Typologie(s)

immeuble à appartements
salle de spectacle

Intervenant(s)

Jean-Jules EGGERICXarchitecte1936

Statut juridique

Classé depuis le 07 mai 1992

Styles

Modernisme

Inventaire(s)

  • Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
  • Le patrimoine monumental de la Belgique. Ixelles (DMS-DML - 2005-2015)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2011-2013

id

Urban : 21490
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Description

Immeuble à appartements de style moderniste, architecte Jean-Jules Eggericx, 1936.

Élévation de sept niveaux, le dernier ayant été agrandi d'une pièce supplémentaire en terrasse (1937). Façade traitée en décrochements successifs, percée de fenêtres en bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade.. Rez-de-chaussée paré de pierre blanches, les étages en briques brunes.
Au rez-de-chaussée, entrée cochère conduisant en intérieur d'îlot à un alignement de garages (côté mitoyen n°70) ainsi que, en fond de parcelle, à un petit théâtre que l'architecte Jean-Jules Eggerickx construit pour la danseuse et chorégraphe Akarova, de son vrai nom Marguerite Acaron (1904-1999).

Salle de la danseuse Akarova
Historique

Petit théâtre de style moderniste renvoyant à l'architecture de l'École d'AmsterdamArchitecture de l'École d’Amsterdam, dite également expressionnisme de brique (de 1913 à 1930 environ). Style architectural d’origine néerlandaise, caractérisé par des jeux de volumes et de brique foncée ou jaune de type « belvédère »., dessiné en 1936-1937 par l'architecte Jean-Jules Eggerickx à la demande de son ami Louis Lievens, époux et mécène d'Akarova, grande figure de la danse moderne. Le petit immeuble de l'avenue de l'Hippodrome n'est pas sans rappeler le théâtre qu'Eggericx réalise pour le Commissariat général de l'Exposition internationale de Bruxelles de 1935 (démoli). La salle fut agencée selon les propres conceptions chorégraphiques d'Akarova qui, jusqu'à la fermeture du théâtre en 1957, y donne de nombreuses prestations sur des musiques de Debussy, Fauré, de Falla, Florent Schmitt, etc. interrompues de récitations de textes par Maurice Carême, Blaise Cendrars, Géo Norge, etc. Akarova occupa les lieux jusqu'à sa mort en 1999.

Description
Sobre façade couverte d'un crépiLe crépi est un enduit non lissé de plâtre ou de mortier. Il est rugueux, ce qui le distingue des autres enduits. ocre, percée de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires distribuées de façon asymétrique; portes et châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. d'origine, de couleur verte et tête de nègre. Deux entrées, l'une réservée à l'habitation privée d'Akarova, la seconde plus large réservée au public du théâtre et signalée par l'inscription «Akarova!» en lettres noires et blanches.
Désaxé par rapport à l'entrée en raison de l'implantation particulière du bâtiment en fond de parcelle, plan de forme trapézoïdale achevé par un segment de cercle. Il comprend au rez-de-chaussée les installations scéniques (une salle de spectacle privée pouvant accueillir 150 places, la machinerie, les vestiaires, etc.) et, à l'étage, l'habitation personnelle de l'artiste.

Intérieur
Au rez-de-chaussée, studio à usage de salle de danse (les cours y étaient donnés par la danseuse) et de salle de spectacle. Plafond acoustique en forme de coque «directement héritée des recherches de l'époque en matière d'acoustique» (VAN LOO, A. (dir.), 1988, p. 374).
Fond de scène percé par la grande baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. vitrée en façade. Large de 7 mètres et profonde de 8 mètres, la scène se prolonge vers le public par un proscenium augmentant l'espace utilisé. Sol couvert d'un parquet en chêne teinté en noir, selon les souhaits d'Akarova. Plateau encadré de deux rampes lumineuses dont la forme évoque celle d'une colonne. Murs latéraux de la salle intégrant deux niches destinées à recevoir les éclairages. Mur du fond orné d'un grand miroir consacré aux cours de danse. Gorge lumineuse assurant la transition entre ce mur et le plafond de forme ovoïdale.

Classement (salle Akarova) 07.05.1992

Sources

Archives
ACI/Urb. 168-72-74.
Archives d'Architecture moderne, fonds Akarova et Jean-Jules Eggericx.

Ouvrages
LOUIS, D., Akarova: essai de monographie. Le portrait et l'autoportrait dans son œuvre principalement à travers la danse, la sculpture, la peinture (mémoire de licence), Histoire de l'Art et Archéologie, section d'Art Contemporain, Université Libre de Bruxelles, Bruxelles, 1985.
VAN LOO, A. (dir.), Akarova: spectacle et avant-garde 1920-1950, Archives d'Architecture moderne, Bruxelles, 1988, pp. 369 et suivantes.

Périodiques
ROBERT, Y., «Procédure de classement: la salle de la danseuse Akarova», Les Nouvelles du Patrimoine, 41, 1991, pp. 28-29.

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