L'artère relie le croisement formé par la chaussée d'Ixelles, les rues de la Paix, de l'Athénée et de l'Arbre Bénit au carrefour formé par les rues Keyenveld et de la Concorde.

Reliant en ligne droite la rue de la Paix à la rue de la Concorde, la rue est tracée suivant l'arrêté royal du 26.04.1861. À l'origine, on prévoit de la dénommer en l'honneur d'Albert, prince britannique et époux de la reine Victoria. Inaugurée seulement en 1874, la rue s'appelle alors rue de la Paix prolongée. Elle reçoit son nom actuel un an plus tard, en l'honneur de la naissance du prince Albert le 08.04.1875, futur roi des Belges de 1909 à 1934.

Dès son achèvement, la rue est rapidement construite, principalement de maisons de rapport de style néoclassique. Les premières, mais aussi la plupart des demandes de permis de bâtir, remontent à l'année 1876.

Rue du Prince Albert, demande de permis de bâtir pour un établissement de bains, plan terrier, ACI/Urb. 256- fonds non classé (1876).

Parmi ces demandes, celle d'un établissement de bains en intérieur d'îlot (démoli). En 1883 débuta la construction des bureaux de la firme Solvay (voir Solvay). Dans les décennies suivantes, l'entreprise se développe d'abord entre les rues du Prince Albert et du Prince Royal. Par la suite, elle essaime de l'autre côté de la rue du Prince Albert, de sorte qu'actuellement elle occupe tout l'îlot compris entre les rues du Prince Albert, de l'Arbre Bénit et Keyenveld. Le bâtiment d'origine disparut à partir de 1958 au profit de nouveaux bâtiments et d'espaces de parking.

État ancien (1987) du carrefour formé par la chaussée d’Ixelles, les rues de l’Arbre Bénit et du Prince Albert, ACI/Urb. 256-2-30 (1987).

En 1987, les bâtiments se trouvant sur le carrefour à l'intersection de la chaussée d'Ixelles, des rues Prince Albert et de l'Arbre Bénit furent démolis pour faire place à un buste de bronze du fondateur Ernest Solvay (1838-1922), signé Victor Rousseau, et à un parc clôturé prenant place devant le nouveau bâtiment de congrès. Comme maisons de rapport néoclassiques issues de la première phase de construction de la rue, il reste les nos3 et 30, ce dernier, vestige d'un ensemble de trois maisons de rapport de 1891, maintenant converti en hôtel d'affaires.
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives
ACI/TP Historique des rues (1925).
ACI/TP 256.
ACI/Urb. 256- fonds non classé (1876); 3: 256-3; 30: 256-32-34-36-40.

Ouvrages
HAINAUT, M., BOVY, Ph., Porte de Namur, Commune d'Ixelles, Bruxelles, 2000 (À la découverte de l'histoire d'Ixelles, 7), pp. 20-21.