Typologie(s)
palais de justice et tribunaux divers
Intervenant(s)
Joseph POELAERT – architecte – 1862
Styles
Éclectisme
Inventaire(s)
- Inventaire du patrimoine d'ingénierie (2011)
- Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
- Inventaire du patrimoine monumental de la Belgique. Bruxelles Pentagone (1989-1993)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Scientifique L’intérêt scientifique est souvent reconnu dans le cas des sites naturels et des arbres. Dans le contexte d’un bien immobilier, il peut s’agir de la présence d’un élément (de construction) (matériau particulier, matériau expérimental, processus de construction ou composant) ou du témoin d’un espace spatio-structurel (urbanistique) dont la préservation devrait être envisagée à des fins de recherche scientifique. Dans le cas des sites et vestiges archéologiques, l’intérêt scientifique est reconnu en fonction du caractère exceptionnel des vestiges en termes d’ancienneté (par exemple la villa romaine de Jette), des conditions de conservation exceptionnelles (par exemple le site de l’ancien village d’Auderghem) ou de l’unicité des éléments (par exemple une charpente entièrement conservée) et constitue donc, à cet égard, une contribution scientifique exceptionnelle et de premier plan à la connaissance de notre passé urbain et préurbain.
- Technique Par intérêt technique d’un bien, on entend l’utilisation précoce d’un matériau ou d’une technique particulière (ingénierie) ; les bâtiments d’importance structurelle ou technologique ; une prouesse d’ingénierie ou une innovation technologique ; les témoignages de méthodes de construction obsolètes (archéologie industrielle). Dans certains cas, cet intérêt peut être lié à l’intérêt scientifique (par exemple des vestiges archéologiques).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2016
id
Urban : 30442
Description
Gigantesque édifice de style éclectique dessiné par l’architecte J. Poelaert en 1862 et construit de 1866 à 1883.
Situé sur un plateau surélevé, il domine de sa silhouette toute la partie sud de la ville et ferme la perspective de la rue de la Régence.
Façade principale vers la place Poelaert, façade latérale droite, à l’ouest, vers la rue des Minimes, façade latérale gauche, à l’est, vers la rue aux Laines, façade arrière, au sud, vers la rue de Wynants.
Le premier Palais de Justice de Bruxelles se trouvait près du Sablon, dans les vastes bâtiments de l’ancien couvent des Jésuites réaménagés en 1816-1820 sous la direction de l’architecte F. Verly. Un monumental portique à colonnadeRangée de colonnes et l'entablement qu'elles supportent. sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches., donnant sur la place de la Justice, abritait l’entrée principale (voir place de la Justice). Dès 1835 il fut question soit de l’agrandir, soit de le reconstruire ailleurs en plus grand. T.-F. Suys dessina en 1837 et en 1838 deux projets pour un nouveau palais, l’un au même emplacement, l’autre au quartier Léopold, nouvellement créé. En 1840, une autre implantation est envisagée au quartier Louise, tout récent. En 1847, l’architecte L. Spaak imagine un projet de reconstruction des bâtiments existants. Enfin, en 1858-1859, on arrête définitivement un nouvel emplacement, le «Galgenberg», lieu de pendaison de la Ville au Moyen Âge. En 1860, un concours internationalLe style international prône la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, du mur-rideau et des matériaux modernes comme le béton armé. Le terme style international est plutôt utilisé pour caractériser le modernisme d'après-guerre. est organisé pour le palais et ses abords, mais aucun des vingt-huit envois ne donnent satisfaction. Désigné comme architecte en 1861, J. Poelaert soumet, en 1862, un avant-projet qui nécessite l’acquisition d’un vaste terrain occupé, d’une part, par les jardins de l’Hôtel de Merode-Westerloo (voir rue aux Laines, n° 23) et, d’autre part, par une soixantaine d’immeubles du populeux quartier des Marolles. Disparaîtront de ce fait les rues d’Artifice, de la Fusée, de la Chèvre et de la Glacière, établies en 1642, de même que la rue des Sabots et une partie des rues de l’Éventail, du Faucon, des Minimes et aux Laines. L’arrêté d’expropriation fut pris en 1862 et les terrains acquis à partir de 1863-1864. Le chantier, entamé en 1866, fut repris après la mort de Poelaert par l’architecte J. Benoit et le palais inauguré en 1883. L’armée allemande en déroute y met le feu en 1944. En 1948, le dômeToit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart de cercle ou d'ovale. est reconstruit surélevé, sur les plans de l’architecte A. Storrer. Depuis 1976, la Régie des Bâtiments a entrepris une restauration complète commencée par les soubassementsPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. et les façades, elle se poursuit actuellement dans les parties supérieures.
