Région de Bruxelles-Capitale
Typologie(s)
brasserie
Intervenant(s)
INCONNU - ONBEKEND – 1872
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Inventaire(s)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Saint-Gilles (DMS-DML - 1997-2004)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Technique Par intérêt technique d’un bien, on entend l’utilisation précoce d’un matériau ou d’une technique particulière (ingénierie) ; les bâtiments d’importance structurelle ou technologique ; une prouesse d’ingénierie ou une innovation technologique ; les témoignages de méthodes de construction obsolètes (archéologie industrielle). Dans certains cas, cet intérêt peut être lié à l’intérêt scientifique (par exemple des vestiges archéologiques).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
id
Description
Élévation de quatre niveaux, dont le dernier en demi-niveauÉtage dont la hauteur est nettement inférieure à celle de l’étage qui se trouve en dessous de lui., développée sur trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. et revêtue d’un parementRevêtement de la face extérieure d’un mur. de briques. Rez-de-chaussée percé d’une large porte cochère et de deux grandes fenêtres rectangulaires, résultant d'une transformation en 1952. Étages éclairés par des fenêtres à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle., frappé d’une clefClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel. en pointe de diamantBossage comptant plusieurs facettes, comme la pointe d’un diamant.. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. à petits bois d’origine conservés aux étages. Dix ancresPièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants. en croix ainsi que six trous de boulinsTrou de boulin. Trou ménagé dans la maçonnerie, d’ordinaire dans l’entablement, afin d’y loger des boulins. Le boulin est une pièce de bois servant à accrocher un échafaudage à la façade. Le cache-boulin est le nom donné au couvercle qui ferme le trou de boulin. Celui-ci peut porter un décor comme une pointe de diamant, une étoile, une tête de lion, une rosace., dont deux ont préservé leur cache-boulinTrou de boulin. Trou ménagé dans la maçonnerie, d’ordinaire dans l’entablement, afin d’y loger des boulins. Le boulin est une pièce de bois servant à accrocher un échafaudage à la façade. Le cache-boulin est le nom donné au couvercle qui ferme le trou de boulin. Celui-ci peut porter un décor comme une pointe de diamant, une étoile, une tête de lion, une rosace. en tête de lion.
Façade arrière présentant des caractéristiques similaires,
bien que la première travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. soit devancée d’un volume annexe (résultant des
agrandissements de 1952 et 1958).
Double toiture en
bâtièreToit à deux versants. (à croupes) perpendiculaire à la voirie, couverte de tuiles en terre
cuite.
À l’arrière, étroite cour accessible par le sous-sol.
À l’intérieur, chaque niveau se compose d’un vaste plateau
couvert d’un plafond à voussettes reposant sur deux rangées de colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. en
fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion. dont le sommet est flanqué de consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. assurant la transition entre le
fût cylindrique et les poutres. Au deuxième étage, le plafond en bois est
soutenu par des piliersSupport vertical de plan carré. en béton qui englobent une colonneUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion.. Le dernier
demi-niveauÉtage dont la hauteur est nettement inférieure à celle de l’étage qui se trouve en dessous de lui. prend place sous une double charpente traditionnellePériode : XVIIe-XVIIIe
siècles
À Bruxelles, architecture traditionnelle désigne une manière de construire
particulière durant la période couvrant le XVIIe siècle et la
première moitié du XVIIIe siècle. Il s’agit d’une technique
constructive associant des maçonneries en briques liées au mortier de chaux à
la pierre naturelle (soubassement, croisée, corniche, etc.) sur une structure
portante composée d’un assemblage de poutres
maîtresses apparentes et de solives en bois solidarisant entre eux les pans de murs au
moyen d’ancrages métalliques, visibles en façades (ancres droites ou en fleur
de lys). Les planchers sont composés d’ais assez larges et les pièces
distribuées par un escalier en bois en colimaçon à noyau central. La charpente
de toiture est de type « comble à
surcroît » (fermes numérotées). Sous l’immeuble, la cave en briques liaisonnées au
mortier de chaux est couverte d’une grande voute
en berceau surbaissé, disposée perpendiculairement par rapport à la rue.
