Typologie(s)

établissement scolaire

Intervenant(s)

Raoul J. BRUNSWYCKarchitecte1968

Odon WATHELETarchitecte1968

Styles

Modernisme

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Paysager
  • Social
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2018

id

Urban : 38507
voir plus

Description

Complexe scolaire moderniste, architectes Raoul Brunswyck et Odon Wathelet, 1968.

Historique
In 1956, le terrain, de près d’un hectare, est légué par une dame fortunée à l’Association des écoles libres de Bruxelles, dans le but d’y ériger une école chrétienne. C’est un collège de Jésuites néerlandophone, fondé en 1966, qui s’y installera. Les travaux de construction débutent le 05.03.1968 et le collège ouvre déjà ses portes à une première année d’humanités en septembre de la même année. L’école est officiellement inaugurée le 14.06.1969, alors que seul le tout premier tronçon de l’avenue est aménagé. Le complexe, composé de quatre corps, se construit progressivement jusqu’en 1971. Il comprend alors un bâtiment à front de rue, abritant piscine et salle de sport, relié par un corps coudé plus bas à deux autres à usage de classes, imbriqués à un de leurs angles: l’un à l’ouest, longé par le sentier du Cocker, l’autre au sud.

En 1987 est implantée une nouvelle aile de trois niveaux dans le prolongement du corps de classes sud (architecte Jos Beutels, bureau Studio Twee). Entre 2003 et 2005, un nouveau corps de classes vient se loger dans l’angle ouest formé par les deux corps initiaux. Enfin, en 2009-2010, un auditoire de 220 places est érigé côté avenue, à l’angle du sentier du Cocker (architectes P. Vidts et J. Mooens). De plan en éventail et parementé de panneaux de béton anthracite, il est inauguré en avril 2011. En 2017, les façades du complexe ont fait l’objet d’une rénovation, avec rhabillage des deux corps de classes originels.

Description
Bâtiments à ossature de béton formant quadrillage apparent en façade.

À front d’avenue, bâtiment de deux niveaux, le premier, semi-enterré côté cour, accueillant une piscine, le second, haut, à usage de salle de sport. Façades côté avenue et les latérales, aveuglesUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre., à parementRevêtement de la face extérieure d’un mur. de briques claires. Longues façades rythmées de piliersSupport vertical de plan carré., avec remplissage de Kalwall à l’origine, un système de panneaux-sandwichs translucides en fibre de verre sur structure en aluminium. Côté avenue, bâtiment devancé à gauche par un corps bas à façade aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre. en briques rouges.
Salle de sport à murs parementés d’un quadrillage de briques rouges et de briques orange perforées anti-bruit.

Corps coudé de deux niveaux, à façades de briques rouges. Façade à rue sur plan en angle obtus, percée de la large entrée à droite, devancée d’un escalier. Façade nord-ouest à premier niveau semi-enterré. Façade sud-est devancée par une ample terrasse sur portiques de béton, à parapetUn parapet en maçonnerie est un muret servant de garde-corps. à relief. Elle forme préau au rez-de-chaussée. HuisserieMenuiseries qui s’ouvrent et se ferment, c’est-à-dire les portes et les fenêtres. Par extension, le terme désigne également les fenêtres à châssis dormants. de bois conservée; châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. à ouvrants pivotant horizontalement sur un axe central.
À l’intérieur, bureaux et cafétéria.

Corps de classes initiaux de trois niveaux, culminant à des hauteurs différentes. Façades-pignons en briques rouges. Longues façades traitées en murs-rideaux, à panneaux-sandwichs à reliefs dans les tons verts et châssis en afzelia à l’origine.

À l’intérieur, cages d’escalier en béton apparent et murs de briques rouges.

Sources

Archives
AVB/TP 84556 (1968), 93977 (1987), 109767 (2000), 111230 (2002).

Ouvrages
VERHAEGHE, L., 8 x Mutsaard-Laken,
Gemeenschapscentrum Heembeek-Mutsaard, Bruxelles, 2006, pp. 66-73.