![Place Poelaert. Palais de Justice. Vue aérienne vers la place Royale (photo [s.d.]).](/medias/500/buildings/10001081/10001081_0001_M01.jpg)
Le Palais de Justice abritait à l’origine les Cours d’Assises, d’Appel et de Cassation, les Tribunaux militaire, de Première Instance et de Commerce, le Conseil de Guerre, les Justices de Paix et de Police. Il serait le plus grand édifice construit au XIXe siècle en Europe. Le plan dessine un rectangle de 150 sur 160 m et couvre une superficie de 26000 m2 incluant huit cours intérieures. Le bâtiment est placé sur un podium entouré de terrasses, plans inclinés et escaliers qui rachètent la déclivité du terrain : la différence de niveau entre la place Poelaert et les rues aux Laines, de Wynants et des Minimes est respectivement de 4,80 m, 6 m et 11,10 m. L’élévation comporte trois niveaux partiellement en sous-sol, accessibles par les entrées latérales et deux étages accessibles par l’entrée principale. La partie centrale plus haute est couronnée par une tour-lanterne. Le programme, complexe, comprenait initialement vingt-sept salles d’audience, de réunion et de bibliothèque et deux cent quarante-cinq locaux reliés par des galeries. Selon une disposition hiérarchisée, les cours de justice les plus importantes se trouvent aux étages, autour de la salle des pas perdus et les instances de moindre importance au premier sous-sol.
Architecture monumentale et austère, il se veut l’expression symbolique du pouvoir législatif. Sa taille colossale écrase les quartiers environnants, en particulier celui des Marolles en contrebas. L’édifice constitue sans nul doute le sommet de l’architecture éclectique, d’inspiration classique avec emprunts à l’architecture assyro-babylonienne et égyptienne. Il s’écarte des normes classiques par la superposition des formes et des masses ainsi que par l’interpénétration des intérieurs et extérieurs. Sur les façades en pierre de France (principalement du Comblanchien), l’abondant emploi de la pierre bleue crée un jeu de couleur typique. Des structures métalliques sont mises en œuvre dans le couronnement de l’entrée principale, de la corniche et du dômeToit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart de cercle ou d'ovale.. Les façades symétriques, animées par des contrastes d’ombre et de lumière, sont chacune accentuées dans l’axe par un haut et monumental portique à frontispice et rythmées par les ressautsSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. des parties latérales et médiane. Horizontalement, elles se décomposent en trois registresAlignement horizontal de baies sur un pignon. : le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. à bossages, les étages recourant de préférence à l’ordre colossalUn pilastre, une colonne ou un autre support est dit colossal lorsqu’il s’élève sur plusieurs niveaux ou sur la plus grande partie de la hauteur du bâtiment. et le large entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. — architraveMoulure inférieure de l’entablement, située sous la frise., friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de métopesDans une frise d’entablement, surface nue ou ornementée qui alterne avec les triglyphes. et triglyphes et corniche sur mutulesModillons de l’ordre dorique. Éléments décoratifs en forme de dé assez plat, répétés sous une corniche. — surmonté d’une balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire.. L’élan vertical culmine dans le dômeToit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart de cercle ou d'ovale. élancé. Un lourd décor sculptural se greffe sur l’architecture ou la renforce, notamment un répertoire hétéroclite de moulures, frisesBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. d’acanthe, de méandres ou de palmettesOrnement symétrique dont la forme est proche de celle d’une palme. La palmette est parfois composée de feuilles d’acanthe., têtes de lion et mascaronsDécor sculpté figurant un visage humain ou un masque., trophéesDécor composé d’un regroupement d’objets divers, attributs d’un métier ou d’un art. Trophée de musique, de guerre, etc., flambeaux, fasces, symboles de la Justice, blasons et monogramme S.P.Q.B.
