Région de Bruxelles-Capitale
Typologie(s)
chapelle
lieu de pélerinage
lieu de pélerinage
Intervenant(s)
MOENS – sculpteur ornemaniste – 1915
Guillaume Chrétien VERAART – architecte – 1913
GREGOIRE – entrepreneur – 1915
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Éclectisme
Inventaire(s)
- Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
- Les charpentes dans les églises de la Région de Bruxelles-Capitale 1830-1940 (Urban - 2019)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Jette - noyau historique (DPC-DCE - 2020-2023)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Folklorique Cet intérêt est proche de l’intérêt social et est généralement insuffisant pour justifier une sélection (à l’inventaire du patrimoine immobilier) à lui seul. Cet intérêt patrimonial doit de préférence être associé à une valeur immatérielle, car il s’agit souvent d’un lieu de mémoire d’une communauté ou d’un groupe social. Il peut aussi être la manifestation matérielle d’un lieu doté d’une symbolique populaire, ou encore un lieu de regroupement ou de structuration d’un quartier.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Paysager Un paysage est un espace, tel que perçu par l’homme, dont le caractère est le résultat de l’action et de l’interaction de facteurs naturels et/ou humains. Il s’agit d’une notion d’échelle qui est composée de divers éléments (patrimoniaux), dont chacun peut avoir ou non une valeur intrinsèque, mais qui se combinent pour créer un ensemble plus vaste de valeur ajoutée et sont perçus comme tels à une certaine distance. Les vastes panoramas urbains constituent le paysage par excellence, comme la vue sur la ville basse de Bruxelles depuis la place Royale, mais de tels sites composés de différents éléments peuvent également exister à plus petite échelle.
- Scientifique L’intérêt scientifique est souvent reconnu dans le cas des sites naturels et des arbres. Dans le contexte d’un bien immobilier, il peut s’agir de la présence d’un élément (de construction) (matériau particulier, matériau expérimental, processus de construction ou composant) ou du témoin d’un espace spatio-structurel (urbanistique) dont la préservation devrait être envisagée à des fins de recherche scientifique. Dans le cas des sites et vestiges archéologiques, l’intérêt scientifique est reconnu en fonction du caractère exceptionnel des vestiges en termes d’ancienneté (par exemple la villa romaine de Jette), des conditions de conservation exceptionnelles (par exemple le site de l’ancien village d’Auderghem) ou de l’unicité des éléments (par exemple une charpente entièrement conservée) et constitue donc, à cet égard, une contribution scientifique exceptionnelle et de premier plan à la connaissance de notre passé urbain et préurbain.
- Social Cet intérêt est difficile à distinguer de l’intérêt folklorique et généralement insuffisante pour justifier une sélection à elle seule. Il peut s’agir d’un : - lieu de mémoire d’une communauté ou d’un groupe social (par exemple, la chapelle de pèlerinage située place de l’Église à Berchem-Sainte-Agathe, le Vieux Tilleul de Boondael à Ixelles) ; - lieu relevant d’une symbolique populaire (par exemple, le café «?La Fleur en Papier Doré?» situé rue des Alexiens) ; - lieu de regroupement ou de structuration d’un quartier (par exemple, les immeubles du Fer à Cheval dans la cité du Floréal) ; - bien faisant partie ou comprenant des équipements collectifs (écoles, crèches, salles communales/paroissiales, salles de sport, stades, etc.) ; - bien ou ensemble (de logements sociaux ou non) conçu de manière à stimuler les interactions sociales, l’entraide et la cohésion de quartier (par exemple les quartiers résidentiels construits après la Seconde Guerre mondiale à Ganshoren ou les quartiers spécifiquement destinés aux aînés) ; - bien faisant partie d’un complexe industriel ayant engendré une activité importante au sein de la commune où il se situe ou pour la Région.
- Technique Par intérêt technique d’un bien, on entend l’utilisation précoce d’un matériau ou d’une technique particulière (ingénierie) ; les bâtiments d’importance structurelle ou technologique ; une prouesse d’ingénierie ou une innovation technologique ; les témoignages de méthodes de construction obsolètes (archéologie industrielle). Dans certains cas, cet intérêt peut être lié à l’intérêt scientifique (par exemple des vestiges archéologiques).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2022-2023
id
Urban : 24825
Description
Chapelle
Notre-Dame de Lourdes de style éclectiquePériode : env.
