Typologie(s)

hôtel particulier

Styles

Beaux-Arts

Inventaire(s)

  • Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
  • Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
  • Le patrimoine monumental de la Belgique. Schaerbeek (Apeb - 2010-2015)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2010-2012

id

Urban : 20737
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Description

Hôtel particulier de style Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte., architecte Henri Van Massenhove, vers 1910. Le bâtiment est médaillé de bronze au concours de façades de Schaerbeek de 1911.

Il débute une enfilade remarquable d'immeubles de même gabarit, allant du no31 au no45.

Bien qu'implanté sur une petite parcelle triangulaire, l'hôtel présente une imposante façade en simili-pierreEnduit dont la couleur et la texture imitent la pierre de manière très convaincante, avec généralement des joints factices remplis de mortier gris. blanche, à refendsLe refend est un canal dans un parement, accusant ou simulant le tracé de joints d'un appareil à bossages. au rez-de-chaussée, rehaussée de pierre blanche. Trois niveaux sous toiture mansardée. Trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. inégales aux étages, inscrites dans de légers retraits. Travée principaleTravée la plus large de l’élévation, marquée par un ressaut et une décoration plus abondante. Les façades de composition asymétrique comportent d'ordinaire une travée principale. percée de tripletsGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste.: porte de garage, logette sur hautes consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. et sous terrasse à parapetUn parapet en maçonnerie est un muret servant de garde-corps. à claire-voieUn élément est dit à claire-voie lorsqu’il est ajouré de petites ouvertures décoratives.. Dans des retraits également, étroites fenêtres grillées sous plate-bandeCouvrement clavé rectiligne d’une baie. La plate-bande se distingue du linteau par le fait qu’elle est appareillée, tandis que le linteau est d’un seul tenant. Elle peut être feinte et masquer un linteau. au rez-de-chaussée. Reliées par un muret d'attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement., lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. cintré, la principale à trois fenêtres jumelles. Abondant décor sculpté. À l'exception de ceux des lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres., châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. à petits-bois conservés, ceux du premier étage à décor de médaillonCartouche rond ou ovale. en imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie.. Portes piétonne et de garage percées d'oculiJour de forme circulaire, ovale ou polygonale.. Grilles en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage..

Intérieur. L'irrégularité de la parcelle a amené l'architecte à une distribution des pièces peu commune. Au rez-de-chaussée, hall d'entrée pourvu d'une grande cheminée et garage à l'avant, cuisine à l'arrière. Du hall, un escalier mène au premier étage, avec salon et salle à manger en enfilade. De là, un second escalier, de plan triangulaire, mène aux chambres et aux mansardes. Hall et premier étage dotés de hauts lambrisLe lambris est un revêtement de menuiserie, de marbre ou de stuc couvrant la partie inférieure ou l'entièreté des murs d’une pièce. en chêne panneautés. Dans le salon, trois armoires encastrées de style néo-baroqueLe style néo-baroque (de 1860 à 1914 environ) se réfère à l’art baroque (XVIIe et 1er quart du XVIIIe siècle) et en reprend certains éléments décoratifs : pignon à volutes, pilastres colossaux, décor emprunt d’une certaine vigueur et d’un fort relief (bossages, harpes, encadrements en saillie). et vaste cheminée à manteauManteau de cheminée. Construction d’ordinaire en marbre, renfermant le foyer d’une cheminée. à colonnes et foyer garni d'azulejos. Salle à manger à plafond en berceau déprimé. QuincaillerieEnsemble des éléments métalliques fixés à une menuiserie : gonds, serrures, etc. conservée.

Sources

Archives
ACS/Bulletin communal de Schaerbeek, 1911, pp.648-649.

Périodiques
Album de la Maison Moderne, 1911, 4eannée, pl.7.