Reliant la rue de la Caserne au boulevard du Midi, l’artère fut tracée sur des terrains appelés jadis «den Rosbempt» ou « pré-aux-chevaux», occupés par des prairies et des prés à blanchir.

À
l’exception d’une fabrique de coton et d’une imprimerie d’indienne, cette zone située dans l’angle compris entre la rue d’Anderlecht et le boulevard du Midi fut la dernière du pentagone à être urbanisée. Son aménagement débuta en 1854 par le prolongement de la rue de la Caserne jusqu’au boulevard du Midi, se poursuivit en 1861-1864 par la création des rues d’Artois, Bodeghem et des Foulons, suivie par celle des rues du Vautour et de Cureghem et le prolongement des rues du Dam et de la Verdure, entre 1863 et 1866.

Le quartier fut construit d’habitations simples, de style néoclassique, autour d’un couvent néogothique et d’un dépôt de tramways. Les constructions de la rue d’Artois datent en majeure partie de 1860, à l’exception d’une série de maisons des années 1880 sur le côté pair. En subsistent des façades enduites de deux ou trois niveaux et de trois travées, sous bâtière, tels les nos 10 et 12 (1889), 14, 40-40A (1883), 42 (1884), 43, 45, 47, 56-58, 62-64 (1862). Certaines ont un nouveau parement, tels les nos 36, 38, 41, 51, 55. Sur le côté impair, couvent et église Saint-Antoine de Padoue.

Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives
AVB/TP 26163-26164 (vers 1835), 528 et 26217 (1854), 26244-26246, 26230, 1455 et 26156 (1861-1866), 6853 (1889), 6848 (1883), 6849 (1884), 16607 (1862).