1840-1914.
L’éclectisme est un courant architectural caractérisé par la combinaison de
styles issus de différentes époques et de différents lieux. Les architectes
mêlent les références historiques pour créer de nouvelles compositions. Cette
tendance se développe à Bruxelles peu après l’indépendance de la Belgique, dans
le cadre des grands programmes d’urbanisation. En effet, durant les années 1840
et 1850, alors que jusque-là la ville a mis à l’honneur le néoclassicisme avec
des ensembles urbains symétriques, ordonnés et rationnels, pointe le besoin
d’une architecture nationale. Alors que des architectes font le choix de
l’unité de style comme le néogothique ou le néo-Renaissance flamande, une
tendance à mélanger les grammaires issues du passé va se développer, tout en
utilisant les matériaux locaux et des techniques nouvelles (issues notamment de
la révolution industrielle). Cet éclectisme permet de répondre plus souplement
à une multitude de typologies et d’équipements urbains. En effet, la ville est
en pleine expansion : l’éclectisme s’adapte tant aux églises qu’aux grands
magasins, aux hôtels, aux gares, aux écoles, aux usines,… mais également à
l’architecture résidentielle. C’est pourquoi l’éclectisme est la tendance architecturale
dominante dans la première couronne de Bruxelles (les faubourgs de Bruxelles).
Dans l’architecture publique, ce mélange n’est pas arbitraire : chaque
style est choisi pour transmettre une idée. Par exemple, le néogothique peut
évoquer l’histoire médiévale de la ville ou la spiritualité d’un édifice
religieux ; le néoclassicisme suggère l’ordre et l’autorité pour un palais
de justice ou un bâtiment administratif ; la Renaissance symbolise le
prestige civique ou culturel. L’architecture devient ainsi un langage visuel,
conçu pour représenter les valeurs d’une institution.
Dans l’architecture résidentielle, l’éclectisme est l’apanage de la bourgeoisie
et se reconnaît par une façade variée et dynamique où les architectes jouent
avec les formes, les matériaux et les couleurs. Brique, pierre, fer forgé,
céramique ou sgraffites s’y mêlent pour créer un décor riche et personnalisé.
Chaque détail — balcon, corniche, linteau sculpté, lucarne, logette, porte
d’entrée — devient une occasion d’exprimer le goût du propriétaire, d’afficher
son statut ou ses aspirations culturelles. Ce style s’inscrit dans une période
où Bruxelles valorise la modernité tout en célébrant son histoire. L’éclectisme
traduit donc un compromis : une architecture contemporaine inspirée du
passé, adaptée à la vie bourgeoise, urbaine et moderne. Derrière la façade, les
intérieurs sont pensés pour le confort : distribution plus pratique,
escalier décoratif, pièces spécialisées (salon, fumoir, salle à manger), et
parfois innovations techniques (chauffage amélioré, eau, gaz).
La période de l’éclectisme met en place le modèle type de la maison
bourgeoise : une façade de composition symétrique (trois travées égales
sur trois niveaux) ou asymétrique (deux travées – une étroite et une large –
sur trois niveaux) ; un plan reprenant un couloir menant à l’escalier en
travée d’entrée et deux ou trois pièces en enfilade, correspondant à la largeur
(de la ou) des autres travées. La façade se développe également en trois
dimensions par l’ajout de balcons, de logettes ou de bow-windows.
Durant la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe
siècle, le développement urbanistique est tel qu’il n’est pas rare de voir des
pans de rue entiers sortir de terre en quelques années. Il en résulte des
ensembles urbanistiques particulièrement homogènes et cohérents : les
enfilades. Cette cohérence est parfois due au travail d’un architecte dans le
cadre d’une petite promotion immobilière. Mais le plus souvent, les maisons
sont réalisées par des architectes différents, pour des propriétaires
différents : elles sont alors toutes différentes mais forment des
enfilades homogènes de bâtiments de même style, mêmes matériaux et/ou de même
gabarit.
