La rue des Confédérés est une longue artère reliant la rue de Pavie à la place des Gueux. Elle croise successivement l'avenue de la Brabançonne, les rues Van Campenhout, Jenneval, Bordiau et de l'Écuelle.

L'artère est ouverte suivant le plan d'aménagement du quartier Nord-Est, dessiné par l'architecte Gédéon Bordiau et approuvé par l'arrêté royal du 20.12.1875. Elle apparaît comme tracée sur le plan de Bruxelles réalisé par l'Institut cartographique militaire en 1881.

La rue porte un nom historique, tout comme la plupart des artères du quartier, baptisées en lien avec l'histoire du jeune État belge ou celle, plus ancienne, des régions dans lesquelles il se situe. Adoptée par arrêtés du Collège de la Ville de Bruxelles des 14.04 et 15.05.1877, sa dénomination renvoie à la Confédération des Nobles des Pays-Bas, également dénommés les Gueux, qui se révoltèrent contre les Espagnols sous le règne de Philippe II.

L'artère est bâtie de maisons conçues entre 1895 et 1905, de style éclectique ou d'inspiration néoclassique. Si certaines ont été modifiées au cours du temps, aucune construction neuve n'est venue rompre l'unité de la rue.

La rue des Confédérés depuis la rue Bordiau, vue du quatrième tronçon côté pair avec, à l’arrière-plan, le pensionnat des Dames de la Retraite du Sacré-Cœur (Collection de Dexia Banque, s.d.).

L'îlot compris entre les rues Van Campenhout, Charles Quint et Jenneval est occupé par le lycée La Retraite, ancien pensionnat des Dames de la Retraite du Sacré-Cœur (voir no 70).

L'architecte Antoine Aulbur est l'auteur de plusieurs maisons de la rue (voir nos 82 et 84, 88, 103 et 142 à 146), dont la sienne (voir no 123). Au no 107, une maison à façade aujourd'hui badigeonnée de blanc est également conçue par l'architecte, en 1901. Au no 75, Aulbur aménage, en 1904, un atelier de peinture dans la toiture d'une maison conçue deux ans auparavant. Cet atelier est éclairé par une grande lucarne axiale, aujourd'hui modifiée. L'architecte Henri Van Massenhove signe quant à lui six maisons, deux ensembles de deux (voir nos 8, 10 et 21, 23), ainsi que les nos 38-40 et 46-50 (1898).

Rue des Confédérés 25, maison personnelle de l’architecte L. Tielemans, élévation, AVB/TP 9550 (1899).

Aux nos 1-3 rue des Confédérés et 39-45 rue de Pavie, cinq maisons néoclassiques conçues en ensemble en 1902, sont aujourd'hui remembrées et surhaussées. Au no 25, l'ancienne maison personnelle de l'architecte L. Tielemans (1899) est aujourd'hui privée de sa logette.

Les nos 85 à 89 forment, avec les nos 12 à 26 de la rue Jenneval, un vaste ensemble de onze maisons, conçues pour un même propriétaire en 1898. À l'exception du bâtiment d'angle, elles présentent toutes une façade de composition asymétrique de deux niveaux, certaines enduites, d'autres en briques, rehaussées de bandeaux.

Rue des Confédérés 100 et rue Bordiau 25, immeuble conçu en 1901, doté d’une tourelle coiffée à l’origine d’un haut toit en pavillon, élévation, AVB/TP 7148 (1901).

Aux nos 100 rue des Confédérés et 25 rue Bordiau, un immeuble d'angle de quatre niveaux, conçu en 1901, est doté d'une travée terminée en tourelle. Cette dernière était à l'origine coiffée d'un haut toit en pavillon.
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives
AVB/TP 1-3 et rue de Pavie 39-45 : 18782 (1902) ; 25 : 9550 (1899) ; 38-40 : 8201 (1898) ; 46-50 : 9639 (1898) ; 75 : 9565 (1902-1904) ; 85 à 89 et 22 à 26 rue Jenneval : 12812 (1898) ; 100 et rue Bordiau 25 : 7148 (1901) ; 107 : 9591 (1901).
AVB/Bulletin communal de Bruxelles, 1877, t. I, p. 316.
AVB/PP 953 (1875), 956-957 (1879).

Cartes / plans
Bruxelles et ses environs, Institut cartographique militaire, 1881 (Bibliothèque royale de Belgique, Section Cartes et Plans).