Cette technique utilisée pour construire les maisons d’habitation se rencontre
pour l’essentiel dans le centre historique de Bruxelles. Étant donné la densité
de l’habitat et l’exiguïté des parcelles, le type le plus répandu est la maison
en long (diephuis) de plan rectangulaire composée de trois corps successifs : une maison avant reliée à
l’annexe arrière (achterhuis) par une aile de liaison éclairée par une
cour intérieure. Des maisons en large, à bâtière parallèle à la rue, se
trouvent en dehors des zones de forte densité ou le long des artères de
pénétration.
En façade, la maison reste fidèle à la formule médiévale du pignon dont le
prototype apparait à Bruxelles au XVe siècle. Il présente alors des
rampants à gradins et, plus rarement, des versants continus. Le pignon intègre
au cours du XVIIe siècle des formules décoratives empruntées aux
variantes locales des styles Renaissance et baroque (courbes, volutes, consoles
droites ou renversées). Le fronton ne sera couramment employé qu’à partir des
années 1730-1740. en bois,
composée de fermesLa ferme est un assemblage de pièces généralement en forme de triangle, situé dans un plan perpendiculaire à celui des versants du toit, et constituant l’ossature de la charpente. La fermette est une ferme de petite dimension. (ici à moises et contrefiches), de pannes et de chevronsDisposition d’éléments en un emboîtement de V..
Motivation de la sélection à l'inventaire
Intérêt artistique
La façade, en brique apparente, constitue un exemple
représentatifLa représentativité renvoie au fait que le bien réunit une ou plusieurs caractéristiques significatives en
comparaison avec d’autres biens de la même catégorie (comme une typologie par exemple) : il doit
s’agir d’un « ?bon exemple ?» qui réunit de nombreuses caractéristiques significatives. La
représentativité d’un bien est évaluée en fonction de son contexte géographique (local, régional,
national), chronologique (importance dans l’histoire sociale, religieuse, politique, industrielle ou
scientifique, esthétique marquée), historique (par exemple, le bien traduit de manière significative une
caractéristique d’une certaine époque).
Comme pour l’évaluation de la rareté, la représentativité d’un bien demande que l’on puisse le
comparer avec d’autres appartenant à la même catégorie. Un bien peut être représentatif d’un style,
d’une typologie, d’un concept urbanistique, de l’œuvre de son concepteur, etc. de l'architecture industrielle éclectiquePériode : env.
1840-1914.
L’éclectisme est un courant architectural caractérisé par la combinaison de
styles issus de différentes époques et de différents lieux. Les architectes
mêlent les références historiques pour créer de nouvelles compositions. Cette
tendance se développe à Bruxelles peu après l’indépendance de la Belgique, dans
le cadre des grands programmes d’urbanisation. En effet, durant les années 1840
et 1850, alors que jusque-là la ville a mis à l’honneur le néoclassicisme avec
des ensembles urbains symétriques, ordonnés et rationnels, pointe le besoin
d’une architecture nationale. Alors que des architectes font le choix de
l’unité de style comme le néogothique ou le néo-Renaissance flamande, une
tendance à mélanger les grammaires issues du passé va se développer, tout en
utilisant les matériaux locaux et des techniques nouvelles (issues notamment de
la révolution industrielle). Cet éclectisme permet de répondre plus souplement
à une multitude de typologies et d’équipements urbains. En effet, la ville est
en pleine expansion : l’éclectisme s’adapte tant aux églises qu’aux grands
magasins, aux hôtels, aux gares, aux écoles, aux usines,… mais également à
l’architecture résidentielle. C’est pourquoi l’éclectisme est la tendance architecturale
dominante dans la première couronne de Bruxelles (les faubourgs de Bruxelles).