Les éléments représentatifs de l’architecture résidentielle de style éclectique
sont : le gabarit (composition asymétrique ou symétrique), la polychromie
des matériaux (pierre bleue, pierre blanche, briques de couleurs variées,
enduits), l’usage d’éléments en ferronnerie, d’éléments en surplomb (balcons,
logettes, bow-windows), de lucarnes et les enfilades urbanistiques. Ces façades
sont souvent accentuées d’éléments d’inspirations diverses : néoclassique
(enduit, sobriété), néogothique (baies en ogive ou trilobées, croisées en
pierre), néo-Renaissance flamande (lucarne-pignon à gradins, ancres), Art
nouveau (sgraffites, carreaux de céramique, éléments reprenant la courbe
« coup de fouet », vitraux floraux), pittoresque (toiture à croupe ou
croupette, tourelle, éléments en bois ou faux bois : garde-corps,
colombages, fermes apparentes), etc.
Il est communément admis que la période de l’éclectisme s’achève avec la
Première Guerre mondiale, néanmoins le modèle type de la maison bourgeoise
perdure bien après la guerre. Les communes et quartiers urbanisés plus
tardivement, durant l’entre-deux-guerres, sur base de plans d’aménagement
tracés au XIXe siècle, reproduisent le modèle de l’éclectisme :
des enfilades de maisons de gabarit similaire. Ces maisons sont qualifiées de
style éclectique tardif. Elles reprennent toutes les caractéristiques de
l’architecture résidentielle éclectique, mais sont le plus souvent accentuées
d’éléments d’inspiration Beaux-Arts, Art Déco, Art nouveau, pittoresque ou
régionaliste (voir éclectisme tardif). commandée par l’abbé Michel Swalus à
l’architecte Chrétien Veraart, 1913. À gauche de la chapelle, site de
pèlerinage comprenant une réplique de la grotte de Notre-Dame de Lourdes conçue
par Moens et l’entrepreneur Grégoire en 1915 et jardin comprenant 14 stations
du Chemin de croix, 15 chapelles du Rosaire, ainsi qu’une croix du Calvaire,
conçu par la société de taille de pierre Arthur Tondeleir et fils, 1930.
Historique
La forte croissance démographique dans les quartiers d’Esseghem et de Pannenhuis a entraîné la nécessité de mettre en place une nouvelle paroisse avec une église. À la demande du cardinal Mercier, l’abbé Michel Swalus est chargé de créer cette nouvelle paroisse, qui sera officiellement ouverte le 12.10.1913 en l’honneur de Notre-Dame de Lourdes. La même année, une église provisoire est construite selon les plans de l’architecte Chrétien Veraart et par l’entrepreneur C. De Coster. Jusqu’en 1924, avant de devenir indépendante, la paroisse dépend de Notre-Dame de Laeken.
Après à peine 20 ans, cette église temporaire était déjà jugée trop petite et une nouvelle, plus grande, est alors prévue. La première pierre de ce nouvel édifice de culte est posée peu après la Seconde Guerre mondiale, le 9.05.1948, sur l’avenue Charles Woeste (voir avenue Notre-Dame de Lourdes 30b). L’édifice est consacré le 9.05.1954 par le cardinal Suenens. L’église provisoire est transformée en chapelle du pèlerinage de Lourdes.
Au début de la Première Guerre mondiale, la dévotion mariale attire un grand nombre de personnes demandant la protection de leurs soldats. L’abbé Swalus décide alors de faire ériger une grotte artificielle sur un terrain vague, à gauche de l’église provisoire. Le 15.08.1915, jour1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. de la fête de l’Assomption, le lieu de pèlerinage est inauguré par le cardinal Mercier. La grotte est une réplique quasi à l’identique de la grotte de Massabielle près de Lourdes et a été conçue par Moens. Comme à Massabielle, la statue de la Sainte Vierge est placée dans une nicheUne niche est un renfoncement dans l’épaisseur d’un mur, qui reçoit parfois un élément décoratif. Elle peut présenter un couvrement et un plan variés, droits ou cintrés. Un élément logé dans une niche sera dit niché. du rocher et sous elle se trouve une pierre authentique provenant de Massabielle. Au pied de la grotte se trouve une statue de Sainte Bernadette agenouillée, à qui la Vierge Marie est apparue en 1858. L’autel en marbre de la grotte présente les armoiries de la Belgique ainsi que les initiales du roi Albert Ier et de la reine Élisabeth, qui ont fait don de l’objet de culte.
