Cette avenue relie, dans le prolongement de l'avenue A. Buyl, le square du Solbosch à la place Marie-José. Les avenues de l'Orée, Guillaume Gilbert, des Phalènes, du Général Dossin de Saint-Georges, des Scarabées et Georges Bergmann y aboutissent ou y débutent.

Tout comme les avenues A. Buyl, du Derby et de la Forêt, l'avenue du Pesage est créée dans le cadre de l'élargissement, du redressement et de la prolongation d'anciens chemins (chemins nos28 et 43 et sentier n°52) jusqu'à la chaussée de La Hulpe, approuvé par arrêté royal le 22.10.1885. L'élargissement d'anciens chemins en avenues a pour objectif de rendre possible l'établissement de la ligne de tramway à vapeur entre Ixelles et Boondael, reliant l'ancienne place Sainte-Croix à l'angle des actuelles avenue du Derby et Air Marshal Coningham, puis au-delà, jusqu'à l'hippodrome de Boitsfort (Uccle, 1875).
L'avenue du Pesage et ses voisines sont ensuite élargies à plusieurs reprises (arrêtés royaux des 09.07.1888 et 19.09.1892). Enfin, l'avenue est intégrée aux plans d'aménagement du quartier de Boondael qui ont été successivement tracés au cours du début du XXe siècle (arrêtés royaux des 08.11.1907, 09.04.1908, 05.09.1930, 19.06.1931, 02.11.1937).

Avenue du Pesage 13-13a, élévation, ACI/Urb. 250-13 (1935).

À l'instar de voiries voisines (avenues des Courses, du Derby et de l'Hippodrome), le nom de l'avenue du Pesage s'inspire de la thématique du champ de courses de Boitsfort. Le pesage est le lieu où l'on pèse les jockeys et leur selle avant la course. Ouvert au public, ce lieu devenu mondain permet de voir les concurrents de près.

Avenue du Pesage 62 (photo 2014).

L'avenue se bâtit à partir des années 1890 de quelques maisons de style éclectique (voir nos57 et 122 à 130), principalement aux abords du square du Solbosch et de la place Marie-José. Le bâti est ensuite complété, durant les années 1920 et 1930, d'immeubles de style Art Déco (voir le n°118-120) et parfois moderniste, comme les immeubles dus à l'architecte Charles Van Nueten, aux nos13-13a (1935) et 21 (1934), malheureusement fortement transformés depuis. Mais, à l'instar des autres voiries du quartier, c'est surtout durant les années 1950 et 1960 que l'avenue verra s'achever son urbanisation avec des immeubles à appartements tels que le n°62 de style moderniste (architecte G. Pepermans, 1956) dont les châssis ont malheureusement été remplacés, ou le n°40 (voir ce numéro).
Le bâti de l'avenue est précédé d'une zone de non-bâtisse, parfois aménagée en jardinet clos, parfois en rampe et allée d'accès.

Avenue du Pesage 62, élévation, ACI/Urb. 250-62 (1956).


Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives
ACI/TP Historique des rues (1925).
ACI/TP 4, 93, 132, 250: Quartier Boondael.
ACI/Urb. 13-13a: 250-13; 21: 250-21; 62: 250-62.

Ouvrages
BOVY, Ph., Boondael (1), Commune d'Ixelles, Bruxelles, 2003 (À la découverte de l'histoire d'Ixelles, 10).
DOSOGNE, D., Formation et évolution de deux quartiers résidentiels du Sud-est de Bruxelles: le quartier du Solbosch et le quartier de Boondael, mémoire de fin de licence spéciale en Urbanisme et Aménagement du territoire, ULB, 1994.
Ixelles, Ensembles urbanistiques et architecturaux remarquables, ERU, Bruxelles, 1990, pp. 131-137.
HAINAUT, M., BOVY, Ph., Solbosch, Commune d'Ixelles, Bruxelles, 2000 (À la découverte de l'histoire d'Ixelles, 8).

Périodiques
13-13a
: «Une construction harmonieuse de l'architecte bruxellois Ch. Van Nueten», Bâtir, 46, 1936, s.p.