Typologie(s)

pont

Intervenant(s)

Victor BESMEarchitecte, inspecteur voyer1864-1880

Statut juridique

Classé depuis le 10 décembre 2015

Inventaire(s)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2009-2011

id

Urban : 20085
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Description

Ouvrage d'art en maçonnerie de briques, dessiné dès 1864 par l'inspecteur-voyer Victor Besme, achevé en 1880.

Déjà en 1861, l'inspecteur-voyer Victor Besme recommandait de prolonger la rue du Trône et de lui faire enjamber la vallée du Maelbeek sur un viaduc de près de vingt mètres de haut et ainsi agrandir le faubourg vers la Montagne du Cygne (voir rue des Liégeois). Ce projet traduit sa devise «bouleverser les montagnes et les jeter dans les vallées». Il prévoyait également d'assainir la vallée du Maelbeek, le ruisseau étant devenu un véritable égout à ciel ouvert. Il projetait alors de le faire disparaître dans un aqueduc construit sous la rue Gray. Un plan du viaduc, signé Victor Besme, apparaît dans le cadre de l'arrêté royal du 14.06.1864 adoptant les plans d'alignement pour le prolongement de la rue du Trône et expropriant pour cause d'utilité publique les terrains nécessaires à leur exécution. Le Maelbeek est voûté en 1873. Le viaduc est achevé en 1880 et le Plan de la transformation du quartier du Cygne est ratifié en 1894.

Avenue de la Couronne/rue Gray, viaduc enjambant la vallée du Maelbeek, s.d (Collection cartes postales Dexia Banque).

D'une hauteur de dix-huit mètres (sans la balustrade), élévation en briques rouges. Arche unique présentant une voûte en berceau, flanquée de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.. Murs de soutènement latéraux décorés d'arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. aveuglesUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre. aujourd'hui en grande partie recouvertes de végétation. Le tout est surmonté d'une balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. en pierre bleue, scandée de désÉléments de pierre de section sensiblement carrée ou rectangulaire, disposés généralement aux angles d’un balcon. à intervalles réguliers, certains surmontés d'un lampadaire, ajouté ultérieurement.

Sources

Archives
ACI/TP 80.

Ouvrages
GONTHIER, A., Histoire d'Ixelles, Le Folklore Brabançon, Impr. De Smedt, Bruxelles, 1960, pp.150-154.
LE ROY, P., Monographie de la commune d'Ixelles, Imprimerie Générale, Bruxelles, 1885, p.210.