![Place Poelaert. Monument national de l'Infanterie Belge ; Palais de Justice (photo [s.d.]).](/medias/500/buildings/10001081/10001081_0001_M02.jpg)
En façade principale, portique d’entrée placé sur un podium à emmarchement et pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’angle en forte saillie. Porche colossalUn pilastre, une colonne ou un autre support est dit colossal lorsqu’il s’élève sur plusieurs niveaux ou sur la plus grande partie de la hauteur du bâtiment. sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire soutenu par des piliersSupport vertical de plan carré. massifs; en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement., balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. surmontée du buste de Minerve par J. Ducaju; à l’intérieur, colonnes corinthiennes jumelées supportant un entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. et des lions ailés par A.-F. Bouré. De part et d’autre, double colonnadeRangée de colonnes et l'entablement qu'elles supportent. de colonnes doriques cannelées sous entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. et balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement.. PavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’angle rythmés par des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. et surmontés par un étage-attique ; dans l’axe de chaque façade, une entrée sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire et une fenêtre accostée de colonnes ioniques; en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. de la façade principale, une fenêtre axiale monumentale à colonnes composites et pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire.
Dans les façades latérales, partie centrale en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. et travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d’angle accentuées; division en travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. marquée par des colonnes doriques et des colonnes engagées; fenêtres sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire. Avant-corps axial abritant l’entrée flanqué d’une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d’angle en saillie : entrée couronnée par un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire; aux étages, juxtaposition des trois ordres classiques; colonnes et pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. de flanquement sommés en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. de lions ailés par A. Fassin et A. Cattier. Dans le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. donnant sur la rue des Minimes, portail tripartite sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches..
En façade arrière, élévation similaire avec partie centrale en forte saillie; avant-corps plus simple doté de colonnes ioniques sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire; aux extrémités, travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. axiale accentuée par des colonnes et des frontonsCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches.; étages différenciés, le premier par des bossages, le deuxième par une ordonnance de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.. Ordre dorique dans la partie centrale, ionique dans les parties latérales; mur-bahut en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement.. Dans le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., portail similaire.
Tour-lanterne comprenant un stylobate, un tambourRelié à l’axe du moteur, cylindre rainuré sur lequel s’enroulent et se déroulent les câbles de traction de la cabine et du contrepoids. à deux niveaux et un dômeToit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart de cercle ou d'ovale., prévu initialement en forme de «ziggourat». Stylobate sur plan en croix avec ouvertures rectangulaires entre pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. jumelés. TambourRelié à l’axe du moteur, cylindre rainuré sur lequel s’enroulent et se déroulent les câbles de traction de la cabine et du contrepoids. de plan carré, sur base à gradins : au premier niveau, péristyle de colonnes ioniques cannelées encadrant des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., angles marqués par un pilastreÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. à colonnes engagées, entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.; deuxième niveau de plan circulaire, entouré de colonnes composites lisses sous entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.. Aux angles, quatre statues allégoriques en bronze assisesRang d’éléments de même hauteur posés de niveau dans une maçonnerie. L’assise désigne également la plate-forme d’un balcon ou d'une logette, portée d’ordinaire par des consoles et sur laquelle repose le garde-corps. sous un petit porche à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire et accompagnées de griffons en bronze : la Force par Th. Vinçotte, la Justice par A. Desenfans, la Loi par A. Dutrieux et la Clémence royale par A. de Tombay. BalustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement.. DômeToit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart de cercle ou d'ovale. en cuivre partiellement doré entouré d’une friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de têtes de lion à flambeaux et guirlandes; lanternonPetite construction de plan centré, située au faîte du toit. coiffé de la couronne royale.