En 1930, le site de pèlerinage s’agrandit par l’aménagement d’un jardin accueillant un Chemin de croix et une promenade circulaire rythmée de 15 chapelles du Rosaire et de plusieurs statues. La promenade mène, via une montagne artificielle, à la croix du Calvaire située au sommet de la grotte de Lourdes. L’ensemble a été réalisé par la société de taille de pierre Arthur Tondeleir et fils, spécialisée dans les ornements de jardins et les œuvres religieuses en pierre artificielle et en rocailleRocaille. Ornement asymétrique en forme de coquillage déchiqueté, propre à l’architecture des styles rocaille et rococo ainsi qu’aux styles qui s’y réfèrent. La rocaille désigne également des constructions de jardin imitant des rochers ou des assemblages de rondins. Le style rocaille ou style Louis XV désigne l’interprétation française du style rococo.. La société était surtout connue pour ses stations de prière installées dans le Mariapark à Averbode.
Description
Chapelle Notre-Dame de Lourdes
Bâtiment de culte en briques rehaussé d’éléments en briques blanches, en pierre naturelle et en moellonsPierres grossièrement équarries mises en œuvre dans une maçonnerie.. BâtièreToit à deux versants. et tour carrée surmontant le portailPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. d’entrée.
Plan rectangulaire comprenant un petit nartex, une nef et un chœur rectangulaire flanqué d’une sacristie et d’un entrepôt.
Façades
Façades latérales à sept travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. et chœur inférieur à deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. ogivalesUn élément est dit brisé, en ogive ou ogival lorsqu’il est composé de deux arcs de cercle se rejoignant en pointe. étroites rythmées par des contreforts. Façade avant comprenant un portailPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. sous bâtièreToit à deux versants., flanqué de meurtrières à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. par trois et d’oculi. Clocher carré percé d’abat-sons jumelésDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. par trois, surmonté d’un toit en pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. et d’une croix métallique.
Intérieur
Élévation à nef unique rythmée de voûtes surbaisséesUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. reposant sur des piliersSupport vertical de plan carré.. Intérieur aujourd’hui entièrement peint en blanc, à l’origine en partie en briques apparentes. Tribune d’orgue sur arche triple. Vitraux datant de 1930 environ, réalisés par le maître verrier Fernand Crickx.
Grotte de Notre-Dame de Lourdes et son mur d’enceinte
Le site de pèlerinage est ceint, le long de la rue, par un mur en briques au soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en pierre bleue et d’une grille métallique rythmée de piédestaux en pierre bleue ornementale. La grotte artificielle se situe à côté de l’église, à l’arrière de la parcelle, et est une réplique quasi à l’identique à l’échelle 1:4 de la grotte de Massabielle. Elle a été réalisée en béton armé et en pierre artificielle. L’autel en marbre blanc de style néo-romanLe style néo-roman fait partie des premières manifestations de l'historicisme du XIXe siècle en Belgique. Il a connu son apogée entre 1840 et 1900, avec un regain d'intérêt pendant l'entre-deux-guerres (cf. l'œuvre de l'architecte Chrétien Veraart). Ce style s'inspire de l'architecture de la période romane (XIe-XIIe siècles). Bien que le style néogothique soit rapidement devenu le style religieux dominant, le style néo-roman est resté présent à Bruxelles dans les bâtiments religieux, éducatifs et institutionnels, souvent en combinaison avec d'autres styles « néo » dans le cadre de l'éclectisme. Le style néo-roman se distingue par son architecture massive, sobre et définie de manière plastique, dans laquelle la construction et la décoration forment une unité claire. Il se caractérise notamment par l'utilisation