Typologie(s)

immeuble de bureaux

Intervenant(s)

Henri VANDEVELDarchitecte1883-1910

Paul BONDUELLEarchitecte1927-1935

Raymond MOENAERTarchitecte1959

André BELPALMEarchitecte1961

Styles

Éclectisme
Classicisme moderne
Art Déco
Modernisme

Inventaire(s)

  • Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
  • Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
  • Le patrimoine monumental de la Belgique. Ixelles (DMS-DML - 2005-2015)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2007-2009

id

Urban : 19295
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Description

Immeubles de bureaux de la firme Solvay, sur parcelle traversante.

Rue du Prince Albert 31, élévation, ([i]L’Émulation[/i], 12, 1885, pl. 46).

La partie la plus ancienne fut conçue par les architectes C. Bosmans et H. Vandeveld en 1883. Le bâtiment, symétrique, comptait à l'origine trois niveaux et dix travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. Six travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. en retrait conservent leur cour anglaise ceinte d'une grille en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage.. Façade en pierre blanche rehaussée d'éléments en pierre bleue. Rez-de-chaussée traversé de bandes en pierre bleue. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires, à encadrement en pierre bleue, barreaudées au rez-de-chaussée et surmontées d'un entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. en pierre bleue au premier étage.

Rue du Prince Albert 31, plans terriers, ([i]L’Émulation[/i], 12, 1885, pl. 45).

En 1899 et 1910, les mêmes architectes conçoivent des extensions dans le même style, dont seule la façade côté Prince Royal est conservée.

La firme Solvay entre les rues Keyenveld et du Prince Royal, la chaussée d’Ixelles et la rue de l’Arbre Bénit, photo aérienne (Bruxelles UrbIS ® © - Distribution : C.I.R.B., avenue des Arts 20, 1000 Bruxelles).
Entre 1927 et 1935, l'architecte Paul Bonduelle dessine une grande extension et de nouvelles constructions en intérieur d'îlot. Une partie des façades sont conservées dans les deux rues, mais agrandies aux extrémités et surhaussées d'un toit d'ardoises mansardé percé de lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. en retrait.

Rue du Prince Royal 20-22, élévation de l’extension à droite des anciens bureaux, ACI/Urb. 257-31-33 (1927).

Rue du Prince Albert, le volume en retrait est conservé, mais agrandi à sa gauche et à sa droite de respectivement six et quatorze travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. dans un style similaire. L'aile de gauche conserve encore sa physionomie d'origine, avec au premier étage un jeu de fenêtres surlignées ou non d'un entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.. L'entrée principale a été déplacée vers la gauche: porte encadrée de colonnes doriques, sous un imposant entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne., le tout en pierre bleue.

Rue du Prince Royal 20-22, élévation de l’extension à gauche des anciens bureaux, ACI/Urb. 257-31-33 (1927).

Rue du Prince Royal, la façade de 1899 a été intégrée dans des extensions en style classique teinté d'accents Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs.. SoubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. rachetant le dénivellé de la rue, percé de fenêtres de caves. Elle compte majoritairement trois niveaux, le dernier traité en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. sur corniche en pierre denticulée; seules cinq travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. s'étagent sur quatre niveaux: elles sont rythmées par un léger ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. percé de tripletsGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste. à colonnes doriques; en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement., fenêtre centrale flanquée de deux niches hémicirculaires. Le premier ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. abrite la porte cochère à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en mitreUn élément est dit en mitre lorsque son tracé se compose de deux droites se rejoignant en pointe.. Façades en briques claires et pierre blanche. Fenêtres rectangulaires. Au premier étage, allègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. alternant des guirlandes sculptées ou des devises du groupe Solvay.

Deuxième extension de style moderniste classicisant, par l'architecte R. Moenaert, en 1959.
Façades en pierre blanche relevant dans les deux rues de la même composition: soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. à fenêtres grillées; registresAlignement horizontal de baies sur un pignon. de fenêtres de deux ou trois niveaux pris entre de monumentaux piliersSupport vertical de plan carré. et deux étages en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement., le dernier en retrait.

Rue Keyenveld n°58, dernière extension, de style moderniste, par l'architecte A. Belpalme, 1961.
Complexe consistant en des ailes latérales de cinq niveaux, et une aile transversale en retrait, plus haute, de sept niveaux.

Sources

Archives
ACI/Urb. 256-7-9; 256-31; 256-33-35; 257-12-18; 257-32-34.

Périodiques
BOSMANS, C., VANDEVELD, H., «Bureaux Solvay et Cie, r. du Prince Albert, Ixelles (1883)», L'Émulation, 12, 1885, pl. 45-46.

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