Dans l’architecture publique, ce mélange n’est pas arbitraire : chaque
style est choisi pour transmettre une idée. Par exemple, le néogothique peut
évoquer l’histoire médiévale de la ville ou la spiritualité d’un édifice
religieux ; le néoclassicisme suggère l’ordre et l’autorité pour un palais
de justice ou un bâtiment administratif ; la Renaissance symbolise le
prestige civique ou culturel. L’architecture devient ainsi un langage visuel,
conçu pour représenter les valeurs d’une institution.
Dans l’architecture résidentielle, l’éclectisme est l’apanage de la bourgeoisie
et se reconnaît par une façade variée et dynamique où les architectes jouent
avec les formes, les matériaux et les couleurs. Brique, pierre, fer forgé,
céramique ou sgraffites s’y mêlent pour créer un décor riche et personnalisé.
Chaque détail — balcon, corniche, linteau sculpté, lucarne, logette, porte
d’entrée — devient une occasion d’exprimer le goût du propriétaire, d’afficher
son statut ou ses aspirations culturelles. Ce style s’inscrit dans une période
où Bruxelles valorise la modernité tout en célébrant son histoire. L’éclectisme
traduit donc un compromis : une architecture contemporaine inspirée du
passé, adaptée à la vie bourgeoise, urbaine et moderne. Derrière la façade, les
intérieurs sont pensés pour le confort : distribution plus pratique,
escalier décoratif, pièces spécialisées (salon, fumoir, salle à manger), et
parfois innovations techniques (chauffage amélioré, eau, gaz).
La période de l’éclectisme met en place le modèle type de la maison
bourgeoise : une façade de composition symétrique (trois travées égales
sur trois niveaux) ou asymétrique (deux travées – une étroite et une large –
sur trois niveaux) ; un plan reprenant un couloir menant à l’escalier en
travée d’entrée et deux ou trois pièces en enfilade, correspondant à la largeur
(de la ou) des autres travées. La façade se développe également en trois
dimensions par l’ajout de balcons, de logettes ou de bow-windows.
Durant la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe
siècle, le développement urbanistique est tel qu’il n’est pas rare de voir des
pans de rue entiers sortir de terre en quelques années. Il en résulte des
ensembles urbanistiques particulièrement homogènes et cohérents : les
enfilades. Cette cohérence est parfois due au travail d’un architecte dans le
cadre d’une petite promotion immobilière. Mais le plus souvent, les maisons
sont réalisées par des architectes différents, pour des propriétaires
différents : elles sont alors toutes différentes mais forment des
enfilades homogènes de bâtiments de même style, mêmes matériaux et/ou de même
gabarit.
Les éléments représentatifs de l’architecture résidentielle de style éclectique
sont : le gabarit (composition asymétrique ou symétrique), la polychromie
des matériaux (pierre bleue, pierre blanche, briques de couleurs variées,
enduits), l’usage d’éléments en ferronnerie, d’éléments en surplomb (balcons,
logettes, bow-windows), de lucarnes et les enfilades urbanistiques. Ces façades
sont souvent accentuées d’éléments d’inspirations diverses : néoclassique
(enduit, sobriété), néogothique (baies en ogive ou trilobées, croisées en
pierre), néo-Renaissance flamande (lucarne-pignon à gradins, ancres), Art
nouveau (sgraffites, carreaux de céramique, éléments reprenant la courbe
« coup de fouet », vitraux floraux), pittoresque (toiture à croupe ou
croupette, tourelle, éléments en bois ou faux bois : garde-corps,
colombages, fermes apparentes), etc.