À l’intérieur, architecture monumentale entre autres de la salle des pas perdus, des galeries, cages d’escalier et salles d’audience principales présentant des caractéristiques stylistiques et une décoration plastique similaires à celles de l’extérieur.
Portique conçu pour ménager des perspectives; galeries accessibles par des escaliers décorés des statues de Démosthène et Lycurge par A. Cattier et de Cicéron et Vulpien par A.-F. Bouré. Porte en bronze dessinée par l’architecte J. Van Mansfeld et réalisée en 1896 par G. Houtstont; original détruit pendant la première guerre mondiale remplacé par une copie en 1932. Buste de J. Poelaert (1887) par J. Cuypers.
Au centre, salle des pas perdus couvrant une surface de 3600 m2 et dominée à 97,50 m de haut, par une coupoleVoûte de plan central. Elle peut être circulaire, ovale, polygonale, à côtes, en plein cintre, surbaissée, surhaussée, etc. sur base carrée que supportent des piliersSupport vertical de plan carré. massifs et des arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. doubleaux cintrés. Réparti symétriquement autour de ce vide central, système complexe de galeries superposées alignant en alternance des colonnes corinthiennes colossales et des colonnes ioniques plus petites; larges entablementsCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. continus; escaliers aux quatre coins; décor de tableaux peints par J. Delville, «Génie vainqueur du Temps et de l’Espace» (1914) et « Forces»; groupe sculpté en 1894 par J. Dillens, « La Justice entre la Clémence et le Droit».
Escaliers monumentaux, celui de l’est long de 80 m et couvert au centre par une rotonde avec galerie et coupoleVoûte de plan central. Elle peut être circulaire, ovale, polygonale, à côtes, en plein cintre, surbaissée, surhaussée, etc., celui de l’ouest menant au Tribunal militaire. Dans les pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’angle abritant les Cours de Cassation (gauche) et d’Appel (droite) et pour la cour d’Assises, salles d’audience de plan rectangulaire dont les murs lambrissés sont divisés en deux ou trois registresAlignement horizontal de baies sur un pignon. et rythmés par des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.; plafond à caissons; parfois, un registreAlignement horizontal de baies sur un pignon. en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement.. Dans la Cour d’Assises, panneaux allégoriques peints en 1908-1911 par J. Delville, détruits en 1944 et remplacés par leurs esquisses; dans la Cour d’Appel, panneaux allégoriques peints par A. Ciamberlani de 1902 à 1956; dans la Cour de Cassation, portraits de Léopold Ier et de Philippe le Bon.
Situé sur un plateau surélevé, il domine de sa silhouette toute la partie sud de la ville et ferme la perspective de la rue de la Régence.
Façade principale vers la place Poelaert, façade latérale droite, à l’ouest, vers la rue des Minimes, façade latérale gauche, à l’est, vers la rue aux Laines, façade arrière, au sud, vers la rue de Wynants.