d'arcs en plein cintre pour les fenêtres, des portails et arcades, de lourds piliers et colonnes à chapiteau simple, des compositions de façade symétriques et fermées, des tours cylindriques ou des tours occidentales carrées avec un toit en croupe, de petites baies qui assurent la robustesse des murs et des façades en pierre naturelle ou en brique, souvent combinées avec des éléments en pierre blanche, des bandes décoratives en brique ou en mosaïque, rappelant les traditions romanes lombardes ou rhénanes. Ce style évoque un sentiment de solidité, de tranquillité et de concentration spirituelle, ce qui le rendait particulièrement adapté à l'architecture religieuse et aux institutions à vocation morale ou éducative. À Bruxelles, le style néo-roman doit être compris dans le cadre idéologique plus large du renouveau catholique du XIXe siècle. Au lendemain de l'indépendance de la Belgique (1830), on assiste à un regain d'intérêt pour le patrimoine chrétien du Moyen Âge, considéré comme une source de stabilité morale et de continuité nationale. Le style néo-roman était vu comme une architecture originale et sobre, exprimant une spiritualité authentique, contrairement au style gothique plus émotionnel.. En outre, ce style a également été utilisé dans des contextes éclectiques, notamment les écoles, les casernes, les hôpitaux et les monastères. Il y fait référence à la discipline, l'ordre et la simplicité, qui correspondaient bien aux valeurs de la société bourgeoise du XIXe siècle., la statue de Marie dans une nicheUne niche est un renfoncement dans l’épaisseur d’un mur, qui reçoit parfois un élément décoratif. Elle peut présenter un couvrement et un plan variés, droits ou cintrés. Un élément logé dans une niche sera dit niché. de la grotte et la statue de Bernadette agenouillée sont d’origine. De nombreuses pierres de dévotion et gravures ornent les parois intérieures de la grotte.
Les 14 stations du Chemin de croix, les 15 chapelles du Rosaire et le chemin du Calvaire et sa croix ont été conçus comme un tout, formant une oasis de verdure. Les stations du Chemin de croix en cimentEnduit de mortier de ciment type Portland, un matériau gris et très dur qui entre dans la composition du béton et du mortier moderne. rustique avec toit à pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. sont placées sur un sentier circulaire avec, au centre, un plan d’eau et une statue de la Sainte Famille (Marie, Joseph et l’Enfant Jésus). De là, plusieurs escaliers aux rampes en imitation bois mènent aux statues de Sainte Marguerite-Marie et de Jésus-Christ au Sacré-Cœur et enfin, au sommet de la grotte de Lourdes, à la Croix du Calvaire de six mètres et accompagnée d’une statue du Christ en bronze réalisée par le sculpteur Marcel Rau.
Le domaine de la grotte Notre-Dame de Lourdes comprend un grand nombre d’arbustes et d’arbres, dont plusieurs sont inscrits à l’inventaire du patrimoine naturel.
Historique
La forte croissance démographique dans les quartiers d’Esseghem et de Pannenhuis a entraîné la nécessité de mettre en place une nouvelle paroisse avec une église. À la demande du cardinal Mercier, l’abbé Michel Swalus est chargé de créer cette nouvelle paroisse, qui sera officiellement ouverte le 12.10.1913 en l’honneur de Notre-Dame de Lourdes. La même année, une église provisoire est construite selon les plans de l’architecte Chrétien Veraart et par l’entrepreneur C. De Coster. Jusqu’en 1924, avant de devenir indépendante, la paroisse dépend de Notre-Dame de Laeken.
Après à peine 20 ans, cette église temporaire était déjà jugée trop petite et une nouvelle, plus grande, est alors prévue. La première pierre de ce nouvel édifice de culte est posée peu après la Seconde Guerre mondiale, le 9.05.1948, sur l’avenue Charles Woeste (voir avenue Notre-Dame de Lourdes 30b). L’édifice est consacré le 9.05.1954 par le cardinal Suenens. L’église provisoire est transformée en chapelle du pèlerinage de Lourdes.