Il est communément admis que la période de l’éclectisme s’achève avec la
Première Guerre mondiale, néanmoins le modèle type de la maison bourgeoise
perdure bien après la guerre. Les communes et quartiers urbanisés plus
tardivement, durant l’entre-deux-guerres, sur base de plans d’aménagement
tracés au XIXe siècle, reproduisent le modèle de l’éclectisme :
des enfilades de maisons de gabarit similaire. Ces maisons sont qualifiées de
style éclectique tardif. Elles reprennent toutes les caractéristiques de
l’architecture résidentielle éclectique, mais sont le plus souvent accentuées
d’éléments d’inspiration Beaux-Arts, Art Déco, Art nouveau, pittoresque ou
régionaliste (voir éclectisme tardif). du dernier quart du XIXe
siècle. D'une composition régulière et symétrique, elle est rythmée par des
cordonsCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. horizontaux, des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. et de nombreuses ancresPièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants. de
tirants métalliques, dont la fonction structurelle participe également à
l'animation de l'élévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades..
Intérêt historique
Le bien est représentatifLa représentativité renvoie au fait que le bien réunit une ou plusieurs caractéristiques significatives en
comparaison avec d’autres biens de la même catégorie (comme une typologie par exemple) : il doit
s’agir d’un « ?bon exemple ?» qui réunit de nombreuses caractéristiques significatives. La
représentativité d’un bien est évaluée en fonction de son contexte géographique (local, régional,
national), chronologique (importance dans l’histoire sociale, religieuse, politique, industrielle ou
scientifique, esthétique marquée), historique (par exemple, le bien traduit de manière significative une
caractéristique d’une certaine époque).
Comme pour l’évaluation de la rareté, la représentativité d’un bien demande que l’on puisse le
comparer avec d’autres appartenant à la même catégorie. Un bien peut être représentatif d’un style,
d’une typologie, d’un concept urbanistique, de l’œuvre de son concepteur, etc. de l’aménagement du tronçon le
plus ancien de la rue Vanderschrick (bâti dans les années 1870) mais également de
la vocation industrielle du quartier.
Le bâtiment est représentatifLa représentativité renvoie au fait que le bien réunit une ou plusieurs caractéristiques significatives en
comparaison avec d’autres biens de la même catégorie (comme une typologie par exemple) : il doit
s’agir d’un « ?bon exemple ?» qui réunit de nombreuses caractéristiques significatives. La
représentativité d’un bien est évaluée en fonction de son contexte géographique (local, régional,
national), chronologique (importance dans l’histoire sociale, religieuse, politique, industrielle ou
scientifique, esthétique marquée), historique (par exemple, le bien traduit de manière significative une
caractéristique d’une certaine époque).
Comme pour l’évaluation de la rareté, la représentativité d’un bien demande que l’on puisse le
comparer avec d’autres appartenant à la même catégorie. Un bien peut être représentatif d’un style,
d’une typologie, d’un concept urbanistique, de l’œuvre de son concepteur, etc. des anciens magasins à bière. Contrairement
aux usines, qui affichent souvent de grandes fenêtres pour éclairer les
ateliers, cette façade est beaucoup plus fermée : association de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement.
étroites et de grands murs pleins. C'est précisément ce que l'on attend d'un
entrepôt de stockage, où la priorité est donnée à la solidité des planchers, à
la sécurité des marchandises et à la stabilité thermique. Lors de la
réaffectation en 1952, les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. du rez-de-chaussée ont été considérablement
élargies. Néanmoins les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. des étages conservent leur aspect d’origine,
représentatifLa représentativité renvoie au fait que le bien réunit une ou plusieurs caractéristiques significatives en
comparaison avec d’autres biens de la même catégorie (comme une typologie par exemple) : il doit
s’agir d’un « ?bon exemple ?» qui réunit de nombreuses caractéristiques significatives. La
représentativité d’un bien est évaluée en fonction de son contexte géographique (local, régional,
national), chronologique (importance dans l’histoire sociale, religieuse, politique, industrielle ou
scientifique, esthétique marquée), historique (par exemple, le bien traduit de manière significative une
caractéristique d’une certaine époque).