Le premier Palais de Justice de Bruxelles se trouvait près du Sablon, dans les vastes bâtiments de l’ancien couvent des Jésuites réaménagés en 1816-1820 sous la direction de l’architecte F. Verly. Un monumental portique à colonnadeRangée de colonnes et l'entablement qu'elles supportent. sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches., donnant sur la place de la Justice, abritait l’entrée principale (voir place de la Justice). Dès 1835 il fut question soit de l’agrandir, soit de le reconstruire ailleurs en plus grand. T.-F. Suys dessina en 1837 et en 1838 deux projets pour un nouveau palais, l’un au même emplacement, l’autre au quartier Léopold, nouvellement créé. En 1840, une autre implantation est envisagée au quartier Louise, tout récent. En 1847, l’architecte L. Spaak imagine un projet de reconstruction des bâtiments existants. Enfin, en 1858-1859, on arrête définitivement un nouvel emplacement, le «Galgenberg», lieu de pendaison de la Ville au Moyen Âge. En 1860, un concours internationalLe style international prône la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, du mur-rideau et des matériaux modernes comme le béton armé. Le terme style international est plutôt utilisé pour caractériser le modernisme d'après-guerre. est organisé pour le palais et ses abords, mais aucun des vingt-huit envois ne donnent satisfaction. Désigné comme architecte en 1861, J. Poelaert soumet, en 1862, un avant-projet qui nécessite l’acquisition d’un vaste terrain occupé, d’une part, par les jardins de l’Hôtel de Merode-Westerloo (voir rue aux Laines, n° 23) et, d’autre part, par une soixantaine d’immeubles du populeux quartier des Marolles. Disparaîtront de ce fait les rues d’Artifice, de la Fusée, de la Chèvre et de la Glacière, établies en 1642, de même que la rue des Sabots et une partie des rues de l’Éventail, du Faucon, des Minimes et aux Laines. L’arrêté d’expropriation fut pris en 1862 et les terrains acquis à partir de 1863-1864. Le chantier, entamé en 1866, fut repris après la mort de Poelaert par l’architecte J. Benoit et le palais inauguré en 1883. L’armée allemande en déroute y met le feu en 1944. En 1948, le dômeToit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart de cercle ou d'ovale. est reconstruit surélevé, sur les plans de l’architecte A. Storrer. Depuis 1976, la Régie des Bâtiments a entrepris une restauration complète commencée par les soubassementsPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. et les façades, elle se poursuit actuellement dans les parties supérieures.
![Place Poelaert. Palais de Justice. Vue aérienne vers la place Royale (photo [s.d.]).](/medias/500/buildings/10001081/10001081_0001_M01.jpg)
Le Palais de Justice abritait à l’origine les Cours d’Assises, d’Appel et de Cassation, les Tribunaux militaire, de Première Instance et de Commerce, le Conseil de Guerre, les Justices de Paix et de Police. Il serait le plus grand édifice construit au XIXe siècle en Europe. Le plan dessine un rectangle de 150 sur 160 m et couvre une superficie de 26000 m2 incluant huit cours intérieures. Le bâtiment est placé sur un podium entouré de terrasses, plans inclinés et escaliers qui rachètent la déclivité du terrain : la différence de niveau entre la place Poelaert et les rues aux Laines, de Wynants et des Minimes est respectivement de 4,80 m, 6 m et 11,10 m. L’élévation comporte trois niveaux partiellement en sous-sol, accessibles par les entrées latérales et deux étages accessibles par l’entrée principale. La partie centrale plus haute est couronnée par une tour-lanterne. Le programme, complexe, comprenait initialement vingt-sept salles d’audience, de réunion et de bibliothèque et deux cent quarante-cinq locaux reliés par des galeries. Selon une disposition hiérarchisée, les cours de justice les plus importantes se trouvent aux étages, autour de la salle des pas perdus et les instances de moindre importance au premier sous-sol.