Au début de la Première Guerre mondiale, la dévotion mariale attire un grand nombre de personnes demandant la protection de leurs soldats. L’abbé Swalus décide alors de faire ériger une grotte artificielle sur un terrain vague, à gauche de l’église provisoire. Le 15.08.1915, jour1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. de la fête de l’Assomption, le lieu de pèlerinage est inauguré par le cardinal Mercier. La grotte est une réplique quasi à l’identique de la grotte de Massabielle près de Lourdes et a été conçue par Moens. Comme à Massabielle, la statue de la Sainte Vierge est placée dans une nicheUne niche est un renfoncement dans l’épaisseur d’un mur, qui reçoit parfois un élément décoratif. Elle peut présenter un couvrement et un plan variés, droits ou cintrés. Un élément logé dans une niche sera dit niché. du rocher et sous elle se trouve une pierre authentique provenant de Massabielle. Au pied de la grotte se trouve une statue de Sainte Bernadette agenouillée, à qui la Vierge Marie est apparue en 1858. L’autel en marbre de la grotte présente les armoiries de la Belgique ainsi que les initiales du roi Albert Ier et de la reine Élisabeth, qui ont fait don de l’objet de culte.
En 1930, le site de pèlerinage s’agrandit par l’aménagement d’un jardin accueillant un Chemin de croix et une promenade circulaire rythmée de 15 chapelles du Rosaire et de plusieurs statues. La promenade mène, via une montagne artificielle, à la croix du Calvaire située au sommet de la grotte de Lourdes. L’ensemble a été réalisé par la société de taille de pierre Arthur Tondeleir et fils, spécialisée dans les ornements de jardins et les œuvres religieuses en pierre artificielle et en rocailleRocaille. Ornement asymétrique en forme de coquillage déchiqueté, propre à l’architecture des styles rocaille et rococo ainsi qu’aux styles qui s’y réfèrent. La rocaille désigne également des constructions de jardin imitant des rochers ou des assemblages de rondins. Le style rocaille ou style Louis XV désigne l’interprétation française du style rococo.. La société était surtout connue pour ses stations de prière installées dans le Mariapark à Averbode.
Description
Chapelle Notre-Dame de Lourdes
Bâtiment de culte en briques rehaussé d’éléments en briques blanches, en pierre naturelle et en moellonsPierres grossièrement équarries mises en œuvre dans une maçonnerie.. BâtièreToit à deux versants. et tour carrée surmontant le portailPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. d’entrée.
Plan rectangulaire comprenant un petit nartex, une nef et un chœur rectangulaire flanqué d’une sacristie et d’un entrepôt.
Façades
Façades latérales à sept travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. et chœur inférieur à deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. ogivalesUn élément est dit brisé, en ogive ou ogival lorsqu’il est composé de deux arcs de cercle se rejoignant en pointe. étroites rythmées par des contreforts. Façade avant comprenant un portailPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. sous bâtièreToit à deux versants., flanqué de meurtrières à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. par trois et d’oculi. Clocher carré percé d’abat-sons jumelésDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. par trois, surmonté d’un toit en pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. et d’une croix métallique.
Intérieur
Élévation à nef unique rythmée de voûtes surbaisséesUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. reposant sur des piliersSupport vertical de plan carré.. Intérieur aujourd’hui entièrement peint en blanc, à l’origine en partie en briques apparentes. Tribune d’orgue sur arche triple. Vitraux datant de 1930 environ, réalisés par le maître verrier Fernand Crickx.
