Typologie(s)

hôtel particulier

Intervenant(s)

Henri MAQUETarchitecte1883

Styles

Néo-Renaissance

Inventaire(s)

  • Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
  • Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
  • Inventaire d'urgence du patrimoine architectural de l'agglomération bruxelloise (Sint-Lukasarchief 1979)
  • Le patrimoine monumental de la Belgique. Ixelles (DMS-DML - 2005-2015)

Recherches et rédaction

2007-2009

id

Urban : 19144
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Description

Hôtel de maître de style éclectique teinté de néo-RenaissanceLe style néo-Renaissance (de 1860 à 1914 environ) puise son inspiration dans l'architecture de la Renaissance, un courant artistique né en Italie au XVe siècle qui cherchait à ressusciter l’architecture de l'Antiquité gréco-romaine. italienne conçu pour Henri Deroy et signé «H.[enri] Maquet, archte», 1883.

À l'origine, il possédait un grand jardin ceint de murs avec bâtiments annexes, qui fut en 1950 intégré dans l'actuel n°54.

Il débute une enfilade homogène de maisons de style éclectique, allant jusqu'au n°60.

Rue de la Concorde 56 à 60 (photo 2009).

Depuis les années 1930, la maison sert de siège à l'ancienne Œuvre Nationale Belge de Défense contre la Tuberculose. Comme telle, elle fut agrandie en 1938 vers l'arrière d'un bâtiment fonctionnaliste en briques jaunes Belvédère, par l'architecte Ad. Masure. Cette organisation a été scindée respectivement en Vlaamse vereniging voor Respiratoire Gezondheidszorg en Tuberculosebestrijding (VRGT) et Fonds des Affections Respiratoires (FARES)

Rue de la Concorde 56, élévation ([i]L’Émulation[/i], 1887, pl. 45).

Trois niveaux et quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. inégales. Façades en pierre de Gobertange rehaussée de pierre bleue. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires à encadrement en pierre bleue harpé. Ceux du rez-de-chaussée, saillants et à bossages, sont couverts d'une plate-bandeCouvrement clavé rectiligne d’une baie. La plate-bande se distingue du linteau par le fait qu’elle est appareillée, tandis que le linteau est d’un seul tenant. Elle peut être feinte et masquer un linteau. et frappés d'une imposante clefClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel.. AppuisAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas. sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console.. Au premier étage, fenêtres entre pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. sous entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches.: allègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. et garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. à balustresPetits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire, constituant une balustrade.. Les deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrales sont reliées par un balcon en pierre bleue. Au second étage, les fenêtres, plus petites, ont un encadrement mouluré et une barre d'appuiPetit garde-corps de faible hauteur et non saillant, compris dans l’embrasure d’une fenêtre.. EntablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. en pierre bleue. Corniche denticulée à modillonsÉléments décoratifs de forme quelconque, répétés sous une corniche.. BalustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. d'attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. en pierre bleue. MenuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. en grande partie conservée.

Sources

Archives
ACI/Urb. 76-56.
Périodiques
«Œuvres publiées, Maison, rue de la Concorde, à Bruxelles», L'Émulation, 12, 1887, col. 190.
MAQUET, H., «Maison, r. de la Concorde, Bruxelles (1884)», L'Émulation, 1887, pl. 45-46.

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