Architecture monumentale et austère, il se veut l’expression symbolique du pouvoir législatif. Sa taille colossale écrase les quartiers environnants, en particulier celui des Marolles en contrebas. L’édifice constitue sans nul doute le sommet de l’architecture éclectique, d’inspiration classique avec emprunts à l’architecture assyro-babylonienne et égyptienne. Il s’écarte des normes classiques par la superposition des formes et des masses ainsi que par l’interpénétration des intérieurs et extérieurs. Sur les façades en pierre de France (principalement du Comblanchien), l’abondant emploi de la pierre bleue crée un jeu de couleur typique. Des structures métalliques sont mises en œuvre dans le couronnement de l’entrée principale, de la corniche et du dômeToit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart de cercle ou d'ovale.. Les façades symétriques, animées par des contrastes d’ombre et de lumière, sont chacune accentuées dans l’axe par un haut et monumental portique à frontispice et rythmées par les ressautsSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. des parties latérales et médiane. Horizontalement, elles se décomposent en trois registresAlignement horizontal de baies sur un pignon. : le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. à bossages, les étages recourant de préférence à l’ordre colossalUn pilastre, une colonne ou un autre support est dit colossal lorsqu’il s’élève sur plusieurs niveaux ou sur la plus grande partie de la hauteur du bâtiment. et le large entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. — architraveMoulure inférieure de l’entablement, située sous la frise., friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de métopesDans une frise d’entablement, surface nue ou ornementée qui alterne avec les triglyphes. et triglyphes et corniche sur mutulesModillons de l’ordre dorique. Éléments décoratifs en forme de dé assez plat, répétés sous une corniche. — surmonté d’une balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire.. L’élan vertical culmine dans le dômeToit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart de cercle ou d'ovale. élancé. Un lourd décor sculptural se greffe sur l’architecture ou la renforce, notamment un répertoire hétéroclite de moulures, frisesBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. d’acanthe, de méandres ou de palmettesOrnement symétrique dont la forme est proche de celle d’une palme. La palmette est parfois composée de feuilles d’acanthe., têtes de lion et mascaronsDécor sculpté figurant un visage humain ou un masque., trophéesDécor composé d’un regroupement d’objets divers, attributs d’un métier ou d’un art. Trophée de musique, de guerre, etc., flambeaux, fasces, symboles de la Justice, blasons et monogramme S.P.Q.B.
![Place Poelaert. Monument national de l'Infanterie Belge ; Palais de Justice (photo [s.d.]).](/medias/500/buildings/10001081/10001081_0001_M02.jpg)
En façade principale, portique d’entrée placé sur un podium à emmarchement et pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’angle en forte saillie. Porche colossalUn pilastre, une colonne ou un autre support est dit colossal lorsqu’il s’élève sur plusieurs niveaux ou sur la plus grande partie de la hauteur du bâtiment. sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire soutenu par des piliersSupport vertical de plan carré. massifs; en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement., balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. surmontée du buste de Minerve par J. Ducaju; à l’intérieur, colonnes corinthiennes jumelées supportant un entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. et des lions ailés par A.-F. Bouré. De part et d’autre, double colonnadeRangée de colonnes et l'entablement qu'elles supportent. de colonnes doriques cannelées sous entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. et balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement.. PavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’angle rythmés par des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. et surmontés par un étage-attique ; dans l’axe de chaque façade, une entrée sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire et une fenêtre accostée de colonnes ioniques; en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. de la façade principale, une fenêtre axiale monumentale à colonnes composites et pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire.
Dans les façades latérales, partie centrale en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. et travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d’angle accentuées; division en travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. marquée par des colonnes doriques et des colonnes engagées; fenêtres sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire. Avant-corps axial abritant l’entrée flanqué d’une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d’angle en saillie : entrée couronnée par un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire; aux étages, juxtaposition des trois ordres classiques; colonnes et pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. de flanquement sommés en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. de lions ailés par A. Fassin et A. Cattier. Dans le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. donnant sur la rue des Minimes, portail tripartite sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches..
En façade arrière, élévation similaire avec partie centrale en forte saillie; avant-corps plus simple doté de colonnes ioniques sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire; aux extrémités, travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. axiale accentuée par des colonnes et des frontonsCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches.; étages différenciés, le premier par des bossages, le deuxième par une ordonnance de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.. Ordre dorique dans la partie centrale, ionique dans les parties latérales; mur-bahut en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement.. Dans le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., portail similaire.
