniche.. FriseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. d'entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. ornée de triglyphesLes glyphes sont des canaux relativement courts, parallèles et en répétition, ornant d’ordinaire les frises d’entablement ou les consoles. Groupés par deux, ils se nomment diglyphe, par trois triglyphe et polyglyphe si plus nombreux.. R.d.ch. à refendsLe refend est un canal dans un parement, accusant ou simulant le tracé de joints d'un appareil à bossages. percé de larges baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. vitrées. PiédroitsLes piédroits sont les éléments verticaux latéraux de l’encadrement d’une baie, portant son couvrement. décorés de volutesOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc., de fleurs et de feuillages.
À l'angle de la r. Gineste, immeuble, également de style Beaux-ArtsPériode : 1905-1930 L’architecture Beaux-Arts est un style architectural académique et international dont les principales orientations proviennent de la très influente école des Beaux-Arts de Paris créée au XIXe siècle. À Bruxelles, il se développe dès 1905 et s’inscrit dans le prolongement de l’éclectisme et dans cette tendance à revenir aux grands « styles Louis » français du XVIIIe siècle – Louis XIV, rococo (Louis XV) et néoclassique (Louis XVI) –, et ce sous l’influence de l’Exposition universelle de Paris en 1900. Ce goût pour l’académisme français se développe à Bruxelles au travers, dans un premier temps, d’importantes réalisations confiées par le roi Léopold II à l’architecte Charles Girault qu’il rencontre à Paris lors de l’Exposition : les agrandissements du Palais de Laeken, la construction du musée de Tervueren, de l’arcade du Cinquantenaire, de la galerie-promenoir sur la digue d’Ostende. Ce retour aux grands styles français marque ensuite de nombreux quartiers résidentiels bruxellois. Le style Beaux-Arts trouve en effet ses meilleures expressions dans les hôtels de maître, les maisons bourgeoises, de luxueux immeubles à appartements mais aussi et surtout dans des édifices semi-publics de prestige (hôtels, banques, sièges de société) auxquels il donne un air respectable inspirant confiance. Il se caractérise par des façades en (simili-)pierre blanche et/ou en briques rouges ou orangées, décorées d’éléments empruntés aux styles français du XVIIIe siècle (guirlandes végétales, festons, mascarons, garde-corps et portes en fer forgé). C’est une architecture qui se distingue par le goût du monumental que concrétisent l’emploi massif de la pierre de France et l’accentuation des travées d’angle et d’entrée, souvent traitées en rotonde couverte d’une coupole. Le plan des traditionnelles trois pièces en enfilade qui marque les résidences du XIXe et du début du XXe siècle est revu de manière à laisser la lumière pénétrer davantage par l’utilisation de lanterneaux en toiture, des plafonds relativement bas, la souplesse des circulations., signé « ALBERT POOT/ARCHITECTE/1920 ». Six niveaux, dont un entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée., les étages supérieurs étant en encorbellementUne partie d'élévation est dite en encorbellement lorsqu'elle s’avance en surplomb.. Treize travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., dont trois r. Gineste et trois d'angle formant une tourellePetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles.. Façade en brique rehaussée d'éléments de pierre blanche sur socleMassif surélevant un support ou une statue. de pierre bleue. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale. ou en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. au r.d.ch., à l'entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée. et au dern. étage, rect. partout ailleurs. Les travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrales - une r. Gineste et deux r. St-Lazare - sont marquées par des orielsLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. sur trois étages, à colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. de pierre de France au 1er à colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. de fer aux 2e et 3e. Les orielsLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. de la r. St-Lazare sont surmontés d'une loggiaPetite pièce dans-œuvre, largement ouverte sur l’extérieur par une ou plusieurs larges baies non closes par des menuiseries. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale.. L'entrée principale (aujourd'hui condamnée) est située à la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d'angle. Elle est accostée de deux baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. latérales vitrées dont les arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. sont soutenus par des courtes colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. galbées ornées de fleurs et de feuilles. Des colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. semblables supportent les arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. des trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de la r. Gineste. CornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. arquée par endroits. Toiture percée de lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. et d'œils-de-bœufPetite lucarne à fenêtre circulaire ou ovale, d'ordinaire en zinc..
En 1987-1988, l'intérieur de l'hôtel a été entièrement refait, ne conservant rien de son aspect d'origine.
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