Comme pour l’évaluation de la rareté, la représentativité d’un bien demande que l’on puisse le
comparer avec d’autres appartenant à la même catégorie. Un bien peut être représentatif d’un style,
d’une typologie, d’un concept urbanistique, de l’œuvre de son concepteur, etc. de la fonction originelle du bâtiment. Les grands plateaux à
chaque niveau, constituant des vastes espaces de stockage témoignent également
de la fonction du bâtiment. La charpente participe également à l’intérêt
historique du bâtiment : elle témoigne d’un savoir-faire traditionnelPériode : XVIIe-XVIIIe
siècles
À Bruxelles, architecture traditionnelle désigne une manière de construire
particulière durant la période couvrant le XVIIe siècle et la
première moitié du XVIIIe siècle. Il s’agit d’une technique
constructive associant des maçonneries en briques liées au mortier de chaux à
la pierre naturelle (soubassement, croisée, corniche, etc.) sur une structure
portante composée d’un assemblage de poutres
maîtresses apparentes et de solives en bois solidarisant entre eux les pans de murs au
moyen d’ancrages métalliques, visibles en façades (ancres droites ou en fleur
de lys). Les planchers sont composés d’ais assez larges et les pièces
distribuées par un escalier en bois en colimaçon à noyau central. La charpente
de toiture est de type « comble à
surcroît » (fermes numérotées). Sous l’immeuble, la cave en briques liaisonnées au
mortier de chaux est couverte d’une grande voute
en berceau surbaissé, disposée perpendiculairement par rapport à la rue.
Cette technique utilisée pour construire les maisons d’habitation se rencontre
pour l’essentiel dans le centre historique de Bruxelles. Étant donné la densité
de l’habitat et l’exiguïté des parcelles, le type le plus répandu est la maison
en long (diephuis) de plan rectangulaire composée de trois corps successifs : une maison avant reliée à
l’annexe arrière (achterhuis) par une aile de liaison éclairée par une
cour intérieure. Des maisons en large, à bâtière parallèle à la rue, se
trouvent en dehors des zones de forte densité ou le long des artères de
pénétration.
En façade, la maison reste fidèle à la formule médiévale du pignon dont le
prototype apparait à Bruxelles au XVe siècle. Il présente alors des
rampants à gradins et, plus rarement, des versants continus. Le pignon intègre
au cours du XVIIe siècle des formules décoratives empruntées aux
variantes locales des styles Renaissance et baroque (courbes, volutes, consoles
droites ou renversées). Le fronton ne sera couramment employé qu’à partir des
années 1730-1740. mais
également de la fonction de stockage en libérant un espace de grande envergure
sous les comblesEspace intérieur de la toiture.. En effet, un grand volume libre sous la toiture permet le
stockage en grande quantité tout en assurant une bonne ventilation.
Le bien a conservé son authenticitéL’authenticité d’un bien est évaluée au regard de la conformité de son état actuel par rapport à son état
d’origine. Un bien est considéré comme authentique si le plan, la forme, le concept, la fonction, les
techniques, les matériaux et la décoration des éléments intérieurs correspondent à un état significatif
(ou caractéristique). Même si un bien a subi une dégradation naturelle ou une transformation (par
exemple le remplacement des menuiseries, notamment des fenêtres, ou le remplacement des
devantures de magasin) il peut toujours être conforme à son état d’origine (la continuité structurelle est
préservée). Un bien est authentique si son concept et sa fonction initiale sont toujours lisibles (par
exemple un complexe industriel réaffecté).
La transformation peut alors être considérée comme un élément de son histoire. Il s’agit dès lors
d’évaluer l’éventuelle intégration d’éléments de valeur au cours de l’histoire du bâtiment. et son intégritéL’intégrité renvoie au concept « d’intégralité », c’est-à-dire le caractère complet sur le plan physique
(état de conservation du bien). Il s’agit d’évaluer si le bien conserve son homogénéité, sa lisibilité et sa
cohérence d’un point de vue matériel (conservation des matériaux d’origine, des techniques de
construction, de l’aménagement intérieur). Autrement dit c’est l’état d’un bien qui demeure intact, entier,
dans son état originel.