Tour-lanterne comprenant un stylobate, un tambourRelié à l’axe du moteur, cylindre rainuré sur lequel s’enroulent et se déroulent les câbles de traction de la cabine et du contrepoids. à deux niveaux et un dômeToit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart de cercle ou d'ovale., prévu initialement en forme de «ziggourat». Stylobate sur plan en croix avec ouvertures rectangulaires entre pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. jumelés. TambourRelié à l’axe du moteur, cylindre rainuré sur lequel s’enroulent et se déroulent les câbles de traction de la cabine et du contrepoids. de plan carré, sur base à gradins : au premier niveau, péristyle de colonnes ioniques cannelées encadrant des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., angles marqués par un pilastreÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. à colonnes engagées, entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.; deuxième niveau de plan circulaire, entouré de colonnes composites lisses sous entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.. Aux angles, quatre statues allégoriques en bronze assisesRang d’éléments de même hauteur posés de niveau dans une maçonnerie. L’assise désigne également la plate-forme d’un balcon ou d'une logette, portée d’ordinaire par des consoles et sur laquelle repose le garde-corps. sous un petit porche à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire et accompagnées de griffons en bronze : la Force par Th. Vinçotte, la Justice par A. Desenfans, la Loi par A. Dutrieux et la Clémence royale par A. de Tombay. BalustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement.. DômeToit de plan centré à versant continu ou à pans, galbé en quart de cercle ou d'ovale. en cuivre partiellement doré entouré d’une friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de têtes de lion à flambeaux et guirlandes; lanternonPetite construction de plan centré, située au faîte du toit. coiffé de la couronne royale.

À l’intérieur, architecture monumentale entre autres de la salle des pas perdus, des galeries, cages d’escalier et salles d’audience principales présentant des caractéristiques stylistiques et une décoration plastique similaires à celles de l’extérieur.
Portique conçu pour ménager des perspectives; galeries accessibles par des escaliers décorés des statues de Démosthène et Lycurge par A. Cattier et de Cicéron et Vulpien par A.-F. Bouré. Porte en bronze dessinée par l’architecte J. Van Mansfeld et réalisée en 1896 par G. Houtstont; original détruit pendant la première guerre mondiale remplacé par une copie en 1932. Buste de J. Poelaert (1887) par J. Cuypers.
Au centre, salle des pas perdus couvrant une surface de 3600 m2 et dominée à 97,50 m de haut, par une coupoleVoûte de plan central. Elle peut être circulaire, ovale, polygonale, à côtes, en plein cintre, surbaissée, surhaussée, etc. sur base carrée que supportent des piliersSupport vertical de plan carré. massifs et des arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. doubleaux cintrés. Réparti symétriquement autour de ce vide central, système complexe de galeries superposées alignant en alternance des colonnes corinthiennes colossales et des colonnes ioniques plus petites; larges entablementsCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. continus; escaliers aux quatre coins; décor de tableaux peints par J. Delville, «Génie vainqueur du Temps et de l’Espace» (1914) et « Forces»; groupe sculpté en 1894 par J. Dillens, « La Justice entre la Clémence et le Droit».
Escaliers monumentaux, celui de l’est long de 80 m et couvert au centre par une rotonde avec galerie et coupoleVoûte de plan central. Elle peut être circulaire, ovale, polygonale, à côtes, en plein cintre, surbaissée, surhaussée, etc., celui de l’ouest menant au Tribunal militaire. Dans les pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’angle abritant les Cours de Cassation (gauche) et d’Appel (droite) et pour la cour d’Assises, salles d’audience de plan rectangulaire dont les murs lambrissés sont divisés en deux ou trois registresAlignement horizontal de baies sur un pignon. et rythmés par des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.; plafond à caissons; parfois, un registreAlignement horizontal de baies sur un pignon. en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement.. Dans la Cour d’Assises, panneaux allégoriques peints en 1908-1911 par J. Delville, détruits en 1944 et remplacés par leurs esquisses; dans la Cour d’Appel, panneaux allégoriques peints par A. Ciamberlani de 1902 à 1956; dans la Cour de Cassation, portraits de Léopold Ier et de Philippe le Bon.
Sources
Ouvrages
LOZE, P., Le Palais de Justice de Bruxelles, Bruxelles, 1983.
Poelaert et son temps, Bruxelles, 1980.
WELLENS, F., Nouveau Palais de Justice de Bruxelles, Notice descriptive avec atlas, Bruxelles, 1880-1881.