Typologie(s)

hôpital/clinique

Intervenant(s)

Antoine POMPEarchitecte1910

Statut juridique

Classé depuis le 07 décembre 1981, 07 mai 2015

Inventaire(s)

  • Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
  • Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
  • Inventaire d'urgence du patrimoine architectural de l'agglomération bruxelloise (Sint-Lukasarchief 1979)
  • Le patrimoine monumental de la Belgique. Saint-Gilles (DMS-DML - 1997-2004)

Recherches et rédaction

1997-2004

id

Urban : 4794
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Description

Bâtiment préfigurant l'architecture de l'entre-deux-guerres, dessiné par l'arch. Antoine Pompe en 1910, comme en témoignent la signature et le millésime sur la façade.

Œuvre majeure de l'arch., caractérisée à la fois par sa stupéfiante nouveauté, le soin accordé à chaque élément et la mise en œuvre minimale et rationnelle. Il la conçoit pour le docteur Van Neck, spécialisé en orthopédie et désireux d'ouvrir une clinique privée. Aujourd'hui, le bâtiment abrite l'Institut de rythmique Jaques-Dalcroze.

Élévation en briques claires de Denain, rehaussée de pierre blanche d'Euville. L'ordonnance symétrique de la façade est rompue par le percement irrégulier des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. du r.d.ch. Trois niveaux et trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., marquées par des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. monumentaux stylisés, à amortissementAmortissement. Élément décoratif placé au sommet d’une élévation.Amorti. Sommé d'un amortissement. en acrotèreAmortissement composé d’un socle sur lequel repose un élément décoratif. cubique. Ces pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. sont doublés au dern. niveau de la travée principaleTravée la plus large de l’élévation, marquée par un ressaut et une décoration plus abondante. Les façades de composition asymétrique comportent d'ordinaire une travée principale.. R.d.ch. percé à g. d'une fenêtre à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. brisé, à impostesUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. saillantes en pierre et grille en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. d'inspiration végétale. Décentré vers la dr., petit porche dans-œuvre, sur plan trapézoïdal, percé dans l'axe d'une vaste porte métallique à double battant, flanquée de deux étroites baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rect.

Institut du Dr. Van Neck, détail du porche d'entrée ([i]L’Émulation[/i], 3, 1914, pl. 15).

 À dr., fenêtre rect., partageant avec le porche un même linteau métalliquePoutrelle métallique de profil en I, utilisée comme linteau, souvent agrémentée de rosettes en tôle découpée. continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées.. 2e niveau percé de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à linteau métalliquePoutrelle métallique de profil en I, utilisée comme linteau, souvent agrémentée de rosettes en tôle découpée. : fenêtres latérales munies d'une rambarde métallique d'un dessin élémentaire, celle de dr. encore rehaussée du motif d'ombelle d'origine. Dans l'axe, porte-fenêtre sous traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. en pierre bleue surmontée d'une imposante baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. d'imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie.. La porte-fenêtre est devancée d'un balcon de plan hexagonal en béton, ceint d'un garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. amovible en tôle martelée et fer creux. Le garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. est ancré dans l'assiseRang d’éléments de même hauteur posés de niveau dans une maçonnerie. L’assise désigne également la plate-forme d’un balcon ou d'une logette, portée d’ordinaire par des consoles et sur laquelle repose le garde-corps. et relié aux piédroitsLes piédroits sont les éléments verticaux latéraux de l’encadrement d’une baie, portant son couvrement. de la baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. d'imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. ainsi qu'aux rambardes latérales par deux montants en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage.. Fenêtres latérales et baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. d'imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. du 1er étage autrefois garnies de pavés de verre. Au dern. niveau, chaque travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. est devancée d'une petite logette trapézoïdale sur culot, intégralement vitrée et à petits-bois. Elles sont coiffées chacune d'une corniche de bois sur aisseliersEn menuiserie, pièce de bois disposée de biais, portant le débordant d’un toit ou d’un auvent. En charpenterie, lien disposé en oblique, soulageant une pièce horizontale et portant sur une pièce verticale. métalliques. FriseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de triglyphes courant à mi-hauteur des logettes.

En 1961, la façade est modifiée par l'arch. R. Fostier. Il remplace les châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. en pavés de verre du 2e niveau par des châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. à petits-bois et agrandit la fenêtre de g. du r.d.ch. Il modifie également l'intérieur de manière radicale : seuls subsistent quelques vitraux, une partie de l'escalier en bois et des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. closes de pavés de verre.

Classement 07.12.1981 (façade)

Sources

Archives
ACSG/Urb. 250 (1910), 412 (1927), 23 (1961).
AAM/Fonds Antoine Pompe.


Ouvrages
L'Académie et l'Art Nouveau, 50 artistes autour de Victor Horta (exposition organisée par les Amis de L'Académie royale des Beaux-Arts asbl, 15 nov.-10 déc. 1996), Bruxelles, 1996, pp. 208-215.
CULOT, M., TERLINDEN, F., Antoine Pompe et l'effort moderne en Belgique 1890-1940 (Catalogue d'exposition), éd. du Musée d'Ixelles, Bruxelles, 1969, p. 15.
Monument et sites protégés, Région de Bruxelles-Capitale, éd. Mardaga, s.l.,1999, pp. 272-273.

BURNIAT, P., PUTTEMANS, P., VANDENBREEDEN, J., L'Architecture moderne à Bruxelles, éd. de l'Octogone, Bruxelles et Louvain-la-Neuve, 2000, p. 170.

DEMETER, S., GOOSSENS, O., JACQMIN, Y., et al., Architectures saint-gilloises, Service des Monuments et des Sites de la Région de Bruxelles-Capitale, Bruxelles, 1999, p. 32.
VANDENBREEDEN, J., VANLAETHEM, F., Art deco et Modernisme en Belgique. Architecture de l'Entre-deux-guerres, éd. Racine, Bruxelles, 1996, p. 40.

Périodiques
« Institut du Dr. M. V.N., rue Henri Wafelaerts, 53, à Bruxelles, architecte Ant. Pompe », L'Émulation, 3, 1914, pp. 22-23, pl. 14-15.
PUTTEMANS, P., « L'œuvre d'Antoine Pompe », Rythme, 41, 1965.

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