Un bien peut répondre au critère d’authenticité sans répondre à celui d’intégrité (par exemple un
complexe industriel réaffecté conserve son authenticité quand son caractère industriel est toujours
lisible mais pas son intégrité si l’intérieur et les menuiseries ont été transformés en vue de la
réaffectation).. La
fonction d’origine est toujours lisible et cohérente à travers la conservation
des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. aux étages, des grands plateaux, colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. et voussettes et de la
charpente. Hormis les modifications apportées en façade au rez-de-chaussée et
l’annexe, le bâtiment est dans son état d’origine, y compris la charpente dont
l’aspect est cohérent avec une datation de 1877. Cette typologie de charpente
(moises et contrefiches) est tout à fait conforme aux charpentes rencontrées
dans notre région aux XVIIIe-XIXe siècles. Le sciage mécanique apparaît au
XIXe siècle, au début de l’ère industrielle.
Intérêt technique
L'intérieur conserve une structure porteuse caractéristique
de l'architecture industrielle du dernier quart du XIXe siècle. Les
différents niveaux sont portés par une trame régulière de colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. cylindriques
en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion. à chapiteauxCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre. moulurés supportant des poutres métalliques entre
lesquelles prennent place des voussettes en briques. Ce système constructif,
destiné à reprendre d'importantes charges tout en améliorant la résistance au
feu, témoigne des innovations techniques mises en œuvre dans les bâtiments industriels
de cette période.
La charpente du bâtiment présente à la fois un intérêt
historique en raison de son lien avec la fonction du bâtiment mais également un
intérêt techniquePar intérêt technique d’un bien, on entend l’utilisation précoce d’un matériau ou d’une technique
particulière (ingénierie) ; les bâtiments d’importance structurelle ou technologique ; une prouesse
d’ingénierie ou une innovation technologique ; les témoignages de méthodes de construction obsolètes
(archéologie industrielle). Dans certains cas, cet intérêt peut être lié à l’intérêt scientifique (par exemple
des vestiges archéologiques). : elle est caractéristique des charpentes utilitaires de
grande portée construites dans le dernier quart du XIXe siècle,
avant la généralisation des fermesLa ferme est un assemblage de pièces généralement en forme de triangle, situé dans un plan perpendiculaire à celui des versants du toit, et constituant l’ossature de la charpente. La fermette est une ferme de petite dimension. métalliques pour ce type de bâtiment.
Intérêt urbanistique
Le
bien présente une valeur contextuelleLa valeur contextuelle d’un bien dépend de la manière dont celui-ci entre en relation avec son
environnement d’un point de vue :
- urbanistique : le bien marque un angle ou une perspective, ou sert de point de repère dans le
paysage qu’il marque par une présence forte (son implantation, sa volumétrie remarquable)?;
- paysager : le bien présente des qualités paysagères en raison de la particularité de son
emplacement, ou de la manière dont s’articulent ou s’implantent sur un site les différents
volumes qui le composent ;
- esthétique : le bien se distingue par la qualité de son intégration ou de son insertion dans le
paysage urbain ou la trame résidentielle ; il contribue à l’effet d’ensemble visuellement
harmonieux du quartier et participe à un cadre de vie de qualité ;
- social : un ensemble de logements sociaux, un complexe industriel, etc. ;
- historique : un ancien noyau villageois (premier bâti d’une commune), les biens conçus dès
l’origine d’un concept urbanistique (par exemple les maisons bourgeoises autour des parcs
Elisabeth ou de Forest). en raison de l’implantation de sa double
toiture en bâtièreToit à deux versants. perpendiculaire à la voirie et son développement en
intérieur d’ilot.
Sources
ACSG/Urb. 4198 (1877), 195 (1952).
Arbres remarquables à proximité