Grotte de Notre-Dame de Lourdes et son mur d’enceinte
Le site de pèlerinage est ceint, le long de la rue, par un mur en briques au soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en pierre bleue et d’une grille métallique rythmée de piédestaux en pierre bleue ornementale. La grotte artificielle se situe à côté de l’église, à l’arrière de la parcelle, et est une réplique quasi à l’identique à l’échelle 1:4 de la grotte de Massabielle. Elle a été réalisée en béton armé et en pierre artificielle. L’autel en marbre blanc de style néo-romanLe style néo-roman fait partie des premières manifestations de l'historicisme du XIXe siècle en Belgique. Il a connu son apogée entre 1840 et 1900, avec un regain d'intérêt pendant l'entre-deux-guerres (cf. l'œuvre de l'architecte Chrétien Veraart). Ce style s'inspire de l'architecture de la période romane (XIe-XIIe siècles). Bien que le style néogothique soit rapidement devenu le style religieux dominant, le style néo-roman est resté présent à Bruxelles dans les bâtiments religieux, éducatifs et institutionnels, souvent en combinaison avec d'autres styles « néo » dans le cadre de l'éclectisme. Le style néo-roman se distingue par son architecture massive, sobre et définie de manière plastique, dans laquelle la construction et la décoration forment une unité claire. Il se caractérise notamment par l'utilisation d'arcs en plein cintre pour les fenêtres, des portails et arcades, de lourds piliers et colonnes à chapiteau simple, des compositions de façade symétriques et fermées, des tours cylindriques ou des tours occidentales carrées avec un toit en croupe, de petites baies qui assurent la robustesse des murs et des façades en pierre naturelle ou en brique, souvent combinées avec des éléments en pierre blanche, des bandes décoratives en brique ou en mosaïque, rappelant les traditions romanes lombardes ou rhénanes. Ce style évoque un sentiment de solidité, de tranquillité et de concentration spirituelle, ce qui le rendait particulièrement adapté à l'architecture religieuse et aux institutions à vocation morale ou éducative. À Bruxelles, le style néo-roman doit être compris dans le cadre idéologique plus large du renouveau catholique du XIXe siècle. Au lendemain de l'indépendance de la Belgique (1830), on assiste à un regain d'intérêt pour le patrimoine chrétien du Moyen Âge, considéré comme une source de stabilité morale et de continuité nationale. Le style néo-roman était vu comme une architecture originale et sobre, exprimant une spiritualité authentique, contrairement au style gothique plus émotionnel.. En outre, ce style a également été utilisé dans des contextes éclectiques, notamment les écoles, les casernes, les hôpitaux et les monastères. Il y fait référence à la discipline, l'ordre et la simplicité, qui correspondaient bien aux valeurs de la société bourgeoise du XIXe siècle., la statue de Marie dans une nicheUne niche est un renfoncement dans l’épaisseur d’un mur, qui reçoit parfois un élément décoratif. Elle peut présenter un couvrement et un plan variés, droits ou cintrés. Un élément logé dans une niche sera dit niché. de la grotte et la statue de Bernadette agenouillée sont d’origine. De nombreuses pierres de dévotion et gravures ornent les parois intérieures de la grotte.
Les 14 stations du Chemin de croix, les 15 chapelles du Rosaire et le chemin du Calvaire et sa croix ont été conçus comme un tout, formant une oasis de verdure. Les stations du Chemin de croix en cimentEnduit de mortier de ciment type Portland, un matériau gris et très dur qui entre dans la composition du béton et du mortier moderne. rustique avec toit à pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. sont placées sur un sentier circulaire avec, au centre, un plan d’eau et une statue de la Sainte Famille (Marie, Joseph et l’Enfant Jésus). De là, plusieurs escaliers aux rampes en imitation bois mènent aux statues de Sainte Marguerite-Marie et de Jésus-Christ au Sacré-Cœur et enfin, au sommet de la grotte de Lourdes, à la Croix du Calvaire de six mètres et accompagnée d’une statue du Christ en bronze réalisée par le sculpteur Marcel Rau.
Le domaine de la grotte Notre-Dame de Lourdes comprend un grand nombre d’arbustes et d’arbres, dont plusieurs sont inscrits à l’inventaire du patrimoine naturel.
Sources
Archives
ACJ/Urb. 2299 (1913), 3198 (1913).
Ouvrages
COEKELBERGHS, D., JANSSENS, W., Fotorepertorium van het meubilair van de Belgische bedehuizen. Provincie Brabant. Katon Jette, KIK-IRPA, 1977, pp.14, 17.
Périodiques
GERAERTS, G., “De rocailleursfirma Tondeleir uit Oude God”, PorteFolly. Nieuwsbrief van de Donderberggroep, no45, 2017, pp. 18-26.
MEULENKAMP, W., DE NIJS P., Buiten de kerk: processieparken, lourdesgrotten en calvariebergen in Nederland en België, Cultuurcuriosa 3, S.l., 1998.
GERAERTS, G., “De rocailleursfirma Tondeleir uit Oude God”, PorteFolly. Nieuwsbrief van de Donderberggroep, no45, 2017, pp. 18-26.
MEULENKAMP, W., DE NIJS P., Buiten de kerk: processieparken, lourdesgrotten en calvariebergen in Nederland en België, Cultuurcuriosa 3, S.l., 1998.
Arbres remarquables à proximité












