Typologie(s)

maison d’habitation

Intervenant(s)

Statut juridique

Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024

Styles

Louis-Philippe

Inventaire(s)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2016

id

Urban : 32701
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Description

De style Louis-PhilippeDe 1840 à 1860. Le style Louis-Philippe est un style originaire de France, qui doit son nom au roi Louis-Philippe Ier, qui régna de 1830 à 1848. Il s'agit d'un style d'architecture et de décoration intérieure à vocation bourgeoise, qui peut être considéré comme un style de transition. Il s'inspire du néoclassicisme, mais revêt un caractère plus chaleureux et confortable. Il reprend également des éléments de styles antérieurs, tels que les styles renaissance et baroque, et annonce l'architecture historiciste et éclectique de la deuxième moitié du XIXe siècle. Les motifs décoratifs sont réinterprétés, parfois simplifiés et travaillés de manière plastique, parfois au contraire intégrés de manière imaginative et exubérante dans la conception. À Bruxelles, ce style s'est principalement développé entre les années 1840 et 1860, mais il a perduré jusqu'en 1880 environ. Il se caractérise par des encadrements de fenêtres profilés ou des bandeaux de fenêtres continus aux angles arrondis, des clés ornées de mascarons et/ou de festons, des consoles ouvragées (volutes) et des allèges ajourées. Cette période est également connue pour l'utilisation croissante de la fonte, notamment pour les garde-corps des balcons et autres éléments décoratifs de la façade. à l’origine, maison en double corpsUn bâtiment est dit en double corps lorsqu'il présente, au rez-de-chaussée, deux rangées de pièces séparées par un couloir axial. édifiée en 1847, de deux niveaux et quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous bâtièreToit à deux versants..

Autrefois, façade enduiteL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et peinte, à refendsLe refend est un canal dans un parement, accusant ou simulant le tracé de joints d'un appareil à bossages. au rez-de-chaussée, porte et fenêtres rectangulaires, encadrement à filets aux étages; balcon à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... ajouré sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. à voluteOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc. dans les deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrales et couronnement classique. Profondes transformations en 1929, avec adaptation de la façade en style Art DécoPériode : 1920-1940 Le style Art Déco émerge au lendemain de la Première Guerre mondiale et s’inscrit dans le prolongement de la tendance géométrique de l’Art nouveau. Il tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, tenue à Paris en 1925. Ses principales caractéristiques se traduisent par la géométrisation des lignes et des volumes, la sobriété et la symétrie tout en conservant un goût prononcé pour l’ornementation dont les formes tendent, elles aussi, à une géométrisation. Les sources d’inspiration de cette ornementation sont puisées dans les traditions artistiques exotiques ou anciennes (Orient, Afrique, arts précolombiens, égyptien, antiquité gréco-romaine). L’intégration de motifs végétaux d’inspiration africaine illustre l’impact stylistique de la période coloniale sur l’architecture bruxelloise. L’Art Déco manifeste un grand intérêt pour les matériaux de parement traditionnels (brique et enduit) disparates qui offrent une diversité de couleur ou de textures. Il marque une prédilection pour le béton armé dont la plasticité permet de réaliser des formes sculpturales et des volumes imposants, caractéristiques de ce style, et de concevoir de vastes espaces intérieurs dégagés, idéaux pour les halls d’entrée monumentaux et les salles de spectacle. Le goût pour la couleur s’exprime aussi parfois dans les châssis ou les éléments métalliques. C’est une architecture qui privilégie également l’usage de grandes baies vitrées (prenant parfois la forme de bow-windows) et les toitures plates (comprenant parfois un dôme stylisé). En plan, les espaces intérieurs des habitations sont davantage différenciés (séjour, salle à manger, chambres) tandis que l’escalier se déplace parfois au centre ou l’avant de l’habitation de manière à libérer la façade arrière et le contact avec le jardin. De nouveaux lieux de confort sont intégrés (salle de bain, WC, cuisine, dispositif d’entrée fonctionnel). Les matériaux raffinés comme le marbre, la marbrite, le granito, les mosaïques, les verres colorés sont prisés. À Bruxelles comme ailleurs, l’esthétique Art Déco s’adapte parfaitement aux exigences de décorum et de confort des bâtiments dédiés aux loisirs et au luxe (hôtels, cinémas, grands magasins, théâtres) ainsi qu’à celles des immeubles à appartements de haut standing, dont la construction stimulée par la loi de 1924 sur la copropriété s’inspire des modèles parisiens. Si dans un premier temps le mouvement repose sur l’élitisme, il devient rapidement un succès populaire, au point de devenir une architecture courante. Dans les années 1930, l’Art Déco évolue en intégrant de manière décorative des éléments du modernisme et notamment de l’architecture navale (mâts de pavillon, hublots, formes aérodynamiques) (voir style paquebot). et ajout de deux étages-attiques en retraits successifs. Cimentage lisse au-dessus du haut soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. revêtu de pierre bleue, interrompu par la porte surmontée d’un petit auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. et d’une baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. d’imposte en verre gravé; fenêtres inscrites dans des nichesUne niche est un renfoncement dans l’épaisseur d’un mur, qui reçoit parfois un élément décoratif. Elle peut présenter un couvrement et un plan variés, droits ou cintrés. Un élément logé dans une niche sera dit niché.; balcon renouvelé sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. à degrés au deuxième niveau; ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. caractéristique des ouvertures de cave, de la porte et de la grille du balcon.


Sources

Archives
AVB/TP 13877 (1847), 37054 (1929).